Bulletin N° 7

mercredi 11 mars 2009

N° 7

EDITORIAL

Saint Benoît-Joseph Labre (1748 – 1782) Une trainée de feu

Chers amis, L’herbe reverdit, les bourgeons du figuier éclatent, l’hiver touche à sa fin, c’est l’heure de partir en pèlerinage. La route des Anges attend les plus courageux d’entre vous et nous vous donnons rendez-vous au Mont Gargan le 8 mai, anniversaire de la première apparition de l’Archange Saint Michel sur terre. Des lieux et rencontres étonnantes vous attendent : celle de Saint Padre Pio à une journée de marche du Mont Gargan, celle de S.S. Benoît XVI le 21 mai au Montecassino, le jubilé de Saint Paul à Rome, sur le Mont Alverne Saint François le Stigmatisé, à Bobbio la tombe de Saint Colomban, au Val di Susa la Sacra di San Michele, à Châteauneuf-de-Galaure à la petite ferme où Marthe Robin vécut pendant 50 ans sans manger, sans boire ni dormir, au Puy-en-Velay le Mont Aiguilhe, les monastères de Triors, Randol et Fontgombault, à Baugé la vraie croix de Baugé, au Montaigu en Mayenne une chapelle du 12ème et enfin, le 26 septembre, en cette 1300ème année l’arrivée au Mont au Péril de la Mer où l’Archange nous récompensera de tous nos efforts (ci-joint la feuille de route avec tous les détails).

Jeunes pleins de vie et moins jeunes encore pleins d’énergie, venez prier avec nous sur les chemins de France et d’Italie, venez crier au ciel votre amour de la France en lui confiant notre Eglise, nos prêtres et nos familles.

A peine rentrés, nous repartirons, mais cette fois-ci en car pour un superbe voyage pèlerinage sur les pas de Saint Benoît-Joseph Labre qui est allé douze fois à pied à Loreto où nous bâtissons un oratoire en son honneur que nous espérons pouvoir bénir avec vous. A chaque époque humaine abonde le péché, mais toujours aussi la grâce surabonde. Saint Benoît-Joseph Labre, né le 28 mars 1748, en ce 18ème siècle plein de suffisance, d’orgueil et de corruption des mœurs en est le vivant exemple. En ces temps, on ne se contente pas de goûter « la douceur de vivre » selon le mot de Talleyrand, mais on poursuit avec passion la recherche de toutes les voluptés. L’exemple vient de haut. A la cour de Louis XV, la licence ne connaît pas de limites, et le monarque fou de plaisir, s’asservit honteusement au despotisme de filles de rien, promues au rang de maîtresses. Le « bien aimé » finira exécré de son peuple, son inconduite l’obligeant à s’abstenir des sacrements pendant trente-huit ans. Plus grave que le libertinage des mœurs, celui de l’esprit d’où le rejet par le 18ème siècle de la Révélation, de la tradition, de l’autorité, c’est-à-dire de tout ce qui fait le christianisme. A la suite de Voltaire, des ecclésiastiques comme Raynal se permettent d’écrire des diatribes contre les rois, les prêtres, les moines, le célibat, vitupérant contre les mystères et les dogmes de la Foi.

« En suscitant Benoît-Joseph Labre, Dieu ne scandalisera pas seulement la superbe et l’incroyance des hommes de ce temps, mais grâce à cette victime de réparation Il pourra leur apporter miséricorde. Par sa vie mortifiée et ses pénitences héroïques, il paiera les obscénités du siècle, son excessive sensualité et plus encore les fanfaronnades de son orgueil. »

En choisissant Benoît-Joseph Labre, le Seigneur a voulu répondre aux nécessités d’un siècle qui appelait au secours. Chers amis, de la route de l’Europe, n’êtes-vous pas frappés par la ressemblance de notre époque avec celle de Benoît-Joseph ? En ces temps, où la sécularisation envahit l’Eglise, retournons sur les chemins de pèlerinage, retrouvons la ferveur et l’esprit de pauvreté de Saint Benoît-Joseph Labre : la trace de ses pas devenue traînée de feu, nous guidera vers Dieu. « Quiconque s’élèvera, sera abaissé et quiconque s’abaissera sera élevé » St Matthieu 23.12.

Robert Mestelan Président de l’Association la Route de l’Europe chrétienne

L’oratoire familial

Lors de notre pèlerinage Saint Colomban en 2007, c’est près de San Damiano en Italie que nous avons découvert le plus bel oratoire qui puisse jamais être construit par une famille. Il nous a suggéré l’idée de promouvoir dans toutes les familles disposant d’un jardin l’aménagement d’un oratoire familial.

