Bulletin N° 17

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Donnez-moi, Seigneur
le vrai sens des mots,
la lumière de l’intelligence
et la foi en la vérité, afin
que ce que je crois, je
sache le dire aux hommes.
St Hilaire

La Route de l’Europe chrétienne. Association loi 1901 N° 084.3.00 4972 Re-évangéliser l’Europe.

Sauvegarde de la chapelle Saint-Hilaire. Association loi 1901
N° W843001843 Restaurer l’église St Hilaire de Beaumes de Venise

EDITORIAL Pour la Gloire de Dieu

Chers amis,

Ce numéro 17, avant les vacances pour donner des nouvelles des deux associations qui, vous le lirez, ne chôment pas. Nous les avons rassemblé dans le même bulletin, puisque l’association Sauvegarde de la chapelle Saint-Hilaire, fille de La Route de l’Europe chrétienne, est le fruit d’une même volonté de re-évangéliser l’Europe, en restaurant les temples de Dieu partout où ils sont démolis : l’église saint Hilaire (6ème s.) de Beaumes de Venise en est le symbole et le meilleur exemple.

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La fête de Ste Jeanne d’Arc nous a rassemblés le 30 mai à Ste Catherine de Fierbois et à l’église St Gilles de l’Ile Bouchard où nous avons posé une plaque en souvenir de son passage le 6 mars 1429. Sculpté de main de maître par Pascal Beauvais, ce bas-relief rendant hommage à la sainteté de la patronne secondaire de la France, exprime notre volonté de rester fidèle à nos racines et de transmettre ce bel héritage de foi et de courage à nos enfants. Quelques jours plus tard, le 16 juin en Belgique à Banneux, le Père Palm, recteur du sanctuaire de la Vierge des Pauvres, bénissait l’oratoire St Damien de Veuster. Vingt-deuxième oratoire bâti par l’association, cette érection, soulignant la richesse de l’Eglise et la sainteté de ses membres, constituera la tête de pont qui nous permettra d’atteindre la Hollande, Le Danemark et les pays Scandinaves. En ces temps de persécution, décuplons nos actions et portons à tous nos frères le signe de la croix, notre gloire et notre joie.

A Beaumes, sur la colline inspirée par saint Hilaire, confesseur de la foi, l’église du 6ème siècle, lieu de mémoire de la première implantation chrétienne dans le Comtat, sort peu à peu des décombres et des broussailles où huit siècles d’abandon l’avaient laissée. Tous les mercredis, de courageux sauveteurs dégagent les pierres en gros appareil de la gangue de terre où elles étaient ensevelies : rejoignez-nous, nous manquons de bras pour porter les brouettes. Les plans ont été établis par Jean-Claude Constantin et le permis de construire a pu être déposé en la Mairie de Beaumes le 24 avril. Une fouille de sauvetage a été demandée et durant la première quinzaine d’août, le chapitre saint Pierre Chanel nous a promis son concours, nous nous réjouissons de les accueillir.

Certains pourraient penser que nous nous dispersons, il n’en est rien, car l’Esprit Saint qui est en nous, nous transforme tous en instruments de choix pour la Gloire de Dieu et le salut des âmes. Bonnes vacances.

Robert Mestelan, Président
Association La Route de l’Europe chrétienne

In Mémoriam

9 février 2012 Notre ami Hugues Poretti nous a quitté. Eprouvé par le décès de son épouse qu’il avait soigné avec une attention et une affection exemplaire, il s’en est allé la rejoindre après une assez longue maladie. Fidèle à nos assemblées, soucieux de l’avenir de l’Europe chrétienne, il a été un des premiers adhérents à nous rejoindre et à nous soutenir. Pied noir, exilé en Provence après le lâche abandon de l’Algérie, son entrain et son accent nous parlaient encore de cette terre que nous n’oublierons jamais. Sa foi et sa fidélité aux valeurs chrétiennes resteront l’exemple qui nous aidera à marcher sur ses traces. « Donnez-lui Seigneur, le repos éternel. »
13 mars 2012 Atteint brutalement d’une crise cardiaque, le docteur Christian Michel Doublier Villette rejoint la maison du Père. Grande figure du combat pour la vie, il avait créé en 1968 la Confédération Nationale des familles chrétiennes pour la défense de la famille et de l’école libre, puis les Croisés du Sacré Cœur. A Chantemerle-les-Blés dans la Drôme, il édifia une église à saint Joseph du Saint Sauveur et le 28 décembre 1997, pour la fête des Saints Innocents, il inaugura avec Monseigneur Wach le mémorial du milliard de victimes de l’avortement dans le monde. Souvent attaqué par des impies, c’est ici que l’association La Route de l’Europe chrétienne a bâti l’oratoire du Volto Santo en 2008 (depuis cette érection, aucune nouvelle exaction).
Cet apôtre du combat pour la vie était aussi passionné par saint Joseph. Nul doute que le saint patron de la bonne mort ne l’ait accompagné au ciel dans son dernier pèlerinage. Nous exprimons nos plus sincères condoléances à son épouse Francette et à ses enfants. RIP. A Dieu, Christian Michel.

VOYAGE-PELERINAGE A L’ILE BOUCHARD (29-31 MARS 2012)

Jacqueline Picoche

SON OBJECTIF était unique, en deux intentions: 1. Assister à la bénédiction, le 30 mai, d’une plaque en bas-relief à la mémoire de Jeanne d’Arc, fixée sur le mur de l’église Saint Gilles de l’Ile Bouchard –
2. Prier pour la France.

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L’intention n°2 ne pose pas problème. Il est clair que notre malheureux pays surendetté, au bord de la faillite, ravagé par le chômage, envahi, déchristianisé, islamisé, meurtrier de ses propres enfants à naître, a un besoin urgent de prières. Le problème est plutôt que l’association n’ait réussi à réunir dans le but de prier pour la France, que dix-huit Français(e)s, alors que le prix (200€ pour deux nuitées, la nourriture, et le transport Avignon – l’Ile Bouchard AR) était à la portée de beaucoup de bourses, et que trouver trois jours libres en semaine est à la portée de beaucoup de retraités. Il est vrai que Dieu ne demandait que dix justes pour sauver Gomorrhe. Ces dix-huit-là sont ils assez justes pour sauver la France? Toujours est-il que le feu du Ciel ne s’est pas encore abattu sur elle.

L’intention n°1 peut sembler plus mystérieuse à certains. Pour-quoi Jeanne d’Arc? Parce qu’elle est née en 1412 et que son 600e anniversaire tombe en 2012. Pourquoi le 30 mai? Parce que c’est le jour de sa fête liturgique, anniversaire de sa “naissance au ciel” après un accouchement par le feu plutôt difficile. Pourquoi l’Ile Bouchard, modeste bourgade du département d’Indre et Loire, où la Vienne, affluent de la Loire, se divise en deux bras, enserrant une petite île? Parce que Jeanne y est passée le 6 mars 1429, qu’elle y a entendu la messe dans l’église romane qui subsiste encore aujourd’hui, et qu’elle y a dicté une lettre annonçant sa venue prochaine au Dauphin résidant à Chinon. Soit, mais enfin, Jeanne d’Arc est passée et a fait des choses plus ou moins remarquables en bien d’autres endroits. Pourquoi avoir choisi précisément l’Ile Bouchard ?

Ce n’est pas nous qui l’avons choisie, c’est la Sainte Vierge, qui se souvenait peut-être de ce passage, lorsqu’elle a déci-dé d’apparaître à quatre petites Bouchardaises les 8-9-10-11-12-13 et 14 décembre 1947, et de leur demander de prier pour la France qui était “en grand danger”, apparitions officiellement reconnues en 2001 par Mgr Vingt-Trois alors évêque de Tours. Je parie que plus d’un, parmi vous, n’en avait jamais entendu parler. L’Église officielle n’est pas très loquace à ce sujet et si beaucoup de fidèles s’y rendent, c’est plutôt grâce au bouche à oreille que sur l’invitation de leur curé. C’est qu’on ne peut guère y pèleriner sans y dire du mal du communisme, chose encore aujourd’hui politiquement incorrecte, puisqu’il subsiste en France un honorable micro parti communiste, électeur de Hollande au second tour, qui n’a jamais fait repentance de ses crimes et n’a jamais été touché par la diabolisation réservée au Front National.

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QUE SE PASSAIT-IL DONC EN 1947? Piochons un peu dans divers sites internet: Au sortir de la guerre et de l’occupation allemande, la France était ruinée, le manque d’argent criant, la production réduite, les communications aléatoires. L’hiver très dur de 1946-1947 nécessita de grandes quantités de charbon, et détruisit par le gel une partie importante des récoltes. Les cartes de rationnement existaient encore, mais ne permettaient d’obtenir que des quantités minimes et le marché noir était plus florissant que jamais. On ne trouvait plus de céréales en France. Il y eut des semaines où les boulangeries furent fermées d’autorité pendant trois jours. La France était réduite à dépenser ses dernières réserves en or pour acheter des céréales et du charbon aux États-Unis. En un an, les prix de détail doublèrent. Les hommes politiques, les socialistes Vincent Auriol élu président le 16 janvier 1947, et son premier ministre Paul Ramadier, devaient en outre faire face à des débuts de soulèvements en Algérie, en Indochine, à Madagascar, au Maroc. Leur politique était systématiquement contrée par les communistes pourtant présents dans le gouvernement. Le 18 mars, le propre ministre de la Défense Nationale, le communiste François Billoux, refusa de rendre hommage aux combattants d’Indochine, et resta assis à son banc, tandis que Jacques Duclos annonçait que le PCF rejetait la politique indochinoise de Ramadier. Le 25 avril, les ouvriers de Renault se mirent en grève contre le blocage des salaires. Le 1er mai, Maurice Thorez se désolidarisa de la politique salariale du gouvernement, auquel il participait cependant. Le 5 mai, Ramadier expulsa les communistes du gouvernement, ce qui envenima encore le conflit.

Envoyé par le Président Truman se rendre compte de la situation en Europe, William Clayton retourne effrayé aux Etats-Unis: La France, l’Angleterre, l’Italie, sont au bord de l’effondrement. Pour parer à la catastrophe, le Secrétaire d’État Marshall, prononça à l’Université de Harvard, le 5 juin 1947, un discours proposant un plan de reconstruction économique de l’Europe que les nations occidentales acceptèrent et que l’URSS, (suivie par les nations que la conférence de Yalta avait laissées sous sa coupe) refusa. Du 22 au 27 septembre 1947, Staline réunit secrètement dans la petite station touristique polonaise de Szlarska Poreba, des représentants des partis communistes bulgare, hongrois, polonais, roumain, tchécoslovaque, yougoslave, français et italien pour leur faire admettre que désormais le monde était divisé en deux camps absolument antagonistes, le nouvel ennemi à combattre à fond étant l’impérialisme américain. Ce fut le début de la “guerre froide”. Les communistes français et italiens furent violemment critiqués d’avoir cédé, en s’alliant avec d’autres partis de gauche, au « crétinisme parlementaire » et « oublié » de prendre le pouvoir en 1944-1945. Ils ne tardèrent pas à essayer de se racheter. Le 2 octobre, au vélodrome d’hiver, Maurice Thorez, secrétaire général du PCF déclara que le moment était venu « d’imposer un gouvernement démocratique où la classe ouvrière et son parti exercent enfin un rôle dirigeant ». Les grèves se déclenchèrent de tous les côtés. On arriva rapidement à trois millions de grévistes. Le maire communiste d’une ville ouvrière du Gard témoigne: « Les grèves de 1947 ont été terribles. C’était une lutte armée… Les mineurs avaient gardé l’esprit maquisard… Nos gars rêvaient toujours à la libération; ils croyaient que la révolution allait venir. Pour nous, les responsables du Parti, c’était très difficile de contenir nos camarades. Ils étaient prêts à tout foutre en l’air… Les socialistes étaient au ministère. C’était une vraie guerre entre les socialistes et nous. » Les voies ferrées furent bloquées, des centraux téléphoniques attaqués; le 29 octobre, une véritable bataille rangée opposa les forces de l’ordre aux militants communistes dans les rues de Paris; durant cette période, il y eut 106 condamnations pénales pour sabotage des voies de chemin de fer et des armes destinées à l’Indochine. Début novembre, Robert Schuman (Mouvement Républicain Populaire) devint premier ministre en remplacement de Ramadier. Il avait décidé de ne pas céder, soutenu en cela par son ministre de l’intérieur, Jules Moch (socialiste atypique). Le 28 novembre, le général Leclerc, héros de l’armée d’Afrique, libérateur de la France, populaire, patriote et bon chrétien, dis-paraît en vol dans ce qui n’est peut-être pas un simple accident d’avion. Le 3 décembre, le déraillement provoqué de l’express Paris-Tourcoing cause 21 morts. Jules Moch estime que son plan d’action est « désespéré ».

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Or, en quelques heures, le soir du deuxième jour des apparitions de la Sainte Vierge, tout bascule dans le sens de l’apaisement et de la paix civile. Le général Maurice Catoire écrit dans son journal: « A 20 heures, ce mardi 9 décembre 1947, la radio nous annonce la capitulation du Comité National de Grève et l’ordre donné à tous, dans la France entière, de reprendre le travail normal. » Benoît Frachon, secrétaire général de la CGT, avait eu assez d’influence pour convaincre ses camarades d’arrêter brusquement le conflit. Or, le 8 décembre au matin, dans l’obscurité de sa chambre de Chateauneuf-de-Galaure, Marthe Robin, mystique stigmatisée, aujourd’hui en voie de béatification, reçoit la visite d’un prêtre ami, le P. Finet qui lui dit : “Marthe, la France est foutue (sic). Nous allons avoir la guerre civile”. – “Non mon Père, répond Marthe, la Vierge Marie va sauver la France à la prière de petits enfants”. Le jour même, en début d’après-midi, commencent les événements de L’Ile-Bouchard. Et voilà comment nous avons échappé aux délices du goulag soviétique et nous avons pu jouir des “trente glorieuses”. Assurément, ce sursis nous avait été concédé pour que nous en fassions un autre usage que celui qui nous a amenés à la situation calamiteuse où nous nous trouvons à présent.

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A L’ILE BOUCHARD, accueillis par un violent orage pendant lequel on nous passa une vidéo contenant des images d’archives du temps des apparitions, nous trouvâmes refuge à l’église pour la messe. La pluie daigna cesser le temps de la bénédiction de la plaque. Nous eûmes la joie de faire la connaissance de Jacqueline Aubry, 12 ans en 1947, l’aînée des quatre petites voyantes (dont deux sont aujourd’hui décédées) qui fut alors soudain guérie d’une ophtalmie tenace. Des deux survivantes, elle est la seule qui accepte de témoigner de ce qui lui est arrivé. Comme elle parle très doucement, je n’entendais rien de ce qu’elle disait, mais la seule vue de sa personne gracieuse et distinguée, de son élégance simple et de son charmant sou-rire était déjà beaucoup.

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NOS PRIÈRES POUR LA FRANCE se composaient essentiellement de chapelets, le détail des intentions restant dans le secret des cœurs. J’ai cherché à les expliciter ci-dessous:
LITANIE POUR LE SALUT DE LA FRANCE

Au nom du Père du Fils et du Saint Esprit

Kyrie eleison

Seigneur trois fois saint qui as dit “Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu” et qui as voulu ou permis, que nous vivions dans une république laïque, aide-nous à vivre cette laïcité dans le respect de la morale naturelle qui s’impose à tous les hommes et qu’on peut définir par les repères que sont les quatre vertus cardinales à pratiquer et les sept péchés capitaux à éviter. Nous te le demandons pour tous les Français, “de souche” ou “de papier” et pour tous les étrangers résidant en France, en pensant au poids relatif des responsabilités de chacun et tout particulièrement de ceux qui tiennent en France la place de “César”.

Pour que les Français pratiquent la vertu de TEMPÉRANCE, nous te prions, Seigneur (NTPS): qu’ils sachent profiter des biens de la terre avec une sage modération et ne recourir à l’emprunt que dans la mesure du strict nécessaire, Exauce-nous, Seigneur (ENS)

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Pour que les Français pratiquent la vertu de PRUDENCE (NTPS): qu’ils sachent réfréner leurs désirs de jouissance immédiate et réfléchir aux conséquences des décisions qu’ils ont à prendre et des actions à accomplir, sur le long terme et sur l’ensemble de la société (ENS)

Pour que les Français pratiquent la vertu de FORCE (NTPS): qu’ils aient le courage de ne pas mentir, de dire la vérité même lorsqu’elle “blesse”, de ne pas imposer aux historiens des lois “mémorielles”, de prendre des décisions douloureuses quand elles sont nécessaires et d’imposer leur application, de faire de leur mieux leur travail quotidien même pénible, d’obéir aux ordres justes, de supporter l’adversité et de ne pas la fuir dans le suicide (ENS)

Pour que les Français pratiquent la vertu de JUSTICE: (NTPS) pour qu’ils ne donnent pas force de loi à des pratiques traditionnellement tenues pour crimes ou incitations à la débauche; pour qu’ils ne multiplient pas et ne modifient pas inutilement les lois; pour que leur justice ne soit pas à sens unique, qu’ils écoutent aussi bien l’accusation et la défense et se gardent de la calomnie; pour que leur justice ne soit pas laxiste et, en matière de sécurité, se conforme à la vieille maxime “que les méchants tremblent et que les bons se rassurent” (ENS)

Seigneur trois fois saint, préserve les Français du péché d’ORGUEIL qui engendre les ambitions démesurées, le mépris des faibles, la tyrannie des puissants à tous les échelons de la société, et qui empêche d’entendre de justes objections et d’en tenir compte. Rappelle-leur sans cesse que l’autorité est un service et pas un privilège et qu’elle doit être exercée dans l’intérêt de la communauté dont ils ont la charge. (NTPS, ENS)

Préserve les Français du péché d’ENVIE qui engendre la haine, la lutte des classes, les émeutes et révolutions, qui met la discorde dans les familles, qui aboutit, par un égalitarisme stérile, au nivellement par le bas et à la marginalisation des élites. Qu’ils travaillent à remédier aux situations d’injustice de façon pacifique et en faisant appel à la raison. (NTPS, ENS)

Préserve les Français du péché de COLÈRE qui aveugle et engendre toutes sortes de violences: brutalité, sévices, meurtres, vengeances, massacres (NTPS, ENS)

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Préserve les Français du péché d’AVARICE, de l’amour immodéré de l’argent, de la cupidité, qui engendre toutes sortes d’injustice dans la répartition des salaires, le vol, les abus de biens sociaux. Aide les à assurer à chacun au moins le nécessaire et rappelle à tous, surtout à ceux qui ont su s’enrichir, que “l’argent est un bon serviteur et un mauvais maître” et qu’il doit être employé le plus judicieusement possible pour la prospérité générale (NTPS, ENS)

Préserve les Français du péché de LUXURE qui s’attaque à la source même de la vie et engendre prostitution, proxénétisme, viols, avortements, sexualité irresponsable, mépris de la femme, refus de paternité. Aide les à construire de solides familles composées d’un homme et d’une femme unis par les liens du mariage et de leurs enfants biologiques et à éviter qu’elles se décomposent et se recomposent. Que les parents aient la liberté d’éduquer leurs enfants de façon à pouvoir en être fiers et que les enfants honorent leurs parents et leur soient reconnaissants. (NTPS, ENS)

Préserve les Français du péché de PARESSE qui entrave la recherche scientifique, engendre la stagnation sociale et toutes sortes de négligences. Inspire-leur l’estime pour tous les métiers utiles y compris manuels, artisanaux et techniques trop souvent dévalorisés. Aide-les à réindustrialiser la France, à remédier aux délocalisations par un protectionnisme raisonnable et à résorber le chômage (NTPS, ENS)

Préserve les Français du péché de GOURMANDISE qui, sous le nom de gastronomie, empêche certains de penser à autre chose qu’à leur ventre, et rappelle-leur qu’ “il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger”. Fais qu’ils ne cherchent pas dans l’alcool, le tabac et la drogue une échappatoire à leurs angoisses. Aide–les à rechercher et à trouver une nourriture simple et saine et à pratiquer une politique agricole judicieuse. Qu’elle permette à un nombre de paysans suffisant pour pratiquer une agriculture biologique moderne, d’assurer à la France l’autosuffisance alimentaire, d’exporter, de repeupler nos villages et de faire revivre ce qu’on a appelé “le désert français”, pour la beauté de nos terroirs et la santé de l’ensemble du peuple. (NTPS, ENS)

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CONCLUSION: C’est bien beau, tout ça! Mais nous savons que par la faute de nos “premiers parents”, la pratique de tant de vertus naturelles est bien difficile aux païens, que même les meilleurs chrétiens ne sont pas exempts de défaillances et que seuls les plus grands saints, par la grâce de Dieu ont pu les pratiquer en plénitude. C’est pourquoi, hors laïcité et dans notre privé, nous vous prions, Seigneur trois fois saint, pour la conversion de tous les Français, baptisés, oublieux de leur baptême, athées, musulmans, bouddhistes, francs-maçons, juifs, protestants de toutes espèces etc. à la seule et vraie Église, catholique, apostolique et romaine fondée par Jésus-Christ sur le rocher de Pierre. Nous vous prions pour qu’ils ne soient pas privés de la grâce du baptême et de celles que donnent les autres sacrements, afin que les vertus théologales de FOI, d’ESPÉRANCE et de CHARITÉ les rendent capables d’exercer au mieux les vertus naturelles de TEMPÉRANCE, de FORCE, de PRUDENCE et de JUSTICE. Nous vous prions pour que la religion catholique ne dépérisse pas en France, pour que des vocations religieuses et sacerdotales se manifestent en nombre suffisant, pour que nos églises de campagne ne s’écroulent pas faute d’entretien et de célébrations. Autrement dit, en priant pour le salut et la prospérité de la France, nous aurons prié en réalité pour le salut éternel des Français. Vous avez dit, Seigneur trois fois saint, “Cherchez d’abord le royaume de Dieu et le reste vous sera donné par surcroît”. Qu’il en soit ainsi. Sauvez-nous! et pour “le reste”, nous vous faisons confiance.
LE RESTE N’ÉTAIT PAS MAL: Pour partir d’Avignon le 29 à 6 h, plusieurs participants durent arriver la veille au soir et furent hébergés par les Mestelan. Ils jouirent d’un dîner inoubliable, au coucher du soleil, sur la terrasse de leur jardin provençal. Le lendemain matin le car traversa les admirables paysages de l’Ardèche, département de forêts abruptes difficilement exploitables, qui ne peut guère vivre que du tourisme vert et de la farine de châtaigne, où cependant subsistent quelques bourgs non entièrement dépeuplés, et les voyageurs atteignirent leur première étape, le Puy en Velay (Haute Loire), point de départ d’une des routes de St Jacques de Compostelle. Dans l’extraordinaire cathédrale qui domine la ville, juchée sur son rocher volcanique, on leur montra, dans les parties hautes, une fresque du XIe s. représentant, vêtu à la byzantine, l’inspirateur de Jeanne d’Arc et protecteur de la France, un archange St Michel haut de cinq mètres. Dans une chapelle aux poutres rustiques et aux épais murs de lave noire, la messe fut dite devant un retable tout en or. On put toucher (certains même s’y étendent!) une certaine “pierre des fièvres”, probablement un fragment de dolmen, sur laquelle eurent lieu jadis les premières guérisons miraculeuses à l’origine de la fondation du sanctuaire. Je signale aux amis musiciens que sur la plaque consacrée aux noms des prêtres réfractaires martyrs de la Révolution dans le diocèse, on relève un Fauré et un Chabrier. En partant, on salua encore, à travers la vitre du car, l’archange St Michel, ou plutôt sa chapelle, à la pointe de son “dyke”, au plus haut sommet de la ville.

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Une autre étape marquante fut Sainte Catherine de Fierbois (Indre et Loire) où Jeanne d’Arc, sur le conseil de ses voix, envoya chercher l’épée, marquée de cinq croix, qui avait été enterrée derrière l’église, et qui lui était destinée. On la trouva en effet, en bon état, à part un peu de rouille facile à enlever. Selon les historiens, elle y avait été offerte en ex-voto par quelque seigneur, retour des croisades, mais la légende veut que ce soit la propre épée de Charles Martel!

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L’église, un vrai bijou de gothique flamboyant, est postérieure au passage de Jeanne, mais on y voit la statue de Ste Catherine, garantie authentique, devant laquelle elle aurait prié, et des fac-similés de son épée et de son étendard.

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La dernière étape marquante, sur le chemin du retour, fut une messe à l’abbaye bénédictine de Fontgombault, dans la Creuse, département le plus pauvre de France et aussi le moins affligé par la délinquance, sanctifié par la présence de quelques quatre-vingt messieurs qui n’ont rien trouvé de mieux à faire de leur vie que de prier et de travailler au fond de ce vallon, d’y adorer Dieu et d’y célébrer ses mystères dans une abbatiale construite de 1091 à 1141 qui a défié les siècles. Le Père abbé nous accueillit aimablement, près de l’oratoire d’une Mater admirabilis installé là en 2010, devinez par qui? Par les moines et la Route de l’Europe Chrétienne, bien sûr!

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Parlons aussi de nos hébergements. Non loin de l’Ile Bouchard, nous fûmes accueillis et nourris à Chézelles, dans un château du XIXe s. qui domine un paysage verdoyant intact, avec un beau parc planté de cèdres… Il fut donné jadis aux Pères Montfortains qui le donnèrent à leur tour à la communauté de l’Emmanuel, qui aménage dans les communs des chambres d’hôtes. Nous n’étions pas les seuls; au moment de notre départ une bande d’enfants encadrés par leur moniteurs, jouaient dans la verdure. Enfin et surtout, notre première nuitée se passa au couvent Saint Gildas de Nevers où Bernadette, lasse d’être harcelée par la curiosité des pèlerins de Lourdes, chercha le silence et l’obscurité, où elle termina sa courte vie sous le nom de Soeur Marie-Bernard, et où elle repose, pratiquement intacte, dans une chasse, sous un autel de la chapelle. Ce couvent est grand, noblement bâti, et possède de beaux jardins en terrasse. Il s’y trouve encore des sœurs, habillées en civil, qui l’ont aménagé à la moderne pour y recevoir des groupes. Le dîner y fut excellent.

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REVENONS À BERNADETTE SOUBIROUS (1844-1879) Qu’a-t-elle à voir avec Jeanne d’Arc et Jacqueline Aubry ? Rien apparemment. Beaucoup, en fait. Elle est leur garant, en tant que personnage central des évènements de Lourdes. Je m’explique: Il est bien entendu que les “révélations privées” dont sont favorisés les mystiques ne sont pas de foi, et qu’on peut en douter, ou même les nier, sans être hérétique. Il est vrai qu’il existe des menteurs et des fous qui pré-tendent avoir des apparitions, et des maladies psychosomatiques qui peuvent guérir par suggestion. Il est vrai que des paranoïaques ou des schizophrènes peuvent avoir des hallucinations, généralement auditives, plus rarement visuelles. L’Église a mis au point toute une batterie de critères pour les détecter et n’en reconnaît qu’avec une extrême prudence. Vous êtes libres, si vous le pensez sincèrement, de dire “Jeanne d’Arc était paranoïaque” ou “Jacqueline Aubry est schizophrène” et d’affirmer que dans les deux cas, le salut de la France est dû à des causes purement naturelles. Mais dans le cas de Lourdes, c’est particulièrement difficile. D’abord parce que Bernadette a répété à son curé, en patois, des paroles théologiques prononcées par la “dame” apparue, dont elle ignorait entièrement le sens. Ensuite parce que la réalité de l’apparition a été confirmée (l’est encore) par une série de guérisons scientifiquement inexpliquées survenues sur le lieu de l’apparition, passées au crible des examens scientifiques les plus exigeants. Un “Bureau des Constatations” est ouvert à tous les médecins qui veulent étudier leurs dossiers et quiconque peut prendre connaissance des documents publiés par les évêchés pour la soixantaine de guérisons miraculeuses qui ont été reconnues. Il faut donc avoir l’esprit plongé dans l’obscurité d’une sorte d’ “erreur invincible” pour nier de bonne foi la réalité des apparitions de Lourdes et le caractère miraculeux des guérisons conséquentes.
Mon raisonnement est donc le suivant: Monsieur le sceptique, la forte tête, le matérialiste, si, vous en convenez, les apparitions et les miracles de Lourdes sont pratiquement irréfutables, c’est la preuve que d’autres apparitions vraies sont possibles. Je ne dis pas qu’elles le sont toutes, mais vous ne pouvez pas les nier par principe. Il faut les étudier, d’autant plus sérieusement qu’il serait bien extraordinaire que la Sainte Vierge (ou d’autres saints personnages) quittent leur céleste séjour pour ne nous rabâcher que des choses insignifiantes, qui nous importent peu… Et si la dame apparue, qui a parlé à Bernadette et s’est même laissé toucher par Jacqueline Aubry est bien la Vierge Marie (et qui d’autre pourrait-elle être?), c’est que l’ “Autre Monde” n’est pas un simple “opium du peuple” mais une réalité, et de la plus haute importance…

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UNE PAUSE AUPRÈS DE BERNADETTE. Puisque, depuis sa canonisation le 8 décembre 1933, elle nous est garantie habitante du Paradis, je lui ai demandé, pour occuper la demi-heure que nous avons passée en contemplation devant sa châsse, de m’expliquer un peu comment fonctionne la “communion des saints”: le système de la prière montante et de la grâce descendante, les relais, les hiérarchies, le mécanisme de l’intercession, les possibilités de communication entre ce bas monde et l’Autre etc. et, ma foi, il m’est venu des idées que j’ai trouvées intéressantes.

