Bulletin N° 23

lundi 28 juillet 2014

Donnez-moi, Seigneur le vrai sens des mots, la lumière de l’intelligence et la foi en la vérité, afin que ce que je crois, je sache le dire aux hommes. St Hilaire

La Route de l’Europe chrétienne. Association loi 1901 N° 084.3.00 4972 Re-évangéliser l’Europe. Sauvegarde de la chapelle Saint-Hilaire. Association loi 1901 N° W843001843 Restaurer l’église St Hilaire de Beaumes de Venise

N° 23

---------------------------------------- Pâques 2014

EDITORIAL « Si vous rougissez de la Croix de Jésus Christ… »

Mes chers amis,

Mercredi Saint, 16 avril, la Route de l’Europe chrétienne, qui a donné naissance à « Sauvegarde de la chapelle Saint-Hilaire » pour sauver de disparition l’église paléochrétienne de Beaumes de Venise, a eu l’immense joie d’élever un calvaire à la gloire de Jésus notre Divin Rédempteur. Ce fut à l’issue d’un beau chemin de Croix médité par le padre Pierre-Nicolas Chapeau, en présence du père Jean-Marie Gérard, vicaire général représentant Monseigneur Cattenoz et du père Marcel Bang, curé de la paroisse des Dentelles avec son vicaire, le père Camille.

Il était juste en effet, de réparer un oubli, un manquement, une faute grave. Après avoir élevé en sept années vingt-cinq oratoires à la Sainte Vierge, à St Michel Archange, à St Joseph et à de nombreux saints (St Benoît, St Nicolas de Flüe, St Colomban, St Damien de Veuster, les Sts Cyrille et Méthode), il convenait au plus tôt, de rendre un solennel hommage à la Croix, instrument de notre salut.

Ce calvaire, baptisé « St Louis-Marie Grignion de Montfort » en hommage au grand missionnaire des provinces de l’ouest, est placé sur une restanque qui domine toute la plaine du Comtat. Il constitue la 14ème station d’un chemin de Croix sculpté qui trouvera place dans les prochains mois sur ce belvédère. La Croix est un beau fer forgé noir. Elle s’élève à trois mètres au-dessus du piète-ment maçonné avec un art consommé par Marc et Cyrille, nos deux tailleurs de pierre. La Croix proprement dite est l’œuvre originale d’Henry Aptel, un de nos fidèles adhérents qui en a généreusement fait don à l’association. Le Christ représenté par un filin d’acier de trois centimètres de diamètre, jaillit de la Croix dans un sublime geste d’abandon et de dépouillement total. Il exprime la générosité de l’offrande de Jésus Christ pour la rédemption de l’humanité. Sur le socle, la citation de St Louis-Marie rappelle l’exigence de la Croix : « Si vous rougissez de la Croix de Jésus Christ devant les hommes, Il rougira de vous devant Son Père. »

Voilà un appel bien utile à entendre dans les temps difficiles que nous traversons et qui a le mérite, grâce à St Louis-Marie de nous faire connaître le mystère et les exigences de la Croix, de nous armer contre tous les abandons. Comme il y a trois cent ans, la voix du grand missionnaire de l’ouest résonne : « Vous êtes les membres de Jésus Christ, quel honneur ! Mais quelle nécessité de souffrir en cette qualité !

Le Chef est couronné d’épines et les membres seraient couronnés de roses ? Le Chef est bafoué et couvert de boue dans le chemin du Calvaire et les membres seraient couverts de parfums sur le trône… Non, non, mes chers compagnons de la Croix, ne vous y trompez pas, ces chrétiens que vous voyez de tous côtés, ornés à la mode, délicats à merveille, élevés et graves à l’excès, ne sont pas les vrais disciples, ni les vrais membres de Jésus crucifié : vous feriez injure à ce Chef couronné d’épines et à la vérité de l’Evangile que de croire le contraire. (Lettre circulaire aux Amis de la Croix N° 27)

Alors, plutôt que de nous plaindre et de gémir sans cesse, réjouissons-nous et tressaillons d’allégresse : « N’est-ce pas la Croix qui a donné à Jésus Christ un Nom au-dessus de tous les noms, afin qu’au Nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur la terre et dans les enfers ! » (St Paul aux Philippiens 2, 9-10).

