Bulletin N° 19

vendredi 25 janvier 2013

N° 19

EDITORIAL La famille est sacrée

Chers amis,

Au cours du voyage-pèlerinage organisé par l’association La Route de l’Europe chrétienne, nous serons le 5 juillet à Nitra (Slovaquie)

pour bénir l’oratoire saints Cyrille et Méthode. Rassurez-vous. Sur le magnifique haut-relief sculpté avec talent par Pascal Beauvais, qui va s’élever bientôt sur les bords de la Nitra, ne manqueront ni les auréoles de sainteté des deux frères évangélisateurs du monde slave, ni la croix qui nous unit au Christ et qui rappelle à tous que c’est sur Son bois que Jésus Christ Fils de Dieu a définitivement vaincu satan. « In hoc signo vinces » (par ce signe tu vaincras).

Bienheureuse victoire de la croix, mais constamment remise en cause par le démon qui poursuit son travail de sape, de mal et de mort auprès des hommes. La crise de laïcisme aigu qui traverse l’Europe et la France en est la preuve. Après avoir tenté d’interdire ces signes religieux sur une pièce d’€ en Slovaquie, voilà qu’en France elle s’attaque maintenant au démantèlement de la filiation biologique en voulant ruiner l’institution du mariage. Plus grave encore que la crise économique, cette révolution de fond risque de faire exploser les fondements de notre société.

Vigoureusement opposé au projet de ce faux mariage entre personnes du même sexe et à l’adoption d’enfants par de tels duos, je vous avais demandé de vous mobiliser et de monter à Paris le 13 janvier. La plupart d’entre vous l’ont fait, nous étions très nombreux, 1300442 de manifestants (chiffre Gendarmerie de Paris).

Certes, nous savons bien que ce n’est pas une majorité qui fait la vérité, mais pour une fois, nous n’avons pas voulu laisser l’idole du nombre à cette minorité infime d’activistes qui par tous les moyens – mensonge, intimidations, violence, cherchait à manipuler les masses.

L’Europe qui nous est si chère, repose entièrement sur sa civilisation chrétienne et ces laïcistes forcenés, idéologues de la christianophobie, qui voulaient avec « le mariage pour tous » détruire les fondements de notre civilisation, sont apparus aux yeux de tous comme les fossoyeurs de l’Union Européenne. Cette dernière ne peut être fondée seulement sur l’économie, pas plus que sur les droits de l’homme, réduits à la sacralisation des désirs individuels. L’Europe a un visage familial et une âme, elle croît en Dieu, elle L’aime, elle est chrétienne. Le 13 janvier le Pays réel a exprimé clairement son attachement indéfectible à la famille naturelle, église domestique, créée et grandie sous le regard de Dieu.

Après ces années de laxisme et de relativisme, au moment où, arrivée au bord du gouffre, la France allait sombrer, elle s’est redressée in extremis, consciente que la mort de Dieu entraînerait la mort des hommes. Rendons grâce à la Très Sainte Vierge qui, dès le 15 août a su réveiller nos évêques. Guidés par notre vénéré Pape Benoît XVI, ils ont retrouvé l’unité perdue, et pour certains, le courage. A Paris, ceux qui y étaient, ont constaté que le petit troupeau avait grandi et qu’il ne manquait pas de courage.

Robert Mestelan, président

LA GRANDE MANIF

par Jacqueline Picoche

Samedi 12 janvier 2013, 20 h. 30 L ‘église Saint François Xavier, qui est grande, achevait de se remplir quand l’orgue se mit à tonitruer et qu’on vit s’avancer en procession, vêtu d’une belle chape argentée, mitré , crossé, un évêque… mais lequel ? On attendait Mgr Aillet, venu tout exprès de Bayonne, annoncé pour présider cette “veillée de prières”, et c’était un autre… Ma parole ! Il ressemble à ses photos ! Vingt-Trois ! Mais oui ! Le Cardinal-Archevêque avait fait le déplacement. Et pas tout seul ! Il avait amené avec lui son auxiliaire, Moulin-Beaufort.

Il nous a fait au début un beau petit discours dont j’ai surtout retenu, outre qu’il approuvait notre manif du lendemain, qu’il ne fallait pas avoir de haine ni de violence contre ceux qui ne comprennent plus ce que c’est qu’une vraie famille et qui la refusent, mais qu’il fallait prier pour toucher leur cœur. Et c’est lui qui a célébré le salut final, qui a manipulé l’encensoir et l’ostensoir et prononcé les bénédictions rituelles.

Et Aillet ? Eh ! bien, il était là, modestement assis sur le côté du chœur, réduit au rôle de Jean-Baptiste : “Il faut qu’il croisse et que je diminue”. Il lui a tout de même été confié le rôle de prononcer la prière de Jean-Paul II pour la famille que vous pourrez lire sur la pièce jointe. Bon, cette veillée, c’était un chapelet entrecoupé de chants, suivi d’un salut du Saint Sacrement. À chaque dizaine, le Pater était chanté en latin, ce qui met tout le monde d’accord. Il y avait beaucoup de monde, et à la fin on a chanté à gorge déployée Christus vincit, Christus regnat . Espérons que la Sainte Vierge aura été contente que tant de bouches, ensemble, la saluent tant de fois, et lui chantent Chez nous soyez reine, et que du haut du Ciel elle fera le nécessaire pour que demain tout se passe sans grabuge. Ainsi soit-il !

Ce fut le cas, Deo Gratias ! Aucun casseur ! Et les Femen étaient restées en Ukraine.

Dimanche 13 janvier 2013 : 9 h. du matin : Il y a dans la liturgie de la messe de ce dimanche un passage de la Lettre de saint Paul Apôtre à Tite ‪2,11-14.3,4-7.‬ où il est dit que “la grâce de Dieu nous apprend à rejeter le péché et les passions d’ici-bas, pour vivre dans le monde présent en hommes raisonnables, justes et religieux” 
 C’est bien trouvé pour nous inciter à manifester non comme des furieux, mais comme des hommes “raisonnables, justes et religieux”.