Le monde du temps, de la vie biologique avec naissance, procréation et mort, de la connaissance indirecte de Dieu par voie neuronale, est séparé du monde de l’Éternité, des âmes sans corps, des “corps glorieux” de Notre Seigneur et de la Vierge, de la connaissance directe, sans recours au cerveau, des réalités divines, par une cloison opaque à nos sens, sauf phénomènes mystiques extraordinaires, mais poreuse aux réalités spirituelles que sont la prière et la grâce. La vision béatifique n’empêche pas ceux qui en jouissent d’avoir une certaine connaissance des choses terrestres, de même que les habitants de la terre peuvent légitimement s’adresser à eux, selon qu’ils les connaissent et les aiment. L’ensemble fonctionne comme un vaste réseau internet, en beaucoup plus complexe et beaucoup plus subtil que le nôtre parce qu’il met en relations non ces simples machines que sont les ordinateurs mais, depuis la création des anges et des hommes, d’innombrables esprits vivants, capables de pensée, de volonté et d’affectivité, qu’on peut se représenter chacun par une lampe électrique. Les connexions se font par la prière de ceux d’en bas et par des actes de volonté de ceux d’en haut. Toutes sont reliées directement ou par paliers à ces grandes centrales d’énergie amoureuse que sont Marie et la Sainte Trinité.

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Bien sûr, il y a des interrupteurs, des pannes de courant et, malheureusement, des circuits déglingués difficilement réparables. Le courant qui circule peut revêtir toutes sortes de couleurs et de degrés d’intensité. Certaines lampes diffusent presque continûment une lumière à la fois claire, intense et délicieuse et sont le siège d’innombrables connexions, d’autres plus sourdes et plus rarement connectées. Il y a même un courant violet, à peine lumineux qui passe par l’inconscient des Terrestres lorsque Dieu le Père y perçoit les “gémissements ineffables” poussés par l’Esprit Saint. Tant que le Terrestre en question ne coupe pas le courant, rien n’est perdu! Dieu qui voit le fond des cœurs, comprend toutes sortes de langages, pas seulement notre langage verbal. Il y a des arrangements de formes et de cou-leurs, et des arrangements de sons qui sont des actes d’adoration et d’autres qui en sont le contraire. Pour le Créateur de l’Arc en Ciel et de la Musique des Sphères, cela n’a pas de secret. Le soir même de mon retour, j’entendais une sonate de Debussy pour violon et piano extrêmement surprenante et émouvante, composée en 1915, en pleine guerre, alors qu’il était atteint du cancer qui devait l’emporter. Quand, le 25 mars 1918, il a frappé à la porte du Ciel, l’archange Saint Michel a mis dans un plateau de la divine balance sa vie sentimentale, pas irréprochable, et son agnosticisme, dans l’autre plateau, son œuvre musicale et notamment, cette sonate finale. Comment se sont faites les connexions? Dieu seul et Claude-Achille le savent…

UNE ESCAPADE EN BELGIQUE 16-17 JUIN 2012

RIRA BIEN QUI RIRA LE DERNIER
Qu’ils ne se réjouissent pas trop vite, les Francs-Maçons de Bruxelles et de la Belgique officielle, à la pointe de toutes les nations en matière eugénique, euthanasique, avortique, homophilique, islamophilique et christianophobique. Ils ont occulté la Belgique catholique, mais ils ne l’ont pas complètement étouffée, comme on peut le constater quand on visite le grand domaine marial et forestier de Banneux, sur le plateau des Hautes Fagnes, région champêtre et pastorale où culmine le massif des Ardennes, dominant la plaine flamande et ses villes.

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LE PÈRE DAMIEN La Route de l’Europe Chrétienne leur a opposé un adversaire de poids en la personne de Saint Damien (1840-1889) né Jozef De Veuster, missionnaire flamand, membre de la Congrégation des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie, ou “Pères de Picpus”, canonisé par le pape Benoit XVI le 11 octobre 2009 et considéré par l’Église comme un “martyr de la charité”. À son époque, l’archipel d’Hawaï, découvert en 1778 par le Capitaine Cook, (et devenu, en 1959, après une longue période de protectorat, le 50e État des Etats-Unis), avait été unifié par un roi local nommé Kamehameha. Il était encore indépendant et excitait les appétits colonialistes des États-Unis, de la Russie, de la Grande-Bretagne et de la France. Cette dernière s’y était implantée en 1837 grâce au capitaine Du Petit-Thouars, et c’est une société missionnaire française, la congrégation de Picpus, qui y introduisit le catholicisme. C’est ainsi que le P. Damien fut envoyé en 1863 s’occuper des lépreux placés en quarantaine sur l’île de Molokai , d’où le nom de saint Damien de Molokaï qui le distingue d’autres bienheureux nommés Damien. Il leur consacra sa vie, et les soigna avec un parfait dévouement ; il contracta lui-même la lèpre en 1884 et malgré ses souffrances physiques, poursuivit son travail de missionnaire jusqu’en 1889, année de sa mort. Assurément, à une époque qui ignorait les antibiotiques, les soins qu’il dispensait à ses malades, priant à la fois pour la santé de leur corps et le salut de leur âme, n’étaient guère que ”palliatifs“ et il ne lui serait pas venu à l’idée de les “euthanasier”.

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D’où l’importance d’implanter un oratoire à sa mémoire dans un lieu fréquenté par beaucoup de malades et bien organisé pour les recevoir. Car enfin, Banneux, c’est un peu Lourdes en Belgique, et, outre les pèlerins venus de nations lointaines, nombreux sont les malades Belges, Luxembourgeois (tout proches), Hollandais, Allemands, et quelques Français frontaliers, qui viennent y passer un “triduum”, et qui y obtiennent des grâces, si l’on en juge par les innombrables ex-votos qui tapissent les murs et même les plafonds des divers édifices du domaine, et les béquilles abandonnées dans la “chapelle des apparitions”. Un seul regret : il n’y a pas, comme à Lourdes, un “bureau des constatations” avec expertises médicales sérieuses, de sorte que des miracles resteront douteux ou ignorés.

RAPIDE HISTOIRE DE BANNEUX-NOTRE DAME. En 1914, Banneux, était un hameau de 300 et quelques habitants qui n’avait pas d’église paroissiale mais une simple chapelle, desservie non par un curé mais par un chapelain. Ses habitants avaient fait le vœu, s’il n’avait pas à souffrir de la guerre, d’appeler leur petit village Banneux-Notre Dame, ce qui fut fait officiellement en 1919, aucune maison n’ayant été détruite, ni aucun habitant tué.

Et voilà que le 15 janvier 1933, se souvenant peut-être de ce vœu, Notre-Dame en personne entame une série de huit apparitions dont la dernière eut lieu le 2 mars. C’est une certaine Mariette Béco, 11 ans, qui en est favorisée. Elle est l’aînée d’une famille de sept enfants qui en comptera ultérieurement onze! Son père, maçon a bâti de ses mains leur maison de briques, à l’écart du hameau, en lisière de la forêt. Elle-même n’est assidue ni à l’école ni au catéchisme; elle aide beaucoup sa mère, souvent malade, dans tous les travaux du ménage; on dit qu’elle sait même traire les vaches, preuve que les Béco ont des vaches. Lors de la première apparition, à 19 h, il fait nuit quand Mariette aperçoit, par la fenêtre, une dame lumineuse qui se tient dans le jardin potager, devant la maison. Il fait un froid de loup et il fera mauvais temps pendant toute la période des apparitions. La Sainte Vierge se soucie peu de la météo, ou peut-être lui donne une valeur symbolique.

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Le deuxième jour, elle entraîne Mariette vers une source proche où le bétail va occasionnellement s’abreuver et lui dit de “pousser ses mains dans l’eau”, l’emploi de ce verbe inattendu s’expliquant peut-être par un wallonisme, et surtout par le fait que la source était gelée et qu’il fallait en effet “pousser” pour casser la mince couche de glace et atteindre l’eau. Désormais tous les pèlerins imitent ce geste.

La dame se réserve cette source qui désormais ne servira plus d’abreuvoir. Le troisième jour, elle se nomme “la Vierge des Pauvres”, révèle qu’elle est venue “pour soulager les malades”, et précise que la source est “réservée pour toutes les nations”. Dans les apparitions suivantes, elle demande une “petite chapelle” et redit qu’elle est venue “soulager la souffrance”, Monsieur le chapelain, qui traversait alors une grave crise intérieure, ayant chargé Mariette de lui demander un signe, elle refuse et dit seulement “Croyez en moi, je croirai en vous”.

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Il reconnut plus tard que “le plus grand miracle de Banneux” avait été sa conversion. Lors de la dernière apparition, elle n’est plus seulement la “Vierge des Pauvres”, mais parle plus majestueusement: “Je suis la mère du Sauveur, Mère de Dieu, priez beaucoup”. Mariette est intelligente mais ignorante et très naïve; elle parle plutôt le dialecte wallon que le français et elle est obligée de demander à son père l’explication de deux mots prononcés par la “dame” , qu’elle ne comprend pas: nation et soulager. Elle se demande pourquoi c’est à elle que la dame se révèle comme “la vierge des pauvres”. Les Béco ne sont pas riches, certes, mais elle estime qu’il y a dans le village des gens encore bien plus pauvres qu’eux. Alors qu’elle avait pratiquement abandonné la messe et le catéchisme, elle devient soudain très pieuse, assidue à réciter son chapelet et fait sa première communion le lendemain de la cinquième apparition. Elle ne tire aucune vanité de son rôle qu’elle considère comme celui du facteur qui apporte une lettre, rien de plus. Les apparitions ont été solennellement reconnues par l’évêque de Liège le 22 aout 1949.

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POURQUOI BANNEUX? POURQUOI 1933? La première apparition a lieu exactement 15 jours avant que Hitler soit nommé chancelier du Reich (30 janvier). L’incendie du Reichstag a lieu pendant la période des apparitions et les premiers camps de concentration s’ouvrent en Allemagne, d’abord pour les communistes en attendant le tour des Juifs. Une grave crise économique se développe: l’Allemagne est passée de 600 000 chômeurs en 1928 à 6 millions en 1932. Cela fait beaucoup de pauvres! Pendant ce temps-là, la France vit les “années folles”, Léon Blum défend à la Chambre la politique de désarmement et rejette l’idée d’une guerre préventive. Benoît Frachon s’empare de la CGT et en fait une “courroie de transmission” du parti communiste aux ordres de Moscou. L’affaire Stavisky révèle la corruption des milieux politiques. Il y a, on le voit, bien des raisons de “prier beaucoup”.

Quant aux nations auxquelles la source est “réservée”, la Vierge pensait peut-être à celles dont elle a annoncé à Fatima la disparition (“plusieurs nations seront anéanties…”), en tous cas à celles qui seront meurtries par la guerre ouverte et par la “guerre froide” et plus lointainement à l’hostilité mondialiste à l’égard du fait national. On peut penser que la “société des nations” qui a sa préférence n’est pas celle de l’euromondialisme, des multinationales et des marchés financiers… Serait-elle favorable au multilinguisme? Il est remarquable que le diocèse de Liège où se situe Banneux, est le seul de toute la Belgique à être trilingue: selon les cantons, on y parle français, flamand, ou allemand. Et même quadrilingue si l’on compte le dialecte wallon, pas complètement oublié! Aujourd’hui, les mâts ne sont pas assez nombreux pour recevoir tous les drapeaux de tous les pays d’où viennent les pèlerins et nombreux sont les petits monuments commémorant un pèlerinage national particulièrement important. Il paraît que les catholiques allemands considéraient Saint Michel comme le patron de l’Allemagne, ce qui, au cours de trois guerres successives, dut poser des problèmes à l’archange connu pour être également l’ange gardien de la France. Or, à la fin de la guerre, le chance-lier Adenauer, catholique convaincu, résolu comme de Gaulle, à réconcilier la France avec l’Allemagne, fut invité à Banneux et voulut y laisser sa marque. Il fit construire dans le domaine une chapelle dédiée à Saint Michel avec un vitrail consacré à une sainte française qui avait eu des rapports privilégiés avec lui: Jeanne d’Arc, représentée sur son bûcher. Cette chapelle est peut-être le plus bel édifice de tout le domaine, et le Saint Sacrement y est perpétuellement exposé.

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LA SAINTE VIERGE FAIT DE LA POLITIQUE? Oui, mais pas toujours et pas seulement. Certaines de ses apparitions sont évidemment en relation avec de grands évènements historiques. On se souvient qu’en 1830, elle avait pré-dit, rue du Bac, à Catherine Labouré, la chute de la monarchie de Charles X: « Mon enfant, les temps sont très mauvais; les malheurs vont fondre sur la France; le trône sera renversé…” , et où elle avait offert, comme remède, sa médaille miraculeuse. Les grandes et solennelles apparitions de Fatima, où elle demande (sans jamais l’avoir obtenue) la consécration de la Russie (et non du Monde) à son Cœur Immaculé, se situent au début de la révolution de 1917. Celles de l’Ile Bouchard, en 1947, font prier des petites filles pour la France qui est “en grand danger” de tomber sous régime soviétique et y échappe. Celles de Banneux se situent, moins explicitement, peut-être, dans cette lignée, au moment où l’Allemagne contracte une maladie nommée “nazisme”. Et en 1981 et 1982, Jean-Paul II était sans doute bien inspiré d’invoquer pour le salut de la Pologne menacée d’une invasion soviétique et soumise à l’ “état de guerre” la Vierge de Jasna Gora qui l’avait déjà dans le passé, sauvée des Suédois. Après tout, il a été exaucé…
Outre un avertissement temporel donné dans des circonstances précises, toutes ces apparitions ont évidemment un contenu théologique. Elles nous donnent à méditer sur les jeux de la Providence divine et de la liberté humaine, sur le péché qui paralyse les âmes et dont la maladie que la Vierge vient guérir est le symbole, de même que la source est le symbole de l’eau du baptême et de l’eau qui jaillit du côté transpercé du Christ, inépuisable source de grâces. Quant aux nations, auxquelles la source est réservée, elles font peut-être écho à la parole évangélique “Allez, enseignez toutes les nations”, mise en pratique par le Père Damien parti au bout du monde à la fois évangéliser et soigner.

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BERNADETTE, LUCIE, JACQUELINE, MARIETTE…
Que devient-on lorsqu’on a été favorisé(e) d’apparitions de la Sainte Vierge? Il n’y a pas de règle. On fait comme on peut, et ce n’est pas toujours facile. La Vierge avait dit à Bernadette Soubirous qui finit sa courte vie, on le sait, religieuse dans un couvent de Nevers: “je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde mais dans l’autre”. Lucie, seule survivante des trois enfants de Fatima, mourut très âgée au carmel de Coïmbre.
De Jacqueline Aubry et de Mariette Béco, je ne sais que ce que m’ont dit des personnes qui les ont connues. Jacqueline resta célibataire et devint enseignante dans un collège catholique de Tours relevant de la congrégation de Jeanne Delanoue, où elle ramena, paraît-il, des jeunes gens à la religion; et aujourd’hui, ayant atteint l’âge de la retraite, elle se tient à la disposition des pèlerins qui veulent avoir son témoignage.
Mariette fut poussée à se faire religieuse mais protesta que ce n’était pas du tout sa vocation, se maria et eut plusieurs enfants qui ne lui donnèrent pas toute la satisfaction qu’elle aurait pu en attendre. Un beau jour, des Francs-Maçons lui offrirent de l’argent pour qu’elle dise que ses apparitions étaient de la blague et qu’elle avait tout inventé. Elle les reçut à coups de pieds au cul, mais son mari ne l’entendait pas de cette oreille et la tension devint entre eux si forte et si intenable qu’elle se sépara de lui sans vouloir jamais divorcer. Quand le pape Jean-Paul II vint à Banneux le 21 mai 1985, il désira la voir et elle le rencontra en tête à tête, mais aussitôt après, elle se perdit dans la foule des malades, désirant surtout ne pas se faire remarquer. Elle est morte à l’âge de 90 ans, l’année dernière, après avoir été l’objet de beaucoup de critiques, d’injures et d’incompréhensions.

Jacqueline Picoche

Association «La Route de l’Europe chrétienne» 64 rue de la Frâche 84740 Velleron, Tél. 04 90 20 08 70 recsthilaire@gmail.com www.route-europe-chretienne.fr

Bulletin N° 16

N° 16

4 avril 2012

EDITORIAL « Solo Dios basta! »

Chers amis,
Nous sommes encore, à l’heure où je vous écris, sous le charme de ce merveilleux voyage en Espagne que nous avons eu la joie de vivre avec trente membres de l’association. C’était le septième organisé par la Route de l’Europe chrétienne depuis sa fondation en 2006.

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Déconnectés du monde, sans journaux et sans télé, ce fut un réel bonheur de traverser la Sierra Nevada, les déserts de Castille et la Catalogne sous la protection de saint Joseph et en compagnie des grands mystiques espagnols dont nous avons pu approfondir la spiritualité au long de ces 3500 km : saint Ignace de Loyola, saint Jean de la Croix et sainte Thérèse d’Avila. Selon son habitude, Jacqueline Picoche en a fait une relation brillante qui synthétise avec un immense talent ces journées bien remplies, riches de découvertes passionnantes et vibrantes de foi. J’en forme un bouquet pour l’offrir à celles et à ceux qui se sont privés de ces joies, la prochaine fois vous serez des nôtres.
Le 29 mai nous repartons sur les chemins de France avec Jeanne dont la France fête enfin et sans exclusive le 600ème anniversaire de la naissance. N’attendez pas, réservez dès aujourd’hui votre place dans le car qui vous fera découvrir Sainte Catherine de Fierbois et L’Ile Bouchard les 29, 30 et 31 mai.
L’an prochain, nous irons en Slovaquie pour les 1150 ans de l’arrivée des saints Cyrille et Méthode dans les pays slaves bénir, si Dieu le veut, l’oratoire élevé à la gloire de ces deux frères évangélisateurs patrons de l’Europe. Le voyage pèlerinage aura lieu dans la première quinzaine de juillet 2013, il partira de Pologne.
Après ce Carême, je vous souhaite de saintes et joyeuses fêtes de Pâques. Prions encore et toujours pour la France. Fidèles à l’enseignement de la Madre (Ste Thérèse d’Avila) que RIEN ne nous effraye, que RIEN ne nous trouble. De qui aurions-nous peur, puisque Jésus, notre Sauveur, notre Soleil d’Amour, marche avec nous et qu’Il est Ressuscité !
« Nada te turbe, nada te espante. Solo Dios, basta!” (Que rien ne te trouble, que rien ne t’effraie, Dieu seul suffit!)
Robert Mestelan, Président

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Pèlerinage en Espagne

17 – 24 mars 2012

Organisateurs : La Route de l’Europe chrétienne, association dont la finalité principale est l’implantation d’oratoires dans toutes les nations d’Europe.
Itinéraire : au départ d’Avignon : Catalogne (Barcelone, Manrèse et Montserrat), Andalousie (Velez Rubio et Grenade), Castille (Tolède, Avila, Getafe), Aragon (Saragosse), de nouveau Catalogne (Poblet) et retour à Avignon. Tout le long du chemin, nous fumes rassasiés de cantiques, prières, admonitions et messes « extraordinaires ». Nous étions 31, y compris le chauffeur, à le parcourir.
Accompagnateurs : Saint Joseph, santa Teresa de Jesus, native d’Avila et leurs auxiliaires : notre fidèle chanoine Trauchessec et le couple de nos amis, Robert et Claudia Mestelan, fondateurs de l’association, dont le dévouement, les relations dans le monde ecclésiastique et le désintéressement permettent à leurs compagnons de voyager pour des prix doux.
Une condition : Il était entendu dès le départ qu’on ne parlerait pas de politique, pour éviter toute discussion, voire dispute, oiseuse et qu’on oublierait pendant une semaine l’élection présidentielle. Ce parti pris nous priva de la Valle de los Caidos dont la visite aurait nécessairement entraîné une apologie de Franco qui n’aurait peut-être pas plu à tout le monde…

Nous avons fait un beau voyage

Comme disait la Madre Teresa : « Le monde est en feu, ce n’est pas le moment de parler de choses sans importance ». Essayons donc, dans ce récit, de ne dire que ce qui est important, en pensant que si l’incendie du 16ème siècle a été circonscrit, si tout n’a pas brûlé, elle y est sans doute pour quelque chose, et que par conséquent, nous pouvons nous aussi, à notre petite place, faire quelque chose pour que l’incendie du 21ème siècle soit circonscrit et que tout ne brûle pas.
Et pour ceux qui trouveraient notre époque fâcheuse, elle ajoutait que « la vie n’est qu’une nuit dans une mauvaise auberge » dont elle avait la ferme espérance de se réveiller au Paradis, comme le comte d’Orgaz, à l’enterre-ment duquel, par la grâce du Gréco, nous avons assisté à l’église saint Thomas de Tolède.

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Qu’est-ce qu’un pèlerinage ? Une sorte de retraite, non statique, mais mobile, à faire dans un ou plusieurs lieux éloignés de notre résidence habituelle, ayant une signification religieuse, historique, symbolique. Il se trouve que la plupart de ces lieux sont naturellement et artistiquement magnifiques. Les pèlerins ont les yeux bien ouverts et le tourisme leur est donné par surcroît.
Et quelle est la signification de l’Espagne ? Même si aujourd’hui elle ne résiste pas plus que le reste de l’Europe, son nom signifie résistance. Résistance à quoi ? à deux grands fléaux dont Dieu se sert pour empêcher les mauvais chrétiens de s’endormir et le sel de perdre sa saveur : depuis 711, le monothéisme antitrinitaire et guerrier de l’Islam et, depuis 1808, l’athéisme révolutionnaire, comme le prouvent les épisodes les plus importantes de son histoire.

Quelle était la finalité principale de notre pèlerinage ? La bénédiction, le 19 mars, fête de saint Joseph, d’un oratoire dédié à ce saint, à côté de la « fontaine du chat », à quelque distance de la bourgade andalouse de Velez Rubio. Hein ? Quoi ? Oui, oui ! Une voisine des Mestelan, dont le mari est natif de Velez Rubio, où il avait encore de la famille, leur avait signalé que tous les 19 mars, jour de la saint Joseph, qui est férié et chômé en Espagne, les Velez-Rubiens vont en bande pique-niquer à proximité de cette fontaine où coule un mince filet d’eau ferrugineuse, et que le Maire verrait d’un bon œil qu’une statue de saint Joseph préside cette fête par trop profane. Le curé n’en voyait pas l’intérêt.

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Mais effectivement, le Senõr Alcalde, qui est un caballero dont le visage et toute la tenue révèlent une certaine noblesse, a favorisé le projet, trouvé le beau-frère de la voisine des Mestelan, Eliséo, pour le réaliser et dignement présider la cérémonie, précédée d’une messe dans la collégiale baroque de cette petite ville pas trop déchristianisée : ce n’est pas en France qu’on verrait pendre aux fenêtres des toiles violettes pour célébrer le carême, ni qu’on verrait affiché sur un monument public quelque chose comme hermandad de la Vera Cruz y Sangre di Cristo… (Fraternité de la Vraie Croix et du Sang du Christ)

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Et c’est important, ça ? Oui, oui ! Prier saint Joseph devant sa petite statue auprès de cette petite fontaine, c’est aussi important que de le prier à la Sagrada Familia de Barcelone, cette église extraordinaire, impossible à transformer en mosquée, qui attire comme un aimant des milliers de touristes, et que l’avant-veille, le curé francophone nous avait fait visiter en détail et avec enthousiasme, nous vantant les mérites de son architecte Antoni Gaudi (1852-1926) qui commença à travailler à cette église en 1882, lui consacra intégralement les vingt-cinq dernières années de sa vie, et sera sans doute un jour béatifié. Son œuvre, restée inachevée au moment de sa mort accidentelle, fut continuée par d’autres architectes et on y travaille encore. Nous avons eu le privilège d’une messe dans la crypte, à côté de sa tombe.

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Et c’est important de prier saint Joseph ? Et comment ! Songez qu’il est le chef de la Sainte Famille, donc habilité à sanctifier toutes les familles, qui sont le lieu normal de la transmission de la vie humaine depuis la conception jusqu’à la mort naturelle et au-delà, jusqu’à la vie surnaturelle, et que ses qualités de Grand Charpentier et de Descendant du Roi David lui donnent les compétences nécessaires pour recharpenter de fond en comble une société qui est le pur produit de l’athéisme révolutionnaire et lui donner une toute autre impulsion politique. Il a à résoudre (disons, à nous inspirer la manière de résoudre) des problèmes économiques, moraux, éducatifs, démo-graphiques, écologiques énormes. Bien sûr, il n’y parviendra pas en un jour. En attendant, qu’il bénisse les micros chrétientés que nous pouvons construire autour de nous et qui feront, si Dieu veut, tache d’huile, ce ne sera déjà pas mal.

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Il a, pour l’aider dans cette tâche, tous les martyrs connus et inconnus qui ont versé leur sang en Espagne dans leur lutte contre l’athéisme révolutionnaire. Quand nous étions à visiter la mirifique cathédrale du Pilar, à admirer ses clochers et ses coupoles, à aller sur le vieux pont la voir se refléter dans l’Ebre, pendant notre messe dans la chapelle saint Antoine dont pas un centimètre n’est exempt de peintures et de dorures, songions-nous à ce qu’ont été, au temps de Napoléon, vecteur de la Révolution, en 1808 et 1809, les deux sièges de Saragosse ? Les Français, une première fois repoussés, durent prendre la ville maison par maison, et les femmes, la servante Augustine, tout comme la jeune et belle comtesse Zurita, participaient, comme les hommes, au combat. Au fait, Goya, qui a peint l’emblématique Dos de Mayo et gravé toutes les horreurs de la guerre, était de Saragosse. Nous y vîmes sa statue, aux pieds du Pilar.