Bonnes et joyeuses Pâques. Vive Jésus, vive Sa Croix !

Robert Mestelan, Président

Dieu seul – la Route de St Louis-Marie Grignion de Montfort

Le dernier livre du pèlerinage effectué au printemps 2013 sur les traces de St Louis-Marie Grignion de Montfort par Robert et Claudia Mestelan vient de sortir. Voici la préface écrite Monseigneur Alain Castet, évêque de Luçon :

Comme évêque de Luçon, il m’est agréable de préfacer l’ouvrage de Claudia et Robert Mestelan « Dieu seul, la route de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort ». Grand héritier de l’école française de spiritualité, Saint Louis-Marie Grignion de Montfort a voulu révéler le visage de Jésus, Verbe incarné, dans un langage audible pour tous ceux que la Providence lui a donné de rencontrer. Il a su accompagner une prédication ardente d’une imitation exigeante de son maître, le Christ. Comme lui, il a parcouru villes et villages. Comme lui, il a trouvé les mots justes dans son enseignement comme par l’utilisation du chant populaire. Bref, il a souhaité que la foi ne demeure pas simple adhésion mais s’incarne et marque les cœurs et les corps. La Vierge Marie, Mère de Dieu et nouvelle Ève, a guidé chacun de ses pas.

Sa « mise en route », au sens propre comme au sens figuré pour cet infatigable marcheur, n’a pas été la conséquence d’un simple désir humain. Elle est le fruit d’une rencontre personnelle avec le Christ vivant. Gardant la mémoire forte de cette rencontre, il a pu prononcer en toute vérité les mots de l’apôtre Paul : « Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi. Ma vie aujourd’hui dans la condition humaine, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et qui s’est livré pour moi. » (Gal 2, 20)

La marche entreprise par les auteurs manifeste la fécondité spirituelle de la vie et de l’enseignement de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort. De Rennes à Poitiers, ils ont mis leurs pas dans ceux du grand saint. Sur les routes de Bretagne, de Vendée et du Poitou, de haut lieu en haut lieu, mais aussi dans les bourgades et les villages les plus humbles, ils ont pu, à la lumière de la Parole de Dieu, redécouvrir les fruits de sa mission. Toute marche, et plus particulièrement celle du pèlerin, conduit au dépouillement, à la persévérance et recentre sur l’essentiel. Fatigues, épreuves, rencontres et découvertes renouvellent les cœurs et nourrissent les mémoires. Une seule vérité apparaît alors : Dieu seul est nécessaire et notre bonheur se trouve dans le Salut qu’il nous offre. Comment ne pas souhaiter la grâce du pèlerinage aux lecteurs de cet ouvrage, une grâce qu’ils pourront entrevoir en suivant au jour le jour l’itinéraire de Claudia et Robert Mestelan. Si cela leur est possible, je ne puis que les inviter à vivre véritablement tout ou partie du chemin suggéré. Mais il est un autre pèlerinage auquel chacun peut participer, sans quitter ses obligations : celui de sa propre vie conduite sous le regard de Dieu. Alain CASTET, Évêque de Luçon

Carnet de route de deux pèlerins, 18€ à commander à l’association, 64 rue de la Frâche 84740 Velleron.

« Debout les hommes de bien, il est temps ! »

Voyage-pèlerinage Pologne et Lituanie (il y a encore quelques places, inscrivez-vous vite !)

Du 8 au 22 octobre, venez découvrir la Lituanie, terre de Foi, terre des Croix. Venez prier avec nous à Baltriskes, au sanctuaire Marial de Siluva, à Vilnius et à Siauliai. Annexée en 1940 avec la Lettonie et l’Estonie par l’Union Soviétique, la Lituanie s’est battue pendant dix ans pour son indépendance. Elle le paya très cher : 400 000 Lituaniens peuplèrent les goulags Sibériens.