Une interview de Mgr Aillet dans Présent du 12 janvier précise qu’il a encouragé les laïcs de son diocèse à participer à la “manif pour tous” qui se dit “aconfessionnelle” (il accepte le mot) et se réjouit qu’ils aient organisé le déplacement Bayonne-Paris AR. Il commente : “je suis un citoyen, un citoyen qui en plus a des convictions catholiques par le baptême, et qui plus est par la grâce de l’épiscopat. Cela ne me gêne donc pas du tout d’aller marcher, aux côtés même d’un grand rabbin, ou d’un imam, ou d’autres associations, parce que je crois vraiment que nous ne défendons pas un mariage confessionnel, nous défendons le socle anthropologique qui, pour nous, vient de Dieu, c’est évident, et qui appartient de plein droit à son dessein créateur, mais qui peut être partagé par des gens qui n’ont pas encore découvert Dieu. Et je pense qu’aujourd’hui, pour défendre ce socle anthropologique de la société qu’est le mariage, c’est-à-dire l’union stable entre un homme et une femme ouverts à l’accueil et à l’éducation des enfants, on doit partager un consensus beaucoup plus large que celui des seuls catholiques. Cela dit, on voit bien que celle qui a lancé ce débat, et cette expression dans la société, qui n’atteint pas encore le cadre institutionnel que l’on réclame au gouvernement à cor et à cri, c’est quand même l’Eglise catholique. Il ne faut pas nier que c’est le cardinal Vingt-Trois, par cette petite prière du 15 août, c’est le cardinal Barbarin par ses déclarations tonitruantes du mois de septembre, qui ont déclenché cette vague. Une vague qui dépasse maintenant l’Église, puisque nous avons été rejoints par beaucoup d’autres. Je crois que c’est important, puisque nous défendons une institution qui n’est pas spécifiquement de l’ordre de l’Église et de la foi, que nous puissions être ainsi rejoints par des non-catholiques… ”

Et Civitas, alors ?“Je pense que Civitas – que je n’ai pas, moi, accusé de quoi que ce soit – qui s’est mobilisé en effet, n’a pas la surface, disons la crédibilité ecclésiale et sociale pour pouvoir mener, seul, un combat comme celui-là. Je pense donc qu’il y a un moment où il faut dire qui est le plus crédible ou qui sont les plus crédibles, pour lancer un mouvement qui nous dépasse nous-mêmes. On n’est pas là pour se défendre soi-même, ni pour se mettre en scène. Voilà. C’est tout. Mais je ne porte pas de jugement. Je pense qu’il faut que le consensus soit le plus large possible, et que tout le monde a le droit de marcher avec tout le monde. ”

JP a l’intention de ne pas partir demain, avec Civitas, de la place Pinel, voisine, mais distincte de la place d’Italie, ni avec Bernard Antony, de la mairie du XIIIe, place d’Italie, ni de la porte Maillot avec les gens du Front National hors Marine (qui a raté une belle occasion de se faire une popularité si elle avait défilé, s’était montrée sur l’écran géant, et avait parlé au micro de ses enfants). JP a choisi Denfert Rochereau, donc “la manif pour tous”, primo parce que c’est le plus près de chez elle, et deusio parce qu’elle partage le point de vue de Mgr Aillet, et qu’elle pense que l’essentiel est de faire nombre avec la plus grande unanimité possible. (JP = Jacqueline Picoche)

Dimanche 13 h. 20 : Le rendez-vous était prévu à 13 h. Pensant que les manifs sont toujours en retard, JP prend sans se presser la rue Boulard, avec l’intention d’accéder à la place Denfert, par les petits jardins de la rue Froidevaux. Impossible ! Dès le carrefour de cette rue, elle est prise dans un fleuve humain déjà en marche piétinant en direction de l’ouest : c’était la tête du cortège, alors que, bien serrés, les gens entassés sur la place, attendaient de pouvoir partir. Et des gens, il y en avait vraiment de tous les âges. Mais c’était un défilé franco-français. Les “minorités visibles” étaient invisibles. Pas concernées ? Quoique le Coran ne soit pas tendre avec les homos, pas un basané ni une femme voilée (ils étaient dans un autre cortège). Ce fleuve était rose fuchsia et blanc, couleur de ballons tenus par les enfants et de fanions sur lesquels était imprimé en blanc “la manif pour tous” et les quatre silhouettes d’un homme en pantalon, d’une femme en jupe et de deux enfants. (Tant de ballons et de fanions, ça représente déjà une belle somme. Intégralement payée par les manifestants ?

Et ces trois défilés ? De bons organisateurs, tous volontaires à ce qu’il paraît). Il y avait déjà de l’ambiance ! La jeunesse sautait, dansait presque, en criant “Taubira, t’es foutue, les familles sont dans la rue”. Les pancartes brandies disaient (énumération non exhaustive) politico/juridiques : Jospin, reviens, ils sont devenus fous !

Touche pas au mariage civil

Filiation père-mère-enfant pour tous -

Deux mères sans papa, c’est pas l’ égalité des droits -

Gauloises : nos ventres ne sont pas de caddies

On veut du sexe, pas du genre

pas d’ovules dans les testicules

deux papas, ça l’fait pas

la plupart simplement gentilles et de bon sens :

Paternité, maternité, diversité -

Un père, une mère, c’est élémentaire

un papa, une maman, c’qu’il y a de mieux pour un enfant - (porté par un enfant)

j’sais d’où je viens, mais j’sais pas où on va – avec une photo de bébé : made in papa + maman .