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Et Tolède où nous arrivâmes de nuit, roulant nos valises de ruelle en ruelle, jusqu’au Carmel transformé en luxueuse hôtellerie ? Eh bien ! Nous apprîmes qu’en 1936, les 16 pères Carmes qui l’occupaient ont été fusillés par les rouges. Et son Alcazar, assiégé du 21 juillet au 27 septembre 1936, commandé par le colonel Moscardo, comparable à Abraham et à Dieu le Père ? Jugez-en plutôt : les rouges avaient fait prisonnier son fils Luis, 17 ans, et lui passèrent le téléphone : « Papa, ils disent que si tu ne rends pas l’Alcazar, ils vont me fusiller. » « Eh bien, dis ton confiteor, recommande-toi à la Sainte Vierge et sois courageux ! » Et Luis Moscardo fut fusillé…

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Bon ! Tous ces gens-là, si admirables qu’ils soient, ne sont que des intercesseurs. Le dernier mot reste au Dieu fait homme, au Sacré Cœur duquel, en 1919, le roi Alphonse XIII consacra toute l’Espagne et érigea un monument à Getafe, petite ville de la banlieue sud de Madrid, sur une colline dite « des Anges », d’où on a une vue circulaire admirable. Bien entendu, le monument fut dynamité pendant la guerre civile et reconstruit en plus grand et plus beau après que Madrid fut enfin tombé aux mains des Nationalistes le 26 mars 1939.

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A proximité se trouve le Carmel d’une certaine sainte Maravillas de Jésus (1891-1974), exacte contemporaine à un an près de Franco, canonisée en Espagne le 4 mai 2003 par Jean-Paul II. Non sans mésaventures, elle échappa pendant la guerre à la fusillade, et se révéla une grande fondatrice, comparable à sainte Thérèse d’Avila. Elle donnait à ses filles un conseil dont tout le monde peut faire son profit : « Pour parvenir à l’union de l’âme avec Dieu, il faut être attentif aux petites choses sans importance aux yeux du monde. Et c’est dans ces petites choses que se trouve la sainteté. Ne laissons pas échapper ces occasions que le Seigneur, dans son infinie Miséricorde, place sur notre chemin tant de fois par jour. Le Seigneur demande peu de grandes choses dans la vie et à ces moments-là, Il donne une force spéciale pour aider à les porter. C’est dans ces bagatelles qu’Il veut que nous Lui prouvions notre amour et c’est dans ces bagatelles que se trouve notre sanctification. Parfois, nous rêvons de faire pour le Seigneur des choses extraordinaires ; c’est très bien d’avoir de grands désirs ; mais la sainteté, c’est de faire aussi toutes ces petites choses qui sont à notre portée. »

La reconquête de l’Espagne sur l’Islam fut une toute autre affaire que la reconquête de l’Espagne sur les rouges. Elle ne dura pas trois ans, mais presque 800, de 711 à 1492. Quelle longue patience ! Que de hauts et de bas ! Quel exemple, sur la longue durée, de persévérance dans les négociations, les combats, et la confiance en Dieu !

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Ceux d’entre nous qui acceptèrent de débourser 6€ visitèrent, dès le premier jour, la cathédrale de Barcelone (en Espagne, les grandes cathédrales sont gratuites pendant les offices, disposition dont nous bénéficiâmes à Tolède à l’occasion d’une messe en rite mozarabe, mais payantes pour les « visites culturelles »). On y vénère, dans un magnifique sarcophage, la patronne de la ville, la jeune sainte Eulalie, martyrisée en 304, du temps de l’empereur Maximien, qui fut assez célèbre dans toute la chrétienté pour inspirer un poème dit Séquence de sainte Eulalie, composé à l’abbaye de Saint-Amand près de Valenciennes peu après 878, qui compte parmi les quelques très ancien documents d’une langue romane qui n’était déjà plus du latin et était destinée à devenir la langue française. Cette sainte protégea-t-elle efficacement sa ville ? Toujours est-il que l’occupation musulmane y dura moins d’un siècle et qu’elle fut libérée dès 801. Mais ce grand port ne pouvait pas rester indifférent au sort des chrétiens enlevés par les pirates barbaresques. C’est là qu’en 1218, le saint languedocien Pierre Nolasque fonda l’ordre des Mercédaires, encore appelé Ordre de Notre-Dame-de-la-Merci (en latin : Ordo Beatae Mariae Virginis de
Redemptione Captivorum), pour racheter les malheureux réduits en esclavage dans les bagnes d’Alger et de Tunis et éventuellement, prendre leur place. Dans la cathédrale, une chapelle commémore cette fondation. Et dans celle du Saint Sacrement, une relique insigne : le crucifix qui figurait à la proue du navire du Juan d’Autriche, le jour de cette victoire de Lépante qu’il remporta sur la flotte turque et qui empêcha les musulmans de réaliser leur projet de s’emparer de Rome.

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A Grenade, l’Alhambra fournit à nos méditations un intéressant point de comparaison. Que signifient, en effet, ces jardins du Generalife où les fleurs, arrosées de ruisseaux, s’épanouissent sous des ifs taillés, à l’abri d’un soleil trop ardent ? Ces salles ouvertes sur des pièces d’eau ou des fontaines, ces fines colon-nettes, ces élégantes arabesques et inscriptions calligraphiques ? Les délices de la paix de l’Oumma, celle qui règnera sur le monde quand le djihad, partout victorieux, n’aura plus de raison d’être et que les guerriers pourront se reposer ! Et s’occuper à quoi, pour tuer le temps ? A jouer aux échecs ? A écrire des poèmes sur les roses ? A fumer le narghileh ? A écouter un joueur de luth ? A boire du thé à la menthe, en dégustant des gâteaux au miel ? A honorer leurs quatre épouses et multiples concubines, qui, enfermées dans le harem, attendent docilement d’être « labourées » ? En espérant, au jour de leur mort, aller rejoindre dans le paradis d’Allah les houris que Mahomet leur aura préparées ? C’est un idéal, ça ?

A supposer même que le Calife adhère à une confrérie « soufie », qui est ce que l’Islam possède de plus mystique et de plus pacifique, pensez-vous qu’il arrive seulement à la cheville du plus modeste moinillon, de la plus humble novice qui se prépare à faire vœu de pauvreté, de chasteté et d’obéissance ? A passer sa vie entière à soigner les lépreux ou les clochards ? A se faire prisonnier ou prisonnière volontaire pour n’avoir d’autre occupation que Dieu ? Et à aimer ses ennemis et à prier pour eux ? Or les ordres religieux n’ont pas disparu de l’Espagne. Si, il est vrai, les Carmes déchaux de Tolède portent des chaussures et des blues jeans, ne sont plus que cinq, et sont devenus de très bons et très aimables hôteliers, il y a encore des Carmélites qui prient derrière leurs grilles à Avila

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et à Getafe. Il y a encore, à Montserrat, des bénédictins que nous avons entendus chanter les vêpres aux pieds de l’antique Vierge Noire, appelée tendrement par les Catalans la « brunette », la Moreneta, et nous n’oublierons pas la petite chapelle, juste derrière la Moreneta, où, le lendemain matin, nous avons eu la messe du dimanche. Il y a encore des Cisterciens à Poblet et ils recrutent ! Et ils reprennent doucement le rôle civilisateur qui a été le leur dans le haut Moyen Âge en faisant de l’hôtellerie de leur magnifique monastère, qui attire tant de touristes et de pèlerins, une école hôtelière où on essaye de retrouver les anciennes recettes monastiques et où on ne sert que les aliments naturels et le vin produits par les moines. Nous y avons déjeuné et c’était bon ! Et dans la grotte de Manrèse où il a écrit ses Exercices spirituels, saint Ignace de Loyola, sinon en corps, du moins en esprit, continue à prier pour que ses Jésuites restent dignes de saint François-Xavier et de tant d’autres lumières de leur ordre.
C’est pourquoi, dans la chapelle Royale attenante à la cathédrale de Grenade, nous avons vénéré les tombeaux de Ferdinand d’Aragon et de son épouse Isabelle de Castille, ceux qui ont mis le point final à la domination musulmane sur l’Andalousie, auxquels le Pape de l’époque a décerné le titre de « Reyes catolicos » et admiré, dans une vitrine, l’épée de Ferdinand et la couronne d’Isabelle.
Tout cela, ce sont des braises toutes prêtes à faire reflamber l’antique ferveur de la chrétienté et à convertir nos envahisseurs musulmans, surtout si la Sainte Vierge, qui nous a donné tant de preuves de sa puissance, vient à s’en mêler !

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Ne raconte-t-on pas que dans ces tout premiers temps du christianisme où saint Jacques le Majeur était parti évangéliser l’Espagne, alors qu’il était découragé par trop d’échecs et pensait à retourner en Palestine, la Sainte Vierge encore vivante, par quelque effet de bilocation, vint le trouver et lui remit un pilier sur lequel il pourrait construire son église, le fameux Pilar sur lequel repose la petite mais très vénérée statuette de Nuestra Señora del Pilar, ce pilier que, par une petite ouverture pratiquée par derrière, on peut toucher, baiser, faire toucher à son chapelet !

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Saint Thérèse avait un ami, saint Jean de la Croix, qui fit lui aussi, un bout de chemin avec nous. En qualité de réformateur de l’ordre carmélitain, il eut pas mal à souffrir de ses frères qui, rebelles à la réforme, l’enfermèrent dans un cachot pieusement restitué au Carmel de Tolède où nous couchâmes. Il écrivit La montée du Carmel (la subida del Monte Carmelo) où il explique le rôle actif de l’âme dans son ascension vers Dieu. Or l’Espagne ne manque pas de montagnes qui peuvent servir de symboles et nous rappeler cette subida que nous aurions tout intérêt à faire pour le salut de notre âme. Celles de Montserrat sont faites de rochers nus et déchiquetés. D’autres sont couvertes de neige. A l’aller, comme au retour, le Canigou dans toute sa splendeur. Et surtout, au-dessus de Grenade, la Sierra Nevada ! Et, le croiriez-vous, après une matinée lumineuse à Grenade, en route vers Tolède, nous vîmes le ciel se brouiller et tomber quoi ? De la neige ! Tolède sous la neige ! A Avila, un froid de loup, des fleurs de givre sur le pare-brise des voitures et d’Avila jusqu’aux abords de Madrid, toute la campagne d’un blanc immaculé, de cette pureté qui devrait être celle de nos âmes si nous avions profité à fond de ce pèlerinage !
Jacqueline Picoche

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CHEMIN DE CROIX A LA CHAPELLE ST HILAIRE

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On peut dire que ce fut un beau chemin de croix. Il a accordé beaucoup de grâces à tous ceux qui le mercredi 4 avril ont tenu le faire avec l’association « Sauvegarde de la chapelle Saint-Hi-laire », les jeunes lycéens de Carpentras et de Beaumes et leur Archevêque, Monseigneur Jean-Pierre Cattenoz. Rien n’a manqué, ni le soleil, ni la pluie, ni la ferveur, ni les difficultés du terrain. Partant de Notre Dame d’Aubune, il s’agissait de rejoindre la chapelle saint Hilaire, 190 m plus haut, en méditant sur les souffrances et la mort du Christ, à l’issue d’une marche d’une heure et demi à travers les rochers et la forêt, en portant une belle croix rouge de 3m40. Plantée à son arrivée sur le belvédère, elle présidera désormais aux travaux des bénévoles qui oeuvrent avec courage au sauvetage de l’église saint Hilaire, jusqu’à leur achèvement.

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La couleur rouge de la Croix ne doit pas surprendre, car elle a une histoire et une origine qui remonte à l’apparition de la Sainte Vierge le 17 janvier 1871 en France à Pontmain. C’était l’hiver, la France avait été envahie par les Prussiens et les toits de ce petit bourg de Normandie étaient blancs. A dix-sept heures, un enfant travaillant dans la grange, sort et tout à coup s’écrie : « Il y a une belle dame au-dessus du toit ! » Tous les enfants, et seulement eux, aperçoivent alors une dame en robe bleue, toute piquetée d’étoiles, avec une couronne d’or, cernée d’un liséré rouge et tenant dans ses mains un crucifix rouge. Lorsque d’autres enfants accourent, une phrase s’écrit dans le ciel :
« …mais priez, mes enfants. Mon Fils se laissera toucher. Il vous exaucera en peu de temps. » M. le curé vient, la foule des villageois aussi et toute le monde chante et prie. A vingt-et-une heure, l’apparition a cessé. Ces faits merveilleux se sont passés à la fin de la guerre. Grâce aux prières, tous les hommes du village sont rentrés sains et saufs.*

En cette période où la France inquiète sur son avenir et les responsables politiques chargés de la conduire s’interrogent, ce chemin de Croix qui n’a rassemblé que des gens courageux (les autres sont restés prudemment dans la tiédeur et le confort de leurs maisons) avait comme à Pontmain le mérite de ras-sembler des chrétiens qui voulaient prier pour la France.

Il affirmait aussi que les catholiques du diocèse n’avaient peur ni de la pluie, ni du martyre auquel il semble qu’ils soient maintenant appelés. Le livre des Lamentations, cité au cours de la procession, le rappelait : « Je suis devenu la risée de tout mon peuple. Il m’a saturé d’amertume, il m’a enivré d’absinthe. Il a brisé mes dents avec du gravier, il m’a nourri de cendre. Mon âme est exclue de la paix, j’ai oublié le bonheur (Lm3, 14-18).

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A l’arrivée à l’église saint Hilaire, le père Marcel Bang a bénit solennellement la Croix qui a été glissée dans le socle. Au centre du belvédère, entourée de deux cyprès, elle bénit maintenant toutes les paroisses du diocèse. Monseigneur Cattenoz, qui conduisait le chemin de Croix avec le père Yannick Ferraro, devait affirmer : « La reconstruction de cette chapelle est un projet bénit par le Seigneur. Il sera le signe du renouveau de la foi dans notre diocèse. »

Désormais, la colline de Beaumes, marquée au fer rouge, est rechristianisée et le Christ Redempteur, notre Soleil d’Amour, brille d’un vif éclat.

« Seigneur deliez notre langue pour que nous fassions honneur à Votre Saint Nom. Eclairez notre esprit, pour que nous ré-vélions à ceux qui l’ignorent ce que Vous Êtes, Vous le Père du Fils Unique de Dieu. » (saint Hilaire)

* Après la défaite de Sedan, faisant amende honorable, les Français ont érigé la basilique de Montmartre accomplissant l’une des trois demandes de Paray-le-Monial.

Bulletin N° 15

N° 15

11 février 2012

EDITORIAL « Avant qu’il ne soit trop tard »

Chers amis,
Le 29 septembre 2011, en la fête de l’archange saint Michel, le père Daniel Ange, fondateur de « Jeunesse Lumière » a écrit un texte prophétique dont tous les mots brûlent, en raison de la gravité de la menace qui pèse sur l’humanité avec l’imposition de cette imposture, de cette escroquerie, de cette manipulation, je veux parler de la théorie du genre qui met en gravissime péril toute la race humaine. Tout est à lire (sur notre site dans la rubrique : défense de la Vie), mais par manque de place, l’éditorial de ce n° 15 publie seulement sa conclusion. Nous la faisons nôtre: oui, redressons-nous et résistons.
Robert Mestelan

« Oui, réagissons. Redressons-nous ! Résistons ! Avant que nos révoltes ne déclenchent la révolte de Dieu contre ce qui détruit sa tant aimée humanité. Avant que nos colères d’ados gâtés, ne provoquent sa Colère de Père rejeté. En tout cas, moi je suis indigné, révolté, écœuré. Il m’arrive d’en être réveillé la nuit. Quand l’enfant dans son innocence, l’ado dans sa fragilité, le jeune dans sa vulnérabilité sont ainsi trompés, quand on leur ment, quand on leur vend de la nourriture empoisonnée, comment dormir tranquille ? Avec tant et tant de parents, d’éducateurs, je n’en puis plus de voir tant de jeunes déjà abîmés, blessés, traumatisés, ou simplement déstabilisés, désorientés, déroutés ( sur le bas-côté de la route ou dans le ravin). Et que tout semble fait pour qu’ils le soient encore davantage. Je crie : non et non ! Stop à la destruction ! Arrêtez de tirer ! Détruisez vos obus, désamorcez vos grenades ! Ils ont déjà fait assez de dégâts. Tous ce gâchis, ne suffit-il pas ? Pourquoi ? Mais pourquoi donc cet acharnement à détruire la famille par tous les moyens ? Veut-on vraiment créer des sociétés saccagées par la délinquance, la violence, le crime ? N’y a-t-il déjà pas assez de familles en ruines, d’enfants et d’ados désespérés parce que non aimés et dont la violence est le seul cri ? N’avez-vous donc pas d’enfant à vous pour que vous massacriez ceux des autres ? N’avez-vous donc jamais rêvé d’une famille unie, d’une épouse fidèle, pour bombarder ainsi nos familles ? Arrêtez ! Convertissez-vous ! Mettez-vous à reconstruire après tant de ruines. La guerre à l’humanité, déclarez-la terminée. Au moins une armistice. Que nous puissions reprendre souffle. On n’en peut plus ! On en a marre ! On sursature ! Pitié, pitié, pitié pour ce continent jeune suffisamment mitraillé. Je tremble pour vous. La mort, ça vient vite. N’importe où, n’importe quand. Peut-être demain. Personne n’échappera au jugement. Je ne veux pas que vous ayez du sang sur les mains. Je veux vous éviter un mauvais quart d’heure devant un certain Enfant. Cet Enfant, cet Ado, ce Jeune qui sait ce qu’est l’enfance, l’adolescence et la jeunesse pour les avoir lui-même traversés. Mais qui est aussi le Maître de l’histoire, le Seigneur de notre humanité, prunelle de ses yeux. Et qui a osé déclarer : qui touche à un enfant, c’est Moi qu’il touche !

L’Artiste génial nous a tellement créés Homme ou Femme que nous le serons en plénitude éternellement. Au Ciel, Jésus demeure à tout jamais un homme, l’Homme par excellence, et Marie une femme. En ce Ciel où les genders n’auront plus cours. Au Donateur de vie, à la Source jaillissante de l’amour, à lui seul, le mot de la fin, la victoire de demain. Donc, à nous dès maintenant sa victoire. Combattons en grands vainqueurs que nous sommes déjà. Sans peur, sans honte, sans reproches. En chevaliers de la vie. En acteurs de l’amour. En témoins de la beauté. En serviteurs de la Vérité. Vie, amour, beauté, vérité qui se manifestent dans cette cime lumineuse de tout le cosmos : l’homme, la femme et l’enfant : icône vivante de la famille Trinitaire. Plus haut chef d’œuvre du cosmos parmi toutes les galaxies, prunelle des yeux de Dieu. » Père Daniel Ange

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Nouvelles des oratoires

Nous confions à vos prières les oratoires de Santorin pour la Grèce, de Clervaux pour le Luxembourg, de Loreto pour l’Italie et de Maria Dreieichen pour l’Autriche:
il y a des lueurs d’espoir pour les uns, pas de nouvelles pour les autres. Que la Très Sainte Vierge Marie et son très chaste époux nous aident à surmonter les difficultés et terminer ce qui est commencé pour la plus grande Gloire de Dieu.

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Le bas-relief du bienheureux Pape Urbain V est arrivé à Bédouès, dès que le temps le permet, les travaux devraient commencer. Le bas-relief des saints Cyrille et Méthode pour l’oratoire de Nitra en Slovaquie est commandé et sera acheminé avant les vacances d’été. L’oratoire de Banneux en Belgique est presque terminé et saint Damien pourra dès la fin du froid, prendre place dans son écrin. Merci pour votre participation et pour vos prières. On continue.

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Avec sainte Jeanne d’Arc pour sentir s’éveiller en soi l’espérance

A l’occasion du 600ème anniversaire de la naissance de sainte Jeanne d’Arc, la Route de l’Europe chrétienne organise un pèlerinage en car à Sainte Catherine de Fierbois et l’Ile Bouchard les 29, 30 et 31 mai.

Ces deux modestes bourgades ont accueilli Jeanne lors de sa marche héroïque entre Vaucouleurs et Chinon. « Selon une tradition bien établie, le 6 mars 1429, Jeanne d’Arc, allant rencontrer le roi Charles VII à Chinon, est entrée dans l’église Saint Gilles et y a entendue la messe ».

Voilà pourquoi, grâce à la coopération de Monsieur le curé et de Monsieur le Maire, l’association a pu faire réaliser une plaque (dessin ci-après) qui sera solennellement apposée et bénie le 30 mai à l’issue de la messe. En cette année Jeanne d’Arc, c’est le plus bel oratoire qu’on pouvait rêver !

Encore aujourd’hui, où tous les grincheux et les hargneux n’en finissent pas de se déchirer, nous allons méditer ensemble sur ses chemins pour sentir s’éveiller en nous l’espérance et faire renaître la confiance. Jeanne n’est ni une sainte de carton pâte, ni une fanatique, c’est une petite Française de 19 ans, fière de son roi, sûre de sa foi et qui n’a par ailleurs aucun goût pour la souffrance. Son histoire, témoigne de l’amour de Dieu pour les Français qui n’est jamais fini.

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Programme

29 mai 6h départ en car du parking de l’église du Sacré Cœur à Avignon
10h Le Puy-en-Velay : messe et visite de la cathédrale, déjeuner au Grand-Séminaire
14h déplacement sur Nevers : prière à sainte Bernadette, dîner, coucher chez les sœurs

30 mai 8h départ pour Ste Catherine de Fierbois, visite de la chapelle, itinéraire
12h installation et déjeuner à Chézelles
14h30 Vidéo, visite, chapelet à l’Ile Bouchard
18h30 messe suivie de l’inauguration de la plaque, pique-nique
conférence sur sainte Jeanne d’Arc, coucher à Chézelles

31 mai 8h départ pour l’abbaye Notre Dame de Fontgombault
10h messe à l’abbaye puis retour en Provence avec pique-nique en route
vers 20h30 retour au Sacré Cœur d’Avignon

Prix : 200 € tout compris sauf le pique-nique du retour sur l’autoroute

Inscriptions : à Mme Claudia Mestelan, Tél. 04 90 20 08 70, atelierloubarri@free.fr

Voyage-pèlerinage en Espagne du 17 au 24 mars 2012


Lorsque vous recevrez le bulletin N° 15, nous ne serons plus qu’à quelques jours de notre départ. Avant de nous élancer sur les chemins des grands mystiques Espagnols (saint Ignace, sainte Thérèse d’Avila, saint Jean de la Croix) quelques conseils et de petits changements dans le programme du déroulement de la première journée :
– ne vous chargez pas trop, prévoyez une valise légère et un sac de voyage avec l’indispensable pour passer une nuit dans sept hôtels ou monastères différents.
– le programme de la journée de samedi a été légèrement modifié : samedi 17 mars : départ à 6h du parking de l’église du Sacré Cœur d’Avignon. Itinéraire : Montpellier – Perpignan – Girona – Barcelone. Messe à 12h30 dans la crypte de la Sagrada Familia par M. le Chanoine Trauchessec suivi du pique-nique dans le jardin Béatrice de Provence. Déplacement et courte visite de la cathédrale de la Sainte Croix et de Sainte Eulalie qui contient la croix miraculeuse de la bataille de Lépante et les corps de sainte Eulalie (vierge martyre à 13 ans, patronne de Barcelone) et de saint Raymond de Penyafort (dominicain de Barcelone), puis départ pour Manrèse où saint Ignace arrivant après sa conversion médita et conçut les exercices spirituels. Visite de la cova (grotte). Déplacement pour Montserrat, vénération de la Moreneta, patronne de la Catalogne. Logement à l’hôtel America à Ingualada.
Les participants à ce pèlerinage venant d’autres régions seront accueillis la veille (le 16 mars) par les adhérents Provençaux qui viendront les chercher à la gare, les logeront et les amèneront pour 6h à Avignon le 17 mars. Nous nous réjouissons de les accueillir et ce sera une occasion rêvée pour renforcer nos liens d’amitié et construire les bases de l’Europe chrétienne qui reposent sur l’a mour de nos frères.
Il nous restent encore quelques places. Les invités de la dernière heure sont donc cordialement invités à sortir de l’ombre et à nous rejoindre.

Billet d’Italie N° 25


Extrait du père Marc Flichy, Aumônerie France, Loreto, Italie
Il faut dire que la Province des Marches est pénétrée de l’esprit de saint François. On l’appelle aussi «terre des Fiorettis». Le parti radical des franciscains, animé de la ferveur primitive a en effet fleuri dans les Marches où étaient implantés de notables «spirituels», appelés aussi «zelanti». Pour faire bref, di-sons que l’histoire des familles franciscaines est un enchevêtrement de bagarres et de scissions engendrées par les réformes successives. Le vulgaire que nous sommes, doit renoncer à y voir clair. Il faut reconnaître que le charisme franciscain toujours soucieux d’obéissance à la hiérarchie est, par nature, un peu fâché avec l’institutionnalisation! Mais à travers cette pagaille noire, que de délices offerts à l’âme simple et contemplative! Que de belles figures capables de fasciner et d’informer le peuple de Dieu! On pourrait faire un portrait robot du franciscain qui attire les foules. Au départ, Dieu choisit pour son œuvre un «bon à rien», manuellement nul, intellectuellement nul. Ou bien c’est le cas inverse: un garçon de noble famille, diplômé de l’université, se convertit brutalement. Le candidat aux autels entre alors dans un protocole de sanctification assez typé. Pénitence de bête, mépris des études, choix du crucifix comme livre unique et, assez souvent, refus du sacerdoce. Dans ce dernier cas, le «frère convers» gravite dans des charges obscurs. Il devient quêteur, cuisinier, portier, jardinier, infirmier. Le ciel, content de la prière diurne et nocturne du dit frère, le manifeste à travers extases, lévitations, miracles nombreux et pittoresques. Saint Séraphin de Montegranaro est morigéné par son supérieur parce qu’il donne aux pauvres les produits du jardin. Au cours de la nuit suivante, les tiges coupées la veille, se couvrent de légumes. Les nobles, les bourgeois, les pauvres gens, les malades font également l’objet de guérisons et de prodiges divins. Ce mélange de conditions est important; les franciscains ne sont pas marxistes. Comme saint François, ils prêchent la réconciliation des classes. Les animaux participent à leur manière à l’œuvre de paix. On voit sur une peinture un âne ensanglanté; le loup, auteur du méfait, baisse la tête et reçoit du saint local une verte semonce avec invitation formelle à ne plus jamais recommencer! Autant dire, qu’il n’y a pas besoin d’avoir fait Centrale pour apprécier ce genre de leçons. La pastorale italienne, ça marche un peu comme ça!

La chapelle saint Hilaire sauvée des ronces et de l’oubli

Depuis le mercredi 4 janvier, l’association « Sauvegarde de la chapelle Saint-Hilaire » constituée sous l’égide de la « Route de l’Europe chrétienne », s’est lancée avec courage et détermination dans le dégagement du site au-dessus de Beaumes de Venise. Le glacial mois de février n’a pas facilité l’exécution des travaux, mais les contacts indispensables ont été pris et Jean-Claude Constantin a pu réaliser tous les plans. A ce jour, plus de 30 nouveaux membres se sont inscrits, des dons généreux ont été reçus et le 14 janvier, la fête de saint Hilaire a réuni cinquante personnes pour une messe dite par le père Marcel Bang, curé de Beaumes. Monseigneur Cattenoz, maître d’ouvrage en est le Président, votre serviteur, maître d’œuvre délégué devient Vice-président et Monsieur Renaud Ducastelle, architecte départemental des monuments de France, notre mentor pour sauver et restaurer une chapelle du 6ème siècle, patrimoine de la Provence chrétienne et donnée par deux familles généreuses au Diocèse.
Le mercredi Saint 4 avril, vous êtes tous cordialement invités au Chemin de Croix partant de Notre Dame d’Aubune à 14h30 qui conduira tous les participants à la chapelle saint Hilaire. Une petite heure de marche vous permettra de découvrir la chapelle et de connaître le chantier.