Fraternité de Tibériade, le père Marc : « Depuis longtemps, les frères et sœurs me demandent de raconter l’histoire de ma vocation. Cette fondation de Tibériade est liée à mon appel. Aujourd’hui, je suis encore très étonné de ce que le Seigneur m’a fait don de si bons frères et sœurs, moi, si pauvre et ordinaire. Cela pour me dire : tout vient de Dieu, tout va à Dieu. A l’intérieur de moi-même, un appel a sans cesse habité mon cœur :

  donner à l’Eglise une petite bande de frères et sœurs joyeux et dociles à l’Esprit Saint

 

offrir à l’Eglise une petite famille tout évangélique très simple, très humble

  recevoir quelques frères unis au Christ qui pourront s’aimer dans une grande charité pour vivre ensemble, diffuser le parfum de l’Evangile et en vivre de manière très souple et légère

  répandre toute la fraîcheur de l’Eglise au delà des tensions ou polémiques, livrer son trésor de bon sens, sa lumière, livrer toute l’expérience de ses saints et des gens ordinaires, de ses grands témoins

  vivre et goûter déjà un peu de la senteur du Royaume de Dieu sur cette terre

  avancer joyeusement et sans crainte vers l’Eternité, sachant que nous récolterons ce que nous avons semé, essayer de donner à mes frères de bien vivre ce passage sur terre, d’y vivre avec le Ressuscité

  consentir à l’abaissement pour que le Christ soit élevé. Qu’Il brille sur nos visages par l’espérance qui nous attend, qu’Il brille sur nos visages par la vraie charité et l’humilité. « A ceci tous vous reconnaîtront pour mes disciples : à l’amour que vous aurez les uns pour les autres. » (Jean 13,35) »

Baltriskes est un très petit village perdu dans la vaste campagne. C’est comme un nouveau petit Nazareth qui s’élève dans ce village constitué d’une dizaine d’habitants, frères compris. Notre fondation fait revivre cette terre presque abandonnée. Quelques visages typiques donnent à ce lieu beaucoup d’humanité : Antanas, l’ancien sacristain, qui marche pied nus en hiver dans la neige et Ona, son épouse. Deux vaches, un gros cochon et dix poules font leur ferme.

Les Chevaliers Teutoniques Fondé tardivement lors du siège d’Acre en 1190 par des croisés venus de Brème et de Lübeck, l’ordre représentait une confrérie hospitalière destinée à venir en aide aux souffrants et aux blessés d’expression allemande. On lui adjoignit bientôt une communauté armée et en 1199, il fut reconnu en tant qu’ordre de chevalerie par le pape ; cependant il n’atteignit pas en Terre sainte l’importance de ses aînés qui servaient de référence en matière d’observance du culte et d’organisation. Si les frères chevaliers suivaient la règle des Templiers, les hospitaliers se référaient à celle de l’ordre de Saint-Jean. A la tête de l’ordre on trouvait le grand maître et les différentes antennes étaient regroupées, à l’échelon régional, en baillages.

En dehors de sa patrie d’origine, l’ordre teutonique disposait de biens en Italie du sud, en Lombardie, à Venise et en Grèce. En Palestine, outre son siège à Montfort, il ne posséda que peu de châteaux forts, mais ses efforts de conquête se tournèrent de bonne heure vers d’autres régions. Le fait que les papes n’avaient pas limité leur lutte pour la foi aux seuls Lieus saints, leur appel à la croisade se voulait également hostile aux musulmans d’al-Andalus ainsi qu’aux peuples païens du nord-est de l’Europe. Appelé à l’aide par le duc de Mazovie en 1231, l’ordre engagea le combat contre les Borusses païens puis, en créant agglomérations et villes, fit des terres conquises un territoire souverain autonome. Durant les six années qui suivirent, deux ordres locaux (chevaliers Porte-Glaive, ordre de Do-brin) lui furent adjoints. Ainsi, avant même la perte de la Terre sainte et bien avant la création de l’ordre de Saint-Jean, l’ordre teutonique s’était constitué un ordre-Etat qui par des batailles ou des achats, allait absorber jusqu’au début du 15ème siècle, des parties de la Livonie, de la petite Poméranie, de l’Estonie et de la Nouvelle Marche. Pourtant, devenu trop puisant au goût de ses voisins, l’ordre commença à essuyer des déboires : en 1410 il capitula à la bataille de Tannenberg face à une armée mixte de Polonais et de Lituaniens et en 1466 il fut contraint de céder à la Pologne des parties substantielles de son territoire. En 1524, la Prusse étant devenue un duché polonais, les antennes de l’ordre teutonique y revêtirent la forme spécifique de couvents fortifiés : ils s’agissait de complexes clos comportant quatre ailes délimitant une cour centrale sur laquelle donnaient des galeries de plusieurs étages, les pièces les plus importantes, chapelle, salle capitulaire, réfectoire, salle de détente, dortoir et chambre des malades, se situant en haut. Le plus célèbre de ces couvents de l’ordre était le Marienbourg, à l’est de Dantzig (bâti vers 1290) qui devint à partir de 1306 le château fort où siégeait le grand maître.