Au bout de la rue Froidevaux, on a traversé l’avenue du Maine et, par la rue Jean Zay, gagné le boulevard Pasteur qu’on a descendu d’un bout à l’autre, puis l’avenue de Suffren d’un bout à l’autre jusqu’au Champ de Mars. Un camion sonorisé criait des slogans et a fait acclamer le nom de Frigide Barjot. Tout le long de ces grandes avenues, en avant ou en arrière, on ne voyait que des têtes, des ballons et des fanions roses.

Dimanche 15 h. 30 JP arrive au Champ de Mars, ayant marché ou plutôt piétiné deux bonnes heures. Elle plante dans une pelouse sa canne-siège, qu’elle avait eu la bonne idée d’emporter, et elle contemple assise le spectacle de la foule, et de l’écran géant où, des animateurs font patienter les premiers arrivés en attendant les derniers arrivants : des artistes de cirque, une chanteuse dont les chansons rythmées font trémousser la jeunesse, un animateur qui fait l’appel de toutes les provinces de France, en priant leurs représentants de lever leurs fanions et les autres de les acclamer. Bref, la grande fiesta ! Enfin, les choses sérieuses : On fait défiler sur l’écran quelques homos qui expliquent pourquoi ils sont contre le “mariage pour tous” et se plaignent qu’on ne leur ait pas demandé leur avis.

Puis un jeune homme qui fut un enfant adopté et qui se réjouit de l’avoir été par un homme et une femme. Puis les représentants des différentes associations participantes à l’organisation de cette manif, qui disent chacun quelques mots. Sur le tract de la manif, j’en compte 35, rien que ça ! Des écolos, des gays, des “républicains” des médecins, des chrétiens “de gauche” et d’autres qui ne précisent pas… Parmi eux, quelques officiels arborant leur écharpe tricolore. Enfin, apparaît Frigide superstar que ses fans affublent d’une sorte de voile de mariée et qui fait intervenir un catho “de gauche” pour prouver qu’ils ne sont pas tous “de droite” à la suivre. Premier discours d’icelle, qui le conclut en faisant apparaître un couple de mariés, en tenue de mariage (robe blanche pour Madame et fleur à la boutonnière pour Monsieur), encadrés d’un essaim de “Mariannes” en bleu, blanc rouge, coiffées de bonnets phrygiens. Trêve de joyeusetés !

Dans un silence religieux ( ?) elle donne lecture d’une longue lettre au Président de la République, dont vous trouverez dès demain le texte dans vos journaux. Elle lui demande solennellement, au nom de toute cette foule de manifestants rassemblés, de retirer le projet de loi Taubira et d’organiser des “États généraux de la famille”. France-Info le soir-même annonce qu’il n’en fera rien. Qu’il prenne bien garde ! Si une si grande espérance populaire est déçue, ce ne sera pas du mépris qu’il suscitera contre lui, ce sera de la haine !

Dimanche 17 h. C’était loin d’être fini ! A 19h30 de très nombreux groupes arrivaient encore au Champs de Mars. Il était encore question de nous parler de ce qui se passait dans les ambassades et consulats de France à l’étranger, mais la nuit tombait et il commençait à faire très froid. JP, estimant qu’elle avait vu l’essentiel, regagna son domicile, non sans problèmes dans le métro comme vous pouvez le penser avec cette foule et plusieurs stations fermées. Elle était chez elle à 18 h et, après avoir mangé sa soupe et s’être un peu réchauffée, elle s’est mise à vous rédiger ce petit reportage. Jacqueline Picoche

Chapelle St Hilaire

C’est quelques jours après la fête de l’Immaculée Conception que la bonne nouvelle de l’aide substantielle de la banque du Crédit Agricole, accordée à l’association, nous est parvenue.

Le Crédit Agricole, un mécène généreux !

M. Meissonnier, directeur régional du Crédit Agricole a eu la joie de nous en informer. Montrant un grand souci de la conservation du patrimoine, le Crédit Agricole, souhaitant s’associer à nos efforts a répondu favorablement à notre demande. Il nous accorde la somme que nous avions sollicité pour pouvoir assurer la sécurisation de la chapelle. Suite à cet apport, le bureau réuni le 19 décembre à la chapelle en session extraordinaire a pu délibérer et décider l’engagement des travaux. Monseigneur Cattenoz, notre président, a signé le devis pour les travaux. Ceux-ci confiés à l’entreprise Girard (spécialisée dans la restauration des monuments historiques), vont pouvoir commencer en janvier et février 2013.

La sécurisation

La sécurisation du bâtiment va porter sur deux points : 1. confortement de la voûte du chœur (fourniture et montage des tours d’étaiement et mise en place d’un cintre de bois pour soutien de la voûte 2. confortement temporaire de l’angle sud-est avec démontage du mur sud du chœur jusqu’à mi-hauteur. Blocage provisoire au droit des ouvertures du mur sud, côté intérieur et extérieur. Remise en place et étaiement du linteau cintré côté extérieur.

Dégagement du site

L’automne a été mis à profit pour brûler les déchets végétaux accumulés pendant l’été. L’équipe des courageux travailleurs et travailleuses manque de bras pour nettoyer la face sud de la chapelle (parcelle 793 de M. et Mme Camille Anrès). Venez la renforcer, nous sommes à la chapelle tous les mercredi de 9h30 à 16h. Pique-nique sur place. Les travaux menés ont permis la découverte d’une cabane en pierre (borie), qui vraisemblablement constituait un point de surveillance et de guet à l’arrivée des remparts sud.

Porte métallique

M. Mauro Artioli, ferronnier à Velleron, est venu dans la semaine de Noël, poser une porte en fer à claire voie pour obturer l’entrée sud de la chapelle. Cette solide porte à l’épreuve des entreprises des vandales remplace avantageusement désormais les fils de fer barbelé. Une porte identique sera réalisée et apposée sur l’ouverture ouest.

