L’Eglise – le dernier rempart contre la barbarie

Le cardinal Sarah célèbre aujourd’hui samedi 25 mars la messe anniversaire de la mort du professeur Lejeune en l’église Saint-Augustin (Paris), après avoir donné une conférence sur le thème « Choisis la vie afin que tu vives » (Dt 30, 19). Rendez-vous à 17 heures à l’église Saint-Augustin pour la conférence sur le thème « Choisis la vie afin que tu vives » (Dt 30, 19) et à 18h30 pour la messe. À cette occasion, Aleteia publie une tribune du cardinal :

Cardinal_Robert_Sarah__cropped_.jpg

« Face à l’arrogance des puissances financières et médiatiques (Goliath), lourdement armées et protégées par la cuirasse de leurs fausses certitudes et par les nouvelles lois contre la vie, l’Église catholique du XXIe siècle, au moins en Occident, ressemble au petit reste dont parlent les Saintes Écritures. En effet, l’Église catholique, tel David, dispose seulement du petit caillou de l’Évangile de la Vie et de la Vérité, et pourtant elle va frapper le géant, Goliath en pleine tête et l’abattre. En effet, nous le savons bien, il s’agit d’une bataille, à la fois très âpre et décisive, qui sera longue et s’apparente à celle des fins dernières décrites dans le dernier livre de la Bible. Ainsi, il en va de la survie de l’humanité elle-même. Le « dragon infernal rouge-feu à sept têtes », prototype de cette culture de mort dénoncée par saint Jean Paul II dans son enseignement, se tient devant la femme enceinte, prêt à dévorer l’enfant à sa naissance, et à « nous » dévorer également (Ap 12, 4).
Soyons conscients que, une nouvelle fois, et c’est arrivé bien souvent dans sa longue histoire bimillénaire, l’Église constitue le dernier rempart contre la barbarie : il ne s’agit plus d’Attila et de ses Huns, que sainte Geneviève arrêta devant Paris en 451, ni du combat des papes du XXe siècle — de Pie XI à saint Jean Paul II — contre les divers totalitarismes qui ont ensanglanté l’Europe et le reste du monde, il s’agit d’une barbarie aseptisée en laboratoire, terriblement efficace, que l’opinion publique ne perçoit pratiquement pas, puisqu’elle est anesthésiée par les Goliath des puissances financières et médiatiques. Oui, il s’agit bien d’un combat… à la vie et à la mort : si ce n’était pas le cas, les pouvoirs publics, en France, tenteraient-ils en ce moment de faire taire les sites internet dits « pro-vie », en inventant un délit d’entrave numérique à l’avortement ? Lors de la discussion de ce projet de loi aberrant au Parlement français, les défenseurs de la vie ont été verbalement lynchés pour avoir osé rappeler que l’avortement n’est pas un droit, mais un crime, et donc le plus grand drame de notre temps…
La puissance dramatique du refus de la vie
Aujourd’hui, personne ne peut se montrer insensible et indifférent devant l’obligation impérieuse de défendre l’enfant à naître. Au-delà de l’aspect moral qui nous interdit de porter atteinte à toute vie humaine, surtout lorsqu’elle est innocente et sans défense, la protection de l’embryon est la condition sine qua non pour sortir toute civilisation de la barbarie et assurer l’avenir de notre humanité. Le signe clinique le plus impressionnant, indiquant que nous allons vers l’abîme et un gouffre sans fond, c’est la puissance dramatique du refus de la vie. L’homme de la société de consommation devient toujours plus insensible au respect sacré de la vie humaine. Il ne comprend plus que la personne humaine puisse être un absolu que nous n’avons pas le droit de manipuler à notre guise.
Si le professeur Jérôme Lejeune était encore de ce monde, il ne ferait que suivre la ligne intangible de la défense de la dignité de la personne humaine, qui fut la sienne d’une manière constante. Il se serait donc opposé au faux et scandaleux « mariage » homosexuel, à ces aberrations que sont la PMA et la GPA, et il aurait combattu avec une énergie sans pareille la théorie proprement délirante et mortifère dite du « genre » ou « gender ». D’ailleurs, le professeur Lejeune avait vu et compris les conséquences de la légalisation de l’avortement en 1975, qui est devenu, avec le temps, un pseudo « droit de la femme » : ainsi, il tremblait déjà pour le sort de « ses » enfants trisomiques, qui, de fait, actuellement, sont en voie d’extermination, car, comme vous le savez, les pouvoirs publics eux-mêmes reconnaissent, comme une victoire funeste, que 96 % d’entre eux sont mis à mort par l’avortement. C’est vraiment horrible, criminel et sacrilège !
Une profonde méconnaissance de la valeur de toute vie humaine
Jérôme Lejeune avait aussi compris, lui, le grand généticien, à quelles dérives prométhéennes nous conduiraient les manipulations génétiques en tous genres, à commencer par la recherche sur les embryons, qui sont menacés « a priori » de destruction, puisque la nouvelle loi, votée récemment le 6 mai 2013 dans une indifférence quasi-générale, autorise expressément la recherche sur l’embryon, et ne met donc pratiquement plus de limite à la destruction des embryons dits surnuméraires, alors que, la loi précédente du 6 août 2004 prévoyait encore un régime d’interdiction avec dérogations accordées par l’Agence de biomédecine… et ne parlons pas du transhumanisme, qui est proprement terrifiant : jusqu’où va-t-on aller dans cette course à l’enfer ? En effet, avec le transhumanisme, cela signifie que « l’humanité augmentée » sera le triomphe de l’eugénisme et de la sélection du meilleur capital génétique parmi tous les êtres afin de créer le surhomme idéal. Le transhumanisme va réaliser, grâce aux techno-sciences, le rêve prométhéen du nazisme. Comme dans le nazisme, y aura-t-il une race des seigneurs ? Si oui, sur quels critères ? Et, dans ce cas, que fera-t-on des « sous-hommes », selon la terminologie nazie, dont le travail aura été remplacé par les robots ? Ces questions sont terrifiantes et nous glacent jusqu’au sang.
Le refus d’accueillir et de laisser vivre ceux qui gênent, c’est-à-dire non seulement l’enfant conçu et « non désiré », comme le martèlent les partisans de l’avortement, mais aussi la personne handicapée, le malade en phase terminale, la personne âgée devenue impotente, ce refus manifeste une profonde méconnaissance de la valeur de toute vie humaine créée et donc voulue par Dieu.
Le pape François nous appelle à une mobilisation générale pour la Vie : quand il évoque l’Église qui, dit-il, est comme un lazaret ou un « hôpital de campagne » après la bataille, il pense en premier lieu à cette bataille pour la survie de l’humanité terriblement blessée dans sa chair et dans son âme, au chevet de laquelle se tient la Mère Eglise. »

Un gouffre s’ouvre sous nos pas – la dictature culturelle

Le 31 octobre 2012, le Premier ministre M. Ayrault, a adopté officiellement un « programme d’actions gouvernementales contre les violences et les discriminations commises à raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre« . Ce programme est officiel et figure sous le timbre « premier ministre » sur le site internet du gouvernement.

La presse n’en a quasiment rien dit, alors que ce programme signifie l’investissement par ce concept de tous les domaines de la vie sociale et son irruption juridique dans la loi française! D’où cette affirmation de Mme Taubira, Garde des Sceaux, à propos du mariage homosexuel: « C’est une réforme de société et on peut même dire une réforme de civilisation. Nous n’avons pas l’intention de faire comme si nous ne retouchions que trois ou quatre virgules dans le Code Civil. »

Que dit ce programme?

1. Tout d’abord que l’identité du genre est officiellement désormais un axe prioritaire d’action gouvernemental et qu’il vient se rajouter à la lutte contre « l’homophobie » et la couronner (en réalité il l’inspire). Tous les domaines sont concernés. Par exemple: les inspecteurs du travail l’incorporeront à leurs évaluations et il sera au coeur de la Charte de l’égalité dans la fonction publique, qui va être révisée en conséquence. Les partenaires sociaux l’incorporeront par avenants aux accords sociaux et la question sera directement à l’ordre du jour de la grande conférence sociale de 2013. Un module obligatoire sera ajouté à la formation des infirmiers et des médecins, les maisons de retraite devront également s’adapter. Ces modules traiteront au même titre de l’homophobie, de la lesbophobie, de la transphobie.

2. Les institutions représentatives des familles seront recomposées pour accueillir des représentants des familles monoparentales en tant que telles. Les transsexuels bénéficieront d’une modification simplifiée de l’état civil et il ne pourra plus leur être imposé auparavant une opération: ils pourront faire un choix subjectif d’état civil et le faire acter! Un homme pourra donc se dire femme et faire acter cette décision par l’état civil, sans même avoir à prouver un changement matériel de sexe par un biais chirurgical. La commission consultative des droits de l’homme va d’ailleurs être saisie pour mettre la chose au point. Ces « personnes trans » (c’est le terme retenu par le texte lui-même) bénéficieront de manière simplifiée d’un n° de sécurité sociale provisoire en attendant l’officialisation de leur nouvelle condition.

Dorothee_web-2.jpg

3. L’identité de genre sera enseignée « de manière adaptée »

dès l’école maternelle

(Mme Belgacem vient d’annoncer les « ABCD de l’égalité » pour « déconstruire les stéréotypes », la circulaire du 17 février 2003 devant être revue en conséquence et à cette fin. Les enseignants auront un module à leur programme de formation initiale et une ligne d’écoute téléphonique assurée par les associations de lutte contre l’homophobie sera promue largement en milieu scolaire. Un guide pratique sera diffusé dans les universités dès la rentrée 2013. Les fédérations sportives seront mobilisées, de même que les colonies de vacances et autres structures d’accueil pour les jeunes.

4. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel sera chargé d’

élaborer avec les radios et télévisions les lignes directives de l’action contre les « préjugés homophobes »

Et enfin, le ministre de la culture sera chargé de « valoriser l’histoire du mouvement LGBT.

5. Plus dangereux encore sur le plan juridique: la France va faire inclure le concept dans le protocole N° 12 de la Convention européenne des droits de l’homme qui s’imposera y compris face à la loi et à la constitution françaises (conséquence du traité de Lisbonne pour ce qui concerne la constitution). Et le droit d’asile sera modifié également en conséquence, les associations LGBT étant chargées de former les personnels de l’office en charge de l’étude des dossiers!

6. Militante à l’ONU, ainsi qu’au Conseil de l’Europe, la France, enfin, organisera dès le début 2013 une grande conférence internationale régionale et ses ambassadeurs soutiendront les ONG associées dans tous les pays.

Tout cela se passe de commentaires: jamais peut-être la situation n’a été aussi grave sur le plan social et éthique, les conséquences de l’abandon de toute référence à la morale naturelle apparaissent en pleine lumière.

Les arguments à opposer:

La première chose à faire est de donner à connaître ce fondamentalisme et d’alerter!