Déroulement : Le car partira le mercredi 8 octobre à 12h30 de l’aéroport de Varsovie (vous y arriverez par vos propres moyens et à vos frais) pour Niepokalanow (la cité de l’Immaculée de St Maximilien Kolbe), Malbork (les chevaliers Teutoniques), Gdansk (le musée de l’ambre, les chantiers Navals de Solidarnosc et en bateau la Westernplatte où débuta la deuxième guerre mondiale) et Vilnius (Ste Faustine et la Divine Miséricorde, Notre Dame de l’Aurore et la ville). Nous assisterons à la bénédiction de l’oratoire St Jean Baptiste à Baltriskes chez les Frères de Tibériade et nous poursuivrons sur Siluva pour vénérer la Très Sainte Vierge, dire bonjour aux Bénédictins Français et Lituaniens à Palendriai, planter une Croix sur la colline des Croix de Siauliai et retournerons à Varsovie visiter le musée de l’Insurrection, la tombe du bienheureux Jerzy Popielusko, la cathédrale et la ville.

550€ comprenant le déplacement en car, le séjour en Pologne et en Lituanie, les repas (eau, thé et café compris), la traversée en bateau à Gdansk, le musée de l’Insurrection à Varsovie et le musée de Malbork. Une occasion unique à saisir !

Nouvelles de la chapelle St Hilaire

Fouilles de l’INRAP L’INRAP nous a envoyé fin janvier 2014 une équipe dirigée par Madame Muriel Vecchione pour procéder à un diagnostic archéologique à l’extérieur et à l’intérieur de la chapelle. Les sondages ont fait apparaître sur la face nord de l’abside plusieurs sépultures. La face sud explorée en plusieurs excavations a permis de déterminer la nature exacte du sol et de la terre en profondeur (glaise verte).

En dépit de la pluie, les travaux se sont poursuivis sans discontinuer. Ils ont permis néanmoins la découverte du sol original de l’abside : une surface d’environ 2 m², constituée de dalles en opus incertum. La fouille a également permis de localiser une tombe dans la nef et à l’extérieur, elle a déterminé les niveaux exacts et dans l’abside a été trouvé un mur datant du 6ème siècle avant Jésus Christ.

Nous attendons avec impatience le rapport de l ’INRAP qui nous permettra de demander et nous le souhaitons, d’obtenir, le permis de construire afin de réhabiliter l’abside dans sa totalité, objectif mentionné dans le plan d’action 2014.

Sauvetage sécurisation du mur ouest Grâce à l’embauche de Marc et de Cyrille, tailleurs de pierre et compagnons du Tour de France, nous avons pu courant mars et avril mettre fin à la chute de pierres du mur ouest. Il est maintenant complètement sécurisé et ne présente plus de danger pour les promeneurs. La structure du mur est maintenant assurée et donne une bonne impression de ce que sera la chapelle lorsqu’elle sera jointoyée. Ce travail délicat a entraîné le changement de certaines pierres d’angle qui avaient éclaté sous l’effet du gel, du mistral et de la pluie.

Mur ouest extérieur avant mur ouest extérieur après

Mur ouest intérieur avant mur ouest intérieur après

Sécurisation du périmètre intérieur de l’abside Pour mettre fin au désordre du mur intérieur de l’abside, nous procédons à la remise en place des moellons qui avaient glissé et avaient perdu la verticalité. L’achat d’un échafaudage permet à l’association de réaliser ces travaux avec ses propres moyens. Ce travail exige de la patience, une extrême compétence et beaucoup de chaux. Heureusement, les Ciments Lafarge nous aident beaucoup et la consommation de chaux Nathural approche de 150 sacs. Un très grand MERCI à nos bienfaiteurs et nous soulignons l’action généreuse et le soutien de M. Gilles Etcheberry.