Citernes à eau

Nous remercions M. Jacques Sarrade qui, aidé par trois bénévoles, a réussi à mettre en place les deux citernes de 1000 litres. Bien que vides, les citernes ont été portées à dos d’homme depuis la route goudronnée, soit 700m. Une belle performance. Bravo ! Premier apport dans la lutte contre l’incendie, ces citernes, remplies d’eau en été, nous permettront de maçonner et d’arroser les fleurs et les plantations.

Servitude de passage

Grand MERCI à Madame Leydier mère, M. Jean-Pierre Leydier et son fils, qui nous ont généreusement accordé l’autorisation d’utiliser le chemin de terre qui, venant de Durban, traverse les muscadiers et permet d’atteindre la chapelle St Hilaire. La servitude de passage a été signée sous seing privé avant Noël.

Opération « bois de Noël »

Le samedi 24 novembre, quatre stères de bois coupé à St Hilaire au cours des travaux de dégagement ont pu être apportées et distribuées gratuitement à trois personnes nécessiteuses du département. Cette opération délicate n’a pu s’effectuer que grâce au concours et à la bonne volonté de bénévoles (si tous les gars du monde voulaient se donner la main…) Nos remerciements s’adressent plus particulièrement à :

- Emmanuel Gros qui a pu charger le bois sur son 4x4 et effectuer les rotations

- Marc-Antoine Schelstraete qui a pu le transporter avec sa remorque et le livrer

- la troupe des scouts du Barroux de Bertrand de Belleville qui a bien voulu assurer toutes les manutentions.

Magnifique B.A. et beau témoignage de la générosité de notre jeunesse, au profit des plus pauvres. MERCI.

Fête de St Hilaire le dimanche 20 janvier 2013

11 heures Messe à l’église paroissiale Saint-Nazaire à Beaumes-de-Venise, célébrée par le Père Marcel Bang avec la participation de la chorale diocésaine

à l’issue de la messe : pain béni Saint Hilaire

12 heures Apéritif à la salle Rocalinaud, place de la Mairie suivi du déjeuner, Paëlla à 10 €

Inscriptions auprès de Mme P. Alliaud 04 90 62 95 44

Vente des derniers billets de tombola

14 h 30 Projection oratorio Le miracle de Fatima

16 heures Tirage de la Tombola huile de M. J.-C. Constantin : Avignon, le palais des Papes

Libres propos sur sainte Jeanne d’Arc

par le professeur Jean-Louis Brancourt, président de l’Association universelle des Amis de Jeanne d’Arc

« Professeur, quand en êtes-vous arrivé à Jeanne d’Arc ? » « Vous l’avouerai-je ? Mon intérêt pour Jeanne d’Arc est tardif. Il est religieux, historique et politique. Jamais sentimental ni même « mystique ». Je n’ai jamais pu être sensible à toute espèce de « mystique johannique » qui, dans certains milieux entoure « Jeanne la Lorraine », pas plus « la Fille de France », encore moins « la Fille du Peuple ». Mon histoire personnelle est trop purement contemporaine, trop tournée vers des engagements « réactionnaires » à la politique – gaullienne, spécialement – pour ad-mettre le moindre risque d’une récupération de Jeanne d’Arc, de quelque nature qu’elle soit, dans une redoutable confusion des genres.

« Par quel biais vous êtes-vous donc intéressé à elle ? » « J’ai croisé Jeanne d’Arc d’abord, dans mes travaux de recherche en histoire du droit et des institutions, en spécialiste du duc de St-Simon et, par lui, de la monarchie absolue et de ses « lois fondamentales ». Bien qu’occupé presque strictement à la période dite « moderne » (du 15ème au 17ème s.) de l’Histoire de la France, j’ai toujours remarqué – avec une certaine perplexité, je l’avoue – un double décalage : le premier entre le silence quasi complet sur Jeanne d’Arc dans l’opinion monarchiste moderne du temps de la suprématie « universelle » de la monarchie Bourbon d’un côté, et le rôle objectif qu’elle avait joué dans le rétablissement de la dynastie à la fin de la guerre de Cent Ans, de l’autre. La seconde distorsion avait existé, au temps même de Jeanne, entre l’opinion savante des juristes et l’opinion populaire qu’elle me semblait représenter. La première de ces opinions construisait alors un "droit public" de la royauté de France sur des raisonnements juridiques tirés à la fois des théories issues de la renaissance du droit romain impérial, d’une part, et de la pratique coutumière d’une justice féodo-vassalique au service d’un roi suzerain, d’autre part. La seconde découlait d’une « mystique politique » fondant les liens sociopolitiques sur la fidélité à Dieu, d’abord, sur la fidélité au roi, ensuite ; elle reposait donc, en fait, sur une appréciation synthétique et historique des hiérarchies naturelles et des liens de subordination à l’intérieur de la société politique. La période Bourbon de notre Histoire marqua le triomphe de la première jusqu’à ce que cet édifice, parfaitement rationalisé pourtant, s’effondre brutalement à la fin du 18ème siècle dans la révolution de « l’ancien régime ». La seconde, l’opinion populaire, pourtant, était-elle vraiment morte ? Pouvait-elle seulement mourir ainsi, d’un coup, sous l’effet conjugué d’un monarchisme doctrinal (et doctrinaire) et de la révolution démocratique ? »

« Pouvez-vous préciser cette différence, que vous dites essentielle, entre la vision savante des liens politiques et « l’opinion » que représente Jeanne d’Arc ? » « Le plus fort est que j’y suis venu très tard ! De prime abord, mon point de vue était celui de la doctrine juridique.