Placé dans une partie ombragée, à 50 m à peine de la maison, on y accède par un chemin empierré où l’on est accueilli par Saint Joseph tenant dans ses bras l’Enfant Jésus qui vous tend les bras.

L’oratoire épouse la forme d’une petite maison de jardinier, avec une porte à deux battants qui donne accès à l’intérieur d’une pièce de 6 x 6 m environ. Trois vitraux assurent le jour l’éclairage intérieur et lui confèrent une allure de petite chapelle. Les murs blancs, peints à la chaux, sont recouverts de croix, d’icônes et de statues. Quelques chaises et un prie-Dieu permettent la méditation, la « lectio divina » et la prière, on peut faire brûler de l’encens et allumer des bougies.

Cet oratoire, dû à la vénération de Saint Joseph, qui a accordé à ses propriétaires la grâce de s’installer très près du jardin de la Madone miraculeuse des Roses, répond à la satisfaction d’un vœu. Erigé par le propriétaire lui-même, il constitue le lieu le plus important de la propriété, il a même précédé la construction de la maison.

La famille, qui est très nombreuse en été, peut ainsi rendre à Dieu, à la Sainte Vierge et aux saints tous les hommages et les prières qui leur sont dus. L’oratoire favorise non seulement la méditation, le recueillement et la prière individuelle, mais encore les rassemblements familiaux à l’occasion de l’Angélus, la récitation du chapelet de la Divine Miséricorde à 15 heures ou de la récitation du Rosaire, des complies.

Les familles qui sont les églises domestiques et les disciples bien-aimés de Jésus, sont heureuses d’accueillir Marie comme Mère dans leur vie, en faisant d’Elle l’objet de leur attention et de leur prière continue. Marie toujours Vierge devient alors la Mère qui les conduit au Christ, qui leur fait authentiquement aimer l’Eglise, qui intercède pour eux et les guide vers le Royaume des Cieux.

Prière à Notre Dame de Bon Secours : « Vous qui avez appris à Jésus à prier, montrez-le moi aussi. Vous qui avez accouru auprès d’Elisabeth, avec le même amour, conduisez-moi auprès des autres. Vous qui avez intercédé à Cana, apprenez-moi à faire tout ce que Jésus me dit. Vous qui avez souffert avec votre Fils, soyez avec moi en tout temps. »

Agenda

jeudi 19 mars : pèlerinage à Cotignac : fête de Saint Joseph avec procession et conférence. Renseignements au 04 90 20 08 70

mardi 7 avril : conférence au collège Saint François Xavier d’Ustaritz mercredi 8 avril : conférence à Saint Jean de Luz à l’Auditorium Maurice Ravel à 20h30 sur la Route Saint Colomban

jeudi 9 avril : conférences au Lycée de la Sauque, La Brède

samedi 9 mai : départ de la Route des Anges au Mont Gargan / Italie

mardi 4 août : bénédiction de l’oratoire Notre Dame de La Salette à 17 heures à ND de Triors

samedi, 26 septembre : arrivée au Mont Saint Michel

dimanche 4 octobre : fête de la Saint Michel à Velleron

du 5 au 12 octobre : voyage-pèlerinage à Loreto sur les pas de Saint Benoît-Joseph Labre

samedi 14 novembre : Assemblée générale de l’association


Voyage-pèlerinage à Loreto du 5 au 12 octobre 2009

5 octobre : Avignon – Nice – Reggio Emilia pique-nique et sainte messe au sanctuaire de l’Enfant Jésus à Arenzano, coucher à Reggio

6 octobre : Reggio Emilia – Ravenna – Loreto avec visite des mosaïques de Ravenne. Messe à la Basilique de Loreto. Installation chez les sœurs Ursulines pour la durée du séjour.

7 octobre : Messe dans la Santa Casa à 7h, petit-déjeuner. Bénédiction de l’oratoire. Visite du Sanctuaire et du musée.

8 octobre : Loreto – Cascia – Norcia – Loreto : visite de la ville où vécut Sainte Rita et de la petite ville où sont nés Saint Benoît patron de l’Europe et sa sœur jumelle Sainte Scholastique.