Jardin St Hilaire, jardin d’iris Avant Pâques, nous avons eu la joie d’assister à la floraison des iris qui nous ont été offerts et qui, plantés par les bénévoles, constituent des parterres fleuris. Nous allons poursuivre et continuer à planter des ryzomes cet été.

Nous acceptons volontiers tous les coloris d’iris. Ils seront destinés au fleurissement de la butte est de l’abside. Un grand MERCI à notre bénévole Annie qui inlassablement enrichit le jardin St Hilaire de nouvelles fleurs.

Remerciements De nombreux membres de l’association « Sauvegarde » ont renouvelé leur cotisation. Nous les remercions chaleureusement, ainsi que tous les membres de la Route de l’Europe chrétienne qui nous ont fait des dons. Avec l’achat d’une bétonnière, d’un groupe électrogène et d’un échafaudage, il nous faut également faire face aux frais de transports sur le site, qui sont effectués grâce à l’entreprise Pascal Girard de Beaumes de Venise et bien sûr, au juste salaire de Marc et de Cyrille que pour le moment, nous avons engagé quinze jours ouvrables par mois.

Tous ces efforts, toutes ces participations contribuent effectivement à la renaissance de St Hilaire ainsi que vos prières à St Hilaire et à St Joseph qui sont les grands protecteurs de notre projet.

« Agir c’est aimer »

.

Grandes et petites vertus

(glanures de Jacqueline Picoche)

Les grandes, on les connaît, trois théologales : Foi, Espérance et Charité et quatre cardinales : Prudence, force, justice et tempérance dont le père Amorth, le célèbre exorciste de Rome nous assure, qu’elles sont l’expression « non seulement d’une bonne santé mentale, mais également d’un bon fonctionnement du cortex cérébral ». On connaît moins les « petites » dont un évêque québécois, Mgr Lussier, nous rappelle l’existence : « on appelle « petites vertus » la simplicité, l’émerveillement, savoir dire merci, l’humour, la ponctualité et l’eutrapélie. L’appellation de cette dernière nous est peu familière. Il s’agit de cette vertu qui « permet de se détendre après un excès de fatigue, de tension, de compression intellectuelle ou spirituelle, soit après un travail minutieux de recherche, un travail de discernement ou une décision importante à prendre. N’est-elle pas la force des caractères enjoués, le secret des personnes dont on envie la joie de vivre, tandis qu’on sait les épreuves qui les marquent. L’humour est une charité prisée du vrai saint. Saint Thomas d’Aquin lui-même en est d’accord : « il est contraire à la raison d’être un poids pour autrui, de n’offrir aucun agrément et d’empêcher son prochain de se réjouir… ceux qui refusent de se distraire, qui ne racontent jamais de plaisanteries et rebutent ceux qui en disent, ceux-là sont vicieux, pénibles et mal élevés » (IIa IIae, Q168, a4). S’appliquer à pratiquer l’eutrapélie en carême, c’est un peu comme se laver le visage et se parfumer la tête, conseils évangéliques ! (Mt 6, 16-18)

Quelle doit être notre attitude face à la théorie du genre ?

(extrait d’une conférence donnée par le père Peyrous à Paray-le-Monial

La chose à ne pas faire est de déprimer, de râler dans le genre : « C’est affreux, qu’est-ce qui va nous arriver, où allons-nous ? » Le pape François a eu un mot très fort sur ce sujet : « Nous nous posons la question : quel monde nous allons léguer à nos enfants ? La véritable question est : quels enfants nous allons léguer au monde ? »

C’est un complet renversement des choses. Ou nous voulons lutter ou pas. Nous nous disons, le Seigneur nous a mis dans ce monde précis, ici et maintenant en 2014, ce n’est pas par hasard. Il a besoin de nous. Il n’y a pas de neutralité possible. Être neutre, c’est fuir, c’est passer à l’ennemi.

Le Conseil constitutionnel a été saisi à propos de l’objection de conscience pour les maires que la loi sur le mariage pour tous ignore. Certains maires se sont dits prêts à faire de la prison. Le jour où les journalistes comprendront que la vérité est plus importante que la carrière, l’idéologie s’écroulera. Parce qu’on ne construit pas indéfiniment une société sur des mensonges. La chute du mur de Berlin, c’était il y a 25 ans. C’est tout près de nous et nous retrouvons les mêmes moyens de résistance. Ces grandes foules, comme les veilleurs, tout un peuple qui refuse d’être anesthésié et qui ne croit pas un mot des informations officielles.