L’Histoire, spécialement l’épisode de Jeanne d’Arc, me semblait être la démonstration du bien-fondé du droit monarchique de la succession royale de mâle en mâle, par rang de primogéniture, de ce que le juriste, depuis Jean de Terre-Vermeille en 1419, avait défini comme la « théorie statuaire » de la couronne de France. Or ce droit « statuaire » ne se comprenait qu’à la lumière du principe nouvellement établi de l’immédiateté de la transmission de la couronne, de roi en roi, indépendamment de tout consentement de type féodal, indépendamment aussi de toute « consécration » religieuse. Le reste d’une « élection » avait pesé encore sur les circonstances de la succession des premiers Valois, de Philippe VI à Charles V ; il avait révélé les dangers – mortels pour la dynastie – du temps crucial d’une éventuelle régence. Les défenseurs de l’Etat royal naissant sous Charles V et sous Charles VI, surtout en 1403 et en 1407, avaient donc fait triompher le principe d’une succession instantanée, purement naturelle, strictement dynastique, reléguant définitivement le sacre au rang de cérémonie symbolique, non pas « politique ». Or Jeanne d’Arc, vous le savez, a pour mission de libérer Orléans pour ouvrir militairement la route de la Champagne, dans le but de mener le « gentil Dauphin » Charles à Reims pour s’y faire sacrer. A y regarder de plus près, les termes, les évènements, la chronologie exacte de l’épopée de Jeanne d’Arc, m’ont fait revenir sur leur signification profonde : la royauté de Charles VII, à l’époque de Jeanne, m’apparaît maintenant comme centrée sur le sacre de Reims comme l’était aussi celle des Capétiens depuis 987. Ce qui m’avait semblé la consécration du « droit » m’est apparue comme le triomphe de la « justice », celle de Dieu. Véritable jugement de Salomon, la sanction divine du pouvoir de Charles VII, au détriment de l’option anglaise, est simplement le choix « juste », exercé par le Tout Puissant pour le « bien commun » durable du royaume de France. L’historiographie la plus récente de la période – Françoise Autrand, par exemple, dans son admirable biographie de Charles VI – replace très bien dans leur contexte les enjeux politiques du traité de Troyes de 1420 qui avait privé le dauphin Charles de la succession à la couronne. Sans les détailler ici, nous n’en retiendrons que la conclusion : l’hypothèse de la double monarchie anglaise sur les royaumes de France et d’Angleterre, pire qu’une usurpation, était une faute, une aberration politique dont les relations mi-figue mi-raisin du duc de Bourgogne et des Lancastre, tout au long des années 1420, démontraient le caractère fondamentalement instable, irréaliste, voué à court terme à l’échec ; elle était donc un mal politique devant engendrer l’effondrement tragique de la paix sociale et du royaume. C’est ce mal qui a été évité, c’est la survie de la France, pour plusieurs siècles, qui a été assurée.

« Au délà de cette leçon politique, quels sont, à votre avis, les enseignements les plus significatifs de l’action de Jeanne d’Arc ? » « De février 1429 à mai 1431, Jeanne d’Arc a fait preuve, il me semble, de qualités essentielles, qu’elle a portées jusqu’à l’héroïsme et qui me paraissent d’une actualité toujours renouvelée. Je pense à son équilibre et à sa pureté, à sa simplicité et à son bon sens, à sa pugnacité et à sa persévérance. La première de toutes, peut-être, est sa lucidité – extra lucidité, même ! Sur le plan militaire, spécialement, cette « voyance » lui fait indiquer à ses capitaines les stratégies payantes, les angles d’attaques imparables, les moyens à mettre en œuvre, les routines et les mauvaises habitudes à combattre. Le général Weygand a, autrefois, relevé en spécialiste les apports militaires attribuables à l’action de Jeanne : sous la houlette du Maître général et visiteur de l’Artillerie du Roi, elle contribua de façon décisive à la croyance en l’avenir des armes à feu, en l’avenir d’une tactique intégrant le canon dans les manœuvres de la bataille ; ce qui, révélé à Patay, devait assurer le triomphe français à Formigny puis à Castillon, à la fin de la guerre de Cent Ans ; par piété et sainteté, elle fit la promotion d’une armée disciplinée, « propre » de toute débauche et de toute volerie, encadrée par des gentilshommes qui ne dédaigneraient plus de descendre de leurs chevaux pour combattre à pied, le cas échéant, plus modestes, plus respectueux de la vie humaine. Sans conteste, sauf à renier les témoignages innombrables des contemporains, comme le soulignait récemment le grand maître de l’art, Philippe Contamine, l’aventure de Jeanne d’Arc est irréductible à des critères purement humains. » Prof. J.-Louis Brancourt

N’oubliez pas de nous communiquer vos changements d’adresse !

Notre Dame la Brune : le 24ème oratoire

En ce 8 décembre 2012, fête de l’Immaculée Conception, quelle joie à l’issue de la messe, de nous trouver rassemblés aux pieds de Notre Dame la Brune, patronne de l’église du Barroux !

Notre dette envers la Mère de notre Dieu, Jésus le Sauveur, est immense et nous n’oublierons jamais qu’il y a plus de 2000 ans, la rédemption du monde fut suspendue un instant au « Fiat » de cette jeune fille de Nazareth. En redonnant vie à cet oratoire par la pose d’une mosaïque et d’une croix nous voulons lui exprimer notre amour et notre reconnaissance et renouveler en elle notre confiance indéfectible. Mais il convient d’abord de remercier tous les acteurs de cette renaissance. M. le Curé Charles-Bernard Savoldelli qui a bien voulu organiser cette bénédiction et célébrer la messe, M. Robert d’Aigremont, administrateur du château qui s’est spontanément associé à la réalisation du projet et qui nous recevra pour un apéritif au château à l’issue de la cérémonie, Mme Marie-Agnès Mathieu créatrice de cette belle mosaïque. Elle a su tirer un excellent parti de la Vierge sculptée par Brandily en lui gardant toute la tendresse d’une maman. Quant au drapé romantique qui entoure la Vierge, il s’accorde bien à la beauté du lieu, souvent battu par le mistral, respiration du monde. Grâce à vous tous et aux fleurs que vous ne manquerez pas d’apporter, il y aura ici désormais quelqu’un pour accueillir les milliers de visiteurs qui chaque année partent à l’assaut des terrasses du château pour contempler les toits d’un des plus beaux villages du Comtat.