Les chrétiens persécutés

Jacqueline Picoche nous a envoyé le compte-rendu de la manifestation pour les chrétiens persécutés à laquelle elle a assisté à Paris le 8 février dernier : « Reportage exclusif, oui exclusif, parce que il n’y avait pas de caméras. La télé ne vous en parlera pas, la radio non plus (sauf Radio Courtoisie), ni les grands journaux. Les chrétiens persécutés, ils s’en foutent ! Et surtout, ils ne veulent pas vexer les persécuteurs. Ce serait bien rare que même la Croix ou KTO nous fassent l’honneur d’un petit reportage. On a l’habitude d’être invisibles. Nous étions pourtant assez pittoresques avec nos bonnets, nos écharpes et nos flambeaux. Il y avait du monde, oui, mais sans commune mesure avec la foule qui a défilé contre les spectacles christophobiques. La faute à la météo ! Et puis, ce n’était organisé que par Chrétienté Solidarité, Civitas ne s’en était pas mêlé, ni, bien sûr, les paroisses ! Toute l’organisation reposait sur les épaules de Bernard Antony qui nous a fait un vibrant discours de conclusion et qui n’a pas oublié les persécutés des pays extra-islamiques : ceux des Indes, de Chine, de Corée du Nord.
Je ne regrette pas d’y être allée ni d’avoir snobé pour la circonstance un petit concert consacré aux mélodies écrites sur des poèmes de Verlaine à l’amphi Bastille assurément plus chaud que la place du Trocadéro où, malgré mon emmitouflage j’ai eu pendant une heure et demie les pieds et le nez qui gelaient. Mais on était bien contents de prier pour nos malheureux frères dans une ambiance pas trop confortable. Des vues significatives étaient projetées sur un écran pendant les discours des orateurs. On a entendu, mais pas vu Joseph Fadelle, trop menacé pour être exposé sur une estrade (on a vu que son traducteur), mais entendu et vu, en chair et en os, Mohamed Christophe Bilek de Notre Dame de Kabylie, un Nigérien catholique qui nous a parlé des massacres de là-bas, le père Pagès qui nous a rappelé qu’un pape du 14ème siècle nommé Calixte (je n’ai pas noté son numéro d’ordre) avait recommandé la prière de l’Angélus pour la conversion des musulmans, un jeune prêtre de la Fraternité St Pierre, le pasteur Oujibou et surtout, des Egyptiens coptes orthodoxes, dont le président de l’association des droits de l’Homme de là-bas, qui nous a parlé des différentes formes de la persécution. Insistance bien sûr sur des drames de femmes : en Egypte nombreux enlèvements de jeunes filles coptes mariées de force à des musulmans, qui ne revoient jamais leur famille. Cela se passe avec la complicité de la police et de la justice, les coupables n’étant jamais découverts. Mohamed Christophe nous a lu (psalmodié en arabe, avec traduction simultanée) un long poème qu’il a consacré à la première martyre chrétienne arabe d’Arabie Saoudite, une jeune femme nommée Fatima qui avait réussi à se procurer l’Evangile et avait enregistré sur son ordinateur des textes chrétiens. Son propre frère, ayant découvert la chose, l’a condamnée à mort avec l’approbation de sa mère, et elle a été brûlée vive. Ca se passait en 2008. Tous affirment qu’il y a beaucoup de musulmans intéressés par le Christ, qui se convertissent. »

Asia Bibi

Dans un champ du Penjab, Asia va jusqu’au puit le plus proche, prend un gobelet et boit de l’eau fraîche (il fait 45°). C’est alors que sa voisine, par bêtise, crie que cette eau est celle des femmes musulmanes et qu’Asia, chrétienne, la souille en s’en servant. Le ton monte et soudain un mot fuse : «blasphème». Au Pakistan, c’est la mort assurée ! C’était le 14 juin 2009. Asia, mère de cinq enfants, est jetée en prison. Un an après, elle est condamnée à mort par pendaison. Depuis, elle croupit dans une cellule sans fenêtre. Deux hommes lui sont venus en aide : le gouverneur du Penjab et le ministre des minorités, un musulman et un chrétien. Tous deux ont été assassinés sauvagement.
Ne la laissons pas seule au fond de sa prison. Prions, faisons dire des messes pour elle et ouvrons les yeux sur toutes les violences que subissent nos frères chrétiens.

Bulletin N° 14

24 novembre 2011

EDITORIAL «Agissons et Dieu nous aidera» (ste Jeanne d’Arc)

Chers amis,

A la fin des Journées Mondiales de la Jeunesse, notre vénéré Pape Benoît XVI a demandé que l’Espagne ne renonce jamais à son âme: «L’Espagne est une grande nation qui dans un ensemble sain, ouvert, pluriel et respectueux, sait et peut progresser sans renoncer à son âme profondément religieuse et catholique.»

Ces paroles s’adressaient aussi à nous et nous aurons le 19 mars prochain l’occasion de répondre à son appel en allant à Velez Rubio en Andalousie bénir l’oratoire de saint Joseph. Cet oratoire sera ainsi le 12ème oratoire Européen qui aura été bâti à l’étranger par l’association La Route de l’Europe chrétienne depuis sa création à Velleron le 29 septembre 2006. Que de chemins parcourus ensemble! En cinq ans, la Pologne, la République Tchèque, l’Ukraine, la Roumanie, l’Irlande, l’Allemagne, la Suisse, la Belgique, le Luxembourg la France et l’Italie ont joyeusement répondus à notre appel. Devenus phares ou bornes lumineuses, ces douze premiers oratoires jalonnent le chemin de la Visitation de Marie vers tous ses enfants. Aucun pays ne sera oublié et nous ne nous arrêterons que lorsque les 27 pays seront sous la protection de son manteau virginal. « N’ayez pas peur, à la fin mon cœur immaculé triomphera. » (apparition de Fatima, 13 octobre 1917).

Cela ne veut pas dire que nous restons inactifs en France*. En divers lieux nous avons commencé à élever des autels à Notre Dame, à Son Fils et à différents saints pour que nous puissions nous revêtir des forces qui nous manquent et que seule la prière incessante nous permet d’obtenir par leur intermédiaire. En 2012, l’oratoire du bienheureux Pape Urbain V sera achevé à Bédouès (Lozère) et nous souhaitons poser une plaque à sainte Jeanne d’Arc pour le 6ème centenaire de sa naissance sur le mur de l’église de l’Ile Bouchard où elle est entrée le 6 mars 1429 en se rendant à Chinon pour rencontrer le roi Charles VII. Nous espérons bâtir un oratoire en son honneur avec les scouts ou les routiers en Savoie avec notre adhérent René Gaillot.

Cette année enfin, la Providence nous offre la reconstruction d’une chapelle du 6ème siècle dédiée au grand saint Hilaire. Donnée par ses propriétaires au diocèse d’Avignon, nous venons de recevoir de son Archevêque, Monseigneur Cattenoz, la mission sacrée de la restaurer pour la rendre au culte. Dressée sur le premier contrefort des Dentelles, dominant toute la plaine du Comtat, cette chapelle, héritage et phare des premiers temps de la foi chrétienne en Provence, sera le signe éclatant de notre volonté de ne jamais renoncer à notre âme et de rendre à Dieu la première place qui Lui est due.

En ce début du 3ème millénaire, le sauvetage de la chapelle Saint Hilaire sera une rude bataille à mener, un beau défi à relever. Je compte sur vous tous! Avec humilité et une immense gratitude acceptons ce signe éclatant de confiance que la Providence nous offre pour affirmer notre foi et comme disait Jeanne: «Agissons et Dieu nous aidera.»

Robert Mestelan, Président

* oratoires bâtis en France: Saint Sauveur (Chantemerle-les-Blés), N.D. de Guadalupe (Le Barroux), N.D. de La Salette (Triors), Mater Admirabilis (Fontgombault), N.D. des Champs (Méthamis), Enfant Jésus de Beaune (Meursault) et de Prague (Visan), Saint Joseph (Cotignac), Archange Saint Michel (Velleron)

5ème Assemblée générale

La 5ème assemblée générale s’est tenue le 8 octobre 2011 dans les locaux de l’Archevêché d’Avignon, aimablement mis à la disposition de l’Association par Monseigneur Cattenoz. La messe a été dite par le père Gabriel dans la chapelle pour notre association et les membres rappelés à Dieu au cours de l’année. Six croix et une statue de saint Joseph (destinée à l’oratoire d’Espagne à Velez Rubio en Andalousie) ont été bénies. Trente participants et soixante-dix-sept pouvoirs ayant été adressés, l’assemblée a été ouverte par son président, Robert Mestelan, qui a rendu compte des nombreuses activités de l’association: conférences, pèlerinage à pied de la route saint Philibert. Croix orthodoxe dans la paroisse de Lyshnia/Ukraine. Voyage-pèlerinage en Suisse et création d’oratoire à Einsiedeln (saint Nicolas de Flüe).
Rapport financier
Jacques Sarrade, trésorier, a rendu compte de l’exercice financier de l’association, forte à ce jour de 220 membres. Il signale 4 décès et 14 démissions. En caisse au 8 octobre 2011 :

Livret A – € 5.817.79
Cotisations – € 5.744.—
Dépenses – € 2.200.– oratoire saint Nicolas de Flüe
En caisse – € 9.362.49

Prévisions 2012
– oratoire saint Joseph à Velez Rubio, Espagne
– oratoire saints Cyrille et Méthode à Nitra, Slovaquie
– voyage-pèlerinage en Espagne du 17 au 23 mars
– pèlerinage en car à L’Île Bouchard autour du 30 mai

Monseigneur Cattenoz a tenu à saluer tous les membres de l’association qui ont été heureux de l’assurer de leur filiale affection. Après le déjeuner, l’association a visité Notre Dame des Doms au cours d’une remarquable visite conduite par M. le chanoine Bréhier, puis a assisté au vêpres et à la conférence donnée par le père J.M. Garrigue pour l’ouverture du 900ème anniversaire de la dédicace de la cathédrale.

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Croix sur la route du col du Granier en Savoie

Nos fidèles adhérents Mireille et René Gaillot nous ont fait parvenir des photos illustrant la pose d’un calvaire sur la route conduisant au col du Granier à quelques kilomètres de Chambery, à Apremont, Le Villard. La croix d’une hauteur d’environ 1 mètre, taillé dans un superbe granit blanc, était une croix de mission posée en l’année 1893. Détériorée, elle gisait désarticulée à l’entrée de la propriété d’un voisin qui l’a généreusement mis à disposition. Aidé par une troupe scoute, René est parvenu à redresser la croix, à lui donner un socle capable de résister à toutes les intempéries et la croix se détache maintenant au sommet d’une côte en face du massif de la Belledonne.
Après avoir fait ériger une croix sur sa propriété, il a également planté une croix de bois sur un contrefort du Granier. Un bel exemple à suivre par nos adhérents, qui en cette période de cathophobie, doivent riposter par une affirmation plus forte de leurs convictions. Vive Jésus, vive Sa Croix!

Voyage-pèlerinage en Suisse du 16 au 22 septembre 2011

par J.C. Constantin

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Le bien modeste pèlerin que je suis, vous livre ici ses quelques réflexions, glanées au cours de notre beau pèlerinage dédié à Saint Nicolas de Flüe. Au cours de nos pérégrinations a bord du car piloté par Philippe « Durand », nous avons vu des immenses prairies très vertes où paissent immobiles des vaches de montagne grises. Nous avons découvert des massifs alpins impressionnants où les sommets dépassent les 3000 m. Des lacs à perte de vue aux eaux calmes et vertes, c’était la région de Lucerne. La propreté, la netteté des routes et des maisons fait le charme et le caractère incomparables de ces endroits enviables.

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Nous avons compris qu’il régnait dans cette nation un certain consensus, le travail, l’effort et l’investissement dont les Helvétiques sont fiers et heureux de partager entre eux les fruits de leurs récoltes qu’ils méritent. Nous n’avons pas vu de tags, pas vu de voitures brûlées, pas vu de mendiants en bonne santé aux sorties de magasins, pas vu de hordes sauvages crier en pleine rue des insanités. Pas vu des manifestations syndicales avec tapage et provocations agressives, tout cela parce que nous n’étions pas en France, mais en Suisse et là-bas, ça ne se fait pas! L’esprit Suisse est un esprit d’équipe qui veut gagner, qui a toujours porté haut les couleurs du drapeau Suisse avec sa croix blanche sur fond rouge. Ce petit pays neutre et indépendant respecte les autres, mais sait se faire respecter par les autres, il n’a de leçon à recevoir de personne, il ne doit rien à personne. Il pourrait même nous donner des leçons de courage et de bonne conduite.
Les accents sont en majorité germaniques. L’ensemble donne à ce pays un sentiment d’unité et de fierté pour montrer au monde un modèle confédéré moderne avec un taux e chômage insignifiant de 2 % environ. Nous avons fait la bénédiction de l’oratoire magnifique de Nicolas de Flüe, en même temps que son baptême, tant il tombait des cordes ce jour-là, le 18 septembre 2011. Mais la Providence avait posé juste à côté une hutte, cabane en bois, ouverte sur un côté et qui a pu heureusement nous abriter tous pour le vin d’honneur. Il se trouvait là un crucifix avec le drapeau de l’association, témoin de cette petite fête généreusement et agréablement arrosée et la joie de vivre et la bonne humeur supplantaient le mauvais temps. Quels bons souvenirs de ces moments de chants, de prières et d’invocation à Notre Seigneur Jésus Christ. A présent, notre pèlerinage se termine avec un groupe de 35 personnes triées sur le volet. Ce n’est pas la quantité qui compte, mais la qualité. Il faut dire que les organisateurs Robert et Claudia sont rompus tant aux préparations qu’aux déroulements sur le tas. Le servant de messe Bertrand est à la hauteur de sa tâche qu’il effectue sans le moindre faux pas! Philippe le chauffeur a une dextérité surprenante pour la conduite de son bus qu’il manipule du bout des doigts. Merci à tous.

La bénédiction, par Geneviève Pons:

Si les gouttes de pluie pouvaient parler, elles nous raconteraient une journée si belle et si chantante… avant de ruisseler vers les alpages suisses que tous nos adhérents pourraient nous envier de l’avoir vécue.
Réveil dimanche 18 septembre à Einsiedeln. La cloche de l’abbaye sonne dès 5 heures pour les laudes. Aujourd’hui nous avons droit à un carillon pour annoncer la fête du dimanche national de la prière et de la pénitence (Buss- und Bettag). Sur les vitres de l’hôtel St Georg la pluie crépite déjà : elle nous incite à la prière.

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9h. Messe chez les sœurs bénédictines au monastère in der Au. « Alpenrösli », nom du Jodelclub d’Einsiedeln, est en place au fond du chœur. Pendant une heure et demi, ce chœur de voix d’hommes va réjouir nos cœurs et charmer nos oreilles par son beau répertoire, le timbre de voix d’une parfaite justesse aux résonances montagnardes et les tyroliennes qui vont nous faire grimper jusqu’au sommet du Mythen. La tenue de gardiens de vaches est du plus bel effet et les sabots à grosse semelle de bois, bien sympathiques.
Nos amis Allemands sont venus spécialement d’Ottobeuren: il y a Franz Fakler et son épouse, Joseph Lutz, Reinald Scheule, le talentueux organiste qui interprète avec brio l’entrée et l’hymne Suisse à la sortie et un troisième membre de l’équipe qui a bâti l’oratoire saint Benoît.
On espérait une accalmie, mais à la sortie de la messe la pluie redouble, ce qui n’empêche pas la constitution du cortège. En tête, le drapeau Suisse déployé, suivi par celui de la France aux armes du Sacré Cœur et celui de l’Association La Route de l’Europe chrétienne: les cœurs de Jésus et de Marie, surmontés de la couronne du Christ Roi et entourés des douze étoiles de l’Apocalypse. La pluie redouble, mais elle n’entrave aucunement le mouvement irrésistible de la procession qui s’ébranle courageusement sous la frêle protection des parapluies multicolores. Sept cent mètres nous séparent de l’oratoire. Sautillants entre les flaques, nous chantons de tout notre cœur: «Laudate Mariam», puis «Nous voulons Dieu, Vierge Marie» et enfin les litanies de saint Nicolas de Flüe.
Le chemin nous conduit au carrefour du Chemin de St Jacques et du chemin des bergers où a été édifié l’oratoire saint Nicolas de Flüe. Conçu comme un tabernacle, la niche contenant la statue du saint s’élève sur un pied de 1m50. On ouvre la porte délicatement ouvragée, peinte couleur bronze, et soudain apparaît «Bruder Klaus». Revêtu d’une robe de bure bleu horizon, il élève la main droite pour nous protéger, tandis que sa main gauche égrène le chapelet.
Le père Nathanaël Wirth qui a célébré la messe, procède à la bénédiction. Il lit l’Evangile, puis asperge d’eau bénite l’oratoire et les assistants. Nous récitons la prière de saint Nicolas de Flüe.

« Mon Seigneur et mon Dieu,
ôte de moi tout ce qui m’éloigne de Toi,
Mon Seigneur et mon Dieu,
donne-moi tout ce qui me rapproche de Toi.
Mon Seigneur et mon Dieu,
détache-moi de moi-même pour me donner tout à Toi. »

La pluie continue à joyeusement dégringoler. Quelle pluie de grâces et quel admirable baptême ! Mais à quelques cent mètres, depuis très longtemps, la Providence avait construit une cabane en bois, avec un Christ sur la paroi de ce modeste abri prévu pour les pèlerins de St Jacques.

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Cet abri nous permet d’arroser l’évènement avec quelques bouteilles de vin blanc. Le vin du Ventoux coule à flots et nous buvons à la santé de la Suisse et de son vénéré patron. A vrai dire, nous sommes un peu serrés, mais tous très unis, les religieuses bénédictines, quelques chanteurs de la messe et les 34 participants de ce pèlerinage d’automne, organisé par l’Association.
Le déjeuner de fête qui suit à l’hôtel St Georg nous permet d’honorer particulièrement nos amis Suisse et Allemands en leur offrant une bonne bouteille de vin de Caromb. Depuis la Pentecôte d’amour vécue ce matin sous la pluie lors de la bénédiction de l’oratoire, une grande joie et une concorde totale s’est mystérieusement installée entre nous, elle durera toute la journée.
L’après-midi, les vêpres, la procession solennelle à Notre Dame des Ermites, la Vierge Noire, le Salut du Saint Sacrement et un magnifique concert de chants religieux interprété par la chorale Roumaine de Cluj vont constituer la suite brillante du programme de cette journée exceptionnelle.
Puisse ce nouvel oratoire, bâti sur la route de l’Europe chrétienne et consacré à saint Nicolas de Flüe aider la Suisse à rendre à Dieu la place qui Lui est due : la première. Oui, en Suisse comme dans tous les autres pays, « le Christ est la seule espérance de l’Europe ».

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Restauration du Sacré Cœur de Sainte Péxine en Vendée

Depuis des années, les promeneurs de la route des crêtes – ancienne voie romaine entre La Rochelle et Bressuire – se désolaient à juste titre, de voir une statue toute délabrée et, tournant le dos au marcheur, suite au remembrement des années 1960.
C’est alors qu’à l’automne 2010, un chèque généreux d’un membre actif de la Route de l’Europe chrétienne déclencha la restauration, en permettant l’acquisition des matériaux.
L’histoire précise de la statue fut retrouvée, avec l’aide des archives du diocèse de Luçon. Propriétaires concernés et élus se mirent d’accord pour les modalités à adopter. Des bénévoles des communes environnantes – Bessay, Moutiers-sur-le-Lay, Sainte-Péxine et Luçon – ont alors conjugué leurs efforts pour déplacer la statue et la disposer face au chemin, la nettoyer, lui redonner un visage et une main (disparus), la revêtir d’un enduit à la chaux, la replacer sur le nouveau socle en pierres vues et sur son piedestal, orné d’une belle plaque en bronze sur laquelle on peut lire : «Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie» 1929 – 2011 1929 correspondant à l’installation d’origine par l’ancien maire des Moutiers, 2011 à cette restauration. Aujourd’hui, jour de la Toussaint, après la messe, le curé des Moutiers, en présence de soixante-dix personnes, a béni le Sacré Cœur, puis le maire de la commune offrait un joli verre de l’amitié aux participants, visiblement ravis, sous un ciel bleu superbe et une douceur de l’air vraiment providentielle.
Jacques et Marie Richou

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Oratoire familial

On ne soulignera jamais assez l’importance d’un oratoire familial : Affirmation de notre foi, transmission du témoin aux jeunes générations, aux heures sombres ou joyeuses de la vie d’une famille, l’oratoire demeure comme un phare dans la tempête. Nous avons beaucoup aimé Notre Dame de la Persévérance, sculptée par Pascal Beauvais dans un oratoire fait par Aymeric Courcelle Labrousse. Il est entretenu et fleuri dans le jardin de la famille Anrès à St Hippolyte le Graveyron.

A tous joyeux Noël et sainte année 2012!

Bulletin N° 13

EDITORIAL « Doux Père, faites leur connaître votre Fils »

Chers amis,

La Route de Saint Philibert à peine achevée, quelle joie de vous retrouver tous pour vous décrire l’expérience vécue et vous faire part des projets en cours.

Prier inlassablement durant deux mois pour le redressement de la France et de l’Europe fut une grâce. Saint Philibert, fondateur de Jumièges et de Noirmoutier nous a conduit jusqu’aux rives de l’Atlantique, puis en suivant ses reliques à Déas, Cunault, Messais, Saint Pourçain sur Sioule et Tournus. A Poitiers, nous avons vénéré les reliques de Sainte Radegonde, Reine de France, qui consacra sa vie à la prière. Merci à Hédwige et Roselyne, Claude et Benoît, courageux compagnons de cette fabuleuse épopée, qui ont avec nous imprimé leurs pas dans cette glorieuse poussière…

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En septembre, nous repartons, mais en car cette fois et en Suisse, pour vénérer Saint Nicolas de Flüe. Il reste encore quelques places pour vous inscrire. Votre présence à la bénédiction de l’oratoire Saint Nicolas de Flüe (photo) sera la preuve que vous voulez poursuivre résolument le beau pari de la ré-évangélisation de l’Europe chrétienne !

Certes, le pèlerinage à pied, comme celui que nous venons de faire, reste règle et rite sacré en permettant dans la prière et le silence, la rencontre avec Dieu. Avec esprit, Péguy le résumait ainsi :

« Vous nous voyez marcher sur cette route droite,
Tout poudreux, tout crottés, la pluie entre les dents
sur le large éventail, ouvert à tous les vents,
la route nationale est notre porte étroite … »

Avec la marche, la prière devient incontournable : « …mais priez, mes enfants, » disait la Sainte Vierge à Pontmain. Ce reproche voilé nous atteint tous, car trop d’images païennes ont englué nos âmes, malades d’une carence de prière. Regardant le ciel et nous hâtant vers lui, nous avons pu prier matin, midi et soir l’Angélus et le Rosaire. Au chapelet de la Sainte Vierge, de Saint Michel, de l’Enfant Jésus, nous venons d’ajouter le chapelet pour la conversion des musulmans : « Par les plaies de Jésus et les larmes de Sa Sainte Mère, doux Père faites-leur connaître votre Fils. + »

En nous montrant une France déchristianisée, abandonnée par ses chefs à toutes les convoitises, la route Saint Philibert nous a parfois serrés le cœur, pourtant, notre conviction de pouvoir résister par la prière et la Foi n’a fait qu’augmenter.

Avec l’aide de la Sainte Vierge et de Saint Michel, combattons les lois iniques qui désintègrent la famille, tuent l’enfant et dévergondent les mères. Prions trois fois par jour l’Angélus pour la conversion des musulmans à la foi chrétienne. En définitive, ne serait-ce pas ce que le Seigneur veut en ce moment pour combattre l’athéisme et hâter le relèvement de notre pays ? Le premier samedi de juillet, comme chaque année, les pères de famille seront sur la route de Notre des Grâces et de Saint Joseph à Cotignac pour prier et sauver la famille. Unissez-vous à eux !

Saint Philibert, Sainte Radegonde, Sainte Jeanne d’Arc, Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, sauvez la France.

Robert Mestelan, Président

+ [[Sur simple demande à l’association, nous vous ferons parvenir les textes encourageant la prière pour les musulmans]]

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Saint Philibert

Saint Philibert de Tournus (ou Filibert), de Jumièges, de Noirmoutier, né en 616 ou 617 à Elusa, aujourd’hui Eauze dans le Gers, mort le 20 août 685 à Noirmoutier, moine et abbé français du 7ème siècle. Il a fondé les monastères de Jumièges et de Noirmoutier. Ses reliques, apportées à Tournus, ont fait l’objet d’une grande vénération. La translation de ses ossements commencée le 11 juin 836 (9ème siècle) a duré 39 ans pour échapper aux incursions des Vikings dans l’estuaire et la vallée de la Loire. Successivement, la communauté réside à Déas (aujourd’hui St Philbert de Grand Lieu), Cunault, Messais, St Pourçain, pour s’installer in fine à Tournus. Au cours de cette « peregrinatio propter Dominum » digne de Saint Colomban, de nombreux miracles furent accomplis : guérison de malades, tempêtes apaisées sur la mer ou sur la Loire, nourriture providentiellement apportée (838 St Ermentaire: les miracles de Saint Philibert). Sa fête est célébrée le 20 août.

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Sainte Radegonde

née en 519 de Berthaire, roi de Thuringe. Faite prisonnière par Clotaire 1er elle fut emmenée en France à St Quentin où elle finit par accepter de devenir son épouse et Reine des Francs. Détachée des préoccupations mondaines, elle est consacrée par Saint Médard, effectue un pèlerinage à Tours, sur le tombeau de Saint Martin et séjourne dans la Vienne où elle fonde un hospice. En 553 elle fonde à Poitiers le monastère Notre Dame de la Saint Croix et donne à ses compagnes une règle stricte. A la mort de Clotaire, elle use de son autorité pour rétablir la paix entre ses fils. Elle meurt le 13 août 587. Son tombeau est vénéré dans l’église Sainte Radegonde à Poitiers. Pendant les invasions normandes, sa dépouille fut d’abord emmenée à l’abbaye St Benoît de Quinçay, puis ramenée en 868 à Poitiers. De nombreux miracles lui sont attribués, elle fut déclarée sainte peu de temps après sa mort.

Assemblée générale le samedi 8 octobre 2011 en Avignon

Réservez déjà la date du samedi 8 octobre. Archevêché, 31 rue Paul Manivet.

Ordre du jour : Sainte Messe à 9h30
Rapport moral et financier
Déjeuner sur place à 12h30 : € 16 tout compris
Visite de la Cathédrale ND des Doms 14h30 par M. le Chanoine D. Bréhier

Vêpres vers 16h pour le 900ème anniversaire de la consécration de la cathédrale

Une sainte guerrière

On a entendu parfois les propos scandalisés de certains du fait que des chrétiens, engagés dans la politique, « annexaient » sainte Jeanne d’Arc. Les auteurs de ces propos ont oublié qu’à une certaine époque, ils étaient les mêmes qui, à la suite de Michelet, présentaient, avec le parti communiste, Jeanne d’Arc comme une milicienne ; mais ils ont surtout oublié saint Pie X qui proclama Jeanne d’Arc patronne du patriotisme chrétien.

Pour nous, retenons que Jeanne d’Arc, d’une part, est sainte et, d’autre part, qu’elle a une mission politique directement ordonnée au bien commun et temporel de sa patrie.

L’histoire de sainte Jeanne d’Arc constitue la preuve historique que Dieu ne se désintéresse pas de ses cités terrestres, qu’Il en est le Maître et que Son Fils Jésus Christ est le Roi de la société, en particulier des Nations, comme Il est Celui des âmes. Par ses actes comme par ses paroles, Jeanne soutient le principe fondamental de la sagesse politique. Non seulement, elle conduit le Dauphin à Reims, mais elle rappelle fortement le sens du Sacre. Charles, même couronné, ne sera jamais que le lieutenant –le tenant lieu– du vrai roi de France qu’est Notre Seigneur Jésus Christ. Et Jeanne tient à ce que la leçon soit mise par écrit. Elle a bien voulu nous faire comprendre que le vrai souverain de France était Dieu et que le roi tenait de Lui son trône en commande.

Cet enseignement est nécessaire. Il l’est encore plus de nos jours, car Dieu sait si le naturalisme de la fin du Moyen Âge fait pâle figure comparé à celui dont nous souffrons. L’enseignement de sainte Jeanne d’Arc n’ayant pas été compris par son temps, le laïcisme et le naturalisme ayant multiplié leurs conquêtes à partir de la Renaissance pour triompher dans les institutions publiques en 1789, il faudra attendre quatre siècles pour obtenir la canonisation de Jeanne.