L’argument philosophique est que le genre étant un fondamentalisme culturel et le rejet de toute référence naturelle et scientifique conduisant nécessairement à un totalitarisme monstrueux. En effet, un groupe puissant peut imposer ainsi sa vision purement arbitraire et subjective du monde à l’ensemble de la société par la force s’il le faut, selon un processus qui

ne se différencie en rien des méthodes du nazisme ou du communisme

Un important argument à avancer concerne

les enfants

Toute action de propagande vers les plus jeunes relève d’une volonté inacceptable d’imposer à ces derniers une vision arbitraire d’adulte rejetant une nature par ailleurs évidente.

Enfin, argument décisif: si on écarte tout critère de filiation ou de procréation naturelle au profit d’un libre choix de genre et de sexualité,

on promeut nécessairement la polygamie et l’inceste

en attendant

la pédophilie

En effet, qu’est-ce qui peut s’opposer à des relations à plusieurs ou incestueuses si les prétendus obstacles naturels ne sont que des aliénations et des tromperies d’une société écrasante et artificielle?

Le Père Daniel Ange sur l’imposture, escroquerie, manipulation, superchérie du gender

Quand le virtuel se rebelle contre le réel, l’irrationnel détruit l’humanité.
Genders : imposture ? Escroquerie ? Manipulation ? Supercherie ?

JMJ. Place d’Espana. QG d’Anuncio. Reliques de Thérèse. 22h. 5000 jeunes massés. Je leur lance tout de go : « Vous les filles, voulez-vous vraiment être ce que vous êtes : des femmes ? » Grandir dans votre grâce spécifique féminine ? » – « Et vous, les garçons, voulez-vous vraiment être ce que vous êtes, des hommes et grandir dans votre grâce spécifiquement masculine ? » A chaque question, fusent des Oui stridents .
Pourquoi, mais pourquoi donc des questions aussi bêtes ? Et dont la réponse est aussi évidente ?
Oui, me voilà réduit à prêcher qu’un garçon est un homme, qu’une fille est une femme ! Et qu’ils ne sont pas interchangeables ! Ni des clônes. (Et aussi qu’un enfant a le droit de n’avoir qu’une mère et qu’un père ! Et encore qu’un embryon humain ne deviendra jamais une grenouille). Oui, voilà où on en est rendus ! Régression à l’obscurantisme !

Car ça y est, ça débarque en Europe. Et par la grande porte ! Tenez-vous bien. Accrochez-vos ceintures : l’homme et la femme, figurez-vous, ça n’existe plus !

Malgré quelques minuscules différences anatomiques, cette distinction est purement arbitraire…. accidentelle, mieux culturelle ! Simple phénomène de société, construction sociale, produit de l’imagination lié à une culture phallique, paternaliste, mysogine.
La sexualité étant ainsi indéterminée, il faut d’urgence changer ces comportements sexuels liés à une morale anachronique. Viser l’auto-construction de soi, d’après l’environnement psycho-social. Bref, vraie « transgression anthropologique de la différence sexuelle où la pulsion prend le pas sur l’identité. »
Paradoxe : on prône le gender soi-disant pour libérer la femme de la domination masculine (women empowerment), mais finalement la femme, en tant que femme, disparaît. On se bat donc pour… rien ! On élimine ce qu’on prétend défendre !

Non ! Mais, ça va pas la tête ?

Les coupables ? Juifs et chrétiens évidemment ! Tout comme ils sont aussi coupables de tous les dérèglements climatiques de la planète, car c’est à cause de la Bible que l’homme a dominé, donc exploité, saccagé, violenté Gaïa, la déesse Nature (Et les catas en Chine ? Faute aux chrétiens ?). Il faut donc s’en venger : détrôner cet être infâme et rétablir la justice en sacralisant l’animal qui, évidemment, a infiniment plus de valeur que l’homme. L’embryon-grenouille est à protéger. L’embryon humain : à éliminer (théorie de Spencer ).
Il n’y a qu’ eux les chrétiens pour avoir inventé une thèse aussi stupide : l’humanité se répartit en pôles masculin et féminin.
Preuve : la Bible le dit. Non mais !…
Comme si Chinois, Indiens, Incas, Egyptiens, Hindouistes, Bouddhistes, Musulmans ne savaient pas depuis des millénaires ce qu’est un homme et une femme ! Lisez Confucius !

Bref, voilà donc toute la race humaine qui doit se construire non sur deux fondements déjà millénaires, intangibles incontestables, indiscutables, objectivement et scientifiquement prouvables mais sur les sables sans cesse mouvants des inclinations, orientations, désirs des individus et qui peuvent être successifs, alternatifs. Je puis changer d’orientation comme je veux, quand je veux selon le plaisir physique que j’en éprouve. Bref, sexe à la carte. C’est la dictature du comportement sexuel polymorphe .
Car variant suivant l’âge, la maturité, la culture, les diktats des lobbies tout puissants fabriquant la soi-disant opinion publique. Et ces genders, pourquoi les limiter ? D’ailleurs, vous en annoncez d’autres. Lesquels ? Certains sont physiquement attirés par des… animaux. Des garçons éjaculent sur une moto, à cheval ou en voiture. Super ! Des genders de plus ! Le choix s’élargit. Et pourquoi pas – sursautez ! –un jour la … pédophilie ! Il faut respecter cette pulsion, non ? Pour l’enfant, c’est une formidable expérience initiatrice, comme on l’affirmait voici 40 ans. Ce tabou-là, on le fera bien sauter puisque seul compte mon désir, mon choix, mon orientation.
Eh bien ! sachez-le, pauvres gendersphiles : que vous le vouliez ou non : on ne se fabrique pas garçon ou fille, homme ou femme ne sont pas des clones. Qu’on se le dise !

Vous dites : il n’y a pas de nature, mais alors l’écologie ?

Pauvres fans du gender ! Soyez logiques, allez jusqu’au bout de vos thèses. Pendant que vous y êtes, supprimez aussi les admirables différences complémentaires des grandes races humaines. Naître Asiatique ou Africain noir : intolérable, discrimination imposée par la nature. Proposez aux petits camerounais de devenir blancs, à la petite Chinoise de devenir noire. Hormones, chirurgie faciale et ça y est. Enfin libre de choisir ma race, ma physionomie. Et si un petit anglais veut le facies slave : no problem. Tout est possible.
Paradoxe : vous ne supportez pas cette horrible, injuste, stupide « nature ». Rien n’est naturel (surtout pas l’hétérosexualité ! au mieux : l’homosexualité), rien n’est définitif, rien n’est immuable. Mais en même temps, vous êtes écolos : vous respectez la nature, que tout soit bio, c’est-à-dire, justement naturel. En plus, ça rapporte !
Mais alors, soyez logiques : supprimez les odieuses différences chez animaux et végétaux, qui aussi se reproduisent par bi-polarité. Ou faut-il dire la coq et le poule ? Quelle discrimination ! Le coq qui féconde la poule : odieuse domination !
Pour échapper à votre stupide nivellement, je devrais être une biche. Au moins, on respecterait ma nature, mon espèce et mon sexe. Heureusement que les arbres n’ont pas de tendances sexuelles, et qu’on les classe d’après ce qu’ils sont.
Bref, l’écologie, le bio dans tous les domaines, sauf celui de l’humain.

T’aimes les poupées, mon petit ? R.V au CTC !

Et voilà dynamités les 2 piliers essentiels sur lesquels repose, comme sur son unique socle, tout le monde bio (végétal, animal et humain) !
Tu veux savoir jusqu’où ça va ? Aux USA, il y a maintenant les sex –change treatment for transgender kids ou sex reassingnement . Ton môme de 8 ans aime se mettre une robe et jouer à la poupée : « Alors, tu aimerais être une fille ? » -« Ouais, chouette ! » « Bon, filons au CTC, tu deviendras une fille » Simple histoire d’hormones et chirurgie express pour changer ton pénis en vagin et le tour est joué. Tu ne pourras pas vivre une grossesse ? No problem. Tu achèteras des ovules et tu loueras un sein. Et le tour est joué !
En attendant leur ouverture chez nous, il faut déjà penser aux conséquences pratiques. Dans le pratico-concret, il faut supprimer la séparation des dortoirs dans les internats, des WC dans les lieux publics : intolérable discrimination ! Atteinte à l’unisexe. Ou bien mettre 5 portes suivant les genders. Et s’ils se multiplient ? Avant de pouvoir dire : « bonjour Monsieur, Madame ou Mademoiselle » à quelqu’un, je dois lui demander son gender ? A ton prof : « Vous vous sentez quoi aujourd’hui ? » – « Ah bon… femme ! Alors, bonjour Madame ! »
De fait, déjà dans les papiers administratifs de Chine et d’autres pays, il faut inscrire son gender. Plus de case pour Homme ou Femme. T’es obligé de jeter à la pâture du public ton orientation sexuelle . Tu ne peux même pas te situer selon ton identité. Intolérable atteinte à la vie privée. Viola de ta stricte intimité. Et si tu changes d’orientation, faut-il changer tous tes papiers ? Et si la police veut contrôler la véracité de ta réponse, comment tu vas prouver ton gender ? Quand c’était encore Homme ou Femme, au moins, c’était facile.
Non, mais ça va pas la tête ?

Trafiquer le langage, prostituer les mots.
Et à qui l’enfant doit –il dire « maman » ou « papa » ? Puisqu’il n’y a plus de différence, il faut inventer un mot bivalent : Ma-pa ? Pa-man ? N’importe quoi !
Dans les écoles, il faut banir les mots de garçons et de fille… « Dans ma classe, j’ai 14 bi, 8 homos, 3 hétéros et pour le moment, un seul trans. » Mais demain, ça peut changer, la nuit porte conseil, n’est-ce pas ?
Spet 2011 : « 2 organisations féministes lancent une campagne pour supprimer la mention « Melle » dans les formulaires, perçues comme discriminatoire, violant la vie privée. Mais avec l’obligation d’écrire ton gender, ce sera bien pire !
Les mots même de père/mère, enfant, frère, sœur, époux-se, fils/fille doivent être éliminés dans toutes les langues, le plus vite possible, sans parler du mot honni entre tous de famille. Cela puisque tous rattachés à ces 2 mots détestables entre tous : homme-femme . Et donc aussi, ipso-facto, ceux d’amour, don de soi, communion, etc…

On veut la parité dans tous les domaines, entre autres politique. Désormais, il la faut donc entre genders. Proportion égale au Parlement, au gouvernement, des hétéros, homos, bis et trans en attendant les autres annoncés. Un mandat sur 5 du Président, ça doit être un trans, etc… Vous les candidats à l’élection présidentielle, qui approuvez ou promouvez les genders, quel gender est le vôtre actuellement ? Avouez-le franchement pour gagner des voix ! Soyez cohérents avec vos théories !
Elèves, collègues, subordonnés, boss, ils m’appelaient Mlle. Ce matin, j’ai décidé : ce sera Mr. Ça vous dérange ? Mais respectez mes opinions, mes choix, ma liberté ! Mon sexe, mais j’en fais ce que je veux, non ? Ne m’enfermez pas dans vos catégories périmées, vos stéréotypes, j’ai le droit de faire des expériences, non ?

