Oratoire Notre Dame de Fatima à Queimadela / Portugal

BENEDICTION DE L’ORATOIRE DE QUEIMADELA LE SAMEDI 10 SEPTEMBRE 2016

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Monsieur le Curé de Queimadela,
Monsieur le Maire de Queimadela,
Messieurs et Mesdames les habitants de Queimadela et de San Miguel,
Messieurs et Mesdames de la chorale,
Chers amis de la Route de l’Europe chrétienne,

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En cette fin d’année 2016, si riche en catastrophes, guerres, attentats et tremblements de terre, c’est une grande joie pour nous, catholiques Français, membres de la Route de l’Europe chrétienne, de nous trouver au Portugal pour bénir avec vous ce bel oratoire consacré à la Très Sainte Vierge Marie et témoin aussi de l’amitié qui unit la France au Portugal. Comme nous l’avions souhaité en créant en 2006 la Route de l’Europe chrétienne, c’est à partir du Portugal, à partir de Fàtima, que la Très Sainte Vierge Marie va pouvoir s’adresser à tous ses enfants.

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Il y aura cent ans bientôt que la Très Sainte Vierge apparue à Jacinthe, François et Lucie, entre le 13 mai et le 13 octobre 1917, communiquait au monde entier les moyens d’obtenir ses grâces ainsi que la protection qui sont offertes à tous ceux qui embrassent sa dévotion. Marie est la Médiatrice de toutes grâces. C’est à travers elle que Dieu nous a donné le Sauveur il y a 2000 ans, c’est à travers elle que Dieu nous donnera la paix.

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« Le Portugal gardera toujours le dogme de la Foi. » « A la fin, mon cœur Immaculé triomphera et un temps de paix sera donné au monde. » Grâce aux prières et aux pénitences de ses humbles paysans, le Portugal a échappé aux guerres et au joug communiste. En 1979, lorsque ses pasteurs et tant d’autres ont manifesté leur dévotion au Cœur Immaculé de Marie, ce fut alors comme l’accomplissement de la vision prophétique : « touchée par les supplications de ses enfants, Notre Dame éteignit les flammes de l’incendie par le simple éclat émanant de sa main droite. »

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Aujourd’hui, en ces temps troublés, la leçon de cette politique de Dieu au Portugal constitue pour nous un immense signe d’espérance et le seul exemple à suivre : assurément, c’est la dévotion au Cœur Immaculé de Marie qui sauvera les nations des plus grands périls.

Partant de Queimadela, le chemin de la Visitation de Marie est désormais ouvert. Suivons-le avec confiance et transmettons à tous nos frères la bonne nouvelle : Dans la nuit qui s’épaissit, par la ferveur d’une minorité, le Cœur Sacré de Jésus, le Cœur Immaculé de Marie, se laisseront toucher et la paix règnera enfin sur le monde.

Robert Mestelan, Président
Association La Route de l’Europe chrétienne

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Oratoire en l’honneur de Saint Benoît-Joseph Labre sur le chemin du sanctuaire St Gens en Provence

Après un long purgatoire de 6 ans, l’oratoire est enfin sorti de terre. L’emplacement se trouve 100 m avant le sanctuaire, sur le côté droit de la route dans le vallon du Beaucet. En belle pierre de taille, l’oratoire accueillera les pèlerins qui se rendent, nombreux, au sanctuaire St Gens.

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Monseigneur Cattenoz a autorisé de le bâtir sur le terrain appartenant au diocèse.

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Cet oratoire porte le souvenir de Jean-Claude Constantin, notre architecte de l’association La Route de l’Europe chrétienne, décédé le 4 novembre 2015. C’était en effet Jean-Claude qui dressait les plans de tous les oratoires. L’association lui voue une vive reconnaissance.

Avant d’atterrir au Beaucet, à 100 m de l’entrée du sanctuaire de Saint-Gens, les éléments constitutifs de ce bel oratoire ont commencé par effectuer un très long périple qui a débuté en 2009.
À l’origine en effet, l’oratoire était destiné à être élevé à Loreto en Italie, sanctuaire fameux de la Sainte Vierge sur l’Adriatique et lieu vénéré par notre grand saint mendiant qui s’y était rendu douze fois en pèlerinage.
Monseigneur Tonucci, évêque de Loreto, avait donné son accord, il avait même bénit la « première pierre » en présence de toute l’association La Route de l’Europe chrétienne qui avait organisé un voyage spécial réunissant quarante Français. Mais hélas, les mois et les années passèrent ensuite sans pouvoir observer la moindre construction s’élever au-dessus de la terre. En dépit de nombreux courriers adressés à la Mairie, en dépit des appels de plus en plus angoissés, force nous fut bientôt de constater que rien ne se faisait et que rien ne se ferait…
Benoît-Joseph restait toujours enfermé dans sa boîte sans jamais bénéficier de la moindre maison. Il nous a donc fallu admettre, une fois
de plus, que saint Benoît-Joseph Labre, notre « hirondelle de grands chemins » n’était pas accueillie. Après six ans de vaines démarches et d’attente, nous sommes donc retournés à Loreto pour récupérer tous les matériels que nous y avions déposé : la statue, la coquille, la Croix et la grille, l’inscription et les deux logos. Peut-être saint Benoît-Joseph Labre avait-il le mal du pays et préférait-il la Provence, ce Pays si accueillant qui l’avait reçu en 1772 ou 1773 lorsqu’il était venu au Beaucet, vénérer saint Gens ? Il n’a pas perdu au change, car la construction grandiose réalisée par Marcet Cyrille en pierre de Cabéran, vaut les plus beaux marbres d’Italie et offre une meilleure résistance aux épreuves du temps. Honneur au chef-d’œuvre de nos deux tailleurs de pierre ! Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage !