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Sainte Jeanne d’Arc nous rappelle donc le fondement de l’ordre politique : l’ordonnance à la cité de Dieu, du temporel à l’éternel, du naturel au surnaturel.

« En toute chose, dit le proverbe, il faut considérer la fin, » et le bon sens populaire s’accorde avec le précepte de l’Evangile : « Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et le reste vous sera donné par surcroît. » Or, ce n’est pas seulement sa vie privée que l’homme doit diriger vers la fin éternelle, mais aussi sa vie sociale, car comme l’ont dit et redit les Papes Pie XI et Pie XII, la personne n’est pas faite pour la société, c’est la société qui est faite pour le bien de la personne. Ainsi donc, les institutions civiques et sociales sont bonnes dans la mesure où elles facilitent la recherche et la possession de Dieu. Elles sont mauvaises dans la mesure où elles s’en éloignent. Ceci fait ressortir – comme l’a affirmé plusieurs fois l’Eglise – l’absurdité du socialisme naturaliste qui renverse les choses en faisant du bien temporel de la société, la fin suprême de l’homme.

Quel rapport que tout cela avec Sainte Jeanne d’Arc ? Eh bien justement, sa vie a été l’éclatante illustration de tout ceci. L’appel à Dieu dans la prière, la pratique des sacrements, le recours à la pénitence, ne dispensent pas des autres moyens où seraient mis en exercice nos vertus naturelles, nos vertus guerrières. A ce propos, certains se sont étonnés – et s’étonnent encore – qu’une sainte, vénérée par l’Eglise, soit présentée sous l’aspect d’une vierge guerrière ardente au combat, entraînant son armée au plus fort des batailles à la manière des grands capitaines dont l’histoire retient les noms prestigieux. A ceux-ci a répondu le magnifique cri d’enthousiasme et de foi qu’au procès de canonisation lança le cardinal Parocchi, évêque d’Albano. « Il faut qu’elle entre dans l’Eglise comme elle entra dans Orléans, casquée, cuirassée, lance haute, par les grandes portes ouvertes et tous les pont-levis baissées. »

C’est sur cette vision sublime que Jeanne d’Arc, béatifiée il y a 100 ans, vivante synthèse des deux vertus complémentaires d’héroïsme et de sainteté, reçut la consécration suprême en la basilique Saint Pierre de Rome. Elle entra au Paradis comme dans l’histoire, en armes et à cheval et il est impossible de le concevoir autrement, n’en déplaise à ceux qui, aujourd’hui, jouent les vierges effarouchées, véhicules d’une charité invertébrée. Jeanne d’Arc est sainte, bien sûr, mais nous aimons retrouver en elle l’étonnante figure du chef de guerre qui la place au premier rang des grands stratèges. Il nous plaît de voir un grand stratège élevé sur les autels. Au Moyen Âge, on le comprenait : tout chef de guerre, même et surtout s’il occupe le sommet de la hiérarchie, est aussi un combattant, donnant au cœur de la mêlée l’exemple des vertus guerrières qui sont la condition première de la victoire. Chez Sainte Jeanne d’Arc, bravoure et réflexion s’allient en un parfait équilibre qui fait d’elle le modèle idéal du chef de guerre dans l’acceptation la plus complète et la plus juste du terme, suprêmement étonnante chez une jeune fille de 17 ans.

Abbé Xavier Beauvais
Extrait d’une homélie prononcée pour la fête de Sainte Jeanne d’Arc

Le Mot du Trésorier

Au 30 juin 2011 l’association a 9235.40 € au total, caisse et Livret A. Il y a cette année trop de membres qui n’ont pas encore payé leur cotisation. Rappel est fait présentement.

Mater Admirabilis

En 1828, le Monastère de la Trinité des Monts, fondé au 15ème siècle grâce aux largesses des Rois de France par Saint François de Paule, Général de l’Ordre des Minimes, était donné aux Religieuses du Sacré Cœur, conformément au désir exprimé par le Pape Léon XII et ratifié par S.M. Charles X. La Trinité des Monts devenait un foyer d’éducation pour la jeunesse et un centre d’où devait rayonner la dévotion au Sacré Cœur de Jésus. Une autre mission et une autre grâce lui étaient réservées encore : devenir un sanctuaire marial où beaucoup d’âmes trouveraient d’abondantes richesses spirituelles.

Une de nos fidèles adhérentes, Agnès Artur, nous fait parvenir une information sur la fresque Mater Admirabilis – peinte à la Trinité des Mont à Rome en 1844 par une religieuse du Cœur Sacré de Jésus : Pauline Perdrau ainsi que sur la prière à Mater Admirabilis. Qu’elle soit remerciée pour cette très intéressante communication !

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En 1844 une jeune fille française, Pauline Perdrau, devenue plus tard Religieuse du Sacré Cœur, exprimait à la R. Mère de Coriolis, Supérieure de la Maison, son désir de « faire venir la Sainte Vierge » dans une niche située dans un corridor s’ouvrant sur le cloître. La R. Mère se montra réticente : elle connaissait le talent de la jeune artiste, mais elle la savait aussi totalement ignorante des procédés de la peinture à fresque. Malgré ces obstacles, le désir de Pauline s’affermissait dans la prière. La permission accordée, l’artiste se mit à l’œuvre, consacrant à son travail les 6 à 7 heures quotidiennes durant lesquelles la chaux vive est apte à recevoir les couleurs. Le jour où elle peignit le visage de la Madone, elle put travailler 13 heures de suite sans que la chaux eût séché : elle nota ce fait comme un signe de l’assistance toute spéciale de Marie qu’elle ne cessait d’invoquer. Le 1er juillet l’œuvre était terminée. Mais la fresque aux couleurs beaucoup trop vives, faillit disparaître sous une couche de chaux. Pourtant l’attente demandée permit au temps de faire son œuvre : la peinture apparut ce qu’elle est aujourd’hui. La Vierge fut appelée la « Madone du Lys » jusqu’au 20 octobre 1846.

Ce jour là, le Pape Pie IX visitant le monastère s’écria : « Elle est vraiment « Mater Admirabilis » titre qu’elle porta depuis ce jour. Les miracles commencèrent en novembre de la même année par la guérison de M. l’Abbé Blampin, missionnaire de la congrégation du Saint Cœur de Marie. Il retrouva la voix complètement perdue. Le Pape, après cette grâce, accorda le pouvoir de célébrer la Sainte Messe devant l’image miraculeuse. Le sanctuaire fut enrichi d’indulgences et l’autorisation fut donnée de célébrer le 20 octobre, la fête de Mater Admirabilis.
Prière à Mater Admrabilis :

O divine Mère de Jésus, nous venons à vous comme à la source vive qui désaltère, comme à la flamme qui réchauffe, comme à l’aurore qui dissipe les ténèbres, comme à la Mère toujours attentive au désarroi de ses enfants. O Mère Admirable, la route de notre vie est dure à certaines heures. Il n’est pas facile de marcher toujours d’un pas égal sur la route du devoir ! Il n’est pas facile d’aimer le prochain, notre frère, comme Jésus veut qu’on l’aime. Il n’est pas facile de garder une âme égale au milieu des inégalités de la vie. Il n’est pas facile d’aimer les créatures et de se réserver à Dieu ! Il n’est pas facile de se faire petit et humble quand l’orgueil se réclame ! Il n’est pas facile d’aller vers le Dieu de lumière par des chemins pleins d’ombre ! Il est des jours où tout nous est fardeau. Mais vous, ô Mère Admirable, vous rendez tout facile ! Et pourtant, vous n’ôtez pas le sacrifice de nos chemins, pas plus que Dieu ne l’a ôté du vôtre ; mais vous facilitez l’effort en faisant grandir l’amour. L’amour, toujours vainqueur en vous, vous a fait dire au seuil de votre destin : Fiat mihi secundum verbum tuum. » (Que tout se fasse pour moi selon votre volonté). Cette parole d’adhésion à l’amour qui vous conduisait, vous ne l’avez jamais reprise. Vous ne vous êtes jamais raidie contre la souffrance, mais vous avez offert à son action une âme humble et douce, livrée à Dieu ! O Marie, que votre exemple soit ma force. Rendez tout facile dans ma vie, non par la suppression de la peine, mais par un amour généreux, toujours plus grand que cette peine. O Mère très douce, rendez mon cœur très fort et si vous voyez que mon amour trop tôt s’épuise, je vous en prie, donnez à votre enfant un peu du vôtre et redites-lui la leçon du véritable amour.

Mère Admirable qui ouvrez à vos amis la voie des progrès intérieurs, en vous contemplant, Mère Admirable, l’âme tressaille d’un saint désir de pénétrer ce monde de l’amour et de la grâce où votre âme a fixé sa demeure. Cette vie du dedans, qui peut mieux que vous nous la révéler ? Qui peut mieux que vous nous ouvrir à la vie de Jésus et former en nous ses traits divins ? O Mère, laissez-nous vous regarder : l’enfant finit par ressembler à sa Mère quand son regard ne la quitte pas. Vous êtes la Vierge silencieuse !… Vous êtes la Vierge toute humble !… Vous êtes la Vierge fidèle !…

Vierge silencieuse, vous nous enseignez que le silence crée en nous cette solennité qui convient à l’attente de Dieu : et ne sommes-nous pas à toute heure dans cette attente ?… Le silence doit aussi garder la demeure de Dieu : ce silence est de l’amour et une précaution pour l’amour. O Mère gardez calme et réservée la demeure de notre âme où Jésus descend chaque jour.

Vierge toute humble, vous nous apprenez encore qu’il n’y a pas de progrès sans une loyale et généreuse tendance à l’humilité. Les dons de Dieu ne sont en sécurité que dans les âmes qui ne s’attribuent rien et qui sont conscientes de leur pauvreté. Apprenez-nous cette petitesse qui n’a aucune prétention, qui sait être docile, qui aime à servir et s’efface ensuite volontiers. L’humilité de votre âme est montée vers Dieu comme une mélodie, elle a ravi son Cœur, que la nôtre L’incline vers nous !

Vierge fidèle, vous êtes celle qui a toujours répondu à l’attente de Dieu, celle qui n’a jamais mis l’ombre d’une hésitation entre un appel de la grâce et sa réalisation. Donnez-nous cette promptitude de l’amour, cet élan plein de Foi.

Que jamais le sacrifice ne nous arrête : mais que dans une joie qui centuple le don, nous répondions à toute grâce qui nous sollicite : Ecce ancilla Domini. (Voici la servante du Seigneur.)

Mère Admirable, priez pour nous.

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Nouvelles des oratoires

Lyshnia, Ukraine : C’est le 23 février que le Père Filaret, curé de la paroisse a procédé à la bénédiction d’une superbe croix orthodoxe de 3 m de haut, offerte par un membre généreux de notre association. Qu’il en soit ici publiquement remercié !
Bédoues, Lozère : Suite à de laborieuses recherches en Lozère, il semble que la commune de Bédoues soit susceptible d’accueillir l’oratoire que nous projetons d’élever avec les Amis du bienheureux Pape Urbain V en son honneur.
Banneux, Bélgique : Négociations en cours avec le sanctuaire Notre Dame des Pauvres en vue de l’érection d’un oratoire à St Damien de Veuster, prêtre missionnaire parmi les lépreux sur l’île de Hawaï

Association « La Route de l’Europe chrétienne » 64, rue de la Frâche, 84740 Velleron, Tel. 04 90 20 08 70, atelierloubarri@free.fr, site : www.route-europe-chretienne.fr

Bulletin N° 12

EDITORIAL Vive la Vie !

Chers amis,

A la fin d’une année particulièrement difficile pour l’Eglise et les chrétiens, notre bien-aimé Pape Benoît XVI a tenu dans son message de Noël à nous conforter en nous replaçant dans la perspective du Dieu qui nous habite : « Dieu n’est pas lointain : Il est proche. Il est l’Emmanuel, Dieu avec nous. Il n’est pas inconnu, Il a un visage, celui de Jésus. » « Le Fils, Lui-même est la Parole de Dieu, Il est le Logos : la Parole éternelle s’est faite petite, si petite qu’Elle peut entrer dans une mangeoire » (Verbum Dei).
« Ce petit Enfant a allumé parmi les hommes la lumière de la bonté et leur a donné la force de résister à la tyrannie du pouvoir. » Mais il est vrai aussi, que le bâton du tortionnaire n’a pas été brisé. Aujourd’hui aussi marchent, bruyantes, les chaussures des soldats et toujours encore et toujours de nouveau, il y a le marteau couvert de sang (Is 9,35).
Voilà des affirmations en ce début d’année qui nous mettent à l’abri de toutes les séductions, de toutes les intimidations, qui enrichissent nos cœurs, transforment nos vies et devraient illuminer nos visages.
Avant de repartir au printemps sur un nouveau chemin de pèlerinage avec Saint Philibert, avant d’écorcher nos mains en bâtissant de nouveaux oratoires ou en plantant des croix, pleins de gratitude pour le don reçu de l’Amour de Dieu, puissions-nous tous devenir des « personnes de paix ». Faisons confiance à la vie, aimons-la et faisons tout pour la défendre.

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Le 23 janvier je vous demande d’être les plus nombreux possible à Paris pour soutenir la Marche pour la vie : rendez-vous à 14h30, Place de la République. Après le beau succès des veillées pour la vie naissante qui ont pu se dérouler en France dans la presque totalité des diocèses, tous les espoirs sont permis. Continuons à prier. Comme vient de le rappeler le Duc de Kent : « L’avortement aujourd’hui est pire qu’Al Qaïda. Il s’agit d’une cascade de destructions, historiquement sans précédent, frappant les individus : des fils, des filles, des sœurs, des frères, de futurs époux et amis, des mères et des pères – détruits sous la forme de ceux à qui nous devons, très simplement et très certainement, la plus grande solidarité et le plus grand devoir de soins parce qu’ils sont les plus faibles et les plus dépendants de nos frères en humanité. Il faut d’abord qu’il y ait ces vies humaines pour que nous puissions nous en préoccuper. En négligeant ce fait évident de la dette que nous devons, immédiatement, à l’enfant à naître – qui doit pouvoir naître (et n’oublions pas que nous aurions tous pu subir le même sort avant notre naissance), les instincts les plus profonds de l’humanité sont piétinés et détruits. »
En ce moment, il y a une française, Anne-Marie Michel, partie de Québec à pied fin mai, qui marche et prie pour la défense de la vie. Elle parcourt les derniers 800 km qui la séparent du sanctuaire de Notre Dame de Guadalupe à México. Unissons nos prières aux siennes pour que la Très Sainte Vierge Marie, Mère Admirable et Mère de Toutes Grâces, Notre Dame de Guadalupe, nous offre comme à Lépante sa protection et sa victoire sur la culture de mort. Ceux qui habitent en Provence pourront venir unir leurs prières aux siennes en allant rendre visite au bel oratoire sur la petite colline du Tepeyac qui domine le monastère Sainte Madeleine du Barroux.
Enfin, je vous invite tous à regarder « Du souffle au chœur » pour connaître la belle histoire de Jeanne Barbey http://www.ktotv.com/videos-chretiennes/emissions/les-grands-entretiens/les-grands-entretiens-jeanne-barbey,-du-souffle-au-choeur/00052272. Atteinte de Mucoviscidose, elle avait toutes les raisons du monde pour s’enliser, se désespérer et perdre la foi. En réalité, c’est elle qui nous arrache à nos gémissements, nos inquiétudes et nos plaintes, elle nous communique une formidable envie de vivre, de créer, d’avancer, de communiquer la joie autour de nous, de chanter la Gloire de Dieu et de L’adorer. Bonne année à chacune et à chacun et vive la vie !
Robert Mestelan, Président

La Bonne Mère au Chili

( Bulletin de la CRC, novembre 2010) : C’est une société marseillaise, Foraco International qui venait de racheter la société de forage chilienne Adviser Drilling , lorsque le 5 août 2010, à San José (800 km au nord de Santiago du Chili) à la suite de deux éboulements dans une mine de cuivre et d’or, 33 mineurs se trouvèrent bloqués à 700 m sous terre, dans un espace de 50 m2 et un couloir de 1,km8 de long. Le ministère des mines estimait “faibles“ les probabilités de les retrouver en vie, mais la société de forage continuait à sonder en tâtonnant, lorsqu’au bout de 17 jours, elle atteignit leur refuge. Bien fort l’incroyant qui n’aurait pas prié sous terre, en pareille circonstance. Or, ils étaient croyants et même cathos, comme la majorité des Chiliens, et s’étaient occupés principalement à réciter leur chapelet jusqu’à ce 17e jour qui était le 22 août, fête du Cœur Immaculé de Marie. Vous pouvez penser si, par ce premier petit conduit on leur a envoyé des bouteilles d’eau, des aliments, des médicaments, et même des chapelets bénis par le pape, pour les faire patienter ! On eut enfin la possibilité de les remonter, un à un, par un puits de 60 cm de large, au moyen d’une nacelle de 2,5 m de long. Il n’y avait pas d’obèse parmi eux et tous les 33 atteignirent la surface sains et saufs. C’était le 13 octobre, 93e anniversaire du grand miracle du soleil dont des foules entières avaient été témoins à Fatima, le 13 octobre de l’année cruciale 1917. Ceux qui ne seraient pas au courant de ce miracle vraiment extraordinaire n’ont qu’à demander à Google. Quelques pieux Marseillais et beaucoup de Chiliens durent se dire que Notre-Dame de la Garde les avait bien gardés, et que peut-être même, San José y était pour quelque chose. Et la foule des aveugles, à travers le monde, n’y comprit rien.

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Conférences « La Route des Anges »

Tournée du Var

25 janvier 2011 Toulon

26 janvier 2011 Cotignac
Institution St Joseph, Draguignan
27 janvier 2011 Radio Maria
Nice (Pénitents Rouges)


Tournée Charles Quint
18 février 2011 Randol
19 février 2011 St Aignan s/Cher
20 février 2011 Attigny, Charleville
21 février 2011 Givet
22 février 2011 Bouillon
23 février 2011 Banneux
24 février 2011 Clervaux

Un homme averti en vaut deux

: Fallait-il les interdire, ces “Assises contre l’islamisation de l’Europe“, susceptibles d’engendrer “haine, xénophobie et troubles“, ce colloque, organisé par le Bloc identitaire et Riposte laïque le 18/12/10 à Paris? C’était l’avis du maire Delanoë, mais pas celui du préfet de police qui se contenta de mettre solennellement en garde les organisateurs et les participants : Des fonctionnaires de police assisteront à cette réunion, et seront chargés de “rapporter tout trouble à l’ordre public“ ou “tout élément justifiant une transmission au Procureur de la république“. Il tient particulièrement à l’œil ceux qui avaient naguère employé les expressions blasphématoires de Soupe au cochon et Apéritif saucisson-pinard, car enfin, s’ils n’avaient rien dit, on n’aurait pas été analyser la soupe qu’ils distribuaient aux SDF, et s’ils s’étaient contentés de boire un coup et de déguster silencieusement leurs sandwiches dans un square du XVIIIe arrondissement, on ne leur aurait pas cherché noise. Paroles coupables qui excitent contre les parleurs une vingtaine d’associations et de partis de gauche, contre-manifestants potentiels. La préfecture avait donc déployé sur la voie publique tout un “dispositif de sécurité” qu’il fallait franchir pour parvenir à une salle bondée, si on ne faisait pas partie des 400.000 internautes qui, grâce à bivouac-id.com, suivirent la séance en direct sur leur ordinateur. Venus des quatre coins de l’Europe et même des Etats-Unis, les courageux intervenants ont tous comme point commun d’être de farouches opposants à l’islamisation de leurs pays. Mais pas tous pour les mêmes raisons: Les uns parce qu’ils sont chrétiens ou Juifs, et ne veulent pas être traités de “chiens” ni être réduits en “dhimmitude”, les autres parce qu’ils sont pour une laïcité pure et dure, hostile à toutes les religions, y compris chrétienne, ou qu’ils défendent le droit à l’avortement et la fierté d’être gay. Mais fit l’unanimité et fut même l’objet d’une “standing ovation” le grand défenseur de la culture européenne, le Suisse Oskar Freysinger, l’homme de l’interdiction des minarets ! J.P.

Jésus renaît en Algérie

(Zenit 24/10/10): 50 ans après l’ expulsion de Roumis qui en 130 ans n’avaient pas réussi à convertir un seul indigène, et malgré une loi de 2006 très restrictive qui punit de prison ou d’une amende, sous le nom de prosélytisme, toute tentative pour convertir un musulman, on voit des villages entiers, dans la zone berbère, se convertir et mener une nouvelle vie, étrange en pays musulman. Le phénomène a atteint un niveau tel que le gouvernement est incapable de s’y opposer et tente seulement de le limiter. Il sait que ce sont maintenant les Algériens qui, d’eux-mêmes, se convertissent au christianisme, sans influence extérieure de missionnaires étrangers. À Oran, il y a deux ans, on a arrêté six Algériens en train de distribuer l’Evangile. C’est nouveau. C’est dû, bien sûr, principalement à l’influence des évangéliques, moins structurés que les catholiques et qui développent des “églises domestiques”. Le gouvernement restreint les visas d’entrée pour les prêtres catholiques. On confisque à l’aéroport toute la littérature religieuse venant de France. Les catholiques en Algérie sont un peu moins de 10000. Mais l’Eglise catholique y existe en tant qu’institution officielle et sa présence ne peut être circonscrite aux seuls chiffres, compte tenu, par exemple, de l’assistance qu’elle offre aux handicapés et aux personnes âgées. Tout le travail que les musulmans ne font pas dans les hôpitaux, les religieuses le font. Dans les universités et tous les secteurs de la vie sociale – les femmes, les jeunes, la presse, la traduction, la littérature – l’Eglise est présente et cela a un formidable impact sur la société algérienne. (extrait de l’interview du journaliste Camille Eid).

C’était en 1987

: Cette histoire vraie se passait près de Milan, en Italie : Puisque tout trépas doit être annoncé par la sonnerie de cloches appropriée et comme des avortements étaient pratiqués quotidiennement dans l’hôpital, le curé sonnait le glas matin et soir dans la paroisse voisine. Le maire communiste fit intervenir les carabiniers pour mettre fin à cet « incessant et lamentable concert ». En vain, le curé, tel Don Camillo, se barricade dans son clocher et continue d’avertir les paroissiens des meurtres qui se pratiquaient à l’hôpital. Après plusieurs tentatives infructueuses de mettre fin à l’initiative de M. le Curé, le maire décida de le traîner en justice pour « tapage sur la voie publique ». Mais le Tribunal de Milan a relaxé M. le Curé, faisant valoir que faire sonner le glas près d’un hôpital qui pratiquait des avortements ne pouvait être considéré comme un délit. Aux dernières nouvelles, le directeur avait envisagé de déménager son sinistre établissement.

« Redressez vos mains fatiguées et vos genoux fléchissants !

(He 12,12) Traversant la place Saint Sulpice, le R.P. Francis Volle (CPCR) a été un jour interpellé par une paroissienne désireuse de confier à un prêtre son désarroi devant la stérilité apparente de nos efforts. « Père, nous sommes toujours vaincus ! Dieu ne défend pas les siens ! »
J’ai d’abord répondu par les considérations habituelles : « Vous savez, Madame, Dieu a tout le temps pour Lui ; s’il laisse parfois l’avant dernier mot au diable, il se réserve toujours le dernier; il sait écrire droit même avec des lignes tordues. » Puis, levant le débat : « Le premier résultat de notre combat, et celui-là est inhérent, c’est pour Dieu de garder les élus dans la fidélité. A ce niveau, il défend toujours les siens, en les gardant siens. Vous savez bien qu’à ne pas réagir devant le mal, on finit par l’accepter pour son compte. A ne pas vivre comme l’on pense, on finit par penser comme l’on vit, c’est bien connu. De sorte que votre participation au grand combat de la vie, vous y gardez d’abord la virginité de l’esprit. C’est sans prix ! « Redressez vos mains fatiguées et vos genoux fléchissants ! He 12,12 R.P. Francis Volle

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Lepante pour la vie le 7 octobre 2010

: Le 7 octobre 2010, le projet de résolution de Christine McCafferty visant à réduire l’objection de conscience a été rejeté par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE). Ce texte, s’opposant au droit à l’objection de conscience a été remplacé par un nouveau texte d’une tout autre perspective qui « affirme, défend et promeut le droit du personnel médical à l’objection de conscience ». De nombreux parlementaires, notamment italiens et irlandais, se sont opposés au rapport de Mme McCafferty, en le noyant sous une avalanche d’amendements. Les amendements adoptés par les députés réaffirment que le droit à l’objection de conscience est fermement ancré dans le droit international et la Convention européenne des droits de l’Homme. Le nouveau texte, intitulé « Le droit à l’objection de conscience dans le cadre de soins médicaux » a été adopté à 56 voix contre 51. La nouvelle résolution adoptée affirme désormais que « nul hôpital, établissement ou personne ne peut faire l’objet de pressions, être tenu responsable ou subir des discriminations d’aucune sorte pour son refus de réaliser, accueillir ou assister un avortement, une fausse couche provoquée ou une euthanasie, ou de s’y soumettre, ni pour son refus d’accomplir toute intervention visant à provoquer la mort d’un fœtus ou d’un embryon humain, quelles qu’en soient les raisons ». Cette résolution s’applique tant aux individus qu’aux établissements, hôpitaux et cliniques, publiques et privés. Elle protège également le personnel médical objecteur contre les pressions et discriminations pouvant être exercées à leur égard. Trois messes d’action de grâce ont été célébrées au sanctuaire Saint Joseph du Saint Sauveur à Chantemerle-les-Blés (Drôme). Quelle belle victoire ! MERCI à Notre Dame du Très Saint Rosaire !

IN MEMORIAM

Le Colonel Robert Paillard, Madame Juliette Paillard
Nous avons appris le rappel à Dieu de deux de nos chers adhérents, le Colonel Robert Paillard et son épouse Juliette. A un jour de distance, le 12 décembre et le 13 décembre, le Seigneur a permis que nos amis si unis dans la vie le soient encore pour parvenir ensemble aux portes du Royaume. Les obsèques ont eu lieu le vendredi 17 décembre à 15 heures suivie de leur inhumation au cimetière de Meursault. Nos prières les plus ferventes les accompagnent.

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Nos morts chéris ne sont ni éteints ni éloignés, ni même absents, mais vivants, près de nous, heureux, transfigurés et n’ayant perdus dans ce changement glorieux ni une délicatesse de leur âme, ni une tendresse de leur cœur, ni une préférence de leur amour, ayant au contraire, dans ces profonds et doux sentiments grandi de cent coudées. R.I.P.

Voyage-pèlerinage à Einsiedeln du 16 au 22 septembre 2011

Notez dès à présent la date du voyage-pèlerinage prévu à l’occasion de la bénédiction de l’oratoire Saint Nicolas de Flüe à Einsiedeln – et inscrivez-vous auprès de la secrétaire : 04 90 20 08 70.
Pour l’instant, nous n’avons recueilli que 12 inscriptions. Il faudra multiplier ce nombre par trois pour que nous puissions louer un car. Ces voyages-pèlerinages, nous vous le rappelons, sont organisés pour que nous puissions nous rassembler et prier ensemble, pour rencontrer les communautés et les familles catholiques d’Europe, pour affirmer notre indéfectible espérance en Jésus le Christ Notre Seigneur.
Après la Pologne, la République Tchèque, la Roumanie, l’Allemagne et l’Italie, ce voyage en Suisse constituera notre sixième rencontre. Ne la manquez pas !

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COTISATIONS ANNEE 2011

En ce début janvier, nous lançons comme chaque année un appel au versement de votre cotisation qui, bonne nouvelle, demeure inchangée : €50: membre très actif
€25: membre €18: famille nombreuse
€10: étudiant, membre ayant des soucis financiers
€100: membre bienfaiteur

Nous remercions chaleureusement tous ceux qui ont déjà versé leur cotisation. Vous trouverez ci-joint le timbre 2011 à coller sur votre carte. A ceux qui n’ont pas encore envoyé leur cotisation, ce timbre rappellera le versement à effectuer par retour de courrier (pour ne pas oublier).
C’est uniquement grâce à votre aide et à vos prières que la Route de l’Europe chrétienne avance à si grands pas ! La tournée de conférences prévue fin février dans les Ardennes Françaises, en Belgique et au Luxembourg devrait nous permettre d’y bâtir de nouveaux oratoires.