A quelques semaines de Noël, nous aimerions nous préparer dans la joie à la douce et sainte Nuit de la venue de l’Enfant Jésus, Prince de la Paix. Mais cette année, notre inquiétude est grande et le cœur n’y est pas. Alors, tournons-nous vers la Vierge, qui avant nous, avant de s’enfuir en Egypte, a du fuir le roi Hérode, qui dans un accès de démence froide voulait désosser l’homme en massacrant les innocents. De-puis quarante ans, tant et tant de lois incertaines nous ont été imposées contre la personne, sa dignité, la fa-mille et finalement la France, que nous ne pouvons plus taire la blessure qui coupe en deux notre cœur et donne aujourd’hui un accent plus grave à notre supplication.

« Avec la confiance d’un petit enfant nous nous tournons vers vous, ô Marie et nous vous supplions de venir à notre secours. Par votre intercession, que le Seigneur nous obtienne la grâce de ne jamais baisser les bras dans notre vie personnelle comme dans la vie de notre pays. Marie, comme toute Mère, venez au secours de vos enfants.

Secourez ceux qui tardent à suivre la voie du salut.

Raffermissez les chancelants,

convertissez les endurcis,

secourez ceux que menace en leur corps un mal douloureux : aux malades, aux affamés, aux angoissés apportez votre aide bénie de Dieu.

Secourez vos enfants dans leur ultime combat.

Rendez certaine leur victoire, certaine leur récompense céleste.

Jésus, à Vous la Gloire, Vous, né de la Vierge Marie. Gloire au Père et au Saint Esprit. Pour les siècles des siècles. Amen. » R.M.

Lettre d’Italie

par le Père Marc Flichy

Comme vous le savez, le Saint-Père est venu fêter ici le cinquantenaire de la venue de Jean XXIII en 1962. Dans un même mouvement il ouvrait l’année de la Foi et il invoquait le secours de Marie sur les pères du synode consacré à la nouvelle évangélisation. Dans le feu roulant des manifestations locales, cet événement a pris sa place, de façon toute naturelle. Il faut dire qu’à Lorette, le Pape est vraiment chez lui.

Ces grands rassemblements font désormais partis de la pastorale de l’Eglise Universelle. Ils sont une manifestation de ce que l’Eglise entend être, en vérité ; c’est pourquoi elle a le devoir de les réussir. Et ce fut le cas à Lorette.

A l’extérieur, les Italiens ont la réputation d’être exubérants et indisciplinés. Ce n’est pas du tout ce que je perçois à Lorette. En l’occurrence j’ai admiré le savoir faire des équipes vaticanes et leur paisible concertation avec les instances locales. La logistique capucine s’est, elle aussi, harmonieusement inscrite dans les balises romaines.

Ailleurs, dans certains cas du moins, la recherche de la perfection s’accompagne de préparatifs, de clauses disciplinaires, de consignes rigoureuses qui risquent de compromettre le climat et l’esprit de famille. Mais chez nos frères des Marches, l’organisation ne tue pas la spontanéité. Une fois encore, le cœur prévaut sur la raison, l’humilité sur la recherche de l’effet.

La veille au soir, le centre de la ville est investi par la troupe romaine des policiers et techniciens de tout poil. Un effort tout particulier est fait par les ingénieurs de l’image et du son. Tribune géante, écrans gigantesques, batterie de baffes énormes etc.

Dans la plus grande artère, la via Brancondi, une énorme bannière aux couleurs françaises se fait remarquer plus que toutes les autres. Mais notre balcon arbore aussi le drapeau italien et le drapeau pontifical !

Le gros de la foule, munie de cartes spéciales, arrive vers 8h30. Sous la tente dressée devant les porches extérieurs du sanctuaire, on a installé un autel en argent repoussé déniché dans les caves de la basilique. Il est éclairé par sept cierges raides, hauts et discrets. Sur les marches du chœur s’étalent des parterres de fleurs blanches et jaunes que certains assistants cueilleront en fin de célébration. Trois cérémoniaires de la chapelle papale font répéter les mouvements une, deux ou trois fois. Nous sommes une cinquantaine de prêtres dé-signés pour la communion ; nous exécutons deux fois la manœuvre préparatoire. Le système de la répétition précédant la célébration évite les pesantes concertations à distance !

Sur la tribune on remarque un double parterre d’évêques en mosette et surplis. Parmi ceux-ci, le cardinal Comastri, ancien évêque très aimé de notre ville, désormais « curé » de Saint-Pierre du Vatican. La messe est concélébrée par quatre prélats seulement : le cardinal Bertone salésien et secrétaire d’Etat, notre évêque, le croate Nikola Eterovic secrétaire du Synode et le cardinal Salvatore Fisichella présidant le conseil pour la Nouvelle Evangélisation.

Vers 10h les cloches sonnent : l’hélicoptère est arrivé au centre pastoral Jean-Paul II de Montorso. Bientôt, la Vierge noire de Lorette portée par une vingtaine d’officiers de l’Armée de l’Air pénètre sur la place de la Madone, acclamée avec émotion.