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Les artisans de la construction sont d’abord tous les adhérents de la Route de l’Europe chrétienne qui, par leurs cotisations et souvent par leurs dons, ont permis l’achat des matériaux et le salaire des tailleurs de pierre. À ce jour, l’association compte 262 membres. Ensuite le sculpteur de la statue, M. Pierre-Louis Chomel de Marseille qui a réalisé cette belle statue de saint Benoît-Joseph Labre avec son crucifix, l’Évangile, un sac de voyageur et un plat qui lui permettait de recueillir de l’eau et quelques nourritures. La ferronnerie est l’œuvre de M. Mauro Artioli de Velleron qui a forgé de main de maître la Croix et soudé la grille. L’inscription et les deux logos ont été réalisés par M. Pascal Beauvais, sculpteur vivant à Brive. Les pierres de taille ont été données par
M. Claude Drap de Carpentras. Le montage et la taille des pierres sont le chef-d’œuvre de nos deux tailleurs de pierre : Marc Saglietto et Cyrille Berard. Sachez que l’oratoire mesure 3,50 m de haut (sans Croix) et qu’il pèse 3 tonnes. Il repose sur de solides fondations, rendues nécessaires par l’humidité du sol. Œuvre majestueuse, d’un classicisme affirmé et qui a voulu rendre hommage au moine pèlerin, vagabond de Dieu, qui n’a jamais eu de maison et qui couchait en plein air, dans les étables ou à Rome dans les ruines du Colisée. L’oratoire porte sur son fut une belle céramique, représentant Notre Dame de Loreto, en souvenir de l’affection particulière qui unissait Benoît-Joseph à la Santa Casa de Loreto et à sa célèbre Vierge Noire. Le terrain a été généreusement mis à notre disposition par Monseigneur Cattenoz, notre Archevêque, que nous remercions chaleureusement.

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SAINT BENOÎT-JOSEPH LABRE (1748-1783)

Né en 1748 dans le Pas-de-Calais (Amettes), il passa sa vie à cheminer sur les « sentiers de traverses », en Europe et souvent en Provence, tout en priant, ne vivant que du strict nécessaire, « le plus pauvre des pauvres », allant de lieux saints en lieux saints et se mortifiant. Comme s’est plu à le nommer Sully Prudhomme, cette « hirondelle des grands
chemins » a semé la foi sur son passage. Il a accompli des miracles, fait naître des vocations, a prédit des faits qui se sont réalisés, a sauvé des vies et a laissé des traces ineffaçables, puisque de son vivant, le peuple le vénérait déjà comme un saint ! Sa santé ne lui permettait pas la vie en
communauté religieuses, après plusieurs essais, devenu novice en 1770 sous le nom de frère Urbain, il quitta sa famille et son pays natal pour prendre le chemin vers Rome où il finit ses jours à seulement 35 ans après une vie bien remplie. Lorsqu’il s’éteignit, malade, épuisé, sur les marches de l’église Notre Dame des Monts, les enfants de Rome s’en allaient dans les rues de la ville sainte en s’écriant « le saint est mort, le saint est mort ». Il sera béatifié en 1860 et canonisé en 1881. Il est fêté le 16 avril. C’est le seul saint Français qui repose dans la ville éternelle.

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En Provence, Saint Benoît-Joseph Labre est passé en Vaucluse. L’histoire locale signale son passage en Avignon où il passa plusieurs jours sous le porche de Notre Dame des Doms et rayonnant de là dans les lieux de pèlerinage locaux, d’abord à la Métropole Notre Dame des Doms, puis Notre Dame de Rochefort et probablement Notre Dame du Bon Remède à Saint-Michel-de-Frigolet. On signale qu’il séjourna à Noves et à Verquières. À l’Isle-sur-Sorgue on indique un banc de pierre sur lequel il s’est reposé. À Carpentras enfin, il fit un séjour assez prolongé pour vénérer le Saint Mors et prier à Notre Dame de Santé.
De là, il a rayonné aux alentours, à Venasque, et spécialement au sanctuaire de Saint-Gens (originaire de Monteux, ce jeune garçon s’était retiré au Beaucet où il acquit la réputation de faire venir la pluie, il est patron de la Provence) au Beaucet où se trouve d’ailleurs un autel qui lui est dédié avec une statue qui a servi de modèle à notre sculpteur pour notre nouvel oratoire. Pendant son séjour à Carpentras, Benoît-Joseph a reçu l’hospitalité dans une maison du quartier Saint-Jacques qui, dès 1783, va devenir le quartier Saint-Labre et le chemin sur lequel se trouvait cette maison, le chemin Saint-Labre. L’Abbé Gruzu, chanoine de la cathédrale de Saint-Siffrein, possédait une propriété dans ce quartier et y fit édifier un oratoire en l’honneur de notre saint avec trois colonnes en marbre noir et un dôme en céramique. Disparu après la guerre de 14-18, cet oratoire a été rebâti par la ville en 2010. Saint Benoît-Joseph Labre protège ainsi les Carpentrassiens, dontil avait conquis le cœur et fait l’admiration par sa vie de pauvreté, de prière et de pénitence.

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À Suze la Rousse, Benoît-Joseph fut hébergé par la famille Rouget dans la Grand-Rue et on sait qu’il passa une nuit de prières dans l’ancienne église. Béatifié par le Pape Pie IX en 1860, l’église de Suze s’enorgueillit d’une statue que l’on peut encore voir aujourd’hui. A Pierrelatte, notre pèlerin aurait trouvé refuge chez la famille Allard qui possédait alors le domaine de Beauplan. A Bollène, Benoît-Joseph est hébergé dans le couvent du Saint-Sacrement. Les religieuses vénéraient notre saint mendiant pour la réputation qu’il avait déjà acquise dans les campagnes: elles firent un jour une neuvaine à Benoît Labre pour la guérison d’une de leurs compagnes très malade dont le cas était désespéré. Guérie, cette sœur, sœur Théotiste écrivait et était une excellente musicienne. Elle écrivit un poème à la gloire de Benoît-Joseph et surtout un cantique de 16 strophes dont voici la première :
« Benoît-Joseph, ô pauvre incomparable
De ton crédit l’on ressent les effets.
Vois en pitié mon état déplorable.
Entends mes voeux,accomplis mes souhaits. »