Soyez généreux, d’avance un grand MERCI.

Bulletin N° 5

EDITORIAL « La Tradition, c’est la jeunesse de Dieu » (Dom Gérard)

Chers amis,
Dom Gérard Calvet, fondateur et premier abbé de l’abbaye Sainte Madeleine du Barroux, soudainement rappelé à Dieu le 28 février 2008, a été solennellement inhumé le 3 mars en présence de la foule de ses frères, de ses fils et de ses amis.
Nous étions donc très nombreux dans le cloître, la crypte et l’église du monastère à prier pour le repos de l’âme de cet infatigable défenseur des droits de Dieu, chef de file éminent de tous ceux qui œuvrent pour reconquérir et garder intacte l’âme chrétienne de la France et de l’Europe.

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Hugues Kéraly, dans le bel hommage décerné à Dom Gérard, devait avouer « hésiter pour le caractériser entre Saint Thomas d’Aquin, cette charité intellectuelle, servie par la lumière d’un grand esprit et la charité tout court d’un Saint François d’Assise, qui est l’amour du prochain concret, dans l’amour de Dieu, comme la foi l’a toujours compris ».
Pour nous, ses fidèles amis, souvent révoltés par les crimes et les apostasies d’une époque sans Dieu, Dom Gérard était un phare et un rempart. Incarnant la rigueur monastique, il témoignait de la jeunesse de la Tradition, qu’il appelait « la jeunesse de Dieu » et de lui émanait comme un reflet de sa bonté, la lumineuse clarté de la vertu d’espérance. Dans « la vocation monastique », Dom Gérard avait pris soin d’expliciter la hauteur des enjeux et la philosophie de son projet : « Nous édifions une forteresse de prière et de charité pour permettre à nos frères harassés par les luttes du siècle de faire halte au pied du Seigneur ; la beauté des offices liturgiques leur servira de norme dans le si difficile art de prier et fera sur l’âme de nos visiteurs l’effet d’une oasis rafraîchissante. Ils trouveront là des hommes d’oraison, adonnés à une vie calme, paisible, paysanne, rythmée par la liturgie et les travaux des champs. Rien n’est trop grand pour les œuvres accomplies au service de la majesté divine. La cathédrale est gothique, l’abbatiale est romane as-t-on dit. Il y a du vrai, l’esprit roman s’accorde avec la paix bénédictine. Trois caractères me semblent attachés au roman : solidité, pureté et plénitude, j’ajouterai : respect du mystère. C’est le cadre que nous avons choisi pour célébrer en latin et en grégorien, la plus belle liturgie du monde. La soif de n’être rien pour que Dieu soit tout. » (Dom Gérard – La vocation monastique)
Né maintenant à la vie éternelle, nous tournons encore nos regards vers lui. Prosterné dans l’adoration de la Sainte Trinité, il poursuit sa prière dans l’immense assemblée de la communion des saints. La foi nous apprend qu’il soutient notre marche en emplissant nos cœurs des armes de lumière qui seules combattent le mal. Présent à l’Amour de Dieu dans son éternité, il reste présent à nous-mêmes d’une manière différente, mais complète, féconde et vraie.
Quittant cette terre, Dom Gérard nous a institué ses héritiers, il nous lègue un fabuleux héritage. D’abord, il y a les trois monastères, authentiques paratonnerres dressés vers le ciel pour protéger la terre des vivants : Sainte Madeleine, Notre Dame de l’Annonciation, Sainte Marie de la Garde. De ces lieux bénits, grâce à la présence constante des moines et des moniales, la prière, jour et nuit ne cesse de monter et les vocations d’affluer.
Ensuite il y a le trésor de ses écrits : dévoilants sa pensée, ils nous guident en ces temps de tribulations. « Demain la chrétienté, édité en 1985 et réédité en 1986 n’a pas pris une ride. Quant à l’homélie prononcée à Chartres en 1986 à l’arrivée du pèlerinage, elle demeure le testament spirituel le plus éloquent peut-être de ce grand serviteur de Dieu, apôtre de la chrétienté. Mais il faut aussi mentionner « Le chant des Psaumes » (Editions Sainte Madeleine) « Mères de famille ayez confiance » (Itinéraires) « Une règle de vie » « la Sainte Liturgie » « les bienfaits de la Liturgie » « Lettre au 18-20 ans de l’an 2000 » (Editions Sainte Madeleine). Au milieu de tous ces ouvrages, faisons une place importante au « Catéchisme des Anges » (Editions Sainte Madeleine). L’ouvrage ravit tout à la fois l’esprit, l’âme et le cœur de ceux qui savent comme Dom Gérard, que durant notre vie terrestre, nous sommes protégés par l’armée des anges et que le drame de notre civilisation est bien celui de l’ange révolté contre son seul Maître (1) .
Dans le combat mené par notre association pour défendre les racines chrétiennes de l’Europe nous affirmons la primauté de la filiation divine de chaque être, les droits de la vie contre l’avortement et l’euthanasie à une époque où « la passion pour la mort a remplacé la compassion pour la vie » (Mgr André Vingt-Trois). En plantant des croix, en bâtissant des oratoires et en élargissant notre action aux 27 pays de la Communauté Européenne, nous ne faisons que suivre l’exemple et l’enseignement de ce reconstructeur et de ce mainteneur exemplaire de la foi.
« Une seule pensée nous fait agir et nous anime : nous ne méritons rien, c’est pourquoi nous espérons tout » (Dom Gérard). Pour nous soutenir, chers amis de la route de l’Europe chrétienne, ayons toujours en mémoire la prophétie de Pie XII : « La France a parti liée avec le Christ qui n’a jamais été vaincu et ne le sera jamais. »

Robert Mestelan
Président de l’Association
La Route de l’Europe chrétienne

(1) la révolution étant complètement satanique, la contre-révolution sera angélique (Joseph de Maistre)

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La Plaque de Saint Colomban au Col du Septimer

Pascal Beauvais a sculpté la plaque en plâtre qui se trouve en ce moment à la Fonderie Saint Sauveur de Luxeuil pour devenir une plaque en bronze. Nous la porterons à Bivio le 25 juin pour la fixer avec la Mairie de Bivio et l’association Les Amis de Saint Colomban (Luxeuil, St Coulomb, Bobbio, San Colombano al Lambro). Rendez-vous est pris pour le 16 août à Bivio, jour de la bénédiction. Les amis italiens vont monter depuis Casaccia et nous nous retrouverons sur le col pour marquer par notre présence le souvenir du passage de ce grand missionnaire. Qu’il nous aide à évangéliser à notre tour, duc in altum ! La bénédiction aura lieu à 10h suivi de la sainte Messe. Déjeuner à l’Hôtel Guidon à l’entrée du village. Inscriptions au 04 90 20 08 70.

Conférences la Route de l’Europe chrétienne sur les pas de Saint Colomban

16 avril Luxeuil, Abbaye Saint Colomban
17 avril Besançon, salle diocésaine
22 avril Monastère Saint Joseph du Bessillon
14 mai Toulouse, famille Jousselin
15 mai Lycée de la Sauque, La Brède 33
16 mai Le Doré 49, famille de Dieuleuveult
18 mai Chéméré-le-Roi, chez M. et Mme Le Morvan
19 mai Ecole Sainte Catherine de Sienne, Nantes
Cours Charlier, Nantes
3 juin Collège des Chartreux, Lyon
19 juillet Saint Coulomb, Amis de Saint Colomban

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L’oratoire de l’Archange Saint Michel sur l’île de Santorin

Madeleine Litaudon vient de terminer la peinture d’une magnifique icône qui prendra place dans l’oratoire. Mais celui-ci est encore à bâtir. Nous avons l’accord du Métropolite de l’ile et le soutien des sœurs Dominicaines. Priez pour que cet oratoire sorte de terre au plus vite. Nous vous tiendrons au courant pour la bénédiction et pour le voyage. Cependant, le prix du pétrole a fait terriblement monter les prix des billets d’avion. A la grâce de Dieu !

L’oratoire du Saint Sauveur Chantemerle-les-Blés

Bénédiction le 29 septembre à 16h suivie de la Sainte Messe, à l’issue de l’assemblée générale de notre association. Aymeric Courcelle Labrousse a pu couler les fondations et monter l’armature fin avril. Pascal Beauvais viendra sculpter l’effigie du Saint Sauveur début juin. L’habillage, la pose de la sculpture et les finitions se feront avant les vacances. Vous trouverez ci-joint un appel aux dons pour nous aider à financer cette belle œuvre. Soyez généreux.

Départ du trésorier et remplacement

Nous remercions le Colonel Michel Bœuf pour tout ce qu’il a fait pour notre association depuis novembre 2006. Il a donné sa démission de vice-président et de trésorier le 13 mai. Nous remercions Jacques Sarrade qui a bien voulu lui succéder. Lors de l’assemblée générale du 29 septembre à Vaison-la-Romaine nous procéderons aux nouvelles élections : François de Vernejoul : vice-président, Jacques Sarrade : trésorier.

Assemblée générale de La Route de l’Europe chrétienne

Elle se tiendra cette année le lundi 29 septembre, fête de l’Archange Saint Michel à Vaison-la-Romaine.
Réunion de travail à 10h suivie du repas. Nous nous déplacerons ensuite à Chantemerle-les-Blés où aura lieu la bénédiction de l’oratoire en l’honneur du Saint Sauveur suivie de la Sainte Messe célébrée par Monseigneur André Reyne. Retenez dès aujourd’hui cette date dans vos agendas. Ceux qui viennent de loin : veuillez svp nous le faire savoir pour vous aider à organiser votre hébergement (au 04 90 20 08 70 Claudia Mestelan).

Le Père Jan Penaz et nos amis tchèques à l’oratoire Notre Dame de Fatima et Jean-Paul II à Wadowice

Le samedi 10 mai le père Jan Penaz, curé doyen de Velké Mezirici et membre de notre association, a conduit 100 pèlerins tchèques (2 autocars) se rendant à Cracovie, à Wadowice. Ils ont tenu à s’arrêter dans la ville natale de Jean Paul II pour prier aux intentions de l’Europe devant l’oratoire bâti par l’association en 2006. Ils ont prié en marchant de l’église Saint Pierre jusqu’au centre Edmund Wojtyla.
Le groupe a été salué par la présidente Stanislawa Wodynska, Danuta et Kasia qui sont heureuses de saluer à travers cette visite tous les amis de la Route de l’Europe chrétienne. Il est encourageant de voir qu’un nombre de plus en plus important de ca-tholiques se lèvent pour témoigner publique-ment leur indéfectible attachement au Christ.

Oratoire Saint Joseph à Villecroze (83)

Mme Monique Dewitte nous a fait parvenir le compte rendu et les photos de son oratoire bâti en l’honneur de Saint Joseph à Villecroze. Il a été béni le 9 mai 2006, juste 4 jours avant la bénédiction de Wadowice, par son évêque, Mgr Rey de Toulon.

Agenda

31 mai/1er juin : pèlerinage des familles à Cotignac, rens. 04 94 69 64 90
7/8 juin : 1er symposium en France sur Saint Joseph. A Cotignac, rens. : 04 94 69 64 90
13/14/15 juin : pèlerinage des mères de famille à Cotignac,. Rens. : Marie-Claude Couette 04 91 37 21 32
3/4/5 juillet : pèlerinage en l’honneur des saints Cyrille et Méthode : de Velké Mézirici à Velehrad en République tchèque avec la paroisse du père Jan Penaz. Rens. : 04 90 20 08 70
4/5/6 juillet : pèlerinage des pères de famille à Cotignac. Rens. : Marc Dufour 04 90 51 80 79 ou Pierre-Yves Lassabe 04 90 09 03 89
20 juillet : pardon sur la plage de Saint Coulomb en souvenir de l’arrivée de saint Colomban. Rens. : 04 90 20 08 70.
5 au 23 août : de Sarragosse à Lourdes à pied avec l’aumônerie Fraternité Saint Vincent Ferrier. Pour des jeunes gens étudiants ou professionnels, bons marcheurs. Rens. Yves 06 60 49 98 62 ou lechapitre2002@yahoo.fr

Poursuivez vos efforts de recrutement pour de nouveaux membres. Bulletins à demander à l’association.

Velleron, le 26 mai 2008

Association La Route de l’Europe chrétienne, Atelier Lou Barri, 84740 Velleron, Tel./Fax 04 90 20 08 70

Bulletin N° 11

EDITORIAL

Mater admirabilis

Chers amis,

Les vacances favorisent les voyages et offrent souvent de bonnes surprises. Si vous êtes cet été passés à Fontgombault, vous aurez eu la joie d’y découvrir le dernier oratoire de la Route de l’Europe chrétienne qui accueille désormais les visiteurs à l’entrée du monastère Notre Dame de Fontgombault.

Erigé sous le vocable « Mater Admirabilis », entièrement conçu et réalisé par le monastère, il a été solennellement bénit après vêpres en la fête de Notre Dame du Mont Carmel le vendredi 16 juillet par Dom Forgeot, son Père Abbé. Toute la communauté, de nombreux amis et visiteurs ainsi qu’une délégation de l’association étaient présents : M. et Mme Jacques Sarrade, Mme Raphaëlle de Dieuleveult, M. Michel Gaudin, M. et Mme Robert Mestelan.

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Fièrement dressé au centre de la place entre la porterie et la chapelle St Benoît, l’oratoire à la fine marqueterie vernissée épouse avec bonheur la forme élancée d’un colombier. Le toit à quatre pans, habillé de tuiles rouges, repose sur une monumentale table de pierre par l’intermédiaire à l’avant de deux poutres et à l’arrière par l’épaisseur du clocher mur de soutènement. Les matériaux du pays, grosses pierres et crépis ocre, s’harmonisent parfaitement avec les murs aux alentours. Quelle réussite !

Irrésistiblement attiré, le visiteur approche et se trouve soudain aux pieds de la Sainte Vierge, au plus près d’elle, comme si l’architecte avait souhaité qu’on puisse la contempler et la prier. Cette Vierge couronnée, peinte couleur bois, porte de longs cheveux comme à l’Ile Bouchard, les yeux presque fermés, elle incline la tête en s’effaçant totalement devant Son Fils qui nous ouvre les bras en souriant. Dans cette statue, Marie, Mère de Dieu 1) conjugue l’intériorité et la relation, elle nous présente Jésus dans un geste de don toujours amorcé.

Les litanies de Lorette ne manquent pas de parer la Très Sainte Vierge des titres les plus gracieux : mère aimable, mère du bon conseil, pourtant, il en est un qui retient toujours notre attention, car il semble être un reproche voilé à toutes nos infidélités, nos manques de foi, d’espérance et de charité, c’est Mère admirable, Mater Admirabilis !

Dans notre société vide de sens où la femme manipulée et salie donne parfois l’impression d’avoir oublié sa vocation de mère, quelle belle rencontre ! « Dieu ne pouvait élever la mère plus haut, Lui qui a appelé les mondes à l’existence…, Lui qui commande aux vagues et aux vents, Lui qui tient dans Sa main les montagnes. En consentant ainsi, Dieu Tout Puissant est descendu dans le sein d’une femme de sorte qu’Il fut son Enfant et qu’elle devint Sa Mère2) »

En édifiant cet autel au seuil de leur monastère, les fils ardents de Saint Benoît à Fontgombault ne pouvaient nous offrir plus beau présent. Leur prière continuelle qui s’élève jour et nuit de ces murs nous en assure la durée. L’avenir de l’Europe pouvait-il être confié à des mains plus sûres que celles de la Mère de Dieu, Mater admirabilis ?

Puisse Dieu envahir le cœur de tous les pèlerins qui viendront humblement s’agenouiller ici devant elle. Mère admirable, nous avons besoin de vous.

Mère admirable, vous qui nous montrez toujours le bon chemin, guidez l’Europe et conduisez-la à la victoire, celle de l’Amour.

Robert Mestelan
Président de l’Association « La Route de l’Europe chrétienne »

1) Pour la Théologie de l’Eglise orthodoxe, Marie est avant tout celle qui a vraiment enfanté par la chair le Logos divin, en donnant naissance au Fils de Dieu fait homme. Cette proclamation date du concile d’Ephèse en 431 et a été confirmée vingt ans plus tard au concile de Calcédoine. Au 7ème siècle, Saint Jean Damascène écrit que « ce seul nom de Theotokos, Mère de Dieu, contient tout le mystère de l’économie du salut.
2) Cardinal Mindszenty. « La Mère, miroir de Dieu »

ASSEMBLEE GENERALE : BOLLENE, 23 OCTOBRE 2010

Après Velleron, Vaison-la-Romaine, N.D. de l’Annonciation au Barroux, grèves et pénurie d’essence n’ont pas empêché l’association de tenir sa 4ème assemblée générale à Bollène, dans les locaux de la Famille missionnaire l’Evangile de la Vie, très aimablement mis à notre disposition par son pasteur, le Père Hubert Lelièvre. Il nous a réservé un accueil chaleureux. Qu’il en soit publiquement remercié.

Les 28 participants (dont les plus courageux et les plus fidèles venaient de Nice), se sont d’abord rassemblés à la chapelle pour la sainte messe dite à la mémoire de Saint Jean de Capistran et des bienheureuses Soeurs Sacrementines, guillotinées en 1794 qui vécurent en ces lieux. La messe célébrée par le Père Lelièvre s’est achevée par la bénédiction de 5 croix d’oratoires qui seront construits au cours des prochains mois.
L’assemblée a été ouverte ensuite par Robert Mestelan, Président de l’association qui a tenu à rappeler les réalisations de l’année écoulée. Le bilan est dense : sur le plan des livres, un livre publié et diffusé « La Route des Anges », vingt conférences sur des pèlerinages prononcées dans des paroisses, des collèges ou chez des particuliers et trois pèlerinages à pied, la Caminada dou San Soudari (avec les Pénitents rouges de Nice fin avril), Cotignac (avec les Pères de famille début juillet), le Mont Saint Michel (avec les Compagnons de Saint Michel Archange début mai). Le voyage-pèlerinage organisé en Bavière en car au mois de mars à l’occasion de la bénédiction de l’oratoire Saint Benoît a malheureusement rassemblé trop peu de participants.

A l’avenir, si nous ne rassemblons pas 35 membres, le voyage en car sera supprimé et la participation aux bénédictions se fera en voitures individuelles. Ceci serait très regrettable, puisque le déplacement en car permet aux membres de l’association de se connaître, de prier et de découvrir ensemble toute la richesse des racines chrétiennes de l’Europe.

En 2010, sortie miraculeuse de terre de trois nouveaux oratoires: Saint Benoît patron de l’Europe à Ottobeuren en Allemagne, Saint Colomban à Hilltown en Irlande du Nord et la Très Sainte Vierge, Mater Admirabilis à l’Abbaye de Fontgombault dans l’Indre en France.

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L’année 2011 verra la poursuite de ces actions avec un effort accru dans le domaine de l’information externe. En octobre 2010 le site www.route-europe-chretienne.fr/ a dépassé la barre des 10’000 visiteurs (en 2 ans). Un nouveau pèlerinage à pied « la route de Saint Philibert » est prévu entre Eauze (Gers) et Noirmoutier, puis Tournus en mars et avril 2011.

Trois oratoires sont à l’étude ou verront le jour:

Notre Dame de Guadalupe avec l’Evangile de la Vie à Bollène

le bienheureux Pape Urbain V à Quezac en Lozère

Saints Cyrille et Méthode à Nitra en Slovaquie.

Face au rouleau compresseur de l’apostasie généralisée et du matérialisme, Robert Mestelan a rappelé que l’association « La Route de l’Europe chrétienne » peut sembler bien vulnérable, mais l’état de détresse de nos contemporains rend plus urgent que jamais l’appel à l’évangélisation que toutes ces activités proclament et assurent: « Restons unis dans la Foi en Christ, fidèles à notre baptême et à l’enseignement de notre Pape Benoît XVI. Saint Michel nous aidera à traverser la tempête en restant debout. »

Le Père Hubert Lelièvre nous a ensuite parlé de la Famille Missionnaire l’Evangile de la Vie (voir la feuille et la prière jointe) (site: www.evangelium-vitae.org/ ) et de la journée du 27 novembre 2010 où notre Saint Père Benoît XVI nous invite avec toutes les églises du monde entier à prier et adorer pour la vie naissante.

Nous sommes donc tous appelés à demander à notre curé l’organisation d’une veillée de prière en nous mettant à sa disposition.

Le déjeuner réunit ensuite les participants dans une excellente brasserie sur la place de Pont Saint Esprit, puis la journée s’est terminée par la visite du Musée d’Art Sacré, maison des Chevaliers, occupée du 12ème au 18ème siècle par une famille de négociants, les Piolenc. La prétention du musée à vouloir être reconnu comme Musée d’Art Sacré nous a semblé injustifiée. En effet, si ce musée rassemble de belles pièces, des vases sacrés, de beaux ornements et même des explications techniques sérieuses, il y a une volonté affichée par le conservateur de faire voisiner le païen et le religieux, engendrant un relativisme odieux qui nous a semblé non seulement déplacé, mais au delà du supportable.

A cette réserve près, et elle est de taille, concernant surtout les visiteurs non avertis (en particuliers les enfants), la visite de la demeure de la famille Piolenc est intéressante et sa restauration parfaite. La salle des santons présente en termes exacts et justes le grand mystère de la Nativité.

En résumé: le bon grain voisine ici avec l’ivraie et les chrétiens qui sauront l’arracher, retiendront surtout de cette visite deux admirables sculptures: Jésus au jardin des oliviers, visité et conforté par un ange et la prière du chevalier où l’on admire un chevalier qui fléchit ses genoux devant la Majesté de Dieu.

Quis ut Deus! Dieu seul est Dieu!

Nos finances : Le bilan de l’année 2010 est positif, mais pourrait être meilleur, si tous les adhérents payaient leur cotisation sans nous obliger à le leur rappeler (nous ne parlons pas ici de ceux qui ont des difficultés en ce moment, bien sûr).
Nombre d’adhérents à jour de cotisation 2010 : 127
Recettes année 2010, cotisations et dons € 4698.—
Dépenses oratoire d’Einsiedeln € 2631.20
Livret A € 5734.09
Avoir total de l’association à la date du
23 octobre 2010 € 8542.79
Prévision dépenses 2011 :
Oratoire ND de Guadalupe à Bollène € 3000
Oratoire bienheureux Urbain V en Lozère € 4500

AGENDA :

19 mars 2011 fête de St Joseph à Cotignac
28 mars – 24 avril pèlerinage sur les pas de St Philibert
7+8 Mai 2011 pèlerinage des Compagnons de Saint Michel au Mont Saint Michel
1-3 juillet 2011 pèlerinage des pères de famille Cotignac
du 16 au 22 septembre 2011 : voyage-pèlerinage en Suisse pour la bénédiction de l’oratoire à Einsiedeln (voir programme)
juillet 2013 : voyage-pèlerinage en Slovaquie pour la bénédiction de l’oratoire des Saints Cyrille et Méthode de Nitra (Slovaquie)

VOYAGE-PELERINAGE EN SUISSE DU 16 AU 22 SEPTEMBRE 2011

Départ d’Avignon le 16 à 6h, passage par Lyon pour prendre les Alsaciens, Parisiens, Savoyards, piquenique en route, arrivée à Ingenbohl le jour où il y a des grâces auprès de la bienheureuse Mère Marie-Thérèse Scherer, fondatrice des Miséricordieuses Sœurs de la Sainte Croix. (En 100 ans elles sont passées de quelques sœurs à plus de 8000 dans le monde entier.) Sainte Messe et vêpres; dîner et coucher.

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17 septembre : petit déjeuner puis excursion en bateau sur le lac des 4 Cantons pour aller découvrir le Rütli (pré où en 1291 fut fondé la Suisse), déjeuner, visite d’une chapelle dédiée à Notre Dame, retour en bateau, diner et coucher.

18 septembre : Jour de fête ! Petit déjeuner, sainte messe à 9h avec Jodel et cor des Alpes chez les Bénédictines, déjeuner, puis procession depuis l’abbaye sur le chemin de St Jacques vers l’oratoire de Saint Nicolas de Flüe avec la Musikkapelle Einsiedeln, bénédiction solennelle en présence de nos amis allemands d’Ottobeuren, vêpres à la chapelle de la Madone noire et départ pour la Thurgovie, dîner et coucher.

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19 septembre visite de charmants villages le long de l’Untersee, déjeuner sur l’île de Reichenau, visite de la cathédrale Notre Dame à Constance, de la vraie croix à l’église de Kreuzlingen, dîner et coucher.
L’oratoire d’Einsiedeln en construction

20 septembre visite d’Appenzell : sainte messe et visite guidée du centre d’Appenzell, déjeuner, promenade vers le lac de Seealp avec goûter, retour, dîner et coucher.

21 septembre : départ pour le Tessin (la partie de Suisse où l’on parle italien) en passant par la chapelle de Zillis, visite du sanctuaire Madonna del Sasso à Locarno, dîner et coucher sur place.
22 septembre retour par Milan, Gênes, Nice et retour en Avignon vers 17h.

Inscrivez-vous dès maintenant pour participer à ce voyage

. Cela nous est indispensable pour réserver l’hébergement. Nous devrons être 35 au minimum pour pouvoir partir avec notre ami Philippe Perret en car. N’hésitez pas à en parler autour de vous. Invitez vos amis : € 490 voyage, hébergement, repas, bateau.

IN MEMORIAM – HENRI CAPDEVILLE

Décédé dans la nuit de la Toussaint, Maître Henri Capdeville, notaire et membre de notre association a été enterré le vendredi 5 novembre au cours d’une émouvante journée d’hommages qui lui ont été rendus à Saint Sever dans les Landes. Ancien élève du collège Saint Francois Xavier d’Ustaritz, scout routier, père de quatre enfants, Henri Capdeville nous laisse l’ardent témoignage d’une vie totalement enracinée dans la foi chrétienne et l’amour des traditions du pays. Président de la Fédération des sociétés taurines pendant vingt ans, il a également participé à la création de la confrérie des Jabotiers et occupé à Bordeaux le fauteuil de conseiller régional. La messe d’enterrement était célébrée à 10 heures dans une église abbatiale trop petite pour contenir la foule de ses parents et de ses amis. Elle fut suivie sur le parvis par un vibrant « Agur Jaunak » chanté par ses amis Basques et dans les arènes par un émotionnant tout d’honneur sous les œillets et les applaudissements. A 16 heures enfin, il a été enseveli à Brassempouy au cœur de la Chalosse dans la tombe de ses ancêtres. Comme l’a écrit dans « Toros » Vincent Bourg : « Henri Capdeville appartenait à notre paysage taurin depuis près de quarante ans. Prince de Saint Sever et Seigneur de Séville, il aimait la vie, les toros, Curro Romero, les espadrilles, se lisser la moustache, le fino pas la manzanilla, les nœuds papillon et prendre le train jusqu’à la Maestranza. Henri, c’était plus qu’un personnage de notre paysage. Il était du « canal historique » comme l’on dit. C’était quelqu’un de bien et de si bien qu’on le considérait tous un peu comme notre père. » Henri, c’était aussi un ami très cher avec lequel j’ai fait mon premier pèlerinage à pied. C’était à Lourdes en 1950. Que Marie-Odile, Bernadette et Philippe, tous ses enfants et leurs familles acceptent nos condoléances et nos prières ferventes. A Dieu Mitou. R.M.

Voyage de notre Saint Père Benoît XVI en Espagne :

La Sagrada Familia : « Quel sens peut avoir la consécration d’un temple comme la Sagrada Familia, au début du XXI e siècle? Et y-a-t-il certains aspects spécifiques de la vision de Gaudi qui vous ont frappé en particulier?