9 octobre : Loreto – Ancona – Loreto : visite de la ville d’Ancone, capitale des Marches, important port sur l’Adriatique qui relie l’Italie avec la Grèce, la cathédrale (icône miraculeuse de la Sainte Vierge), le port, les monuments importants

10 octobre : Visite des environs de Loreto : Recanati : au sommet d’une colline ville du 12ème où est né Giacomo Leopardi. Macerata : ville médiévale, cathédrale. Osimo : cathédrale de San Leopardo du 8ème, Baptistère du 13ème, sanctuaire de St Joseph de Copertino. Jesi : remparts médiévaux, cathédrale de San Settimo, église gothique de San Marco du 13ème, pinacothèque avec les œuvres de Lorenzo Lotto

11 octobre : Départ pour le Mont de l’Alverne où St François reçut les stigmates. Déjeuner sur place, procession avec les Franciscains, Sainte Messe, coucher sur place

12 octobre : La Verna – Lucca – Nice – Avignon : retour avec visite de la ville de Lucca : cathédrale St Martin avec le célèbre Volto Santo sculpté par Nicodème au 1er siècle, visite de l’église Saint Michel, du couvent des Passionistes avec la tombe de Sainte Gemma Galgani, jeune mystique italienne, morte à 24 ans.

Prix du voyage : € 485.—sur base de 30 personnes et prix stables d’ici le mois d’octobre 2009. Ce prix comprend le voyage en car, les frais du chauffeur, l’hébergement avec petit-déjeuner et dîner. Ce prix ne comprend pas les repas de midi ni les entrées dans les musées qui seront à la charge de chaque participant. Voyage en car 51 places de la maison Perret. Veuillez prévoir un pique-nique pour le premier jour.

Adresse à Loreto : Orsoline, Via Montereale Vecchio 96, 60025 Loreto AN / Italia, Tel. 0039 071 970 192

Inscriptions avant le 12.4.2009, obligatoirement accompagnés d’un chèque de € 150.— par personne en acompte à adresser à Mme Claudia Mestelan, Lou Barri, 84740 Velleron. Renseignements : 04 90 20 08 70 ou atelierloubarri@free.fr


Passage de Benoît-Joseph Labre en Provence

d’après le chanoine François Gaquère : « Le Saint Pauvre de Jésus Christ », Albanel, 1936

Le Saint Pèlerin se rendit de Nîmes à Avignon. Sans doute alla-t-il prier à Notre Dame des Doms

Le souvenir de son passage à Notre Dame des Doms était resté très vivant. La tradition veut qu’il ait séjourné plusieurs jours sous le porche de Notre Dame des Doms. Il y eut longtemps sa statue – tête, mains et pieds sculptés, le reste du corps en mannequin de paille, taille humaine, dans la chapelle du Christ de pitié (1ère à gauche en entrant), aujourd’hui disparue.

puis au sanctuaire de Notre Dame de Grâces à Rochefort… A l’Isle sur Sorgue on montre un banc de pierre sur lequel il se serait reposé.

A Carpentras, le passage de Benoît fit une si profonde impression – la tradition veut qu’il y ait séjourné tout un mois. - qu’une des promenades de la ville qui s’appelait quartier de Saint Jacques, devint le quartier de Saint Labre et le chemin, Chemin de Saint Labre. Or ce changement s’opéra en 1783 en souvenir de l’hospitalité que Benoît avait reçue dans une maison située sur ce chemin. – La maison existe d’ailleurs toujours, ceinte de murs, au milieu d’un quartier qui s’est profondément transformé. Il était tout en terres agricoles du temps de Benoît Labre. C’est devenu un quartier résidentiel où sont bâties de nombreuses villas.

Il y avait dans ce quartier une petite chapelle dédiée à Saint Jacques. Le saint pèlerin était-il venu y prier, en même temps que s’agenouiller dans le sanctuaire de Notre Dame de Santé ? – construit au début du 17ème siècle en ex votos d’une délivrance de la peste (1629) et reconstruit au milieu du 18ème par Monseigneur d’Inguimbert, évêque de Carpentras. Cette chapelle était donc quasiment neuve quand venait y prier Benoît Labre. – et baiser dévotement le Saint Mors – ou Saint Clou que Sainte Hélène fit transformer en mors pour le cheval de son fils l’empereur Constantin au 4ème siècle. Ce Saint Mors est donc une relique très importante de la Passion arrivée à Carpentras après le sac de Constantinople en 1204 et apporté très probablement par un Seigneur de Carpentras quelques années après. – toujours est-il que l’abbé Gruzu, bénéficier de la cathédrale Saint Siffrein, possédant une propriété dans ce quartier de Saint Jacques, y fit, de son côté, construire une chapelle en l’honneur de Saint Labre, immédiatement après sa mort, oratoire qui subsista jusqu’en 1809. – la chapelle ayant été détruite ou tombant en ruines à la fin du 19ème, on construisit à proximité un oratoire : un dôme sur quatre colonnes de marbre noir sur un socle en pierre. Cet oratoire, hélas vidé de sa statue, subsista jusque dans les années 1970. En 2006, il n’en restait que le socle. L’oratoire vient d’être complètement restauré et muni d’une statue du saint, sculptée en pierre, et béni en cette même année. La cathédrale Saint Siffrein possède d’ailleurs dans la sacristie une peinture récemment restaurée, reproduction d’une peinture de Labruzzi (portrait d’après nature fait sur l’ordre du Père Chaudron, général des Capucins à Rome. L’original appartenant à la famille de l’imprimeur-éditeur Aubanel.