Martyrisée, cette soeur fit partie des 32 martyrs d’Orange. A Piolenc, la famille Bernard qui tenait une auberge, offrit le gîte et le couvert à notre saint mendiant. Il refusa la chambre, lui préférant comme le Divin Enfant de la crèche, une misérable étable à moutons où il consacra une nuit à la prière autant qu’au sommeil. Cette famille fut favorisée dans la suite de grâces singulières de vocations. Il y eut en effet, à chaque génération un ou plusieurs prêtres et encore aujourd’hui (2008), cette famille s’honore d’avoir un religieux Carme. L’église de Valréas aurait possédé aussi sa statue. Benoît-Joseph Labre aurait en effet, été reçu dans une maison de la ville où un fait curieux se serait produit : ayant fermé sa maison à clef, le maître de maison, le lendemain, trouve son hôte en prières au pied de la Croix du cimetière. Dans le village de Meyreuil où il s’arrêta et trouva asile dans la famille Lafarge (célèbre depuis pour ses ciments, chaux et béton), il prédit que ses descendants feraient de grandes réussites en affaires, faits exacts qui arrivèrent par la suite. Une des religieuses de la Sainte Baume, Soeur Marie Pascale raconte qu’elle fut étonnée de voir la statue de Benoît-Joseph orner le bureau du PDG de la société Lafarge à Paris.

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Après son départ du monastère de Sept Fons, Paray-le-Monial fut la première halte qui marqua définitivement sa vie mystique. À l’arrivée à Paray, il s’est aussitôt rendu à la chapelle des apparitions où Notre Seigneur, près de cent ans auparavant, avait manifesté son Cœur à soeur Marguerite-Marie Alacoque. Mais le visiteur tombe en défaillance. Aussitôt, on le transporte au parloir du couvent où on le réconforte. Mais il a besoin d’être soigné. Marguerite-Marie est morte depuis 80 ans et la dévotion au Cœur de Jésus, malgré ses adversaires, a cependant opéré de rapides progrès. La halte forcée que fait Benoît-Joseph à Paray, revêt alors une grande importance, car il va désormais chaque soir se consacrer au Cœur du Sauveur. « Je veux de tout mon coeur reposer
dans Votre sainte Grâce. Ce cœur que Vous m’avez donné, où puis-je mieux le placer que dans le Vôtre ? C’est là que je le dépose, ô mon doux Jésus, c’est là que je veux habiter et que je veux prendre
mon repos. » La halte à Paray encourage aussi Benoît-Joseph à mener une vie de réparation. Le Cœur de Jésus s’épanchant en celui de sa confidente, ne s’est-il pas plaint de ne recevoir des hommes que des ingratitudes ? Il fait sienne la demande adressée à Sainte Marguerite-
Marie : « Du moins, donne-moi ce plaisir de suppléer à leurs ingratitudes,
autant que tu pourras en être capable. » On comprend mieux alors son goût de la pénitence héroïque. Pour la faute des hommes, il sera lui aussi, une victime de réparation, il en témoignera sur tous ses
chemins.

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Oratoire au bienheureux Pape Urbain V à Bédouès en Lozère

Un saut de quelques kilomètres et de quelques siècles nous emmène célébrer la messe, vers 11h, à la collégiale de BÉDOUÈS, une rude église fortifiée bâtie sur un promontoire schisteux dominant la haute vallée du Tarn. P8260117_web-2.jpg

URBAIN V (1310-1370), né Guillaume de Grimoard au château tout proche de Grizac, la fit construire pour y abriter le tombeau de ses parents, qu’on peut encore voir, dans le transept droit, avec un bas-relief où figure une tiare. 2015-08-26_10.38.06_web-2.jpg

Elle domine un village de 284 habitants où nous reçûmes, à la sortie de la messe, un accueil exceptionnel à l’occasion de la bénédiction de l’oratoire implanté au pied de l’église. Edifié par la Route de l’Europe Chrétienne en liaison avec l’Association des Amis du bienheureux Pape Urbain V, ce pape y est représenté de façon magistrale par un très beau bas-relief en couleur, œuvre de M. Pascal Beauvais, sculpteur à Cublac.
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Quelle cérémonie que cette bénédiction! Que de personnalités y participèrent: l’évêque du diocèse, le maire de la commune, 2015-08-26_12.13.46_web-2.jpg P8260126_web.jpg

M. le Marquis de Laubespin, descendant de la famille de Grimoard et fondateur de l’association des amis d’Urbain V P8260136_web-2.jpg

qui laissa la parole à sa fille, présidente de cette association, 2015-08-26_10.42.33_web.jpg

créateur d’un Chemin Urbain V, tracé autour de sa vie et de son œuvre, qui permet aux randonneurs de découvrir l’Aubrac, les Causses, le mont Lozère, les gorges du Tarn, les Cévennes et les Garrigues… Il y avait même deux religieux orthodoxes, relevant du Patriarche de Constantinople, venus en voisins, de leur Skyte Sainte Foy (48160 Saint Julien des Points), honorer un pape d’Avignon! Que de beaux discours qu’on trouvera en annexe y furent prononcés! Y prirent la parole: Monseigneur Jacolin, évêque de Mende, M. Christian Bataille, maire de Bédouès, Mme de Gatellier présidente de l’association des amis d’Urbain V et lointaine descendante d’un frère de ce pape, et pour finir, Jacques Sarrade, au nom de Robert Mestelan, président de la Route de l’Europe Chrétienne. LaR fut particulièrement sensible au côte-à-côte de l’évêque, en habits liturgiques, représentant de Dieu, et du maire, ceint de son écharpe bleu-blanc-rouge, représentant un César républicain et laïque. C’était pour elle l’image même de la “saine laïcité” voulue par Pie XII, chacun restant dans son domaine de compétences, mais bons amis, et coopérant au bien public… 2015-08-26_12.16.22_web-2.jpg