« En fait, cette cathédrale est aussi un signe pour notre temps. Je trouve dans la vision de Gaudi surtout trois éléments. Tout d’abord, cette synthèse entre continuité et nouveauté, tradition et créativité. Gaudi a eu ce courage de s’insérer dans la grande tradition des cathédrales, d’oser à nouveau, en son siècle, avec une vision totalement nouvelle, cette réalité-cathédrale de rencontre entre Dieu et l’homme dans une grande solennité, et ce courage de rester dans la tradition, mais d’une créativité nouvelle, qui renouvelle la tradition et témoigne ainsi de l’unité et du progrès de l’histoire, c’est quelque chose de beau. […] Et enfin, […] cette cathédrale est née d’une dévotion traditionnelle du XIXe siècle: Saint-Joseph, la Sainte Famille de Nazareth, le mystère de Nazareth, mais justement cette dévotion d’hier, pourrait-on dire, est d’une très grande actualité, parce que le problème de la famille, le renouveau de la famille comme cellule de base de la société est la grande question aujourd’hui et nous montre où nous pouvons aller à la fois dans la construction de la société et dans l’unité entre foi et vie, entre religion et société. La famille est le thème de base qui est exprimé ici, disant que Dieu s’est fait lui-même fils dans la famille, et nous appelle à construire et à vivre la famille. »

« L’Église a été la mère des arts pendant des siècles et des siècles, le grand trésor de l’art, la musique, l’architecture, la peinture, est né de la foi dans l’Église. Aujourd’hui, il y a une certaine divergence, mais cela fait du mal à la fois à l’art et à la foi: l’art qui aurait perdu la racine de la transcendance n’irait plus vers Dieu, ce serait un art diminué, il perdrait sa racine vivante; et une foi qui n’aurait plus que l’art du passé, ne serait plus une foi dans le présent, et c’est aujourd’hui qu’il faut à nouveau l’exprimer comme une vérité qui est toujours présente. C’est pourquoi le dialogue, ou je dirais la rencontre entre l’art et la foi est inscrit dans la nature la plus profonde de la foi, nous devons tout faire afin qu’aujourd’hui encore, la foi s’exprime dans un art véritable, comme Gaudi dans la continuité et la nouveauté, pour que l’art ne perde pas le contact avec la foi. »

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Nous vous souhaitons à tous un bon Avent, un Saint Noël et une sainte et belle année 2011 : Que le Seigneur vous garde et vous bénisse !

Bulletin N° 10

EDITORIAL
Ora et labora

Chers amis,

Heureuse année 2010 qui restera dans les annales de notre jeune association comme l’année la plus active et la plus féconde de son existence !

L’adhésion à notre projet d’unir l’Europe par ses sanctuaires, ses routes et ses oratoires se poursuit, elle rassemble de plus en plus de participants et si Dieu le veut, à la fin de l’année, nous aurons réussi à implanter six nouveaux oratoires (Allemagne, Irlande, Suisse, France, Slovaquie et Autriche). Ottobeuren, Hilltown, Einsiedeln, Fontgombault, Nitra et Maria Dreieichen sont les lieux bénits qui ont accueillis ou vont accueillir les nouvelles stations du chemin de la visitation de Marie en Europe.

Chers adhérents, cette victoire, car ça en est une, nous ne la devons qu’à vos prières ferventes et à la bonté de la Providence. Je rends grâce au Seigneur ! Je vous remercie tous et toutes et je vous demande de continuer à prier jusqu’à ce que nous ayons bâti un oratoire dans chacun des 27 pays d’Europe.

Dans le climat de difficultés et de haine où l’Eglise se trouve actuellement confrontée, la prière continue est notre seul viatique et notre force. Continuons d’en user sans crainte d’en abuser. Saint Paul dans l’épitre aux Romains 8.8.23 nous l’indiquait hier en nous rappelant notre responsabilité. « J’estime que les souffrances du temps présent sont sans proportion avec la gloire future qui sera manifestée en nous. Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la manifestation des enfants de Dieu. »

L’heure n’est plus aux analyses subtiles, aux plaintes, aux gémissements, à la désunion, mais à l’action. Anne Bernet, dans « Les chrétientés d’Afrique » souligne le danger mortel d’une civilisation chrétienne divisée. « Pas plus à Carthage qu’à Jérusalem ou Alexandrie, cités dont les patriarches n’avaient fait mauvais accueil à l’Islam, le clergé ne voulut voir dans le raid musulman un avertissement céleste, une manifestation de la colère divine, lassée du spectacle offert par une chrétienté divisée, déchirée, toute occupée de ses haines intestines et de ses ambitions terrestres qui peut-être ne méritait plus de vivre ni de retransmettre. D’ailleurs aux yeux des prêtres et des évêques les plus sincères, des infidèles déclarés, ne valaient-ils pas mieux finalement, que le cortège désolant des frères ennemis, monophysites, monothélites, ariens, nestoriens, prêchant une foi dénaturée ? »

En 2040, une naissance sur deux sera issue de l’immigration, remettant en cause l’âme Française et celle de l’Europe chrétienne. Pourtant, pour nous « les carottes ne sont pas cuites », nous espérons contre toute espérance, nous souvenant du vieil adage « Dieu aime ses Francs ».

Avançons résolument dans la prière et l’espérance en faisant nôtre la belle devise que Saint Benoît, patron de l’Europe, nous a laissée : ora et labora.

Robert Mestelan
Président de l’Association « La Route de l’Europe chrétienne »

Agenda :

24 juin 2010 : bénédiction de l’oratoire d’Irlande à Hilltown
16 juillet 2010 : bénédiction de l’oratoire de l’Abbaye de Fontgombault (à l’heure des vêpres)
19 août 2010 : conférence Vézelay – Kiev à Exireuil
22 août 2010 : conférence La Route des Anges à Bessay (Vendée)
10 – 15 octobre 2010 conférences dans la région Parisienne
23 octobre 2010 : assemblée générale à Bollène (voir annonce détaillée)
septembre 2011 : voyage-pèlerinage en Suisse pour la bénédiction de l’oratoire à Einsiedeln
juillet 2013 : voyage-pèlerinage en Autriche et en Slovaquie pour la bénédiction de l’oratoire de Maria Dreieichen (Autriche) et celui de Nitra (Slovaquie)

Le Père Abbé de Fontgombault nous a téléphoné : l’oratoire en l’honneur de la Sainte Vierge est terminé et la bénédiction aura lieu pour la fête de Notre Dame du Mont Carmel le 16 juillet. Dieu soit loué !

Pèlerinage du 18 au 24 mars 2010 en Bavière
Placé sous le patronage de Saint Joseph, de Saint Benoit patron de l’Europe, et de Saint Nicolas de Flue patron de la Suisse

Il se trouve que ces trois saints avaient leur fête pendant notre pèlerinage : le 19 mars celle de St Joseph, et le 21 mars à la fois celle de St Nicolas de Flue et l’une des deux fêtes de St Benoit, dont on peut lire ceci sur le site Nominis : Au Mont-Cassin, 21 mars 547, naissance au ciel de saint Benoît, abbé, dont la mémoire est reportée au 11 juillet, jour de la translation de ses reliques à St Benoit sur Loire.
Il se trouve aussi que les deux premiers de ces trois saints sont les patrons de Joseph Ratzinger, aujourd’hui notre saint Père Benoît XVI qui nous demande si instamment nos prières. Nous le l’avons pas oublié.

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À vrai dire, ce grand pèlerinage n’était qu’un petit pèlerinage de quinze per-sonnes, y compris le chauffeur du car, qui approchait de l’âge de la retraite. Tous étaient -génaires, de quinqua- à octo- . Mais tous étaient restés assez jeunes pour s’accommoder des conditions de confort nécessaires et suffisantes des auberges de jeunesse qui leur épargnèrent le prix exorbitant de l’hôtellerie des pays riches.
Tous étaient suffisamment emmitouflés pour affronter le climat de régions où, fin mars, subsistaient encore par en-droits, de vastes étendues de neige qui avaient bien de la peine à fondre. Les deux premiers jours, se détachant sur le ciel bleu, étincelantes de tous leurs névés, les hautes montagnes de la Suisse se reflétaient dans les lacs des quatre Cantons et de Zurich que nous longeâmes sur pas mal de kilomètres, d’une façon tout à fait spectaculaire. La météo, par la suite, fut plus capricieuse…

Tous enfin avaient assez d’appétit pour apprécier les Knödel, les Spätzle, les Wiener Schnitzel, les Apfelstrudel dont ils furent nourris, et la bière dont ils furent abreuvés. Un soir, avec les amis allemands qui nous accueillirent, nous partageâmes, dans une auberge de campagne, un dîner particulièrement joyeux et typique. De retour dans ma chambre, regardant la carte de cet établissement, qu’ y lus-je ?!
Gasthaus Kreuz, Hauptstr. 20 – 87733 Engelfried ce qui peut se traduire par : Auberge de la Croix, 20 rue principale 87733 La Paix des Anges signe évident de la bénédiction divine sur nos performances gastronomiques. [Aïe ! Aïe ! de retour à Paris, je constate que j’avais mal lu, égarée, peut-être, par l’absorption d’une grande bière et d’un petit kirsch. C’était Engetried , pas Engelfried – Tant pis ! Se non era vero, era ben trovato ! ]

Origine et finalité de l’entreprise

En 2004, au cours de leur promenade pédestre de Vézelay à Kiev, Robert et Claudia Mestelan (native de suisse alémanique, donc germanophone) firent étape à Ottobeuren (Bavière) et demandèrent l’hospitalité au père abbé de l’énorme abbaye baroque, encore peuplée de bénédictins, qui fait la renommée de cette localité. Celui-ci les adressa à Franz et Klara, agriculteurs retraités, qui les hébergèrent et leur firent connaître Reinald, personnalité hors du commun dont nous aurons à reparler. Une amitié naquit entre le couple Mestelan et ces trois personnes qui admirèrent leur endurance de marcheurs et s’intéressèrent à leur association les Routes de l’Europe chrétienne et à leur ambition d’implanter au bord de ces routes, dans chacune des nations de l’Union, un oratoire destiné à rappeler aux passants les “racines chrétiennes de l’Europe”. C’est ainsi que prit naissance le projet d’implanter à proximité de l’abbaye, sur le passage des touristes qui viennent la visiter, un oratoire dédié à Saint Benoit patron de l’Europe, afin de leur inspirer des sentiments de piété et, qui sait, de judicieuses réflexions politiques. Il fut réalisé six ans plus tard grâce à la bonne volonté de la municipalité, du père abbé, de diverses associations allemandes et de l’association française. C’est un beau bas-relief réalisé par un sculpteur français du nom de Beauvais, père catholique d’une famille nombreuse, qui travaille dans la région de Brive la Gaillarde.

Il était entouré de grands mats portant les drapeaux français, allemand et européen. A la fin de la grand messe du dimanche 21, sous une fine pluie froide, il fut béni en bonne et due forme par le père abbé, escorté de cinq enfants de chœur dont quatre étaient des filles.

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À cette cérémonie n’était présente aucune de ces personnes influentes et hautement rémunérées qui dirigent la construction politique appelée “Union Européenne” dans un sens officiellement laïc, résolument antichrétien, et sournoisement catophobe et islamophile. Elles ont bien besoin qu’on prie pour elles ! Elles ignoraient, bien sûr, notre existence. Si elles nous avaient accompagnés, elles auraient pu constater que ces « racines » qu’elles s’efforcent de nier, d’occulter, de déssoucher, les racines plantées dans la terre germanique par les fils de Saint Benoit et quelques autres ne sont pas toutes mortes, loin de là. Le Père abbé, après la bénédiction, et avant que Reinold nous fasse visiter les merveilles abbatiales et nous interprète un petit concert sur l’orgue du XVIIIe s., nous reçut dans sa salle capitulaire et nous expliqua qu’il y a encore 8.500 bénédictins de par le monde, et le double de bénédictines, et que la seule Allemagne compte 14 abbayes masculines en activité.

La sève chrétienne continue à monter dans des arbres dont certains sont très vieux et d’autres plus récents. Pour ce qui est des sites que nous avons visités, Ottobeuren fondé par Charlemagne en personne en 764, fêtera son 1250e anniversaire en 2014, soit plus d’un millénaire sans aucune interruption de la vie bénédictine. Hors l’Église, quelle institution peut se prévaloir d’une pareille longévité ? Einsiedeln, étape sur le chemin de Saint Jacques, s’est formé autour de l’ermitage d’un certain Meinrad assassiné en 861. Andechs (1128) et Diessen (1130), fondées par une famille princière qui ne donna pas moins de 13 bienheureux et saints à l’Église, dont l’illustre Élisabeth de Hongrie, ne sont plus que des églises paroissiales, mais à Ettal, fondé en 1330 par l’empereur Louis IV, près d’Oberammergau, la vie bénédictine continue.

Wies, bâti entre 1744 et 1754 dans un paysage champêtre, rassemble des pèlerins sur le lieu d’un miracle. Le monastère de Saint Ottilia appartient à une branche récente de l’ordre, les “bénédictins missionnaires”, et leur église a été inaugurée en 1902. Nous avons eu la chance d’y assister à la messe solennelle de St Benoit, anticipée au samedi 20 parce que le 21 était le premier dimanche de la Passion : une messe Paul VI si bien chantée et si liturgiquement célébrée que c’était une merveille. Je n’ai pas compté moins de 46 moines dont un bon tiers de jeunes. Enfin, le séminaire de Wigratzbad, notre dernière étape, a été fondé de toutes pièces en 1988.

Bref, notre périple était organisé autour de la visite de sanctuaires pour la plupart baroques, et nous avons snobé les châteaux de Louis II de Bavière où se précipitent la plupart des touristes. Le pauvre Louis II (1845-1886) était l’adorateur non de Jésus Christ mais de Richard Wagner. Était il génial ? Était-il fou ? Toujours est-il que sa mort par noyade alors qu’il était interné au château de Berg, ne permet pas d’envisager sa destinée éternelle sans inquiétude. Selon Wikipédia “Officiellement, le roi s’est suicidé après avoir étranglé son médecin ; cependant, les hypothèses de l’assassinat ou de la tentative d’évasion ont été évoquées”. Quitte à dépenser largement l’argent des contribuables en édifices somptuaires, mieux vaut que ce soit pour la gloire de Dieu, par des pères abbés, percepteurs d’une simple dime, dont la devise comportait trois P : Pecunia, bien sûr, mais aussi Patientia (il a fallu 50 ans pour bâtir l’actuelle abbaye d’Ottobeuren) et Prudentia.

Pour commencer, un peu d’histoire

Zwingli est mort en 1531, Luther en 1546, Calvin en 1564. Le Concile de Trente vient à bout de sa contre-réforme catholique en 1563. La Guerre de Trente Ans, consécutive à la Réforme se termine en 1648, et en 1683, Vienne, assiégée par les Turcs est libérée par le valeureux roi de Pologne Jean Sobieski. Un certain temps de paix est enfin accordé au centre de l’Europe !

Par les traités de Westphalie qui mirent fin à la guerre de Trente ans, le Saint Empire Romain Germanique se trouva morcelé en 350 petits États souverains où les princes avaient le droit d’imposer à leurs sujets leur religion, luthérienne, calviniste, ou catholique, selon le principe cujus regio, hujus religio, parfaitement relativiste au point de vue métaphysique, mais tout à fait normal sur le plan biologique.

Depuis Aristote, on sait que l’homme est un politikon zôon autrement dit un “animal social”, comme les abeilles, les fourmis, les vols de canards sauvages, les hardes de loups et les troupeaux d’éléphants où, pour leur survie, les individus se font les suivants et les serviteurs d’une “reine” pondeuse ou, plus souvent d’un “mâle dominant” qui a su éliminer ses rivaux. Les hommes ont donc une forte tendance grégaire qui les pousse à “faire comme les autres”, à “faire comme tout le monde”, dans la grande ou petite société à laquelle ils appartiennent. Le “mâle dominant” (en anglais Big Brother) impose sa direction, sa volonté, donc son idéologie aux dominés et il ne fait pas bon être déviant : par exemple opposé aux Droits de l’Homme dans une démocratie occidentale ou partisan des Droits de l’Homme en Chine.

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Mais le problème est que l’Homme n’est pas une abeille, ni une fourmi, ni un canard sauvage, ni un loup, ni un éléphant. Dieu l’a doté d’un langage articulé et d’une intelligence abstraite qui lui permettent d’exercer le don noble et redoutable de la liberté. Il veut être connu, adoré et servi par des êtres responsables de leurs choix, ce qui les oblige éventuellement à sortir du troupeau lorsque, décidément, et en conscience, ils ne peuvent plus suivre le “mâle dominant”. Il en résulta de grands drames en Angleterre et en France, mais il semble que les Allemands, dans leur ensemble, fatigués de trop de querelles théologiques et de guerres, soit par conviction, soit par intérêt, soit par nécessité, se sont accommodés de la religion qui leur était imposée.
Et puis il peut arriver que la contrainte soit vécue comme une vocation. Exemple, cette petite Mechtilde (1240-1298), arrière-grand-tante de Ste Elisabeth de Hongrie, qui, dès l’âge de cinq ans, fut vouée à devenir Augustine dans le couvent de Diessen fondé par ses parents. On ne peut pas dire qu’elle avait choisi son orientation. Mais elle l’assuma si bien qu’aujourd’hui son squelette, précieusement conservé lors de la reconstruction de l’église, y repose tout habillé, dans une chasse, et qu’elle y est vénérée sous le nom de Sainte Mechtilde.

Comme dit le Pape Pie XII, “De la forme donnée à la société dépend et découle le bien ou le mal des âmes”. Or, une société catholique n’a pas exactement la même forme qu’une société luthérienne ou calviniste, et il est permis à des pèlerins placés sous le patronage de trois grands saints d’estimer que les gens à qui les traités de Westphalie ont permis de rester catholiques ont eu bien de la chance. Ce fut le cas, notamment, des Bavarois, des Suisses du canton de Schwyz où se trouve l’abbaye d’Einsiedeln et de ceux du canton d’Obwald où vécut St Nicolas de Flue. Mais quand ce dernier mourut, en 1487, Luther n’avait encore que quatre ans. Il n’eut donc pas à prendre parti dans les problèmes de la Réforme. Toujours est-il que malgré la sécularisation actuelle, ces länder et ces cantons catholiques ne pratiquent pas une laïcité aussi intransigeante que la France. Exemple : un crucifix bien en évidence au mur d’un restaurant ! Et figurez-vous qu’au canton de Schwyz, le 19 mars, jour de notre passage, est férié en l’honneur de la fête de St Joseph ! Ce jour-là, en pénétrant dans l’église d’Einsiedeln, nous eûmes la surprise d’un concert de cor des Alpes, ces longues trompes de bergers au son grave, joué par six messieurs qui, ayant épuisé leur répertoire, allèrent le répéter devant le Rathaus.

La leçon de l’art baroque

Gloria in excelsis Deo ! s’écrièrent ces chanceux, ces heureux. Enfin, pouvoir reprendre nos dévotions à nos saints protecteurs et à la bonne Vierge Marie, exposer le Saint Sacrement dans de brillants ostensoirs et l’encenser dans de fumants encensoirs ! Fini de nous bassiner avec ces histoires de prédestination d’un petit nombre d’élus, et de bonnes œuvres qui ne servent à rien pour le salut. Avec la grâce de Dieu, on le fera, notre salut, et on aura le Paradis à la fin de nos jours…

Et in Terra, pax hominibus bonae voluntatis ! leur répondit Dieu le Père. À vous qui avez cherché mon Royaume, j’accorde largement le surcroit : la paix et tout ce qu’elle apporte de prospérité et de floraison de tous les talents.

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Et voilà paysans, bourgeois, nobles, et communautés monastiques qui vivent à l’aise ; la natalité repart, comme en témoigne, sous le nom de putti la foule des bébés de stuc, ailés ou non, qui grimpent aux colonnes et escaladent les retables. Beaucoup de bâtiments tombaient en ruine. On en modernisa quelques uns dont les murs étaient encore utilisables; on abattit énormément de vieilles bâtisses et on reconstruisit moderne: des châteaux dans le genre de Versailles et de belles grosses maisons bourgeoises à toits pentus, qu’on peignit aux douces couleurs de la glace à la vanille, à la fraise, à la pistache et à la crème Chantilly. Et puis des églises dans le genre italien, avec de larges fenêtres laissant entrer la belle lumière du soleil, des statues de saints dont les draperies sont agitées au souffle du Saint Esprit, des retables au-dessus des autels, sculptés, stuqués, dorés, et surtout ces plafonds peints représentant le Ciel où, assis sur des nuages dans des attitudes impossibles à tenir en ce bas monde, les saints et les anges, en chœurs glorieux, chantent les louanges de la Reine des Cieux. Ah ! on n’avait pas honte, dans ce temps-là de prêcher sur la vie éternelle !

Quels chefs d’œuvres ces plafonds! Les frères Zimmermann, par exemple, mériteraient une plus grande célébrité pour leurs peintures. Et les ferronniers, les menuisiers, les doreurs, les marqueteurs, les facteurs d’orgue… que d’excellents artistes et artisans qui, sans être moines et sans avoir fait vœu de pauvreté, vivaient à leur manière la règle de saint Benoit : Ora et labora. Ora ? Bien sûr, qu’ils faisaient leur prière du matin et du soir et qu’ils allaient à la messe le dimanche. Labora ? Pour ça oui ! Ils la connaissaient cette ascèse toute naturelle qui consiste à se lever à l’heure dite et à passer toutes les heures ouvrables à faire le mieux possible ce qu’on est le plus capable de faire. Et pour quel salaire ? Juste un peu plus que le pain quotidien ? Et les grosses peines de la vie ? La Croix est en gloire partout dans leurs églises. Ils savent bien que chacun doit porter la sienne à la suite de Jésus qui a tout de même fait le plus gros du travail… En théorie, jusqu’au martyre. Ils en voient, des martyrs, qui meurent sur de grands tableaux semblables à des scènes d’opéra. Mais en ce qui les concerne, le risque leur semble minime.

Particulièrement significative est à cet égard l’histoire de l’église de Wies : Il était une fois une vieille statue du Christ aux outrages, enchainé à la colonne de la flagellation. Elle était démodée et mise au rancart. Une brave paysanne la récupéra et l’installa dans la salle de sa ferme. Et ne voilà-t-il pas qu’un beau jour, la statue se mit à pleurer de vraies larmes ! La paysanne n’en croyait pas ses yeux, fit constater le fait, le bruit s’en répandit et les pèlerins arrivèrent en foule si dense qu’il fallut leur construire une belle grande église rococo où l’on voudrait entendre du Mozart : l’Ave verum, chanté par un chœur d’enfants, ou l’ Et incarnatus est de la messe en ut, chanté par Nathalie Dessay… La pitoyable statue miraculeuse trône sur le maître-autel entourée de dorures, illustration parlante du plus célèbre passage de l’épitre aux Philippiens : Il ne se prévalut pas de son égalité avec Dieu mais s’anéantit lui-même prenant la forme d’esclave… (voilà la pauvre statue) C’est pourquoi Dieu l’a souverainement exalté et l’a gratifié du nom qui est au-dessus de tout nom (voilà le retable doré et la grande église baroque).

Vraiment, on était heureux en ce temps-là, c’était une bonne et joyeuse société ! C’était le meilleur des mondes possibles !

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Le revers de la médaille

Ces délicieuses églises aux tendres couleurs pastel, avec leurs colonnes de bois peintes en faux marbre et leurs plafonds et coupoles en trompe l’œil, malgré leurs dimensions souvent imposantes, donnent une impression de légèreté. Il leur manque un contrepoids. Lequel ? Le jugement dernier, l’enfer et le purgatoire qu’on y voit si peu que pas…
On commence à y glisser sur la pente qui mène où nous en sommes, et qui sait, peut-être encore plus bas si nous ne réagissons pas.
Un orage éclate soudain et ébranle le bel édifice. De stupéfiantes nouvelles arrivent de l’Ouest : le peuple le plus civilisé, celui qui donne des leçons de belles manières à toute l’Europe, noie ses prêtres et décapite en série ses élites. Les soldats de l’An Deux qui, dans leur épopée, marchent sans pain et sans souliers, se révèlent de redoutables pillards. Un nommé Napoléon, “l’ogre corse”, sécularise les abbayes et couvre de cadavres les champs de bataille dont il parsème l’Europe. Pour quelques années, Dieu a lâché Satan et c’est l’enfer sur terre. Un avertissement ? Comme celui de la Tour de Siloé (Luc 13, 1-5) “Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même” ? Bien peu l’entendirent et beaucoup prêtèrent l’oreille à deux voix apparemment contradictoires mais qui convergeaient vers le même résultat pratique.

Une voix athée disait : « Si Dieu, que vous dites si bon, existait, il ne permettrait pas des choses pareilles. Ne voyez vous pas que ce pain et ce vin que vous dites “le corps et le sang du Christ” sont en réalité un opium, une drogue soporifique avec laquelle vous endormez le pauvre peuple pour lui faire accepter ses malheurs et pour mieux l’exploiter ? Quittez vos illusions, n’attendez pas un “autre monde”, occupez-vous de celui-ci et tâchez de réaliser le Paradis sur terre”

Une voix pieuse disait : « Comment peut-on, concevoir que Dieu qui est si bon, si miséricordieux, condamne à des peines éternelles de pauvres pécheurs ? L’enfer n’est sans doute qu’une hypothèse d’école pour nous stimuler ; à supposer qu’il existe, selon toute probabilité, il est vide, et nous irons tous au Paradis…” – “Ah ! bon ? Nous irons tous au Paradis? Alors, pas la peine de s’en faire. On verra bien le moment venu. À présent, occupons-nous de ce monde-ci et essayons de le rendre aussi agréable que possible”

Les deux voix se mêlent pour prêcher, jusque dans nos églises, le développement durable de ce monde qui passe. On oublie le jour J, depuis qu’on ne chante plus, aux messes d’enterrement, dies irae, dies illa solvet saeclum in favilla ce “jour de colère” où le monde sera ”réduit en cendres”. On va faire une planète propre, naturelle, où l’humanité, qu’on empêchera, par tous les moyens possibles, de dépasser un nombre minimal d’individus, coexistera avec toutes les espèces animales, et constituera une société juste, fraternelle, égalitaire, métissée, sans frontières, sans discrimination de sexe, ni de race, ni de religion… Ni de religion ? non, non ! toutes les religions sont bonnes, on fera une mixture du minimum commun à toutes, et ce sera le Mouvement d’Animation Spirituelle de la Démocratie Universelle ».
Holà ! Qu’est-ce que j’entends ? rugit Saint Paul du fond de l’autre monde. Gare à vous ! Vous êtes pires que ces fous de Galates auxquels je disais jadis : “Si nous–mêmes, si un ange venu du ciel vous annonçait un Évangile différent de celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème” !

Une petite sainte et un grand saint nous ouvrent d’autres voies.

Il s’agit de Sainte Crescentia (1682-1744)
et de Saint Nicolas de Flue (1417- 1487).
Ils ne sont pas bénédictins. Nous sommes allés chez eux leur rendre visite.