Le Saint passa par Piolenc et demanda l’hospitalité à la famille Bernard – qui tenait l’auberge du pays - Celle-ci lui offrit une chambre convenable, mais il refusa, lui préférant, comme le divin enfant de la crèche, une misérable étable à moutons où il consacra une nuit à la prière autant qu’au sommeil. Cette famille fut favorisée dans la suite de grâces singulières de vocations. – Il y eut en effet, à chaque génération, un ou plusieurs prêtres et encore aujourd’hui (2008) cette famille s’honore d’avoir un prêtre religieux carme.

A Valréas, ville de l’Enclave dite des Papes, il y a une cinquantaine d’années donc dans les dernières décennies du 19ème siècle on démolissait pour le redressement d’une rue, une chétive maison située non loin de l’église paroissiale près de la place Pie dont l’emplacement était occupé jadis par le cimetière. Le saint avait logé dans ce pauvre réduit : c’est là que pendant la nuit il allait prendre quelques instants de repos. Quand il était rentré, le soir, le maître de la maison retirait la clef et, plus d’une fois, le lendemain, la porte, parait-il étant restée close, on trouvait le jeune homme hors de sa cellule à genoux et en prière au pied de la croix du cimetière.

Notre Dame de la Salette au monastère de Triors

Répondant à la demande de l’association la Route de l’Europe chrétienne, le Père Abbé et le monastère de Notre Dame de Triors, à l’occasion des 25 ans de leur fondation, ont accepté d’ériger un oratoire destiné à accueillir la statue de Notre Dame de La Salette à l’entrée du monastère.

Historique : Le 19 septembre 1846, une « belle Dame » apparaît à deux enfants originaires de Corps (Isère) : Maximin Giraud, 11 ans et Mélanie Calvat, 14 ans qui gardent leurs troupeaux sur l’alpage de La Salette à 1800 m d’altitude. D’abord assise et toute en larmes, elle se lève et leur parle longuement en français et en patois sans cesser de pleurer. Puis elle gravit un raidillon et disparaît dans la lumière. Toute la clarté dont elle était formée, venait du crucifix sur sa poitrine entouré d’un marteau et de tenailles, de chaines et de roses. « Je vous ai donné six jours pour travailler, je me suis réservé le septième et on ne veut pas me l’accorder. C’est cela qui appesantit tant le bras de mon Fils. »

Pour les 25 ans de leur fondation, le Père Abbé et les moines de Triors désirent mettre en valeur la statue de Notre Dame de la Salette, en la plaçant hors de la clôture pour accueillir les visiteurs. La route des Anges s’arrêtera le mardi 4 août à Triors et la cérémonie de bénédiction est prévue à 17 heures. Nous invitons donc tous nos amis de la Drôme et du Vaucluse à se joindre à cet heureux évènement.

Oratoire Saint Colomban à St Mawgan en Angleterre

Le projet d’un oratoire Saint Colomban à St Mawgan prend forme. Notre correspondante à St Mawgan, Margareth van der Heiden, a pu obtenir la cession d’un terrain situé sur la place centrale du village. M. Roger Metcalf a offert généreusement le terrain et les travaux sont en cours. Le fut de l’oratoire sera décoré par la plaque de Saint Colomban qui marque son itinéraire à travers l’Europe entre Bangor en Irlande et Bobbio en Italie. C’est en effet à quelques km des deux petites villes de St Columb Major et St Columb Minor que se trouve St Mawgan. Cet oratoire marquera ainsi le lieu de l’escale de Saint Colomban et de ses 12 compagnons en Angleterre.

Le prochain bulletin ne paraîtra qu’à notre retour : nous serons en pèlerinage de mai à fin septembre et nous comptons sur vos prières pour notre Saint Père Benoît XVI et pour la France. Pour toute information pendant notre absence, veuillez vous adresser à M. François de Vernejoul, Vice-président de l’asscociation, Chanteyrie, 26110 Nyons, Tel. 04 75 26 06 68.

Association « la Route de l’Europe chrétienne, Atelier Lou Barri, 84740 Velleron / France Tel./Fax 04 90 20 08 70, atelierloubarri@free.fr


La Route de l’Europe chrétienne - Atelier Lou Barri - 84740 Velleron / France - Tel/Fax 04 90 20 08 70
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Association Loi 1901déposée à la sous-Préfécture de Carpentras et inscrite le 20 novembre 2006 sous le N°084.3.00 4972