Qui était donc cet Urbain V, sixième, avant-dernier, et seul pape d’Avignon à avoir été sinon “canonisé”, du moins “béatifié”, et encore bien tardivement, par Pie IX en 1870?
Et d’abord pourquoi Avignon? Parce que, suite aux démêlés de Philippe le Bel avec la papauté, le prestige du roi de France avait favorisé l’élection de papes français (en fait tous méridionaux, de langue d’oc), parce que, à Rome, un climat d’émeutes entretenu par de grandes familles rivales rendait la vie impossible au pape, parce que Avignon, sur le Rhône, moins excentré que la Ville Éternelle, se prêtait mieux aux relations internationales et commerciales européennes. Mais bien sûr, c’était une situation provisoire et anormale. Urbain V tenta, en 1367 de retourner à Rome, ne put s’y maintenir et, en 1370, revint, épuisé en Avignon où il mourut. Mais il ne connut pas le pire. Son élection ne fut pas contestée. Il n’eut pas, comme ses successeurs à partir de 1378, à affronter des anti-papes. Le “Grand Schisme d’Occident” n’avait pas encore eu lieu. 100_2539_1_web-2.jpg
C’était un moine. Après des études de droit à Montpellier, le jeune Guillaume de Grimoard intègre, en 1335 l’ordre des bénédictins, au prieuré de Chirac en Lozère. Il y reçoit l’ordination sacerdotale avant d’aller enseigner le droit à l’Université de Montpellier. Nommé à la tête de l’abbaye Saint-Victor de Marseille par le pape Innocent VI, celui-ci en fait son conseiller diplomatique et lui confie diverses missions en Italie. C’est d’ailleurs à Naples qu’il apprend en 1362 qu’il est élu par le conclave avignonnais et qu’il succède à Innocent. On peut imaginer l’atmosphère qui régna dans ce conclave pour que les grands seigneurs qu’étaient les cardinaux n’arrivent à se mettre d’accord, en son absence, que sur le nom d’un ecclésiastique de petite noblesse – il est vrai au courant des affaires ecclésiastiques – qui n’était ni cardinal ni même évêque, et qu’il fallut sacrer à la hâte pour l’introniser!
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Il arriva en Avignon sans importante escorte, alors que la Durance et le Rhône étaient en crue et déclara à son arrivée au palais: « Mais je n’ai même pas un bout de jardin pour voir grandir quelques arbres fruitiers, manger ma salade et cueillir un raisin ». C’est pourquoi il entreprit, durant son pontificat, de coûteux travaux d’extension des jardins dont l’un est toujours nommé “le Verger d’Urbain V”. En outre, il fit construire la Roma, longue galerie d’apparat à un étage, achevée en 1363, qui marquait la fin des travaux architecturaux du Palais Neuf. Il la fit décorer par Matteo Giovanetti de peintures sur toile illustrant la vie de saint Benoît. Elle fut détruite en 1837, mais des vestiges en subsistent dans les jardins du palais. Photo-0074_web-5.jpg

Considéré comme un pape humaniste, visionnaire européen, créateur de la faculté de médecine de Montpellier, ainsi que des universités de Cracovie et de Vienne, il est aussi un grand bâtisseur. On lui doit la cathédrale de Mende, les collégiales de Bédouès et de Quézac et il est à l’origine de nombreux développements architecturaux à travers le monde de son époque, qui est pourtant celle de la guerre franco-anglaise “de Cent Ans”.
Son pontificat se déroule à la fin du règne du roi de France Jean II le Bon, et pendant celui de son successeur, Charles V, qui, avec l’aide de Duguesclin, obtint pour la France quelques années de paix, mais non de tranquillité, les troupes démobilisées s’étant transformées en “grandes compagnies” de “routiers” qui pillaient pour vivre.
Ses talents de diplomate furent souvent mis à l’épreuve. Dès la première an-née de son pontificat, en 1362, Jean le Bon, le vaincu de Poitiers, qui n’avait pas fini de payer sa rançon aux Anglais, arriva à Villeneuve-lès-Avignon, à la tête d’un fort détachement armé. Il était venu solliciter le Souverain Pontife pour une aide financière et l’entretenir de son désir d’unir son fils Philippe le Hardi à la reine Jeanne de Naples. Comme les négociations risquaient de traîner, le roi de France décida de prolonger son séjour sur les bords du Rhône et fit commencer, à Villeneuve-lès-Avignon, la construction du fort Saint-André. 128_web-3.jpg

Le pape eut à régler un conflit entre Gaston Fébus, comte de Foix, et Jean Ier, comte d’Armagnac, qui se disputaient la suprématie féodale dans le sud de la France. Le vendredi saint 1363, il lança un appel solennel pour la croisade d’Alexandrie à tous les rois et princes chrétiens. Ce fut sans succès, on peut le comprendre, dans le contexte des guerres que se livraient entre eux ces rois et princes. En l’année 1365, Avignon fut menacé par les Routiers, et il fut obligé de traiter et de payer rançon à Bertrand Du Guesclin qui les entraînait vers l’Espagne. Cinq ans plus tard, à son retour en Avignon, même jeu. Pour stopper les exactions des routiers, il dut monnayer une trêve. Elle fut signée le 19 décembre 1370, le jour même où le pape, tourmenté par la maladie de la pierre, s’éteignit dans son palais. Il fut d’abord inhumé à Notre-Dame des Doms, mais comme il avait souhaité que son corps soit enseveli à la manière des pauvres, à même la terre, puis réduit en cendres et que ses ossements soient portés à l’église abbatiale de Marseille, le 31 mai 1372, ses restes furent exhumés du tombeau de la cathédrale avignonnaise et transférés à Saint-Victor.
Quel pape a eu la vie facile? se demande LaR. Urbain V était un esprit supérieur, un homme pieux et intègre, qui a dirigé l’Église dans une période particulièrement troublée, tant au point de vue politique qu’au point de vue religieux. Plusieurs de ses fondations subsistent encore de nos jours. Sa carrière doit être un encouragement pour tous ceux que désespère aujourd’hui la situation de l’Europe et la crise de l’Église.