Je suis qui, je suis quoi moi? S.O.S. je coule !

Mais il y a bien plus dramatique que ces conséquences anecdotiques frisant le ridicule. A l’âge où l’ado est déjà tellement influençable, malléable, en pleine recherche de lui-même, en plein tâtonnement, archi-vulnérable, voilà que ça y est ! Le dernier verrou a sauté. Enfin ! Certitudes, normes, repères, balises : tous sont déjà dynamités les uns après les autres. Vérité-erreur, bien-mal, bon-mauvais, permis-interdit : tout cela c’est kif-kif bourrico. Restait un ultime repère. Le seul tenant encore, parce que de l’ordre de l’évidence absolue : parce qu’universel, de toutes les cultures, sociétés et religions du monde ( sauf quelques anomalies) : l’homme et la femme ! La sexualité devient fluctuante, polymorphe, modifiable à gogo. Régression vers la sexualité infantile au rêve androgyne : être à la fois ou successivement garçon et fille. Bref, le complexe Michaël Jackson .

L’ado déjà en pleine tempête d’identité, on va encore l’aggraver, en lui arrachant tout phare, toute ancre, tout port. Se débattant en s’enfonçant dans un marécage, non seulement tu refuses la perche qui pourrait l’en sauver mais tu l’y enfonces jusqu’au cou, si pas au-dessus de la tête.
Paradoxe : devant la déferlante de la délinquance juvénile, on veut réintroduire des cours de morale pour que les jeunes « sachent distinguer entre le mal et le bien » alors même qu’on leur inculque qu’il n’y a plus de différence entre l’homme et la femme ! Paradoxe : on décrète que l’hétérosexualité est simplement culturelle, – phénomène de société – mais on affirme que l’homosexualité, elle, est « naturelle », voire génétique.

Non ! mais ça va pas la tête ?

Bien sûr qu’il faut « devenir homme ou femme » – c’est l’évidence ! – mais à partir ce que qu’on est, de par sa conception, et non suivant le matraquage publicitaire, la mode sociale, les slogans des lobbies, les attraits subjectifs. A partir du donné d’origine, et non de l’imposé par la société. Bien sûr qu’une large part de l’image de la femme et de l’homme, de leurs rôles respectifs dans la société dépend de la culture, de la religion et des traditions (comparez notions, statuts, et condition de la femme dans l’Islam et dans le Christianisme .). C’est une évidence Mais cela ne touche pas à leur identité respective de base. Je veux devenir – effectivement ! – mais pleinement ce que je suis.

Mon corps ? Mais c’est quoi ce truc ?

On a déjà déconnecté sexualité et fécondité, le coït et le zygote, maintenant il faut à tout prix débrancher l’anatomie et la psychologie, le physiologique du psychique, alors que chacun sait et sent à quel point ils sont en continuelle interaction, ma biologie influant profondément sur ma psychologie.

Les différences physiologiques, en partie modifiables chirurgicalement n’ont rien à voir nous dit-on, avec les différences psychologiques qui en fait n’existent pas puisque simples normes sociales . Du coup, ton corps ? Simple truc ou plutôt gadget. Je peux jouer au garçon ou à la fille comme je veux.
Non ! mais veut –on fabriquer de la schizophrénie haute dose ?
« Les prédispositions du corps de la femme à la maternité deviennent un ennemi à combattre ( …) Cette a-sexualisation déconstruit la configuration de la personne humaine, en tant que père ou mère, époux ou épouse, fils ou fille ». (Peeters )
Bientôt, filles et garçons n’oseront plus s’embrasser ni se tenir la main, c’est vieux jeu. Le top ? French kiss mais à 4 lèvres féminines ou masculines scotchées.
Bientôt, – ne sachant plus qui elles sont, les filles seront complexées d’avoir vagin, utérus, sains, peau fine, et d’être soprano. Et les garçons d’avoir pénis, peau poilue, muscles saillants et être ténors. Les unes : honte de stocker des ovocytes, les autres d’éjaculer du sperme.
En Nord Amérique, déjà, des parents refusent de dire le sexe biologique de leur enfant pour ne pas l’emprisonner dans un stéréo-type et lui laisser le libre choix.
Paradoxe : tout le matraquage pornographique mise sur l’excitation de notre sexualité physique, l’exacerbation de nos pulsions charnelles et la provocation à l’orgasme, mais en misant principalement sur l’irrésistible aimantation mutuelle des corps masculins et féminins signe que ces pornocrates et porno-traficants savent bien que l’immense majorité en est encore à cette hétérosexualité déphasée, et donc c’est encore le plus rentable. Pour le moment !

Tu la construis sur un marécage, ta maison ?

Ça y est, le coup de bélier final pour déconstruire, donc dé-truire la famille est asséné sur le mur déjà fissuré de partout. Depuis 20 ans tout à déjà été fait pour la fragiliser, la miner, la saper. Ne restait plus que cela : décider que l’homme et la femme, l’attraction mutuelle n’est que… culturelle, « politiquement modifiable ».

Si l’homme et la femme sont interchangeables suivant les modes du moment, alors la famille est à dimension sans cesse variable. Si l’autre personne n’a aucune identité sexuelle fixe, stable, définitive, si ses comportements varient au gré de ses phantasmes, comment construire une relation et surtout une vie avec elle ? N’importe quel jour, je puis la plaquer, puisque je ne suis plus ce que j’étais lors de mon mariage, ni l’autre non plus. Et de toutes façons, j’ai décidé de changer d’orientation.
Et ça y est ! L’homme comme la femme ne doivent plus faire aucun effort pour essayer de comprendre l’autre puisqu’il n’y a plus aucune spécificité particulière, aucune altérité à découvrir, à essayer de comprendre. Alors tu projetteras sur l’autre tes propres idées, sentiments, approche des choses, bref, ta propre psychologie. Et ce sera l’échec de toute relation, l’enfer des incessants quiproquos, mésententes, donc mésalliances…
L’indifférenciation aboutit à un nivellement, donc à un appauvrissement total, de toutes les richesses respectives, ipso facto ratiboisées. Ne restera plus que des individus asexués et stériles.
Et voilà dynamitée cette admirable bi-polarité masculin-féminin, où l’altérité conditionne la fécondité, où la spécification permet la communion, où différence engendre une descendance.

Et ton môme dans tout ça ?

Dans le domaine étroitement connexe de la vie, même subversion anti-scientifique.
Après avoir débranché parenté biologique et psychique, maintenant sexe biologique et sexe psychologique. On avait libéré la femme de cette maternité qui est une aliénation de la féminité (Beijing ONU). Maintenant, il faut libérer la sexualité en tant que telle de sa « matrice hétéro » (Butler). Paradoxe : c’est quand la science a démontré depuis 50 ans tout ce que vit l’enfant in sinu, qu’on ose déclarer froidement : aucune incidence négative pour un enfant conçu in vitro de spermatozoïdes et d’ovules achetés (tarifiés d’après le QI des vendeurs), transbahuté dans un ventre loué ou squatté quelques mois, arraché à sa maman porteuse par l’acheteuse ( au risque de procès si pas conforme à la commande) et en fin de parcours, devant parfois dire Maman à un monsieur barbu à la soixantaine ayant 2 papas ou 2 mamans… L’enfant en pâtira ? Non, voyons ! C’est encore l’imagination des stupides chrétiens. L’enfant sera merveilleusement épanoui. Il ne connaîtra jamais ni ses origines ni son patrimoine héréditaire, ni son premier berceau. : aucune importance ! La grand-mère prête son sein à sa petite fille ou vice-versa, on conçoit avec du sperme de l’oncle décédé voici 50 ans : comme c’est merveilleux ! Les analyses psychologiques, c’est périmé. Vive le génie génétique !
On frise la folie eugénique dites-vous ? Et alors ? Hitler aurait pu éliminer in utero, les races tziganes et juives évitant Auschwitz et Treblinka. Elimination aseptisée ! Vive le progrès !
Zigouiller proprement les « non économiquement rentables » par rapide injection léthale, sans consentement de personne : génial pour régler la crise économique ! Eliminer les enfants encore zygotes, présentant un infime défaut de fabrication : fantastique pour éviter des gens à charge de la société ! Vive la science !

Dites- vous vraiment : vive la science à propos d’Hiroshima et Nagasaki ? A propos de Treblinka et de Karaganda ? Non pas une mégapole visée, mais toute la race humaine en tant que telle. Ravalée qu’elle est au rang d’animal, légèrement plus sophistiqué ? Toutes les expériences sur le rat, doivent être faites sur l’enfant : où est le problème ? Je pose la question : l’implosion génétique n’est-elle pas incomparablement plus meurtrière que l’explosion atomique ?
Je dis : meurtrier. Mais le diagnostic est plus précis : suicidaire. On s’inquiète du nombre galopant de suicides, des enfants aux personnes âgées : mais n’est-ce pas le symptôme dramatique du suicide collectif de l’humanité.
Nous nous préparons des lendemains terribles car « comment construire une société sur des variables fluides de désirs flexibles » (M. Peeters). Dites-le moi ! Nous provoquons de vrais « psycho-pathologies sociales » (Anatrella). Il en est comme des médicaments mis sur le marché sans tests suffisants sur la durée. 20 ans après, ce sont les procès. Je donne rendez-vous dans 20 ans avec ces enfants issus de tels procédés ou formatés par les théoriciens du gender.

Scientifique ? Mythique plutôt !

L’imposture :

présenter cette thèse, cette opinion comme…. scientifique ! Enseignée ex-cathedra non en philo, (comme une opinion à débattre), mais en cours de .. science ! Des sornettes à la …. Sorbonne ! Est-on encore dans un pays civilisé ?
Et voilà, balayé d’un trait de plume tous les acquis scientifiques les plus récents. On est capable de détecter si des ossements de plusieurs millénaires sont ceux d’un homme ou d’une femme : mais non, aucune différence ! On sait tous maintenant et parfaitement que la femme a 2 chromosomes X et l’homme 1 X et 1 Y, ce qui inscrit dans nos gènes des caractéristiques non seulement anatomiques mais psychologiques immuables. Les psys de tous bords avec des milliers d’études scientifiques ont admirablement démontré l’impact psy des organes physiologiques. Mais non, ces psys se sont tous gourés ! Tout juste s’ils ne sont pas traités d’imposteurs, sinon de criminels. Vous vous rendez compte ? Ils sont –du jour au lendemain – devenus politiquement incorrects ! Oser aller contre la sacro-sainte opinion publique ! Celle-ci formatée par les medias, eux-mêmes noyautés par les petits lobbies que l’on sait. Scientifique vous avez dit ? Non ! Mais un peu d’esprit critique, voyons ! Si vous ne voulez pas dévaloriser les mots, humilier les vrais scientifiques

Conscience, évidence et bon sens : implosés !