Chacun de nous doit avoir à cœur de se dire « la bêtise ne triomphera pas, elle n’a pas les paroles de la vie éternelle. Les lois se changent. » Ce qui est mauvais peut se changer et il faut des gens qui aient le courage de s’engager. Il y a mille formes d’engagements possibles. On peut s’engager par la prière, en manifestant, en entrant dans des groupes. Les bons engagements sont ceux qui sont à la base.

Exemple : le gender va débarquer dans les écoles, le recul du gouvernement n’est qu’apparent et provisoire. Par conséquent, les parents doivent aller voir les maîtres des enfants, écrire aux directeurs des écoles, aller voir et au besoin écrire aux inspecteurs d’académie. Si vous ne le faites pas, vous démissionnez. Cela ne coûte rien d’écrire une lettre qui n’a pas besoin d’être détaillée. Nous sommes dans un combat. On ne peut plus rester sans réagir, sauf à accepter de devenir complice de l’idéologie totalitaire. On doit se prononcer, pour ou contre.

Si cela n’est plus possible, il faut se battre, s’engager. On est menacé de ne pas pouvoir vivre comme cela. Il faut s’engager sans gémir, en sachant que l’on se battra jusqu’à la fin des temps. L’humanité n’aura jamais une histoire plane.

Il y a toute une pensée qui déclare qu’en France les catholiques ont disparu. Tout a coup on se rend compte qu’il y a 1 500 000 manifestants dans la rue, dont une majorité de catholiques, ce qui représente au moins 10 millions de personnes. Cela commence à compter dans un pays comme le nôtre. Ce fut une bonne surprise, car beaucoup de gens ne pouvaient même pas l’imaginer.

En conclusion, nous pouvons dire que tout ce qui touche au gender est comme un immense tsunami qui nous tombe dessus pour détruire notre humanité de l’intérieur. Le combat porte sur les racines mêmes de notre humanité. C’est le dragon rouge feu de l’Apocalypse qui s’attaque aux enfants de la femme pour les perdre. Mais nous, menons le combat comme de grands vainqueurs d’avance. Parce que notre main est glissée dans celle de la Reine du ciel.

Il faut exploiter la surprise et repenser à ce que la Vierge Marie disait à Estelle Faguette en 1876 à Pellevoisin : « Courage et confiance ! » Et aussi à ce que Notre Dame disait aux enfants de l’Ile Bouchard : « Priez mes enfants pour la France qui est en grand danger ». Prions pour la France qui est en grand danger et gardons courage, ayons confiance et Magnificat !

Message du pape François

Chers Jeunes, le Magnificat, le cantique de Marie, pauvre de cœur, est aussi le chant de quiconque vit des Béatitudes. La joie de l’Evangile jaillit d’un cœur pauvre, qui sait exulter et s’émerveiller pour les œuvres de Dieu, comme le cœur de la Vierge Marie que toutes les générations appellent « bienheureuse » (Luc 1,48). Mère des pauvres, Etoile de la nouvelle évangélisation, qu’elle nous aide à vivre l’Evangile, à incarner les Béatitudes dans notre vie et à avoir le courage du bonheur.

Le 21 janvier 2014, mémoire de Ste Agnès vierge et martyre

Les plus beaux Ave Maria

Samedi 3 mai 2014 à 18h30 Collégiale St Agricol en Avignon L’association « Sauvegarde » organise le samedi 3 mai à 18h30 à la collégiale St Agricol d’Avignon un concert dédié à la Très Sainte Vierge Marie « les plus beaux Ave Maria ».

La conception et la réalisation de ce concert exceptionnel ont pu se faire grâce à la participation d’Anne Pinatelle, titulaire des grandes orgues de l’église St Georges à Lyon. Au cours du dernier voyage en République Tchèque, nous avons eu la joie de l’entendre jouer lors du concert donné à la basilique St Cyrille et Méthode de Velehrad.

A Avignon le 3 mai, nous aurons la chance de l’entendre à nouveau dans l’interprétation de pièces dune grande qualité : le prélude en sol de Gabriel Pierné,

fugue et variation de César Franck

et la suite gothique opus 25 de Léon Boellmann.