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L’épisode de Bédouès se termina, bien entendu, par un festin. Les canapés du vin d’honneur étaient garnis de saucisson et de foie gras locaux qui n’avaient rien d’industriel ni de halal, et le repas qui s’ensuivit: salade de tomates garnie d’œufs durs, bœuf bourguignon et tarte aux abricots, était bien digne de la France profonde. Ah! la sauce de ce bourguignon, où se rencontraient des feuilles de laurier et des fragments de pied de veau, onctueuse et parfumée, Urbain V l’aurait aimée! Inoubliable!

Oratoire en l’honneur de St Joseph au dessus de Beaumes de Venise

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Glorieux Saint Joseph, époux de Marie,
accordez-nous votre protection paternelle,
nous vous en supplions par le Cœur de Jésus-Christ.
Ô, vous dont la puissance infinie
s’étend à toutes nos nécessités
et sait nous rendre possibles les choses les plus impossibles,
ouvrez vos yeux de Père sur les intérêts de vos enfants.
Dans l’embarras et la peine qui nous pressent,
nous recourrons à vous avec confiance.
Daignez prendre sous votre charitable conduite
cette affaire importante et difficile,
cause de nos inquiétudes.
Faites que son heureuse issue tourne à la Gloire de Dieu
et au bien de ses dévoués serviteurs.

Ainsi soit-il.

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Souvenez-vous, ô très chaste époux de Marie, mon aimable Protecteur, saint Joseph, que l’on n’a jamais entendu dire, qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre secours aient été abandonnés; animé d’une pareille confiance, je cours, je viens à vous et gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds. Ô vous, qui êtes le père du Rédempteur, ne rejetez pas mes prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer. Ainsi soit-il.

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1. Soutiens, ô Joseph ceux qui t’aiment, qui invoquent ta protection. Ils recommandent leur carême à ta puissante intercession.
R : Ô Joseph, époux de Marie, à tes pieds nous venons, joyeux, nous réunir ! Etends sur nous ton bras de la sainte patrie, ô Joseph, daigne nous bénir ! Ô Joseph, daigne nous bénir !
2. Donne la force et le courage aux chrétiens qui luttent ici-bas, malgré le diable et ses outrages, qu’ils sortent vainqueurs des combats.

3. Aux tristes jours de la souffrance, console-nous du haut des cieux : elle est si douce l’espérance, que tu fais briller à nos yeux !

4. Protecteur de la Sainte Eglise, que Dieu choisit selon Son Cœur, conduis vers la terre promise, ceux dont tu es le défenseur.

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Oratoire st Jean Baptiste à Baltriskes en Lituanie

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La petite fraternité de Tibériade fondée en Belgique en 1979, de tendance franciscaine et écologique, qui ne compte encore en 2014 qu’une trentaine de frères et treize sœurs, mais qui a des maisons non seulement en Lituanie mais aussi au Congo, et aux Philippines. Ces moines sont des “moineaux” qui prennent leur vol pour aller évangéliser en tout lieu. En Lituanie, ils sont quatre dont un prêtre, Michel. Les frères ont dû, pour leur apostolat, apprendre la langue lituanienne, ce qui n’est pas chose facile. Apparemment, ils se font comprendre sans problème. Le frère François nous a fait une causerie sur son histoire et Wikipédia aide à compléter les notes.

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Depuis 1968, un laïc, qui allait devenir le frère Marc, vivait sur la commune de Lavaux Sainte Anne, dans une sorte d’ermitage en forêt d’Ardenne, où beaucoup de jeunes le visitaient. Il caressait l’idée de se marier, lorsqu’une nuit de Pâques, au monastère de Chevetogne, une décision s’impose à lui : Non, il ne se mariera pas, et il offrira au diocèse ce “lieu de passage” pour donner vie à une petite fraternité vivant dans l’unité, la prière et l’humilité. Accepté par l’évêque de Namur, il prononce ses vœux monastiques en 1979 et sera ordonné prêtre dix ans plus tard en 1989. Les débuts sont difficiles, ses premiers compagnons l’abandonnent et il reste seul jusqu’à l’arrivée d’un charpentier nommé Joseph qui offre de l’aider bénévolement à construire une chapelle, et qui devient, en 1985, le “frère Joseph”, peu à peu rejoint par quelques autres.

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Il faut remonter au monastère belge de Chevetogne en lien avec les églises des pays de l’Est. Le frère Joseph de la Fraternité de Tibériade y fit des rencontres qui le conduisirent à participer à un camp organisé par Vytautas Toleikis, un professeur de Vilnius. Et c’est ainsi que, le 11 novembre 1991, l’année même où la Lituanie devient indépendante, alors qu’en Belgique, la fraternité croissait difficilement, les frères Joseph (aujourd’hui au Congo), Marc et Benoît prennent le départ pour Baltriskes et posent les premiers jalons de la future fondation!

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Pourquoi “Tibériade”? Pourquoi un autel en forme de navire?