Mais cette pseudo-science engendre l’inconscience, pire : le non-sens dynamitant le simple bon sens humain, violant la conscience des personnes dans leur intimité.

Derrière tout cela, je pose le diagnostic : la rébellion du virtuel contre le réel. Le refus absolu de ce qui EST, de ce qui existe. Que cela me plaise ou non.
L’objectif, et donc l’objectivité n’existent plus. Ne restent que les aléas de ma subjectivité. Et derrière ce qui EST, Celui qui EST. L’Existant par excellence. On lui a déjà arraché la vie, dont Il est la seule source. Les 2 moments qui n’appartiennent qu’à Lui seul : le commencement et la fin d’une existence. Et voilà qu’on lui retire violemment ce qui touche à l’amour, source de la vie. On lui brise son chef d’œuvre entre tous, le point précis dans tout le cosmos où la Trinité en tant que telle se manifeste, comme en un sacrement.
N’est-ce pas la rébellion originelle contre le Créateur, en tant que Créateur. Le refus absolu d’être créature. Devenir le Créateur, le singer, pire, l’usurper. M’emparer de sa création, moi. La manipuler à ma guise à moi. . En faire ce que je veux, ce qui me plaît moi, ce que je décide, moi. Répartir l’animal entre mâle et femelle, l’humanité entre Adam et Eve : quelle stupidité ! Faire qu’un enfant soit conçu par un homme et une femme : bêtise ! Vouloir qu’un enfant se construise, se structure grâce à cette double polarité : ridicule ! Il faut refaire tout cela ! Ce que je décrète, cela est fait. Je change les mots, et voilà la réalité changée. Ma seule intelligence suffit à faire du réel. Me voilà tout puissant ! Bref ! telle est la « virtualité » post-moderne.

Et voici un(e) dieu : un(e) individu solitaire et narcissique.

Conséquence autrement plus grave, s’il était possible : c’est l’image même de Dieu qui en est détruite dans l’esprit de l’homme. « Faisons l’homme à notre image : homme et femme il les fit ». C’est précisément cette différence complémentaire inscrite jusque dans nos anatomies qui est la révélation, la manifestation dans notre chair d’un Dieu qui n’est pas individu isolé et solitaire, mais circulation d’amour – d’un amour donnant la vie – entre Personnes différentes, et donc complémentaires.
D’où la révolution « Wotylienne » à 380 ° : les organes génitaux différents ne réfèrent pas l’être humain à l’animal, mais à la… Trinité ! L’unisexe renvoie à une mono-divinité lointaine, et non à une famille. En ne voyant qu’un homme ou qu’une femme, je ne sais pas qui est Dieu : un papa avec un cœur de maman … Plénitude du masculin et du féminin. Tout ce qui touche à l’identité spécifique de l’homme et la femme, brise l’image même de Dieu. En défendant leurs différences, donc leur complémentarité, nous protégeons Dieu de tous les masques dont on l’affuble, de toutes les caricatures dont on le défigure.
Et voilà dynamité ce chef d’œuvre de tous les chefs d’œuvres du Créateur, le sommet même de la Création, ce qu’il y a incontestablement de plus divin dans tout le cosmos, ce que plus de 13 millions d’années d’évolution du cosmos préparaient, comme se prépare un berceau pour y recevoir le trésor de tous les trésors : la personne humaine.
Bref, quand on ne sait pas qui est l’homme et qui est la femme, on ne sait pas qui est Dieu.
Car, seulement là où l’altérité conditionne la fécondité, là se trouve la Trinité.
Et par ailleurs, en niant l’humanité au corps sexué, je renie la réalité bouleversante de Dieu venu épouser ma chair, vivre au-dedans d’un corps charnel avec un visage unique au monde.

Le christianisme n’est –il pas la religion la plus réaliste qui soit ? Elle est celle du corps et du visage. Dieu est allé jusqu’à prendre notre corps charnel, s’est laissé voir sur un visage. L’Eglise se battra jusqu’au sang pour défendre, protéger, garder en son intégrité l’intime inter-connexion de l’âme et du corps, comme la si profonde corrélation de l’homme et de la femme.
Bref, par le biais de cette distorsion du sexe, c’est la double réalité de la Trinité et de l’Incarnation, visée par le prince du mensonge.

Une subversion internationalement orchestrée ?

Cette première timide percée officielle dans nos écoles, nous stupéfie. Mais cela fait plus de 20 ans que les tenants de cette théorie ont commencé à conquérir le monde sous des dehors soft. En fait, il s’agit d’une véritable opération internationale, calculée, orchestrée, programmée et visant à conquérir la planète, comme tous les totalitarismes et se voulant définitive. Cela fait partie intégrante du nouvel ordre mondial. Mais comme cela peut heurter les mentalités arriérées, dans un premier temps, on y va cool, sans coup férir. D’où l’effet surprise chez nous.. où ils comptaient passer à notre insu par simples insinuations.

Mais on regarde de haut les prophètes. Ils dérangent notre train-train. Alors, on voudrait les bâillonner. On y réussit parfois. Car si on les écoutait, on devrait monter au créneau. Et c’est plus agréable de rester devant sa télé dans un fauteuil.

« La mondialisation du gender, en tant que processus de transformation culturel subtil et manipulateur est un des mécanismes les plus performants de la révolution sexuelle et culturelle occidentale. » Véritable entreprise de « déconstruction anthropologique opérée par des ingénieurs sociaux radicaux venant d’ailleurs. Il s’impose comme priorité transversale de la coopération internationale, s’intégrant – depuis Beijing – au cœur des politiques internationales, régionales, nationales et locales. Butler fait appel à l’action subversive, à la mobilisation des agents de changements faisant proliférer les genres et les identités dans la culture. »
« Nous sommes en présence d’un projet intégré de déconstruction systématique de la société humaine et de l’homme lui-même. On commence par déconstruire le langage, ensuite la référence à des valeurs, en leur substituant des « valeurs » définies au terme d’une procédure consensuelle. Par là s’instaure la dictature de la tolérance (…). Il s’agit de déconstruire la société internationale imprégnée d’un idéal démocratique, de déconstruire l’Eglise car son message réaliste, prophétique, et critique est aux antipodes de l’agressivité et de la mort. Enfin de déconstruire le droit, qui l’idéologie veut rendre étranger aux valeurs, aux personnes, à la société civile, et politique, ainsi qu’à la religion. Le terreur douce a besoin de procéder à ces déconstructions en cascade –au lance-flamme- pour se déployer »

Cela fait déjà des années que des compétences reconnues courageusement nous alertent .

Une bombe à retardement pour l’Islam, le Judaïsme, l’Afrique et l’Asie

Pense-t-on aux répercussions d’une telle idéologie sur le monde juif et le monde musulman ? Déjà l’avortement, l’euthanasie, la promotion de l’homosexualité jusqu’à l’adoption d’enfants par des personnes homosexuelles, les mères porteuses, les manipulations génétiques jusqu’au clonage, etc.. heurtent violemment leurs convictions les plus profondes, mais ici, cela va être la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Toi, gendersphile, je te pose la question toute bête : si l’homme et la femme n’avaient vraiment aucune identité, tu ne serais même pas là. Vous n’existeriez même pas ! De même si un seul de tes ancêtres avait été homosexuel (les manipulations génétiques n’existant pas encore).
Une question : Pourquoi donc les musulmans fondamentalistes sont en révolte contre l’Occident ? Précisément parce que moralement décadent, sans plus aucune éthique et maintenant perdant le simple bon sens humain, porte ouverte à ce qu’ils considèrent comme des aberrations, des abominations. On comprend qu’ils en soient horrifiés, sans admettre bien sûr la violence de leurs réactions. (Avec cette ambigüité catastrophique que pour eux tout ce qui est occidental est chrétien !!) D’où le rejet total du Christianisme). Paradoxe : au moment où nous nous voulons – heureusement- accueillants aux musulmans modérés, voilà que nous sommes en train de faire le lit de l’intégrisme islamique intolérant et arrogant.
Nous faisons du choc frontal de civilisation un électro-choc redoutable. Nous nous préparons des bombes.
C’est donc avec tous les musulmans (encore) modérés, ouverts, tolérants pour les pays qui les accueillent, que nous devons lutter ensemble pour sauver l’être humain en tant qu’être humain. Ne sont-ils pas tous nos frères en humanité ?
Mais aussi avec tous les Juifs, heurtés au plus profond par des pratiques qui attaquent de front ce qu’ils ont de plus sacré : la révélation de la Personne même de Dieu, et ses commandements : code de la route pour toute l’humanité.
C’est tous – musulmans, juifs et même athées de bon sens – qu’il nous faut défendre les valeurs de la vie, de la famille et de l’amour, intolérance et violence en moins, bien sûr. Ce n’est pas le christianisme qui est en jeu, mais l’humanisme, tout simplement.
Pense-t-on à l’écœurement scandalisé des immenses populations non encore intoxiquées par nos virus délétères en Asie, Afrique, Amérique Latine ?
Au Congrès de Bejing 5 à l’ONU, leurs délégués s’étaient massivement prononcés contre les aberrations que certains lobbies occidentaux voulaient imposer à ces peuples, sous-entendu : à condition de subsides onusiens. Pourtant, par précaution, le gender était en sourdine. Avec ces peuples, nous creusons encore davantage le fossé Nord-Sud. Non plus seulement économique, mais maintenant idéologique.

Nous comptons plus que jamais sur ces peuples dont le bon sens humain est encore vivace, avant d’être miné par nos idioties.
Et je leur fais confiance. Jamais nous n’arriverons à éradiquer chez eux le sens inné, enraciné depuis des millénaires de la paternité/maternité, de la famille.
Mais c’est une course contre la montre. Les pressions sont violentes pour leur faire adopter nos mensonges. Déjà, en Afrique, des « ministères de la famille » sont rebaptisés : « des genders ».
On pourrait y ajouter les pays d’Est- Europe (encore traumatisé) par les deux plus terribles totalitarismes de l’histoire, et qui redoutent de retomber dans une idéologie niant leurs cultures à racines chrétiennes. Au Parlement Européen, nous comptons sur leur courage et leur détermination pour nous libérer de la nouvelle dictature.
Je leur fais confiance. Ils savent dans leur chair ce que veut dire résister contre un totalitarisme idéologique

Le consensus… dictatorial : violation du droit d’être homme ?

Cette révolution à 380 ° dans la conception même de l’être humain, jamais absolument jamais mis en cause depuis le Neandertal, voici qu’il nous est imposé, tout à coup, du jour au lendemain.
On affirme tout à coup comme une évidence scientifique ce qui n’a jamais même traversé l’esprit de l’homme depuis les origines !
On jette aux orties les certitudes les plus flagrantes pour les hommes de toutes civilisations et de toutes les époques !