Je suis associé au groupe des capucins et des prêtres autorisés à entrer dans une basilique méconnaissable, pimpante dans les moindres détails. Chaque chapelle particulière est illuminée par des flots de lumière. Nous formons une ligne qui longe l’allée centrale. Nous défilons devant le pape. Chaque prêtre est présenté par Mgr Tonucci, très à l’aise dans ce rôle. Je baise donc l’anneau du Saint Père en lui murmurant une parole bien timide sur « l’avenir de Lorette », mais je n’ai pas l’esprit d’à propos et tout va si vite. C’est un peu bête ! Bientôt Benoît XVI monte sur un petit escabeau roulant. Il se dirige vers la Santa Casa puis vers la sacristie. Nous le retrouverons dehors, vingt minutes plus tard.

La messe est celle de Notre-Dame de Lorette, non celle de St François. Le Pape fait au trône, assis, une homélie très intérieure sans la moindre allusion au futur développement de Lorette. La célébration se déroule selon un rite classique, austère, presque traditionaliste. Les trois silences exigés par la Liturgie sont respectés au moment du rite pénitentiel, après l’homélie, après la communion. La prière eucharistique choisie est le Canon romain en langue latine. Les laïcs admis à communier de la main du Pape se présentent les deux genoux en terre et reçoivent le corps du Christ sur la langue.

Le charisme de Pierre et celui de la Liturgie romaine apparaissent dans leur sobre grandeur. Les larmes coulent devant cette démonstration du mystère de la Rédemption actualisé dans l’Eglise catholique. Quelle apologétique en actes !

L’essentiel de la foule est contenu dans le mélodieux espace dessiné par le fronton de la Basilique, le Palais Apostolique et le Palais Il-lyrique. Comme toujours à Lorette, les choses restent à taille humaine. Tout est beau, petit, simple et bon enfant. Le naturel, la tendresse et le sentiment sont au rendez-vous.

A la fin, le Papamobile vide passe devant moi. C’est une perfection germanique, une grosse Mercedes-Benz qui marche lentement et silencieusement comme les corbillards de jadis. Il est immatriculé SCV1. Mais bientôt, près de la librairie de la Congrégation, apparaît le Souverain Pontife qui monte dans la voiture blanche… Vers 15h40 j’entends les pales d’un hélicoptère. C’est le signe du départ vers la Ville éternelle…

Père Marc Flichy, Aumônerie France/Italie, Via Brancondi 77 60025 Loreto AN Tel. 0039 (0)71 977 117

Voyage en Europe Centrale du 28 juin au 10 juillet 2013

Nous sommes déjà 38 inscrits, il reste encore 7-10 places. Invitez vos amis, parlez-en autour de vous.

Ce qu’il faut savoir : Les 4/5èmes du territoire slovaque (nord et centre) sont constitués de montagnes. La Slovaquie englobe l’ensemble occidental de la chaîne des Carpates divisée en chaînes plus petites : les Petites Carpates et les Carpates Blanches à l’ouest du pays, les Hautes Beskides et les Hautes Tatras au nord, les Basses Tatras au sud. Les monts Métallifères en constituent le piémont. La bordure méridionale est une plaine prolongeant la plaine hongroise à l’est et annonçant la plaine du Danube à l’ouest. La chaîne la plus élevée, les Hautes Tatras, ne présente que 26 km dans sa longueur mais rassemble une dizaine de sommets de plus de 2600 mètres. Le mont Gerlachovska y culmine à 2655 mètres. Des cours d’eau qui arrosent la Slovaquie, le Danube, second fleuve d’Europe, qui forme une part de la frontière avec la Hongrie, et la Morava, qui délimite une partie de la frontière avec la République tchèque, sont les plus notables. La Slovaquie bénéficie d’un climat continental, caractérisé par des hivers longs souvent rigoureux, et des précipitations importantes durant les mois d’été.

Histoire : A partir du 3ème siècle des Slaves s’installent sur son territoire, du 10ème siècle et jusqu’en 1918, la Slovaquie fait partie du Royaume de Hongrie et pendant l’occupation Ottomane de 150 ans de celui-ci (1526-1683), les rois Hongrois sont couronnés à Bratislava. A la fin de la Première Guerre mondiale, la Slovaquie forme avec les pays tchèques la Bohême et la Moravie (et jusqu’en 1938 la Ruthénie) de novembre 1918 au 31 décembre 1992 la Tchécoslovaquie. Cette union politique, prônée à Versailles, accordée par le traité de Saint-Germain-en-Laye, démantelée par l’Allemagne nazie et reconstituée en 1945 est partiellement artificielle : la Tchéquie, ancienne possession autrichienne, était un pays plus développé et industrialisé et sa population largement athée (en Bohème) tandis que la Slovaquie, ancienne possession hongroise, était plus rurale et profondément catholique, bien que les deux langues

armes de Spisska Sobota

soient très similaires. Plus d’un million de Hongrois sont alors soumis à la souveraineté Tchécoslovaque. Elle recouvre brièvement son indépendance entre 1939 et 1945, mais est largement inféodée au Troisième Reich. Le 1er janvier 1993, la Slovaquie redevient un Etat pleinement indépendant. Elle intègre l’OTAN et l’Union européenne en 2004.