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Le récit de la marche de Pierre sur les eaux a guidé le frère Marc dans le choix de ce nom: “Pour moi, suivre le Christ est un appel à marcher dans la foi. Bien souvent, j’avale quelques tasses d’eau bien salées, mais sans cesse, le Christ ressuscité me tire des profondeurs de la mer. En méditant l’Evangile, j’ai perçu combien ce lac et ses rives étaient riches de la présence de Jésus: réponse des premiers disciples à son appel, témoignage de confiance de Jésus qui dort dans la barque malgré la tempête et qui répond à la détresse de ses frères”. Il a tenu à ce que, par l’étude, ses frères reçoivent une formation solide et spirituelle pour devenir des moines-apôtres « tout terrain », dont certains pourraient devenir prêtres selon l’appel et les besoins de la mission, ce qui fut le cas de notre frère Michel.

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Ceux que nous avons connus à Baltriskes y ont beaucoup travaillé de leurs mains, dans une grande pauvreté, restaurant l’église, modernisant le vieux presbytère, l’agrandissant pour pouvoir y recevoir des groupes. Au clocher séparé de l’église, un beau travail de restauration fut accompli par de jeunes ouvriers éduqués à la charpente par les frères de Saint Jean (heureuse coopération des deux communautés!). Ceux de Tibériade essaient de vivre en autarcie: Ils habitent, à peu de distance du presbytère, une ferme qui est un ancien kolkhoze, et se livrent aux joies du jardinage, dans un grand potager que nous avons admiré en compagnie du frère Séraphin, et aux joies de l’élevage de quelques animaux comestibles (volailles et moutons).

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Ils élèvent aussi deux animaux non comestibles, des ânes qu’ils promènent le long des routes et qui leur sont fort utiles pour susciter la curiosité et engager de fructueuses conversations, notamment avec les enfants. Ils partent aussi en stop, parfois en ski de fond, visitent les familles, se laissant guider par la main de Dieu, qui leur réserve des rencontres parfois bien surprenantes, tout cela, bien sûr, entrecoupé de temps de prière et de lecture spirituelles. Ils ne vendent rien et beaucoup de gens les aident bénévolement. Ils ont leurs saints préférés, saint François, bien sûr, avec son amour des animaux et de la nature, sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et sa “petite voie”, mais aussi un jeune bienheureux italien, Pier Giorgio Frassati, et des moines d’Orient, Saint Séraphin de Sarov et saint Silouane.

Il faut reconnaître qu’ils ont été efficaces. À Complies à 21 heures, un jour de semaine, on trouve dans leur église, combien? trente? quarante personnes? venues des villages voisins à cette heure tardive, en pleine nuit, la plupart en voiture, certains en vélo, pour prier avec eux dans le plus grand recueillement. Combien, donc, à la messe du dimanche? Ils s’occupent, bien sûr des jeunes et des familles, leur proposent des week-ends, des retraites, font travailler de jeunes drogués, reçoivent les “alcooliques anonymes”, et essaient de contrebalancer l’influence de la vodka et de sectes comme les Témoins de Jéhovah.

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Baltriskes, paroisse de campagne en déshérence, avec une assez grande église en bois, ornée d’une belle icône de la Vierge, habillée d’argent, et un vieux presbytère dans le genre “isba russe”.

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Donc, c’est à Baltriskes qu’eut lieu, le 16 octobre 2014, la bénédiction solennelle de l’oratoire implanté en ce lieu grâce à la collaboration de “la Route de l’Europe Chrétienne” et de l’artiste lituanien qui a sculpté un petit groupe du Baptême du Christ qui trône en haut d’un tronc de chêne juste équarri servant de pilier, le tout se détachant sur fond de sapins et de bouleaux. Cette bénédiction avait réuni beaucoup de monde.

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De l’église où notre chanoine avait soigneusement béni l’eau qui devait servir à l’aspersion, on se rendit en procession au lieu de la cérémonie. Il y eut des prières en latin, en français et en lituanien, des discours avec traduction du français en lituanien et vice versa, des chants dans les deux langues, beaucoup d’eau bénite jetée et d’encens balancé. Suivit un apéritif pour toute la petite foule présente et un repas festif dans la grande salle du presbytère, construite en 2007, où les frères avaient invité bon nombre de leurs amis du pays.

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Assurément, ce n’était pas rien pour ces Lituaniens que des Français soient venus jusqu’à eux pour cette célébration fraternelle, et pour les Français, ce n’était pas rien non plus, que le spectacle édifiant, au fond de la campagne lituanienne, d’une ferveur bien rare en France. Une petite contribution à la rechristianisation de l’Europe, but de notre association? Oui, certainement.

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Restauration de la Croix de Graille à Methamis

LA CROIX DE GRAILLE (Methamis quartier des Bastides)

Le vendredi 27 juin, l’association La Route de l’Europe chrétienne aura le plaisir de faire bénir un splendide calvaire qu’elle vient de restaurer. A l’époque où les chrétiens sont persécutés, les églises et les croix souvent vandalisées, cet évènement met du baume au cœur, car il indique que les racines chrétiennes de notre pays sont loin d’avoir disparues et que sa population profondément attachée à ses traditions religieuses, entend bien les garder.

Celui qui, pour aller à Sault et s’approcher du Mont Ventoux, n’est pas passé par Methamis, se prive de la connaissance d’un des plus beaux villages du Vaucluse. Il se trouve que depuis des temps immémoriaux, au carrefour des Bastides, à environ 1 km avant Methamis, une belle croix en fer forgé bénissait les voyageurs.

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Elle était plantée sur une stèle recouverte d’inscriptions latines et l’on y venait encore en procession pour les Rogations. Atteinte par la foudre et les intempéries, elle tomba au cours d’une nuit d’orage dans les années 50 et bientôt elle fut emportée par un voleur sans scrupules et sans foi.

Mais la Providence vient toujours au secours de ses enfants lorsqu’ils prient et Lui restent fidèles. Un beau jour de Printemps, Robert et Claudia Mestelan découvrent la stèle vide. Ils prennent contact avec les propriétaires, M. et Mme J.-C. Mallet et leur proposent de remplacer la croix disparue.