Cela sans le moindre débat public, le moindre référendum, la moindre consultation des parents, jeunes eux-mêmes, psys de différentes disciplines, médecins, éducateurs, pédiatres, scientifiques. Subrepticement .
Mine de rien, on inocule le virus dans le cerveau encore mou de nos ados. Vrai matraquage de cervelle. Mais bon sang, pour qui les prend-on nos lycéens ? Pour des cobayes ? Croit-on vraiment qu’ils vont gober ces vipères sans réagir ?
Au détour d’une page de manuel ou d’un formulaire à remplir. Tout est fait pour éviter toute discussion c’est le « consensuel » imposé. Méthode la plus anti-démocratique qui soit quand on voit comment la famille est plébiscitée, de sondage en sondage .
Cela dans un pays qui se targue de démocratie, jusqu’à faire la leçon aux régimes dictatoriaux.
Cette idéologie se mue en véritable dictature. Ses promoteurs sont intolérants, intransigeants, péremptoires. Ils n’admettent aucune réplique, aucune opinion contraire.
Bientôt, on sera mis en prison pour oser dire que tout de même un homme c’est pas tout à fait la même chose qu’une femme . Que finalement, devant les choix tous azimuts proposés, je préfère (si je suis un homme) coucher avec une fille et même – ô crime – faire ma vie avec une femme, et crime au carré – avec une seule femme ! Intolérable !
En attendant, te voilà ridiculisé, marginalisé comme un être bizarre. C’est la nouvelle exclusion. Et si un ado courageusement ose contredire, ou simplement manifester son désaccord : éjecté ! Voyons donc : c’est contre le ministre de l’Education nationale qui a approuvé ce manuel, contre le Président de la République qui tacitement a consenti, donc contre la nation, contre le peuple. Ah ! si seulement la guillotine ou Cayenne existaient encore ! Ceux qui osent s’opposer à la révolution sexuelle et génétique sont ipso facto hors-la-loi. Le peuple n’a pas été consulté, mais cela ne fait rien, ils sont contre le peuple. Et cette race de cathos, c’est les chouans réincarnés. Bons pour la boucherie. Enfants et femmes compris !
En ce cas, autant imposer dans nos classes d’autres thèses et théories de sectes pendant qu’on y est…

On croyait les universitaires et les lycéens en 1ere seuls visés. On se disait : finalement, ils auront assez de sens critique pour réagir. Mais voici que le primaire est du même coup atteint. En Belgique, Canada, USA, Australie, on matraque les enfants avec ces genders, leur donnant pleine liberté de choisir. Oui, les enfants. Même insinuation à travers, entre autres, le DVD : le baiser de la lune. Subtile vulgarisation, sinon perverse initiation aux rapports homos. Oui, voilà nos enfants une fois de plus, cibles des destructeurs d’humanité. Je pose la question tabou : n’est-ce pas de l’ordre du viol psy de mineurs ?
En Lituanie, au pire de la persécution stalinienne, 2000 courageuses mamans ont osé écrire au Kremlin : vous nous arrachez nos enfants. Ce sont les nôtres. Nous les protègerons jusqu’au sang. Même les animaux défendent leurs petits au prix de leur vie.

SOS aux hommes et femmes de bon sens.

SOS ! A vous les médecins, pédiatres, psychothérapeutes, psychanalystes, psychiatres, scientifiques de tous bords, de tous courant philosophique, de toute option religieuse : je fais appel à votre science, mais une science non divorcée ni de la conscience ni du simple bon sens. Comment osez-vous ne pas réagir – massivement- unanimement – devant des aberrations pareilles ? Etes –vous à ce point paralysés, terrorisés ? Risquez-vous vraiment la prison ou la déportation comme sous le totalitarisme soviétique ? Mais oui, vous allez peut-être bientôt risquer votre carrière, votre réputation, vos subsides et votre salaire comme cela a été le cas dramatique du plus grand généticien moderne : le professeur Jérôme Lejeune . Mais ayez son noble courage !
Et vous, éducateurs, enseignants, pédagogues, professeurs, qui savez encore un peu qu’un garçon et qu’une fille c’est tout de même pas tout à fait kif kif, que cela n’étudie pas, ne pense pas, ne ressent pas, ne vibre pas, ne réagit pas exactement de la même manière.
Et vous, parents, qui depuis leur naissance, savez par expérience que votre petit n’est pas identique à votre petite, même si vous avez pu rêver d’une fille alors que c’était un garçon et vice-versa : réagissez, vous aussi ! Tous ensembles !
Puisque l’Etat s’immisce ainsi dans la conscience des personnes, celles-ci ont le droit strict à l’objection de conscience.

Si en France, ne fut-ce que 5000 familles chrétiennes, juives et musulmanes, 20 000 médecins, psys, éducateurs faisaient objection de conscience, refusant net d’envoyer leur fils, leur fille au lycée, ou d’y enseigner, si toutes les écoles dites catholiques (+ de 50 % en Bretagne) menaçaient de fermer…. le ministre de l’éducation serait acculé à supprimer cette supercherie.
Imagine-t-on le cas de conscience pour un prof : devoir inculquer une idéologie pour que l’élève réussisse son bac, si la question y revient, alors qu’en conscience, il ne peut y adhérer et ne peut se taire par simple honnêteté intellectuelle et respect pour ses élèves
Le pieu fissurant tout le système communiste et sa dictature mondiale, a été le peuple polonais. Pourquoi ? Parce que 95 % du peuple était dans la résistance passive, non violente. Ils ont remporté la victoire, haut la main.
Etre un seul homme pour sauver l’homme. Etre unanime pour lutter contre un régime s’imposant par la ruse et aussi par la force. La force des lobbies (largement financés), relayés par les toutes puissances médiatiques, terrorisant un public naïf, gobant tout comme parole d’évangile.
Ce qui est vrai de l’amour à protéger l’est aussi de la vie à défendre, et donc de la famille à sauver. Cette affaire de gender met le comble au ras-le-bol. Exaspère notre exaspération.

archange_web-2.jpg

Jeunes ! Pour sauver l’essentiel, soyez rebelles ! Soyez libres !

A Madrid, ce soir-là, j’ai dû continuer : « Rebellez-vous contre la corruption, l’égoïsme, l’orgueil, l’impureté, le mensonge, la jalousie, l’injustice ! Entrez en résistance ! Soyez indignés ! »

A vous d’être le fer de lance de la rébellion de la Vérité, de l’Amour, de la Vie contre tout ce qui peut les pervertir les détruire ou simplement y nuire. Ne vous laissez pas embobiner, rouler dans la farine, manipuler. Soyez intelligents ! Perspicaces !
Exercez cet esprit critique, qu’on encourage dans les autres domaines. Réfléchissez ! Pensez par vous-mêmes ! N’hésitez pas à exprimer votre opinion- perso. Courageusement. Calmement. Pacifiquement. Discutez. Argumentez. Suscitez un sain débat. Exigez qu’on vous écoute. Qu’on vous respecte surtout. Si un enseignant t’insulte, te méprise, te ridiculise devant la classe, te descend en flèche, réfères –en au directeur de l’établissement. Quitte à être fiché, stigmatisé. N’est-ce pas une forme de martyr ? A vous alors toute la Gloire de Dieu, la fierté de l’Eglise, la joie de Jésus !
Si on te force à écrire ton soi-disant gender sur un formulaire d’administration (quel qu’il soit), fût-ce (bientôt) le passeport, refuse net ! Tu écris : homme ou femme. Basta !
Surtout, la plus efficace des résistances, est celle de ton comportement, attitude, manière d’être. Sois fier et heureux d’être garçon si tu l’es, d’être fille si tu l’es. Cela tout simplement, joyeusement, paisiblement. Récuse cette angoissante crise identitaire que secrète la société. Tu es homme : grandis dans ta grâce spécifique masculine, père et époux dans la plénitude du terme. Tu es femme : épanouis-toi dans ta beauté spécifique féminine. Pour être un jour pleinement épouse et mère, fière et heureuse. Récuse les modèles ambiants. Rejette les canons imposés, l’idolâtrie des marques, la tyrannie des modes.
Alors, vous serez dignes de vos jeunes frères, rejetés socialement, brimés, persécutés pour leur foi en tant de pays, ou réfugiés à tout jamais loin de leur terre ancestrale. Leur seul crime ? Aimer une certaine Personne, nommée Jésus.
Voici juste 20 ans, à la JMJ de Czestochowa, la toute première où enfin les jeunes de l’Est pouvaient rejoindre leurs frères de l’Ouest, après 50 ans de dramatique séparation – Jean-Paul II, en substance : « Jeunes de l’Occident, je vous donne en exemple vos frères de l’Est qui ont tant souffert pour leur foi. Maintenant à votre tour… ». Et à l’avant dernière JMJ en Espagne, à Compostelle, un journaliste lui pose la question : « Qu’êtes-vous venu faire ici ? » Réponse du tac au tac : « Je suis venu saluer les martyrs du 3ème millénaire. » Il ne croyait pas si bien dire.
Ce courage vous en êtes totalement capables. Vous êtes bien plus forts qu’on vous le dit, bien plus intelligents que vous le pensez. On a trop minimisé vos capacités de résistance. Trop anesthésié votre sens inné de la vérité, trop souillé votre instinct de la beauté.
Vous serez alors dignes des héroïques jeunes résistants – tel le capitaine Tom Morel – qui ont refusé que leur pays soit réduit en esclavage. Ils ont combattu, pour cette liberté que vous connaissez maintenant. Pour combien de temps encore ?
Ils ont payé le prix fort. Ils sont les grands vainqueurs. L’enjeu alors : refuser l’idéologie totalitaire déshumanisant l’homme. Aujourd’hui est ce tellement différent, avec cette imposition de la pensée unique politiquement correcte ?

Résister, c’est exister. Exister, c’est résister.

Bravissimo à tous ceux qui ont vigoureusement réagi. A vous les 80 députés – et 120 sénateurs – après Christine Boutin, et Elisabeth Montfort, vous faisant la voix de tant de sans voix. Aux dizaines de milliers qui ont signé diverses pétitions. Aux directeurs d’établissements scolaires qui n’ont pas eu peur de réagir, spécialement aux AFC, à l’Enseignement catholique.
Le gender, ce n’est qu’une mode qui vite passera (comme Halloween), car on ne peut longtemps construire un Etat sur des mensonges. Toutes les idéologies se sont écroulées, les unes après les autres. Mais grâce aux résistants, aux martyrs , aux non-conformistes. Erreurs et mensonges : tous passeront : la Parole de Dieu demeure, son Eglise traverse les siècles et la barque de Pierre tempêtes et orages.

Avant qu’il ne soit trop tard et pour qu’il ne soit pas trop tard.