Sts Cyrille et Méthode Tous les pays Slaves fêteront cette année le 5 juillet les 1150 années de l’arrivée des apôtres Slaves en Moravie. Nés en 815 et 827 à Thessalonique, centre important de vie commerciale et politique dans l’Empire byzantin au 9ème siècle, Thessalonique jouait un rôle remarquable dans la vie intellectuelle et sociale de cette région des Balkans. Située aux confins des territoires slaves, elle s’appelait Solun pour les populations Slaves. Cyrille fit de brillantes études à Byzance, où il reçut les ordres sacrés. En raison de ses qualités exceptionnelles et de ses connaissances profanes et religieuses, il se vit confier, encore jeune, de délicates fonctions ecclésiastiques. Méthode, l’aîné entama d’abord une carrière de préfet d’une des provinces de la frontière où vivaient de nombreux Slaves. Vers l’année 863, le Prince Rastislav de Grande-Moravie adressa une requête à l’Empereur Michel III pour obtenir l’envoi, à ses peuples, d’un évêque et maître qui fût en mesure de leur expliquer la vraie foi dans leur langue. On choisit alors les saints Cyrille et Méthode qui acceptèrent sans hésiter et se rendirent en 863 en Grande Moravie, carrefour entre l’Orient et l’Occident. Ils y entreprirent l’évangélisation de ces peuples auxquelles ils consacrèrent l’un et l’autre, tout le reste de leur vie. Le succès de leur mission était dû au fait que Cyrille avait créé l’alphabet Cyrillique et traduit les Saintes Ecritures en langue Slavon, ce qui permit à chacune de ces nations d’adhérer à la foi chrétienne. Se rendant à Rome, ils offrirent les reliques du Pape St Clément qu’ils avaient découvert en Chersonèse, au Pape Adrien II qui les accueillit avec beaucoup de bienveillance et approuva leurs livres liturgiques. Cyrille y meurt le 14 février 869. Méthode est consacré Archevêque et continue seul leur mission en évangélisant la Pannonie, la Dalmatie et la Carinthie jusqu’à sa mort le 6 avril 885. Ils jouent d’une grande vénération dans tous les pays Slaves et le Pape Jean-Paul II les déclara Apôtres de Slaves et patrons de l’Europe en juin 1985.

Grande neuvaine à l’Enfant Jésus pour la France du 24 janvier au 1er février 2013

L’association La Route de l’Europe chrétienne, qui a bâti trois oratoires à l’Enfant Jésus : Velehrad, Meursault et Visan, a une confiance immense dans cette dévotion.

Puisque le Gouvernement, malgré cette mobilisation impressionnante, dit ne pas vouloir retirer le projet de loi, nous vous invitons par une neuvaine exceptionnelle de prière à demander cette grâce à l’Enfant Jésus qui ne refuse rien à celui qui l’invoque avec amour. « Plus vous m’honorerez, plus je vous favoriserai ». Elle commencera le 24 janvier et se terminera le 1er février en vue de la fête de la Présentation du petit Jésus au temple.

O Enfant Jésus, nous avons recours à vous. Nous vous en prions, par votre Sainte Mère, assistez-nous pour que soit retiré définitivement ce projet de loi et sauvé la famille, car nous croyons fermement que votre divinité peut nous secourir. Nous espérons avec confiance obtenir votre sainte grâce. Nous vous aimons de tout notre coeur et de toutes les forces de notre âme. Nous nous repentons sincèrement de nos péchés et nous vous supplions, ô petit Jésus de nous donner la force d’en triompher. Nous prenons la résolution de tout faire pour ne plus vous offenser, et nous venons nous offrir à vous dans la disposition de tout souffrir plutôt que de vous déplaire. Désormais, nous voulons vous servir avec fidélité. Pour l’amour de vous, ô Divin Enfant, nous aimerons notre prochain comme nous-mêmes. Enfant plein de puissance, ô Jésus, nous vous en conjurons, assistez-nous dans cette nécessité, faîtes-nous la grâce de vous posséder éternellement avec Marie et saint Joseph dans le ciel, et de vous adorer avec les Saint Anges. Ainsi soit-il.

Réciter cette prière tous les jours, et pour ceux qui ont le temps une dizaine de chapelet, et communier au moins une fois pendant la neuvaine, si possible le 2 février. Au moins un jour de jeûne est recommandé.

LITURGIES MILITAIRES

Le dimanche 23 septembre vers dix heures du matin, se rendant aux Invalides pour y voir, dans la cour d’honneur, une exposition consacrée aux caricatures du général de Gaulle, JP aperçut, dans les douves qui entourent l’entrée principale, une autre exposition : des photos prises pendant la guerre d’Algérie, très bien agrandies, plastifiées, protégées, bien visibles, toutes à la gloire des harkis. Le contraste était grand, et la suite des caricatures faisait réviser aux visiteurs une période de notre histoire peu glorieuse, quoique appelée “les trente glorieuses”. S’ensuivit à 11 heures une “messe de fondation de l’Hôtel des Invalides” assez solennelle, avec des généraux en uniforme, pas mal de clergé, l’évêque aux armées, et une chorale qui a chanté le kyrie de la “Petite messe solennelle” de Rossini, un motet de Mendelssohn, et le cantique de Racine, de Fauré. Long défilé des fauteuils roulants de tous les invalides qui doivent accepter leur invalidité et en faire s’il se peut, de la sainteté. Un papier signalait pour le samedi 29/09/12 (fête de St Michel et de ses collègues archanges) à 10 h, une messe des parachutistes. Par curiosité, JP y est allée ! Oh ! là, là, c’était bien autre chose que le dimanche précédent. Eglise bondée, pas un siège libre. Grand défilé de drapeaux, multitude de poitrines hyper décorées, appartenant à des messieurs d’âge mûr. Évidemment, les jeunes parachutistes en exercice n’étaient pas à Paris en septembre, ils étaient à Kaboul ! Excellent sermon sur la vie qui doit être un combat pour le vrai, le beau et le bien, donc contre le faux, le moche et le mal, sans cesser d’aimer ses ennemis… Le célébrant a commencé par faire l’appel des morts et la liste était longue. Elle se terminait par ceux qui ont été assassinés soit par Merah, soit par leurs propres stagiaires d’Afghanistan. Après la messe, sonnerie aux morts, dépôt de gerbe, prise d’armes. Un grand spectacle, vraiment émouvant, un endroit bien propre à prier pour la France et pour ce qui nous reste d’armée.

Assoc. La Route de l’Europe chrétienne 64 rue de la Frâche 84740 Velleron Tél. 04 90 20 08 70 recsthilaire@gmail.com www.route-europe-chretienne.fr


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