La proposition aussitôt acceptée, on se met au travail. La croix dans l’esprit de celle de Methamis, qui comporte les instruments de la Passion, sera forgée par Mauro Artioli, maître ferronnier de Velleron et Monsieur Mallet promet de dégager les broussailles qui entourent le monument. M. le Curé, le père Charles-Bernard Savoldelli aussitôt prévenu, est enthousiasmé par le projet : d’un commun accord on choisit la date de la fête du Sacré Cœur, le vendredi 27 juin, pour rassembler le quartier et la paroisse et bénir cette croix de 3 m de haut qui reprendra ainsi toute sa place.

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L’association La Route de l’Europe chrétienne a été fondée en 2006 par Robert et Claudia Mestelan et quelques amis à l’issue d’un pèlerinage à pied effectué entre Vézelay et Kiev. Elle œuvre pour conserver intactes les racines chrétiennes de l’Europe en proposant à chacun des 27 pays de la CEE de bâtir un oratoire. A ce jour, 27 ont été élevés, le 28ème sera bénit cette année en Lituanie à Baltriskes avec le concours de la Fraternité de Tiberiade.

Elle organise aussi des voyages : en appelant le 04 90 20 08 70 (le soir) vous pouvez encore vous inscrire du 8 au 22 octobre en Pologne et Lituanie (550€ tout compris, sauf le vol, à la charge des intéressés).

Cette association utile et courageuse qui compte 260 membres, est très active en Provence. A son actif, c’est elle qui a restauré l’oratoire Notre Dame des Champs sur la route de Sault (à environ 600m après le village de Methamis) et celui du château du Barroux à Notre Dame la Brune. Elle a bâti l’oratoire du Volto Santo à Chantemerle les Blés dans la Drôme, celui de l’Enfant Jésus à Visan et celui de l’archange St Michel à Velleron.

Enfin, c’est encore elle qui depuis trois ans réhabilite la chapelle St Hilaire sur la colline de Beaumes, au pied des Dentelles, un vaste chantier au service de la survie du patrimoine religieux, un pur joyau roman paléochrétien du 6ème siècle.

La Route de l’Europe chrétienne 64 rue de la Frâche 84740 Velleron
Tél. 04 90 20 08 70 atelierloubarri@free.fr www.route-europe-chretienne.fr www.chapellesainthilaire.fr

Calvaire sur la 1ère restanque, Les Courens, Beaumes de Venise

Chemin de Croix à St Hilaire le Mercredi Saint 2014

Mercredi Saint, 16 avril, la Route de l’Europe chrétienne, qui a donné naissance à « Sauvegarde de la chapelle Saint-Hilaire » pour sauver de disparition l’église paléochrétienne de Beaumes de Venise, a eu l’immense joie d’élever un calvaire à la gloire de Jésus notre Divin Rédempteur. Ce fut à l’issue d’un beau chemin de Croix médité par le padre Pierre Nicolas Chapeau, en présence du père Jean-Marie Gérard, vicaire général représentant Monseigneur Cattenoz et du père Marcel Bang, curé de la paroisse des Dentelles avec son vicaire, le père Camille.

Il était juste en effet, de réparer un oubli, un manquement, une faute grave. Après avoir élevé en sept années vingt-cinq oratoires à la Sainte Vierge, à St Michel Archange, à St Joseph et à de nombreux saints (St Benoît, St Nicolas de Flüe, St Colomban, St Damien de Veuster, les Sts Cyrille et Méthode), il convenait au plus tôt, de rendre un solennel hommage à la Croix, instrument de notre salut.

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L’Association de Sauvegarde de la chapelle Saint Hilaire avec la participation de la paroisse de Notre Dame des Dentelles et en présence du vicaire général, a organisé son troisième chemin de Croix sur ces lieux chargés d’histoire dans la plus pure tradition pascale de la semaine sainte. De nombreux fidèles ont accompagné les officiants sur les sentiers au milieu des vignes jusqu’à l’esplanade de la chapelle Saint Hilaire dominant la vallée.

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Cet événement religieux est lié à la réhabilitation spectaculaire de cet édifice paléochrétien qui se poursuit grâce à une équipe de bénévoles fidèles et déterminés depuis plusieurs années.

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Le calvaire bénit à l’issue du Chemin de Croix a reçu le nom de St Louis-Marie Grignion de Montfort en raison de la devise fixée sur le piedestal et qui rappelle aux visiteurs l’exigence de la Croix.

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M. Henry Aptel, membre de la Route de l’Europe chrétienne, est l’auteur de cette œuvre réalisée dans son atelier de Vergèze (Gard). Qu’il soit ici remercié pour son don et félicité pour son talent.

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Oratoires érigés par la Route de l’Europe chrétienne

Implantation des oratoires en Europe

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Saint Michel à Velleron France

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Notre Dame de l’Assomption, Ouniv Ukraine

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Notre Dame de Fatima et S.S. Jean-Paul II, Wadowice Pologne

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Enfant Jésus de Prague, Velehrad République Tchèque

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Enfant Jésus de Beaune, Meursault France

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Enfant Jésus de Prague, Visan France

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Notre Dame de Guadalupe, Abbaye Sainte Madeleine, Le Barroux France

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Saint Joseph du Bessillon, Cotignac France

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Volto Santo (Saint Sauveur), Chantemerle-les-Blés France

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Plaque de Saint Colomban, Col du Septimer (2310 m) Suisse

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Notre Dame et Saint Joseph, Sabaoani Roumanie

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Notre Dame de la Salette, Abbaye de Triors Drôme France

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Saint Benoît patron de l’Europe, Ottobeuren Allemagne

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Saint Colomban à Hilltown Irlande

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Notre Dame « Mater Admirabilis » à l’Abbaye de Fontgombault France

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Saint Nicolas de Flüe à Einsiedeln en Suisse

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croix orthodoxe avec la paroisse Sainte Paraskevi de Lyshnia en Ukraine

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Saint Joseph à Velez Rubio en Espagne