Oui, réagissons. Redressons-nous ! Résistons ! Avant que nos révoltes ne déclenchent la révolte de Dieu contre ce qui détruit sa tant aimée humanité. Avant que nos colères d’ados gâtés, ne provoquent sa Colère de Père rejeté. En tout cas, moi je suis indigné, révolté, écœuré. Il m’arrive d’en être réveillé la nuit. Quand l’enfant dans son innocence, l’ado dans sa fragilité, le jeune dans sa vulnérabilité sont ainsi trompés, quand on leur ment, quand on leur vend de la nourriture empoisonnée, comment dormir tranquille ?
Avec tant et tant de parents, d’éducateurs, je n’en puis plus de voir tant de jeunes déjà abîmés, blessés, traumatisés, ou simplement déstabilisés, désorientés, dé-routés ( sur le bas-côté de la route ou dans le ravin). Et que tout semble fait pour qu’ils le soient encore davantage. Je crie : non et non ! Stop à la destruction ! Arrêtez de tirer ! Détruisez vos obus, désamorcez vos grenades ! Ils ont déjà fait assez de dégâts. Tous ce gâchis, ne suffit-il pas ?
Pourquoi ? Mais pourquoi donc cet acharnement à détruire la famille par tous les moyens ? Veut-on vraiment créer des sociétés saccagées par la délinquance, la violence, le crime ? N’y a-t-il déjà pas assez de familles en ruines, d’enfants et d’ados désespérés parce que non aimés et dont la violence est le seul cri ?
N’avez-vous donc pas d’enfant à vous pour que vous massacriez ceux des autres ? N’avez-vous donc jamais rêvé d’une famille unie, d’une épouse fidèle, pour bombarder ainsi nos familles ?
Arrêtez ! Convertissez-vous ! Mettez-vous à re-construire après tant de ruines. La guerre à l’humanité, déclarez-la terminée. Au moins une armistice. Que nous puissions reprendre souffle. On n’en peut plus ! On en a marre ! On sursature !
Pitié, pitié, pitié pour ce continent jeune suffisamment mitraillé.
Je tremble pour vous. La mort, ça vient vite. N’importe où, n’importe quand. Peut-être demain. Personne n’échappera au jugement. Je ne veux pas que vous ayez du sang sur les mains. Je veux vous éviter un mauvais quart d’heure devant un certain Enfant.
Cet Enfant, cet Ado, ce Jeune qui sait ce qu’est l’enfance, l’adolescence et la jeunesse pour les avoir lui-même traversés. Mais qui est aussi le Maître de l’histoire, le Seigneur de notre humanité, prunelle de ses yeux.
Et qui a osé déclarer : qui touche à un enfant, c’est Moi qu’il touche !

L’Artiste génial nous a tellement créés Homme ou Femme que nous le serons en plénitude éternellement. Au Ciel, Jésus demeure à tout jamais un homme, l’Homme par excellence, et Marie une femme. En ce Ciel où les genders n’auront plus cours.
Au Donateur de vie, à la Source jaillissante de l’amour, à lui seul, le mot de la fin, la victoire de demain.
Donc, à nous dès maintenant sa victoire. Combattons en grands vainqueurs que nous sommes déjà. Sans peur, sans honte, sans reproches. En chevaliers de la vie. En acteurs de l’amour. En témoins de la beauté. En serviteurs de la Vérité.
Vie, amour, beauté, vérité qui se manifestent dans cette cime lumineuse de tout le cosmos : l’homme, la femme et l’enfant : icône vivante de la famille Trinitaire. Plus haut chef d’œuvre du cosmos parmi toutes les galaxies, prunelle des yeux de Dieu.

Père Daniel Ange

29 septembre 2011
Fête de Saint Michel
Prince des armées célestes.

L’avortement est pire qu’Al Quaïda

Lord Nicholas Windsor, duc de Kent s’est marié au Vatican, il est aujourd’hui père de famille :

Nic « Je voudrais m’arrêter spécialement sur un sujet et une pratique qui constitue le déficit moral qui est à lui seul le plus dommageable dans la vie contemporaine : l’avortement de nos enfants à naître.

6a00d83451619c69e20148c70be512970c-320wi.gif

Il s’agit d’une cascade de destructions, historiquement sans précédent, frappant les individus : des fils, des filles, des sœurs, des frères, de futurs époux et amis, des mères et des pères – détruits sous la forme de ceux à qui nous devons, très simplement et très certainement, la plus grande solidarité et le plus grand devoir de soins parce qu’ils sont les plus faibles et les plus dépendants de nos frères en humanité.

Tous les autres aspects de la vie des êtres humains qui nous entraînent à nous engager dérivent de ce fait qu’on ne peut pas fuir : il faut d’abord qu’il y ait ces vies humaines pour que nous puissions nous en préoccuper. En négligeant ce fait évident de la dette que nous devons, immédiatement, à l’enfant à naître – qui doit pouvoir naître (et n’oublions pas que nous aurions tous pu subir le même sort avant notre naissance), les instincts les plus profonds de l’humanité sont piétinés et détruits.

Cela n’était qu’un éclair improbable dans les yeux des plus radicaux et des plus progressistes des penseurs et des activistes d’il y a un siècle. Aujourd’hui l’avortement légal et permissif est une réalité de la vie si profondément insérée et si complètement normalisée dans notre culture que – et voici l’aspect le plus insidieux de cette normalisation – qu’elle est devenu invisible dans le cadre politique européen. Même le fait d’en parler est devenu le premier tabou de la culture (…)

Le sophisme est énorme : si je choisis et si je désire mon enfant, alors, ipso facto, je lui ai concédé le droit de vivre, et il vivra. Mais l’inverse est également vrai, par un moyen qui n’est ni plus ni moins que mon choix : le pouce de César est levé, ou bien il est baissé. Et quand il s’agit d’exporter cette idée, nous le faisons avec zèle et détermination à travers des institutions et l’Union européenne.

Cette façon de nous accorder le droit de tuer sans raison, chaque année, des millions de nos enfants au début de leur vie, la voilà, la question des questions pour l’Europe. La pratique de l’avortement est une blessure mortelle au cœur de l’Europe, au centre de la culture hellénique et judéo-chrétienne°.

Du souffle au choeur

En ce 8 décembre 2010 la Vierge Immaculée nous a fait un grand cadeau: le film qu’elle nous a offert est un merveilleux hymne à la vie, à la joie, au courage, à la créativité et, avant tout, un formidable hommage à Dieu!

A voir sans modération, faites-en profiter tous vos amis!

http://www.ktotv.com/videos-chretiennes/emissions/nouveautes/les-grands-entretiens-jeanne-barbey,-du-souffle-au-choeur/00052272

La distribution du préservatif: un crime contre l’humanité… par le Cardinal Sarr

Dans une déclaration, le Cardinal Sarr, président de la Conférence Episcopale Régionale de l’Afrique de l’Ouest, déclare le 29 mars 2009 :

« Nous avons été tous surpris et étonnés de la façon dont une phrase du Saint-Père a été totalement sortie de son contexte proche et lointain pour devenir le motif récurrent de toutes les émissions de RFI et d’autres médias français sur le premier voyage apostolique du Saint-Père, le Pape Benoît XVI, en Afrique. Le comble est cette occultation systématique des autres idées de l’interview et la minimisation de tout ce que le Saint-Père s’est efforcé de communiquer comme espérance à l’Afrique, tant au Cameroun qu’en Angola. A cela précisément ne devrait-on pas reconnaître que c’est à l’Eglise et à sa mission évangélisatrice que les acteurs de l’ombre s’en prennent ? Nous, évêques de la Conférence Episcopale Régionale de l’Afrique de l’Ouest (CERAO), nous avons pris la mesure de l’événement et nous tenons à déclarer à tous ce qui suit :

[…] On n’arrivera pas à bout du Sida, en cassant les ressorts spirituels et moraux des hommes, surtout des adolescents et des jeunes, en les fragilisant et en faisant d’eux des paquets de désirs sexuels sans les régulateurs prévus par le Créateur. C’est un crime contre l’humanité que de priver l’enfant, l’adolescent et le jeune de l’entrainement à la maîtrise de l’esprit sur le corps et ses pulsions qu’on appelle éducation sexuelle. En ce sens, les slogans publicitaires et la distribution de préservatifs pourraient n’être qu’irresponsabilité et crime contre l’humanité. […]

Il est sacrilège selon nous, du simple point de vue de notre culture africaine traditionnelle, pour ne pas encore parler de la foi, que des fils et des filles d’Eglise qui se prétendent catholiques s’en prennent au Pape avec vulgarité, arrogance et injures, comme certains journalistes d’organes français et certaines personnalités françaises, espagnoles, européennes, se sont permis de le faire. Nous déplorons et condamnons ces propos irrévérencieux et injurieux. […]

Nous déplorons et nous condamnons cette prétendue responsabilité vis-à-vis de l’homme noir qui n’aurait de solution que mécanique à un problème aussi vital qu’est la sexualité pour tout homme et donc pour l’Africain lui aussi. […] Nous déplorons et dénonçons le crime, venant du fond des âges, où l’on traitait nos frères et nos sœurs en marchandises et en « biens meubles » (Le Code Noir, Art. 44), et qui aujourd’hui consiste à s’acharner à penser pour nous, à parler pour nous, à faire à notre place sans doute parce qu’on ne nous croit pas en mesure de le faire par nous-mêmes. »

Convertissez-vous et croyez à l’Evangile

par Monseigneur Jean-Pierre Cattenoz, Archevêque d’Avignon

rubon13-2d422.jpg

Devant des chiffres accablants, devant une actualité brûlante sur de nombreux sujets sensibles, au moment où notre pays prend la présidence de l’Union Européenne, au moment où notre pays s’apprête à prendre des décisions graves touchant à la vie, je ne peux garder le silence.

Évêque, successeur des apôtres, appelé à être témoin du Christ et de son l’Évangile, je voudrais inviter tous les chrétiens de mon diocèse, tous les hommes politiques, tous les hommes de bonne volonté et je pense tout particulièrement aux parents, tous je vous invite à avoir le courage de regarder la situation en face pour reconnaître tous les « non à la vie » qui ont marqué l’histoire de notre pays et de l’Europe depuis plus de quarante ans.

Nous avons une véritable conversion à opérer, mais n’ayons pas peur, Celui qui est la source de la Vie a commencé son ministère par ces mots : « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile ». N’ayons pas peur d’entrer dans un chemin de conversion par rapport à toutes les cultures de mort qui traversent l’Europe d’aujourd’hui, n’ayons pas peur de redécouvrir la beauté et la grandeur de la Vie que le Christ nous donne, et soyons les témoins de cet Évangile de la Vie dans l’Europe d’aujourd’hui.

Des chiffres accablants

– Dans l’Union Européenne, un avortement toutes les 27 secondes, 133 à l’heure ; l’avortement est la première cause de mortalité en Europe.

– Dans l’Union Européenne, un mariage se rompt toutes les 30 secondes.

