Voyage de la cloche du 14 au 21 mai 2018

Comme toute la construction de la chapelle St Hilaire qui fut un long poème épique, le voyage réalisé pour aller chercher sa cloche en Pologne fut une belle aventure qui laissera des souvenirs impérissables à ses neuf participants.

DSCF4448_web.jpg

Partis le 13 mai du Mont St Michel, nous avons mis deux jours de voiture pour atteindre Przemysl, une ville de 64 000 habitants à l’extrémité sud est de la Pologne, à quelques kilomètres de la frontière d’Ukraine. C’est là que se trouve une très vieille fonderie de cloche, la fonderie royale Jan Felczynski. En allant si loin chercher notre cloche, il n’y avait aucun dédain pour les fabricants de cloche Français, mais nous voulions que la cloche qui va sonner la résurrection de St Hilaire vienne de ce pays héroïque qui au cours de son histoire a subi tant d’invasions, essuyé tant de guerres dont la plus rapprochée, celle de l’Allemagne nazie, allait une fois de plus la rayer de la carte. Le secret de cette résistance: sa fidélité à Dieu et sa confiance en la Sainte Vierge nous ont paru l’exemple à suivre, car aux heures les plus noires de l’occupation de son territoire, Notre Dame de Czestochowa a été son seul et providentiel secours. En 2004, lorsque nous avions effectué à pied le pèlerinage de la route de l’Europe chrétienne Vézelay-Kiev, St Jean-Paul II vivait encore et nous avions reçu sa bénédiction envoyée par radio de Lourdes (son dernier voyage), alors que nous étions à Czestochowa, mêlés à la foule d’un million de Polonais venus pour le 15 août. Sans hésitation, nous avions décidé en 2006, que l’association La Route de l’Europe chrétienne, serait placée sous l’autorité de ce grand pape.

Aujourd’hui, douze ans après cette fondation, grâce à nos membres et à nos bienfaiteurs, nous avons réussi à bâtir 35 oratoires et notre évêque nous a confié depuis fin 2011 la réhabilitation de l’église St Hilaire, joyau roman du 6ème siècle condamné à disparaître, mémorial de la présence des chrétiens en Provence dès le 5ème siècle, comme l’atteste la tombe d’Epyminia morte à 300m de St Hilaire au 5ème siècle, qui arbore une superbe croix sur sa pierre tombale. Ô Crux ave, spes unica, salve.

Le transport de la cloche, à un train d’enfer diront certains, nous a permis de renouer les contacts avec tous nos amis en sonnant joyeusement l’Angélus devant chacun d’eux, en quelque sorte un témoignage sonore de la visitation de Marie à tous ses enfants.

C’est ainsi que nous avons pu saluer Notre Dame de Fatima à Wadowice (Pologne) DSCF4284_web.jpg

Sts Cyrille et Méthode à Nitra (Slovaquie) P1000153_web.jpg

l’Enfant Jésus de Prague à Velehrad (République Tchèque) ceremonie_avec_le_Maire_et_M._le_Cure_Velehrad_web_bis.png

la Sainte Trinité à Maria Dreieichen (Autriche) P1330692_web.jpg

St Benoît à Ottobeuren (Allemagne) P1000202_web.jpg P1330709_web.jpg

St Nicolas de Flüe à Einsiedeln (Suisse) DSCF4452_web.jpg

l’Enfant Jésus de Beaune à Meursault en Bourgogne DSCF4477_web.jpg et

le Volto Santo à Chantemerle-les-Blés dans la Drôme. DSCF4492_web.jpg

Une belle manière de remercier la Sainte Vierge et une volonté très claire de replacer la France et l’Europe sous la protection de la Mère de Notre Sauveur. En sonnant huit fois et à tous les échos l’Angélus, nous ouvrions également une grande campagne pour la diffusion de cette belle prière qui, trois fois par jour, dans nos églises ou sur nos lieux de travail, nous rattache à Dieu. A Jésus par Marie.

L’expédition sur ces six milles kilomètres ne fut pas sans dangers, la voiture de Marc-Antoine a éclaté un pneu et la nôtre a cassé sa courroie de distribution, mais tout le monde est bien rentré et nous remercions la Providence et les conducteurs qui nous ont vaillamment ramené à bon port, avec la cloche : Marc-Antoine, Brigitte, Jean, Cathérine, Elisabeth, Christian, Christiane, Robert et Claudia.

MERCI AUX 70 BIENFAITEURS QUI ONT FINANCE LA CLOCHE!