Orgue : Anne Pinatelle Soprane : Sophie Village Basse : Bisser Kostadinov

Elle accompagnera également deux solistes : Sophie Village, une jeune soprane du conservatoire de Lyon et Bisser Kostadinov, une basse, dont la notoriété n’est plus à faire.

Ce répertoire spécialement choisi nous permettra d’entendre les plus grandes œuvres lyriques consacrées à la Sainte Vierge : les Ave Maria de Schubert, de Bach, Gounod, César Franck, Camille Saint-Saëns et Dvorak, sans oublier peut-être un des plus beaux, celui dit de Caccini, par Vladimir Vavilov.

Ce concert de bienfaisance est donné pour la réhabilitation de la chapelle St Hilaire. Les billets (12€) seront vendus à l’entrée ainsi qu’à l’office de Tourisme de Beaumes. Entrée gratuite pour les enfants.

Venez nombreux ! En participant à cette soirée, vous deviendrez acteurs d’un grand projet du patrimoine provençal, restaurer la chapelle St Hilaire, joyau roman du 6ème siècle !

Chemin de Croix à St Hilaire le Mercredi Saint 2014

L’Association de Sauvegarde de la chapelle Saint Hilaire avec la participation de la paroisse de Notre Dame des Dentelles et en présence du vicaire général, a organisé son troisième chemin de Croix sur ces lieux chargés d’histoire dans la plus pure tradition pascale de la semaine sainte. De nombreux fidèles ont accompagné les officiants sur les sentiers au milieu des vignes jusqu’à l’esplanade de la chapelle Saint Hilaire dominant la vallée.

Cet événement religieux est lié à la réhabilitation spectaculaire de cet édifice paléochrétien qui se poursuit grâce à une équipe de bénévoles fidèles et déterminés depuis plusieurs années.

Le calvaire bénit à l’issue du Chemin de Croix a reçu le nom de St Louis-Marie Grignion de Montfort en raison de la devise fixée sur le piedestal et qui rappelle aux visiteurs l’exigence de la Croix. M. Henry Aptel, membre de la Route de l’Europe chrétienne, est l’auteur de cette œuvre réalisée dans son atelier de Vergèze (Gard). Qu’il soit ici remercié pour son don et félicité pour son talent. Henry Aptel

Oratoire St Olav, Rennebu, Norvège

Suite à un contact avec M. et Mme Anders Skoe Le Hir, l’association envisage de construire un oratoire en Norvège sur le chemin royal à la jonction de Gudbrandsdalsleden et Osterdalsleden, reliant la Suède à la Norvège (Trysil, Tynset, Nidaros). Le bas-relief sculpté par M. Pascal Beauvais va trouver place dans le cœur d’une niche qui surmontera l’oratoire. Il accueillera les nombreux marcheurs qui, chaque été, empruntent ces sentiers entre Vadstena et Trondheim.

Qui était St Olav ? Roi de Norvège, il fonda l’Église chrétienne à Nidaros (Trondheim). Il s’était engagé à quatorze ans dans une de ces bandes de Normands qui, durant deux siècles, se répandirent régulièrement en France pour la piller. Ce fut au cours de l’un de ces raids qu’il reçut le baptême. Devenu roi de Norvège à vingt-et-un ans, il institua le christianisme comme religion d’État. Sa mort héroïque à trente-six ans, durant une bataille contre les partisans des cultes païens, fit oublier qu’il n’avait jamais cessé d’être cruel et débauché. On le tint pour un martyr et beaucoup d’églises lui furent dédiées, comme à un champion national. Il propagea dans son royaume la foi chrétienne qu’il avait reçue en Angleterre et combattit avec vigueur l’idolâtrie.

Association La Route de l’Europe chrétienne / Sauvegarde de la chapelle Saint-Hilaire 64 rue de la Frâche 84740 Velleron, Tél. 04 90 20 08 70 recsthilaire@gmail.com www.route-europe-chretienne.fr www.chapellesainthilaire.fr


La Route de l’Europe chrétienne - Atelier Lou Barri - 84740 Velleron / France - Tel/Fax 04 90 20 08 70
atelierloubarri@free.fr
Association Loi 1901déposée à la sous-Préfécture de Carpentras et inscrite le 20 novembre 2006 sous le N°084.3.00 4972