– Dans l’Union Européenne, entre 1980 et 2006, le nombre de mariages a diminué de plus de 737000, une perte de 23,9 %.

– Dans l’Union Européenne, sur 5 209 942 naissances, 1 766 733 se sont produites en dehors du mariage, soit 33 % et la France occupe la première place avec 419192 naissances hors mariage, soit 50,5 %.

– Dans l’Union Européenne, 80 % de la croissance démographique est due à l’immigration ; en 2006, le taux de fécondité était de 1,56 enfant par femme. En Allemagne, aujourd’hui, 100 parents ont 64 enfants et 44 petits enfants ; en deux générations la population allemande hors immigration diminue de moitié.

– Les foyers européens sont de plus en plus solitaires : dans l’Union Européenne, un foyer sur 4 compte seulement une personne.

Une actualité brûlante
– Le Parlement britannique vient d’autoriser les chercheurs à réaliser des embryons hybrides humains-animaux ; ils pourront ainsi transférer des cellules humaines dans des ovocytes animaux desquels a été retiré leur ADN de façon à disposer de cellules souches pour la recherche, cellules qu’ils seront cependant tenus de détruire avant le 15e jour de vie. L’union homme-animal, même si elle n’est pas sexuelle, représente une horreur qui a toujours été le plus fermement condamnée. Rompre cette barrière ouvre la porte à des monstruosités qui peuvent se révéler lourdes de conséquences pour l’humanité tout entière.

– Toujours en Grande-Bretagne, la loi autorise les femmes à recourir aux techniques de la procréation artificielle sans qu’un père soit nécessaire (méthode réclamée par les couples de lesbiennes).

– Toujours en Grande-Bretagne, dans les écoles, il n’est dorénavant plus possible de faire référence au père et à la mère, mais au géniteur A et au géniteur B. Le temps est fini où les premiers mots prononcés par un enfant étaient « Papa » et « Maman », désormais au nom de la loi, ce sera « A » et « B ».

· Dans de nombreux pays européens s’amplifie l’idée que la famille naturelle est réactionnaire, homophobe et discriminatoire à l’égard de toutes les autres formes d’unions.

– À un an de la révision de la loi de bioéthique, la question de la mère porteuse occupe actuellement la scène française. Interdite en 2004 et unanimement condamnée, aujourd’hui les instances médicales, juridiques et politiques ne s’interrogent plus sur la légitimité du recours aux mères porteuses, mais réfléchissent déjà à la manière de l’encadrer. Or, de telles pratiques remettent en cause un des principes les plus fondamentaux et les plus anciens du droit : « La mère est celle qui accouche de l’enfant ». Quand on sait tous les liens qui se tissent entre la mère et l’enfant qu’elle porte dans son sein, quelles seront les conséquences de telles pratiques sur l’enfant ? Quels seront ses liens de parenté avec tous ceux et celles qui auront participé à sa naissance ? Une telle pratique n’est-elle pas une instrumentalisation de la femme, une véritable chosification du corps humain ? Quant à l’enfant n’est-il pas également réduit à être un bien de consommation ?

– Le vote au Conseil de l’Europe en avril dernier, d’une résolution intitulée « Accès à un avortement sans risque et légal en Europe » qui fixe trois objectifs : dépénaliser l’avortement si ce n’est déjà fait ; nécessité de garantir “l’accès effectif à ce droit” (nº 3) et lever les restrictions qui entravent l’accès à un avortement sans risque ; favoriser l’accès à la contraception et rendre obligatoire l’éducation sexuelle des jeunes (nº 7).

– Parlons justement de l’éducation sexuelle des jeunes : que penser des catalogues publiés sous l’estampille de la République et qui présentent la gamme complète des préservatifs ou des contraceptifs avant ou après, le tout avec descriptif détaillé et en images de la mise en place et du retrait. Est-ce cela éduquer nos enfants et nos jeunes ?

– Mais il est un autre phénomène envahissant, celui de la pornographie qui s’étale complaisamment dans les médias et qui s’expose à tous les regards sur les murs de nos villes. Il s’agit de véritables agressions subies sans pouvoir s’en défendre. De la même manière, si vous cherchez à utiliser internet pour commander un livre ou un vêtement, il est de plus en plus difficile d’éviter les fenêtres intempestives qui s’invitent à votre corps défendant pour vous provoquer, vous pousser à la tentation de surfer quelques instants sur des sites dont vous savez très bien qu’ils vous feront du mal, même à nous les adultes. Mais qu’en sera-t-il de nos enfants et de nos jeunes fascinés par les écrans de leurs ordinateurs et de leurs portables. Cette déferlante de pornographie les encourage, les pousse à céder à toutes les pulsions qui habitent leur être en construction en faisant exploser tabous et interdits.

– L’affaire Lydie Debaine du 9 avril 2008 : au-delà de la compassion nécessaire pour la souffrance de cette femme, comment ne pas s’interroger sur les déclarations de son avocate : « Cet acquittement ne doit pas être interprété comme un permis de tuer, mais comme la reconnaissance d’un acte juste, d’un acte d’amour ». Mais alors, un tel acquittement ouvre la porte à l’atteinte volontaire à la vie des handicapés ; mettre à mort un handicapé par amour n’est donc pas un crime. Une telle affaire pose la question de l’infanticide des handicapés, des nouveau-nés handicapés.

– Les uns après les autres, les pays européens légalisent l’euthanasie et les médias profitent des affaires pour relancer le débat. Actuellement, en France, une proposition de loi visant à légaliser l’euthanasie circulerait parmi les parlementaires. Députés et sénateurs subissent, depuis plusieurs semaines de lourdes pressions de la part du lobby de l’euthanasie. Mais, la première question est d’abord de développer les soins palliatifs et de continuer à combattre la douleur et la souffrance, et beaucoup reste à faire en ce domaine, malgré l’aspect positif de récentes déclarations gouvernementales. Tout l’enjeu est l’accompagnement de la fin de la vie, quelque chose peut toujours être fait pour quelqu’un qui souffre, pour soulager, accompagner l’angoisse, prendre soin. Mais une société, qui veut éradiquer la souffrance, en vient très vite à éradiquer les souffrants.

– Et la liste n’est pas close…

Les trois “non à la vie” qui ont marqué notre histoire depuis quarante ans

L’Europe a dit “non à la vie” une première fois il y a quarante ans en refusant l’encyclique “Humanae Vitae”. Elle s’est fermée à la vie une deuxième fois en 1975 avec les lois sur l’avortement. Elle s’apprête à dire un troisième non à la vie avec les menaces qui pèsent sur la famille. Le Cardinal Christoph Schönborn déclarait récemment à la télévision autrichienne « L’Europe a dit trois fois non à son propre futur » et il ajoutait : « Ceci n’est pas d’abord une chose morale ; c’est une question de faits : l’Europe meurt pour avoir dit “non à la vie”. »

Nous avons dit non à l’encyclique “Humanae Vitae”

Il y a quarante ans, dans la tourmente de mai 68, nous n’avons pas eu le courage de dire “oui” à “Humanae Vitae”, une encyclique qui, à de rares exceptions, a été jugée décevante, inadmissible, irrecevable insupportable et pratiquement inacceptable.

Or Paul VI nous invitait à avoir confiance, à croire à la vie et il nous rappelait la grandeur de l’amour humain et du don de la vie. L’union d’amour qui unit deux personnes est inséparable de l’ouverture au don de la vie. L’amour comme tel ne saurait trouver sa finalité en lui-même, il a besoin de se donner, de se communiquer. Un amour qui exclurait l’ouverture à la vie, au don de soi, est contraire à la réalité même de l’amour et porte en lui un germe de mort.

Dès lors, Paul VI écartait l’utilisation de toute méthode artificielle de régulation des naissances comme contraire à la grandeur même de l’amour qui unit l’homme et la femme jusqu’à ne faire plus qu’un, car de telles méthodes excluaient l’ouverture au don de la vie.

Paul VI invitait les hommes et les femmes de notre temps à ne pas se laisser prendre par les mirages qu’offrent la technique et la culture hédoniste environnante, mais à vivre un amour véritable qui tout à la fois unit deux êtres dans un don total l’un à l’autre et s’ouvre au don de la vie qui est toujours reçu comme un don de Dieu.

Jean-Paul II et Benoît XVI à la suite de Paul VI auront le courage de rappeler cette vision merveilleuse de l’amour humain dans sa grandeur et sa beauté. Certes, une telle conception de l’amour et de l’acte sexuel est à des années lumières de l’ambiance dans laquelle nous vivons, de la vision de l’amour que nos écrans de télévisions ou nos ordinateurs nous renvoient continuellement.

Paul VI a eu l’audace des prophètes en affirmant la grandeur de l’amour humain et en refusant toute division entre l’amour qui unit deux êtres et l’ouverture au don de la vie, écartant par avance toute marchandisation du corps humain et toute dérive bioéthique.

Paul VI a eu l’audace du visionnaire pour refuser au nom de la grandeur de l’amour humain toute utilisation des pilules et des préservatifs qui ouvriraient la voie à un véritable tsunami du consumérisme des corps pour un plaisir éphémère sans lien avec la grandeur et la beauté de l’amour.

Aujourd’hui, n’ayons pas peur de dire un oui vrai à “Humanae Vitae”, ayons le courage de dire oui à l’amour humain et au don de la vie. Ayons confiance, croyons à la vie.

Nous avons dit “non à la vie” avec les lois sur l’avortement Il y a trente ans, nous n’avons pas eu le courage de dire non aux lois sur l’avortement ; aujourd’hui, elles ont fait leur œuvre de mort et le Conseil de l’Europe, pour parachever ce non à la vie, vient de publier une résolution réclamant comme un droit l’accès à un avortement sans risque et légal dans toute l’Europe.

Devant cette déferlante du “non à la vie”, Jean-Paul II, dans l’encyclique “Evangelium Vitae”, rappelait la grandeur de la vie humaine : « L’homme est appelé à une plénitude de vie qui va bien au-delà des dimensions de son existence sur terre, puisqu’elle est participation à la vie même de Dieu. La profondeur de cette vocation surnaturelle révèle la grandeur et le prix de la vie humaine » (EV nº 2). La vie humaine est sacrée depuis son commencement jusqu’à son terme naturel.

Jean-Paul II dénonçait alors la véritable culture de mort qui frappe la vie humaine dans des situations de très grande précarité et qui se développe au sein même de la famille. Celle-ci appelée à être le sanctuaire de la vie devient le premier lieu où se donne la mort : la mère à l’encontre de son enfant ou les enfants à l’égard de leurs parents (cf. EV nº 11). « La vie qui nécessiterait le plus d’accueil, d’amour et de soin est jugée inutile, ou considérée comme un poids insupportable, et elle est donc refusée de multiples façons. Par sa maladie, par son handicap ou, beaucoup plus simplement, par sa présence même, celui qui met en cause le bien-être et les habitudes de vie de ceux qui sont plus favorisés tend à être considéré comme un ennemi dont il faut se défendre ou qu’il faut éliminer. Il se déchaîne ainsi une sorte de “conspiration contre la vie” » (EV nº 12).