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Croix rouge au-dessus de Beaumes de Venise en France

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Plaque en l’honneur de Ste Jeanne d’Arc sur l’église de L’Ile Bouchard en France

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Saint Damien de Veuster à Banneux en Belgique

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Icône de l’Archange Saint Michel sur l’île de Santorin en Grèce

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Notre Dame la Brune au Barroux en France

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Stèle à la Sainte Trinité à Maria Dreieichen en Autriche

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Saints Cyrille et Méthode à Nitra en Slovaquie

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Calvaire st Louis-Marie Grignion de Montfort, Beaumes de Venise en France

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Croix de Graille, Méthamis en France

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Oratoire st Jean Baptiste à Baltriskes en Lituanie

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Oratoire bienheureux Pape Urbain V à Bédouès en France

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Oratoire St Joseph au plateau des Courens à Beaumes de Venise en France

* 4 projets en cours :

– au Portugal un oratoire à Notre Dame de Fatima
– en Macédoine un oratoire en honneur de St Demetrios
– en Suède un oratoire à Ste Brigitte de Suède
– en Norvège un oratoire à St Olav sur le chemin de pèlerinage vers la cathédrale de Nidaros (Trondheim)

Oratoire en l’honneur des Saints Cyrille et Méthode à Nitra en Slovaquie

Oratoire Saints Cyrille et Méthode à Nitra

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Du 28 juin au 13 juillet, l’association « La Route de l’Europe chrétienne » a organisé un voyage-pèlerinage aux sources de l’Europe chretienne.

Ce 8ème pèlerinage de l’association avait pour but de bénir deux oratoires nouvellement installés ou aménagés. La fête des Saints Cyrille et Méthode dans la ville de Nitra en Slovaquie pour les 1150 ans de l’arrivée des saints apôtres en Moravie en vue de son évangélisation, a constitué le point culminant de cet important déplacement.

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Après un passage à Velehrad où dans la basilique Sts Cyrille et Méthode, les Français ont assisté à la messe en Tchèque et à un magnifique concert d’orgue donné par Anne Pinatelle, ils ont gagné Wadowice, puis la Slovaquie.

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Nitra, siège épiscopal de la Slovaquie avait rassemblé sur la place principale de la ville un immense podium décoré aux couleurs des saints frères.

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Avant la messe présidée par le légat du Pape, Son Éminence, le Cardinal Francis Rodé, en présence du président de la République et du Maire de la ville, la place a été envahie par la foule colorée des Slovaques restés fidèles à leurs costumes de tradition.

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Dans la longue procession des prêtres, on pouvait distinguer

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Monseigneur Jan Penaz, Monsieur le Chanoine Gérard Trauchessec et Monsieur le Curé de la paroisse des Dentelles, Marcel Bang. Orchestre, chorale et homélie ont accompagné le déroulement majestueux de la cérémonie à laquelle les Français étaient heureux de participer.

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Après le déjeuner et de nombreuses animations dans la ville, ce fut la bénédiction de l’oratoire Sts Cyrille et Méthode au bord de la rivière Nitra. Cet emplacement remarquable, à l’entrée de la ville, offre des vues sur la cathédrale et borde un chemin de grande fréquentation.

L’oratoire mesure environ 4 m de haut. Il est constitué par une plaque de verre, éclairée la nuit, qui affiche le haut relief sculpté par l’artiste Français Pascal Beauvais. La pierre polychromée montre les deux apôtres unis par la Croix Cyrillo-Méthodienne.

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A 17h, Monseigneur Viliam Judak, évêque de Nitra, a procédé à sa bénédiction en présence d’une forte délégation de prêtres du diocèse, des sœurs Filles de la Charité de Nitra, du représentant du Maire et des 45 membres de l’association La Route de l’Europe chrétienne.

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Dans son allocution, Robert Mestelan, Président de l’association, devait déclarer: « En choisissant aujourd’hui la Slovaquie et les rives de la Nitra pour saluer l’anniversaire du passage des Saints Cyrille et Méthode, la sainte Providence nous montre, combien leur héritage reste fort et abolit toute tentative de division. « L’unité est la rencontre dans la vérité et dans l’amour que nous donne l’Esprit. » (Jean-Paul II) Cyrille et Méthode, choisis en 1981 par le bienheureux Jean-Paul II pour être avec St Benoît les patrons de l’Europe, réveillent en nous la nostalgie de l’union et de l’unité entre les églises sœurs d’Orient et d’Occident.

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En venant de France en Slovaquie, nous avons conscience que notre délégation en est la plus belle preuve. Elle est l’affirmation éclatante que pour respirer, l’Europe a besoin de ses deux poumons. Aujourd’hui, comme au temps de la venue des saints frères Cyrille et Méthode, l’Europe ne peut surmonter les tensions, dépasser les ruptures et les antagonismes que si elle reste fidèle à ses racines chrétiennes, au baptême donné par ses fondateurs.

Il y a urgence car, cédant à l’égoïsme et à l’individualisme, les droits de l’homme sont exaltés, les droits de Dieu bafoués et la culture de mort, dénoncée par le bienheureux Jean-Paul II, triomphe en avilissant toute l’humanité. Conscients de leur dignité d’hommes et de femmes de Dieu, puissent les générations futures, en suivant l’exemple des Sts Cyrille et Méthode, bannir de leur vie toute haine et vaincre le mal par le bien.

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Forts dans la Foi, l’espérance et la charité, en invoquant l’aide de la Très Sainte Vierge et avec le secours de la grâce, c’est tous ensemble que nous sommes appelés à bâtir la civilisation de l’amour. »

Après avoir interprété le chant en l’honneur des deux saints frères en français, les Filles de la Charité ont voulu nous honorer en interprétant plusieurs chants en français.

Ce fut vraiment une très belle journée que nous n’oublierons jamais! Vive la France, Vive la Slovaquie!

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