Ce “non à la vie” est tel que « pour favoriser une pratique plus étendue de l’avortement, on a investi et on continue à investir des sommes considérables pour la mise au point de préparations pharmaceutiques qui rendent possible le meurtre du fœtus dans le sein maternel sans qu’il soit nécessaire de recourir au service du médecin. Sur ce point, la recherche scientifique elle-même semble presque exclusivement préoccupée d’obtenir des produits toujours plus simples et plus efficaces contre la vie et, en même temps, de nature à soustraire l’avortement à toute forme de contrôle et de responsabilité sociale » (EV nº 13). En réalité, la contraception et l’avortement sont les fruits d’une même plante « et cela est confirmé de manière alarmante par la mise au point de préparation chimique, de dispositifs intra-utérins et de vaccins qui, distribués avec la même facilité que les contraceptifs, agissent en réalité comme des moyens abortifs aux tout premiers stades du développement de la vie du nouvel individu » (EV nº 13).

Ce “non à la vie” s’étend alors au diagnostic prénatal « qui devient trop souvent une occasion de proposer et de provoquer l’avortement. C’est l’avortement eugénique dont la légitimation dans l’opinion publique naît d’une mentalité – perçue à tort comme en harmonie avec les exigences thérapeutiques – qui accueille la vie seulement à certaines conditions et qui refuse la limite, le handicap, l’infirmité. Et poursuivant la même logique, on en est arrivé à refuser les soins ordinaires les plus élémentaires, et même l’alimentation, à des enfants nés avec des handicaps ou des maladies graves. En outre, le scénario actuel devient encore plus déconcertant en raison des propositions, avancées çà et là, de légitimer dans la même ligne du droit à l’avortement, même l’infanticide, ce qui fait revenir à un stade de barbarie que l’on espérait avoir dépassé pour toujours » (EV nº 14).

Jean-Paul II dénonçait alors, comme une conséquence ultime de ce non à la vie, la tentation de l’euthanasie : « des menaces non moins graves pèsent aussi sur les malades incurables et sur les mourants dans un contexte social et culturel qui, augmentant la difficulté d’affronter et de supporter la souffrance, rend plus forte la tentation de résoudre le problème de la souffrance en l’éliminant à la racine par l’anticipation de la mort au moment considéré comme le plus opportun » (EV nº 15).

Jean-Paul II soulignait alors la gravité de telles dérives : « Revendiquer le droit à l’avortement, à l’infanticide, à l’euthanasie, et le reconnaître légalement, cela revient à attribuer à la liberté humaine un sens pervers et injuste, celui d’un pouvoir absolu sur les autres et contre les autres. Mais c’est la mort de la vraie liberté » (EV nº 21). « L’éclipse du sens de Dieu et de l’homme conduit inévitablement au matérialisme pratique qui fait se répandre l’individualisme, l’utilitarisme et l’hédonisme […]. C’est ainsi que les valeurs de l’être sont remplacées par celles de l’avoir. La seule fin qui compte est la recherche du bien-être matériel personnel. La prétendue “Qualité de la vie” se comprend essentiellement ou exclusivement comme l’efficacité économique, la consommation désordonnée, la beauté et la jouissance de la vie physique, en oubliant les dimensions les plus profondes de l’existence, d’ordre relationnel, spirituel et religieux » (EV nº 23).

Aujourd’hui, n’ayons pas peur de dire un oui vrai à l’Évangile de la Vie et d’en être d’authentiques témoins. Ayons le courage de dire oui au don de la vie. Ayons confiance, croyons à la vie.

Nous disons un nouveau non à la vie avec les lois sur la dislocation du mariage et de la famille

Aujourd’hui, les pays européens les uns après les autres légalisent le mariage des homosexuels. Aurons-nous le courage de dire non à de telles lois ? Aurons-nous le courage de dire non au modèle familial que la société européenne nous prépare où, à côté de l’homoparentalité, de l’union libre, du Pacs, du concubinage aux multiples visages, le mariage deviendrait un contrat révocable à la demande entre partenaires de même sexe ou de sexe différent ?

En réalité, aurons-nous le courage de dire non à une société où l’individu devenu roi peut prétendre au type de famille de son choix, comme il peut prétendre à choisir l’enfant comme il veut, quand il veut, et s’il veut ?

Aurons-nous le courage de dire non à la logique contraceptive, abortive, eugénique et génocidaire des lois de culture de mort de l’Europe d’aujourd’hui, d’une Europe qui meurt pour avoir dit non à la vie ?

Aurons-nous le courage d’entendre le pape Benoît XVI s’adressant aux participants à l’Assemblée plénière du Conseil Pontifical pour la famille (13 mai 2006) ? « La famille fondée sur le mariage constitue “un patrimoine de l’humanité”, une institution sociale fondamentale ; elle est la cellule vitale et le pilier de la société et cela concerne les croyants et les incroyants. Elle est une réalité pour laquelle tous les États doivent avoir la plus haute considération, car, comme aimait à le rappeler Jean-Paul II, “l’avenir de l’humanité passe par la famille” (Familiaris Consortio, nº 86). […] Dans le monde actuel, dans lequel se répandent certaines conceptions équivoques sur l’homme, sur la liberté, sur l’amour humain, nous ne devons jamais nous lasser de présenter à nouveau la vérité sur l’institution familiale, telle qu’elle a été voulue par Dieu dès la création. […] De vastes zones du monde subissent ce qu’on appelle l’“hiver démographique”, avec le vieillissement progressif de la population qui s’ensuit ; les familles apparaissent parfois menacées par la peur de la vie, de la paternité et de la maternité. Il faut leur redonner confiance, pour qu’elles puissent continuer à accomplir leur noble mission de procréer dans l’amour. »

Aurons-nous le courage d’entendre le pape Benoît XVI s’adressant aux autorités et au corps diplomatique lors de sa visite apostolique en Autriche, le 7 septembre 2007 ? « Je vous en prie, encouragez les jeunes qui, par le mariage fondent de nouvelles familles, à devenir mères et pères ! Vous ferez ainsi du bien, non seulement à eux-mêmes, mais aussi à la société tout entière. Je vous encourage fermement dans vos efforts politiques pour favoriser des conditions qui permettent aux jeunes couples d’élever des enfants. Tout ceci, cependant, ne servira à rien, si nous ne réussissons pas à créer de nouveau dans nos pays un climat de joie et de confiance en la vie, dans lequel les enfants ne sont pas perçus comme un poids, mais comme un don pour tous. »

Aurons-nous le courage d’entendre le pape Benoît XVI s’adressant aux participants au congrès international organisé à l’occasion du quarantième anniversaire de l’encyclique “Humanae Vitae” le 10 mai 2008 ? « Je souhaite vraiment que l’on réserve, notamment aux jeunes, une attention toute particulière, afin qu’ils puissent apprendre le véritable sens de l’amour et se préparent pour cela à travers une éducation adaptée à la sexualité, sans se laisser distraire par des messages éphémères qui empêchent d’atteindre l’essence de la vérité qui est en jeu ».

De manière dramatique, l’Europe semble engagée dans une spirale d’extinction de civilisation bien connue des historiens avec ses phases de dénatalité, de vieillissement, de déclin et enfin de décadence.

Mais en même temps, nous chrétiens, nous voulons nous inscrire en faux, face à cette spirale de mort, car nous voyons au cœur de l’Église, se lever des familles, de vraies familles, de grandes familles, des familles nombreuses qui témoignent de leur confiance dans la vie. Elles témoignent que Paul VI avait raison : la vie est un merveilleux don de Dieu et le “oui à la vie” est une condition pour une vie heureuse et pour une Europe vivante.

Je voudrais remercier toutes les familles qui disent oui à la vie, leur témoignage est sans prix et portera du fruit. Quelle joie de rencontrer de telles familles où les enfants sont autant de dons de Dieu accueillis comme fruits de l’amour qui unit les parents. Sans la famille, sans le “oui à la vie”, il n’y a de futur ni pour la société, ni pour l’Église.

N’ayons pas peur de demander pardon pour tous nos manques de courage, pour tous nos manques de confiance dans la vie. Que le Seigneur nous donne à tous de nous convertir et de croire à l’Évangile de la Vie ! Qu’il nous donne à tous le courage de dire “oui à la vie”.

Avignon, le 24 juin 2008, en la fête de Saint Jean Baptiste

Mgr Jean-Pierre Cattenoz

L’avortement reste la principale question de notre époque

Dans un entretien accordé à Zenit, Mgr Chaput, archévêque de Denver, parle du rapport des catholiques avec la politique, et commente les sujets qui sont les plus importants pour les électeurs américains :

« Avec l’excuse de devoir être de bons citoyens, bon nombre de catholiques se sont fait une idée extrêmement fausse de ce que signifie la «séparation de l’Eglise et de l’Etat». Les catholiques nord-américains ont toujours soutenu le principe de séparation entre l’autorité religieuse et l’autorité civile. Personne ne souhaite une théocratie et les protestations des médias contre le spectre du «fondamentalisme chrétien» ne sont qu’une tactique particulièrement offensive visant à semer la peur. L’Eglise ne peut prétendre diriger l’Etat. Mais nous ne voulons pas non plus que l’Etat interfère dans nos croyances et pratiques religieuses, ce qui aujourd’hui, franchement, représente un problème beaucoup plus grave. Séparer l’Eglise et l’Etat ne signifie pas séparer la foi et les questions politiques. […]

Les personnes doivent voter selon leur conscience. Mais la conscience ne sort pas miraculeusement du néant ; ce n’est pas une question d’opinion personnelle ou de préférence privée. La conscience est toujours fondée sur une vérité plus grande que nous. Ceux qui se disent catholiques doivent faire preuve d’honnêteté vis-à-vis d’eux-mêmes et avec la communauté des croyants. Ils doivent vraiment agir en catholique, que ce soit dans le privé ou dans le domaine publique, y compris au moment de prendre des décisions politiques. […]

Le témoignage moral de l’Eglise ne change pas, que l’on se trouve en période électorale ou pas. Cet automne les questions importantes seront multiples : l’économie, la réforme de l’immigration, la guerre en Irak. Tous des thèmes urgents et incontournables. Mais on ne saurait utiliser ces thèmes comme une excuse pour ignorer les enfants jamais nés. Bien que l’on cherche à cacher ces questions derrière des discussions sur les «plus grands thèmes sociaux», la question de l’avortement reste la principale question de notre époque. On ne peut tourner autour de la réalité du profit, de la brutalité et de l’injustice de l’avortement en utilisant un langage politiquement correct ou des gestes solennels. L’avortement est un meurtre légalisé. Et il faut y mettre un terme. Tous les autres droits dépendent du droit à la vie. »