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En 1682, quand vint au monde Anna Höss, sixième des huit enfants d’un tisserand, sa ville natale de Kaufbeuren était aux deux tiers protestante, (ce qui prouve que le principe cujus regio, hujus religio connaissait des assouplissements). En 1703, cette jeune fille de 21 ans destinée à être béatifiée en 1900 par Léon XIII et canonisée en 2001 par Jean-Paul II, aspirait à entre chez les franciscaines locales. Elle n’avait sans doute pas la dot qu’il fallait, comme dit La Bruyère, “pour faire vœu de pauvreté dans un riche monastère”, et elle y parvint grâce à l’aide, probablement financière, du bourgmestre protestant. À ce titre, elle est invoquée pour l’unité des chrétiens. Elle reçut en religion le nom de Crescentia “celle qui grandit”, et, de sa vie édifiante, dont je n’ai pas entendu grand chose à cause de mes mauvaises oreilles, je retiendrai seulement une précieuse anecdote, bonne à se rappeler en cas de bombardement, séisme ou autre tsunami : Lors d’un orage, à la grande frayeur des religieuses, le poirier qui se dressait au milieu de leur jardin reçut la foudre. Quelques jours après, Crescentia fut réveillée par son ange gardien qui lui conseilla d’ouvrir sa fenêtre et de regarder dans le jardin. Et que vit-elle ? Notre Seigneur Jésus-Christ en personne, confortablement installé dans le poirier foudroyé, qui lui tint à peu près ce langage : “ Quand tout va au plus mal, dans les plus grandes catastrophes, quand tout s’effondre, tâche de garder ton calme. On ne me voit pas, mais je suis là. Je ne vous quitte jamais, fais-moi confiance”. Aujourd’hui, ce qui est à la mode, c’est plutôt le Zen… mais les bonnes sœurs de Kaufbeuren, encore en habit, ne sont pas à la mode et, dans leur jardin, il y a toujours un poirier…

La Suisse est moins réputée pour ses institutions religieuses que pour ses banques, fréquentées par des adorateurs du Veau d’Or en recherche d’un paradis fiscal plutôt que du Paradis. Elle n’a peut-être produit qu’un seul saint, mais il est si polyvalent et si actuel, quoique vieux de près de 600 ans, qu’il en vaut toute une brochette. Aujourd’hui, son village de Flüeli, à l’écart des grandes routes, possède un grand charme pastoral, une église qui est un vrai bijou de marqueterie et de peintures, dominant un paysage intact, et on y conserve pieusement sa maison natale, la maison d’habitation qu’il a lui-même construite, et son ermitage du Ranft. Nicolas, pour ses familiers Bruder Klaus soit, en français Frère Colas, tout en étant d’une grande piété, mène pendant les cinquante premières années de sa vie l’existence normale d’un paysan suisse du XVe s.: il épouse une bonne fille nommée Dorothée, avec laquelle il a cinq fils et cinq filles, qu’il entretient avec aisance, grâce à son travail acharné. En quoi on peut l’invoquer comme défenseur de la paysannerie, de la vie, des hétérosexuels et des pères de famille “ces aventuriers du monde moderne” selon le mot de Péguy. Il est trois fois mobilisé, en 1436, 1443 et 1460 pour défendre son canton, notamment contre les prétentions de l’Autriche qui a trouvé une alliée dans la ville de Zürich, en quoi on peut l’invoquer pour les patriotes identitaires. Son chapelet dans une main et son épée dans l’autre, il fait montre de bravoure à la guerre et de modération dans la victoire, sauvant de l’incendie un couvent où étaient enfermés des prisonniers autrichiens. En quoi on peut l’invoquer pour les militaires en opération. Bien qu’il soit illettré, comme la plupart de ses semblables à l’époque, il a une grande réputation de sagesse, qui lui permet d’accéder à des rôles de juge et de conseiller cantonal. Mais il refuse la dignité de “landmann” qui lui est offerte et renonce à ses fonctions de juge un jour où il ne peut empêcher ses collègues de prononcer une sentence inique. En quoi il peut être tenu pour patron des hommes politiques et des magistrats.

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Mais toutes ces excellentes qualités seraient restées dans l’obscurité de l’histoire si, âgé de 50 ans, à la fin de l’année 1467, ayant obtenu le consentement de son excellente épouse, il n’avait laissé derrière lui toute sa famille et ses terres, afin de vivre en ermite dans le profond ravin du Ranft. Il est désormais, pendant vingt ans, le siège d’un de ces phénomènes mystiques que Dieu accorde à quelques uns pour confondre le monde éberlué et incrédule qui contrôle, observe, et enrage de ne pas parvenir à déceler de supercherie : Il y vit sans absorber de boisson ni d’autre nourriture que l’eucharistie qu’il reçoit une fois par mois. Un jeûne absolu! Son occupation est de méditer sur la Sainte Trinité au moyen d’un cercle muni de six rayons dont trois vont du centre (la divinité) vers la circonférence (qui représente le monde) et trois de la circonférence vers le centre. Mais son désir de soli-tude n’est guère exaucé. Une foule de gens descendent jusqu’à lui et remontent munis de conseils judicieux. En 1481, alors que la Suisse était au bord de la guerre civile, c’est lui, l’ermite du Ranft, qui assure la paix en obtenant que la Confédération accueille en son sein les cantons de Fribourg et de Soleure. Cela lui vaut le titre de “Père de la Patrie” et d’avoir des chapelles à lui dédiées, où il est prié pour la paix un peu partout où il y a des conflits, jusqu’aux Philippines et au Burundi !
Que de leçons à tirer de cette vie à la fois si normale et si extraordinaire, si simple et si complexe ! Exhumé en 1518, il est placé dans un tombeau de marbre où se répand une douce odeur, dans l’église de la ville voisine de Sachseln qui est agrandie et modernisée. Dans son état actuel – une noble église aux colonnes de marbre noir, classique plutôt que baroque – elle remonte à l’année de sa béatification, 1672. Quant à sa canonisation, les Suisses durent prier jusqu’en 1947 pour l’obtenir, convaincus que c’est lui qui avait préservé leur pays d’une invasion des Allemands en 1940. Certains avaient vu, ou cru voir, dans le Ciel, une main protectrice leur barrer le chemin. Quant aux minarets, est-ce lui qui a inspiré le vote qui les a interdits ? Certains doivent bien le penser.

Quand vous pénétrez dans l’église de Sachseln, vos yeux sont attirés par un gisant moderne tout doré encastré sous une vitre dans la pierre noire du maître-autel élevé sur son tombeau. C’est lui, Nicolas, qui vous attend. Au dehors, Dorothée, statufiée avec quelques uns de ses enfants, attend d’être, peut-être, un jour, elle aussi, béatifiée.
Note annexe : Crescentia a dû attendre 156 ans sa béatification et 257 ans sa canonisation. Nicolas 185 ans sa béatification et 460 ans sa canonisation. Cela pourrait faire réfléchir la congrégation pour la cause des saints sur les dangers de la précipitation. Que des fidèles crient « Santo subito ! » est une chose. Que l’Église ratifie dans la hâte en est une autre…

Retour à Ottobeuren. Le cas de Reinald

St Nicolas de Flüe était notre première étape. Nous eûmes la surprise de le retrouver quelques jours plus tard à Ottobeuren grâce à Reinald Scheule, qui n’est pas seulement l’organiste qui nous avait fait visiter l’abbaye.

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Il est aussi le père de six enfants, un membre actif de l’association de la jeunesse rurale catholique, et le président d’une association Bruder Klaus Krypta-Verein dont la finalité est l’installation d’une chapelle en l’honneur de St Nicolas de Flüe dans les énormes fondations de la basilique baroque actuelle (la cinquième de celles qui se sont succédé sur le site), qui n’ont jamais servi de crypte. Pourquoi, en effet aller bâtir à neuf, alors qu’on a des hectomètres de souterrains inutilisés, d’une solidité à toute épreuve ? Le problème est que ces hectomètres sont pleins de tonnes de gravats et de détritus. De week-end en week-end, des bénévoles, sans aucune aide ni subvention assurent le déblayage, l’évacuation des gravats, la lutte contre l’humidité, la peinture, la pose de l’électricité… Tout n’est pas encore achevé, mais déjà on peut se réunir dans un lieu solennel et un peu mystérieux et y prier pour la paix devant une icône de St Nicolas, ce que nous ne manquâmes pas de faire !
Sur le mur de sa maison, comme ça se fait là-bas, Franz a mis une fresque avec une inscription. Elle dit en allemand quelque chose comme “Pourquoi nous soucions-nous tant de notre habitation sur cette terre et si peu de notre demeure dans le Ciel ?”

Et l’Église d’aujourd’hui? Réponse à Wigratzbad

C’est notre dernière étape. Nous approchons du lac de Constance et de la ville de Lindau où le père d’Antonie Rädler (1899-1991) est boucher. En 1919, à l’âge de vingt ans, elle est atteinte de la grippe espagnole, mais “la Vierge lui apparaît, lui impose les mains et la guérit”. En reconnaissance, ses parents érigent dans leur jardin une grotte de Lourdes, qui fut bénie par le père Basch, curé de la paroisse, le 11 octobre 1936, fête de la Maternité de Marie. Le mois suivant, la statue lui sourit et lui enseigne une prière “Immaculée Conception, Mère de la Victoire, prie pour nous !” Antonie continue à travailler dans la boucherie de son père qui n’est pas halal, et où trône, accroché au mur, un tableau de la Sainte Vierge. Un jour, la Gestapo s’y rend et lui ordonne de le remplacer par celui du Führer, et d’adresser aux clients le salut Heil Hitler plutôt que Grüss Gott “que Dieu te bénisse”, manière usuelle de dire “bonjour” en Bavière. Elle fait la sourde oreille, les représailles suivent, et elle échappe de justesse à plusieurs tentatives de meurtre notamment à une noyade dans le lac. Elle dit avoir été protégée par un mystérieux cycliste qu’elle appelle “mon ange gardien en vélo”.

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Le 15 décembre 1936, jour de l’octave de l’Immaculée Conception, tandis qu’elle récite le troisième mystère douloureux du rosaire devant la grotte de Lourdes, elle entend des bruissements d’ailes comme s’il y avait des myriades d’anges et “des chœurs angéliques” chanter “Immaculée Conception, Mère de la Victoire, priez pour nous.”
Et voilà que le 22 février 1938, vers six heures trente du matin, la Vierge apparaît à une autre jeune fille, Cécilia Geyer : « J’entendis comme un léger murmure, et, d’une nuée lumineuse qui devenait de plus en plus grande, la Mère de Dieu sortit, exactement semblable à la statue de Wigratzbad. Soudain, je me trouvai dans cette grotte. L’apparition me dit: « Edifiez-moi ici une chapelle, je foulerai aux pieds la tête du serpent infernal. Les gens viendront ici en foule, et je répandrai sur eux des flots de grâces. Saint Joseph, saint Antoine et les âmes du purgatoire aideront Antonie ». Puis la grande dame m’ordonna : « Va, à présent, adorer mon Divin Fils devant le très saint sacrement. – Où donc pourrais-je le faire ? A cette heure, le saint sacrement n’est exposé nulle part.  » Alors, devant mes yeux étonnés parut, à l’endroit qui m’avait été désigné, une chapelle. A l’intérieur, sur l’autel, Jésus trônait dans un ostensoir magnifique qui projetait de tous côtés des rayons d’une merveilleuse lumière. »

Le 17 juin 1938, le gouvernement du land de Bavière autorise la construction de la chapelle dédiée à Marie  » Mère de la Victoire  » sur le terrain offert par les parents d’Antonie Rädler, alors qu’à part des édifices qui servaient à la guerre, rien ne pouvait être construit à ce moment en Allemagne.

C’est dans cette chapelle, auprès de la modeste et naïve “grotte de Lourdes” que nous avons participé à la messe.

Les travaux commencent le 2 juillet 1938, L’inauguration est fixée au 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception, mais Antonie est arrêtée par les nazis le 21 novembre. Elle est incarcérée dans une prison de droit commun et subit d’interminables interrogatoires. Durant la nuit du 7 au 8 décembre, elle voit un grand nuage surgir dans sa cellule, et soudain la Vierge lui apparaît. Elle lui annonce sa libération imminente : elle passera Noël en famille. Notre-Dame lui apprend la prière de l’Enfant Jésus que l’on récite encore aujourd’hui au sanctuaire. Antonie est libérée le 18 décembre en la fête de l’Expectation de la Vierge [??]. [Renseignements trouvés sur le site mariedenazareth.org qui publie tous les jours un message intitulé “Une minute avec Marie”. Ceux qui le gèrent ont glané ça dans un livre sur Wigratzbad de René Laurenin et Patrick Sbalchiero]

Dès lors, les pèlerins affluent à Wigratzbad et nous sautons d’un bond à l’année 1988. Que se passe-t-il donc ? Le 30 juin, Monseigneur Lefebvre, ayant rompu des négociations difficiles qu’il menait avec le Vatican, notamment avec le cardinal Joseph Ratzinger, naguère archevêque de Munich et alors préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, vient d’ordonner quatre évêques pour sauvegarder sa Fraternité Saint Pie X, son séminaire d’Écône, et, dans son intégrité, pense-t-il, la foi de l’Église. Jean-Paul II, qui espérait trouver un compromis avec l’évêque contestataire, ne s’attendait pas à ce coup et réagit dans l’urgence. Il faut, s’il se peut, vider Écône, et accueillir les transfuges qui n’acceptent pas la décision de leur supérieur. Dès le mois de juillet, ils sont 11 prêtres et un diacre. Les choses ne trainent pas! En Octobre, on crée pour eux, en face de la Fraternité St Pie X, une Fraternité Saint Pierre de droit pontifical (relevant directement de Rome, non des évêques locaux) qui sera vouée à dire la messe selon le rituel en usage en 1962. En novembre, c’est la rentrée du tout nouveau séminaire de cette toute jeune fraternité avec 31 séminaristes. Où ça ? Dans un lieu champêtre et miraculeux déniché par l’ex-archevêque de Munich: Wigratzbad! où l’on édifia, dans un assez vaste espace arboré, quelque chose qui ressemble à un campus universitaire, avec des constructions basses et une chapelle ultra moderne au plan intéressant et à la réalisation d’une grande laideur. Nous y fumes reçus par le vice-recteur, l’abbé Bizard qui nous offrit du café et des gâteaux, nous parla de la vie de l’institution, et voulut bien répondre à quelques questions indiscrètes auxquelles il donna les réponses prévisibles. Pour plus de détails, rendez-vous sur leur site. Il est plutôt content: Dix ans après la fondation, en 1998 ils avaient déjà ordonné 47 prêtres. Actuellement, en 2010 ils en ont 219 en exercice de par le monde, en France, en Allemagne, aux USA, en Autriche, en Suisse, en Belgique, en Hollande et en Grande Bretagne, là où il y a des évêques qui acceptent leur présence, ce qui n’est pas le cas à Paris. Outre le séminaire de Wigratzbad qui accueille des séminaristes de langue française et allemande (dont une majorité de Français), et qui a tellement de demandes qu’il faut agrandir les locaux, ils en ont maintenant deux aux Etats-Unis pour les séminaristes anglophones.

St Pierre n’a pas mis au programme de ses élèves les textes du Concile Vatican II “qui ne sont pas infaillibles”, mais ils s’y réfèrent à l’occasion. Il reçoit de temps en temps, en visite, pour de petits séjours, des prêtres du clergé diocésain, mais c’est rare. St Pierre et St Pie X ne se battent ni ne se parlent. Les uns et les autres portent soutane, disent la même messe et récitent le même Credo, mais ils s’ignorent. Écône ne s’est pas vidé et Wigratzbad s’est rempli. Depuis, Benoit XVI a créé le Bon Pasteur, sorte de St Pierre bis, dont les membres – ô grande nouveauté – sont autorisés à formuler des “critiques constructives” du Concile. D’autres institutions, plus ou moins traditionnelles ou charismatiques, recrutent des jeunes gens qui n’auraient voulu ni d’Écône ni des séminaires diocésains d’aujourd’hui tels qu’ils sont. Cela fait toujours, dans une moisson qui en manque cruellement, un peu plus d’ouvriers courageux, qui ne s’attendent pas à avoir la vie facile. Alors, bon vent !

Conclusions

Nos amis, Robert et Claudia Mestelan, ont eu bien du mérite d’organiser ce pèlerinage pour un prix aussi serré que possible. Établir l’itinéraire, compter les kilomètres, prévoir les étapes, les horaires, l’hébergement, prendre les contacts nécessaires, verser des arrhes, Oh ! là, là que de tracas offerts au bon Dieu pour le salut de nos âmes ! Tant pis pour ceux qui ne sont pas venus. Ils ne savent pas ce qu’ils ont perdu.
Une entreprise de ce genre a un côté “tourisme” et un côté “retraite itinérante” qui se complètent plutôt qu’ils ne s’excluent. Notre Père abbé Robert et notre Révérende mère Claudia, dont les cordes vocales sont infatigables, ont fait prévaloir le côté “retraite” en nous faisant consommer sans aucune modération, surtout pendant les longs trajets en car, chapelets, cantiques, invocations, prières et lectures pieuses. Chacun, au fond de son cœur, adhérait plus ou moins à ceci ou à cela, mais au total il était quasi impossible de laisser son esprit vagabonder sur des sujets extra–religieux, ce qui était le but recherché.
Nous avons rendu grâce à Dieu pour avoir créé des paysages sublimes, et inspiré des monuments magnifiques. Alors que la vocation religieuse d’un enfant est un drame dans tant de familles, nous avons rencontré des religieux et religieuses si bien installés dans leur état de vie qu’il paraît parfaitement normal. Et, chose également réconfortante, des laïcs d’une foi et d’un dévouement exceptionnel. Dans le monde où nous avons vécu pendant une semaine, écoutant à chaque étape des histoires d’apparitions, de locutions et de miracles, le surnaturel devenait tout naturel. Chaque lieu, chaque personnage dont on nous parlait donnait lieu à des réflexions historico-religieuses assez riches pour qu’il m’ait fallu 12 pages pour les écrire ! Vraiment, Dieu a donné des trésors à l’Europe chrétienne. Il ne faut pas les laisser oublier, déformer, calomnier. Il faut en faire profiter le monde entier ! Ces “racines” sont des “semences” pour d’autres développements futurs.
Jacqueline Picoche
le 28 mars 2010

23 octobre : Assemblée générale 2010 à Bollène

Dans l’ancien couvent des sœurs sacramentines grâce à l’aimable autorisation de M. l’Abbé Hubert Lelièvre, responsable de la Famille Missionnaire de l’Evangile de la Vie, 32 cours de la République, Bollène. www.evangelium-vitae.org
Programme :
9h Messe pour les membres de l’association en la chapelle du couvent (forme ordinaire)
10h Assemblée générale : rapport moral, rapport financier, bilan 2010, perspectives 2011
11h30-12h30 Présentation de la famille missionnaire Evangile de la Vie par M. l’Abbé Lelièvre
12h45 déjeuner sur place (€ 15.–) inscriptions avant le 10 octobre à la secrétaire
l’après-midi : visite du musée d’Art Sacré à Pont Saint Esprit

La Caminada dou San Sudari du 27 avril au 9 mai 2010

Comme nous vous l’avions annoncé, « La Route de l’Europe chrétienne » a participé du 27 avril au 9 mai 2010 au pèlerinage à pied, organisé par les Pénitents Rouges de Nice.

Ce magnifique parcours, Franco – Italien d’environ 250 km, fractionné en 10 étapes, avait pour but d’aller vénérer à Turin le Saint Suaire de Jésus pour son ostension solennelle de cette année 2010 (la prochaine n’aura lieu qu’en 2032). La perspective de traverser les Alpes au col de Tende et de découvrir l’arrière pays Niçois n’a pourtant pas attiré la grande foule et nous n’étions que 12 à prendre le départ (3 dames et 9 hommes). Ceci nous a permis de porter chacun le prénom d’un apôtre, une façon originale et forte de nous approcher du mystère de Jésus et des souffrances qu’Il a voulu endurer pour nous en rémission de nos péchés. Une grande première aussi, qui inscrit désormais la Caminada dou San Sudari dans les grands chemins de Foi de l’Europe chrétienne.

Partant le 27 avril de la chapelle des Pénitents Rouges, où le Linceul a séjourné de 1536 à 1543, nous étions bien conscients d’être semblables à l’aveugle mendiant Bartimée, que Saint Marc dans son chapitre 11 place au bord de la route de Jéricho en criant « Fils de David, aie pitié de moi. » Jésus lui dit: « Que veux-tu que je fasse pour toi? » « Rabbouni, que je voie. »

Et nous allons durant tout le parcours ajouter inlassablement cette supplication à nos prières. « En contemplant les marques cruelles de vos souffrances, miraculeusement inscrites sur le lin, parvenues jusqu’à nous, réveillez-nous Seigneur, de notre sommeil et faites que nous puissions voir votre Amour pour nous. »

L’Escarène, Sospel par le col de Brouis, Breil sur Roya et Tende vont constituer les étapes du parcours français préparé par les amis de St Jacques de Nice. Un excellent tracé, empruntant souvent les sentiers et les G.R. nous permet de découvrir une nature intacte, le flot tumultueux des torrents, la richesse de la flore Alpine et les horizons sauvages d’une nature encore inviolée.

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Communes et confréries nous réservent le meilleur accueil en s’associant très généreusement à notre héberge-ment, en nous accueillant, en priant avec nous.

La route royale partant de la place Garibaldi à Nice, a laissé de nombreux indices et nous foulons avec délice le chemin que le Linceul a déjà utilisé, lorsqu’il arriva à Turin en 1543.

A Tende, la chapelle des Pénitents Blancs nous permet d’admirer ses fresques du XVème d’une grande fraîcheur : la lumière du visage du Christ continue à nous inonder, elle nous montre avec les bourreaux traînant le Christ vers le Golgotha, toute la noirceur du péché. C’est le Père Bernard qui nous dit la messe et à la sortie sur le parvis dominant la vallée, un buffet bien arrosé réunit dans une ambiance de kermesse, pénitents, villageois et pèlerins. Le répertoire des chants Piémontais entonné par M. le Maire et par Mario est connu de tous et le vin aidant, chacun tenant son voisin par le bras, danse une mazurka endiablée. Ici à Tende, le mondialisme n’est pas prêt de s’installer, traditions et convivialité demeurent bien vivantes.

Au col de Tende, nous rentrons en Italie en utilisant le tunnel car le col a encore plus d’un mètre de neige. Pour ce passage, Mario a mobilisé sa femme, sa fille et son gendre qui nous amènent en voiture en un clin d’œil en Italie. Quel type extraordinaire, ce Mario. Il mesure peut-être 1m60, la grande barbe qui lui dévore les joues le fait un peu ressembler à Léonard de Vinci;

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membre zélé de la Confraternité de St Jacques de Pérouse, c’est lui qui a préparé toutes les étapes et les accueils en Italie. Il s’appuie sur un bâton au sommet duquel sont fixées la coquille et la gourde, surmonté de l’apôtre St Jacques. Gai comme un pinson, il parle volontiers et il est connu de tous dans le Piémont. Les gens l’appellent Prezzemolo (persil) pour indiquer sans doute sa grande facilité à se répandre et à être partout… Adoré des enfants, malicieux, il a le charme et le talent d’un conteur ou d’un marionnettiste, et au dessert il n’a pas son pareil pour faire surgir de sa serviette une colombe ou représenter un gendarme. Père de deux enfants, Mario, qui a surtout beaucoup de cœur, a adopté un garçon handicapé.

Avec un pareil guide, la descente en Italie est un festival ininterrompu de joies, de rencontres, de rires et d’amitié. Deux maires marchent avec nous, les prêtres font sonner les cloches à notre arrivée et pour l’arrivée à Turin, nous sommes escortés par un club de 11 marcheurs. A Cuneo, nous rencontrons même l’évêque qui nous reçoit aimablement dans son salon, mais sa réflexion sur la tolérance à adopter envers les musulmans nous semble un bel aveu d’apostasie à l’heure où la guerre sainte est déclarée et où les minarets partent à l’assaut de l’Europe chrétienne.

Nous sommes logés dans le séminaire de Cuneo, parfaitement entretenu et très spacieux, mais il n’y a plus un seul séminariste: ils ont été regroupés à Fossano et issus de plusieurs diocèses, ne sont en tout et pour tout, que dix-neuf. En Italie, les familles ont peu d’enfants, les vocations sont rares, la sécularisation a envahie les églises et seuls les sanctuaires de la Sainte Vierge comme celui de la Mère de la Divine Providence près de Fossano résistent bien. Aux deux messes de 6h et de 7h du matin, église pleine!

Après Carmagnola nous atteignons le parc national du Pô qui va nous permettre de rentrer dans Turin, une ville de plus de 700’000 habitants sans traverser les faubourgs. Ce soir, nous couchons à Cottolengo, un hôpital crée par Saint Joseph Cottolengo, grand apôtre de la charité, il entourait les pauvres, les rejetés, les handicapés, tandis que Don Bosco s’occupait des jeunes.

Et ce n’est donc que 10 jours après le départ de Nice, mêlés à la longue procession des fidèles qui assiègent journellement la cathédrale, que nous pouvons vénérer à notre tour le Saint Suaire. Déjà 1 million de visiteurs, dont notre Pape Benoît XVI, ils en attendent encore un million.

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Quelques minutes avant d’atteindre le Saint Suaire, une vidéo en plusieurs langues nous indique les points particuliers à observer, puis nous sommes placés sur une passerelle à quelques mètres de la sainte relique. Nous sommes arrivés. Quelle émotion! Ici le drame de la souffrance vécue par le Christ est évident par le sang abondant qui a marqué la place de la couronne d’épine, les coups de fouet, les clous dans les mains et les pieds, le coup de lance au côté.

Comme Bartimée, nos yeux s’ouvrent enfin et nous comprenons soudain que toutes ces souffrances endurées par le Sauveur étaient pour chacun d’entre nous. En un éclair, cette conviction nous redresse, nous console et nous lave de tout péché.

Hier soir en arrivant au refuge, Mario a voulu que nous nous lavions mutuellement les pieds. Ce fut un grand moment de partage et de joie, le pardon à tous nos frères, signe de notre conversion et fruit de notre longue marche. « Va, ta foi t’a sauvé. Aussitôt l’homme se mit à voir et il suivait Jésus sur la route. » (Marc 11,4).

Alleluia – le Christ est vivant !
Robert Mestelan, Président de l’association
« La Route de l’Europe chrétienne »

Voyage au cœur de l’Europe du 8 au 19 juin 2010

Délaissant pour une fois le sac et le bâton, du 8 au 19 juin, nous sommes partis avec Claudia en voiture revoir tous nos amis de l’association en Europe centrale et rechercher de nouveaux emplacements d’oratoires. Epuisante mission (5700 km en 11 jours), mais magnifique, qui nous a permis de ramener deux commandes d’oratoires : l’un en Slovaquie à Nitra, l’autre en Autriche, à 90 km au nord-ouest de Vienne, au sanctuaire de Maria Dreieichen (les trois chênes), ceci grâce à notre ami le père Jan Penaz qui vous salue chaleureusement.

Nous avons commencé par transporter jusqu’à Einsiedeln les éléments de l’oratoire Suisse (niche en pierre, grille, statue de Saint Nicolas de Flüe et croix). Tout est arrivé à bon port et les presque 500 kg n’ont pas endommagé les ressorts de la Berlingot. Ouf. Merci Saint Joseph !

Nous avons ensuite fait halte à Ottobeuren et Utting et nous vous transmettons les salutations de Franz et Klara et de Lore. En République Tchèque, découverte du sanctuaire de Krtiny (au nord-est de Brno) où se trouve maintenant depuis plus d’un an le Père Jan Penaz, puis une journée de marche à pied avec 20 pèlerins Tchèques.

Le lendemain, à Velehrad, bénédiction d’un chemin du Rosaire, construit par l’association Matice Velehradska. Tous les 500m le long d’une piste cyclable, de superbes stèles rappelant les 20 mystères joyeux, lumineux, douloureux et glorieux du Rosaire. Nous avons suivi la pro-cession derrière Monseigneur Graubner, Archevêque d’Olomouc qui bénissait chacune des 20 stèles et en disant le chapelet au milieu d’une foule priante et très nombreuse.

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Le lendemain, ce fut la Slovaquie, où à Nitra le vicaire général nous a annoncé que Monseigneur Viliam Judak acceptait notre projet et nous demandait d’établir le plan d’un oratoire aux Saints Cyrille et Méthode, patrons de l’Europe. Bénédiction déjà programmée le 5 juillet 2013 pour le 1330ème anniversaire de l’arrivée des frères partis évangéliser les pays Slaves. On travaillera aussi avec de jeunes professeurs de l’Institut Philosophique des saints Cyrille et Méthode de Nitra et bien sûr avec le Père Jan Penaz pour les traductions.

Il nous restait, avant de traverser les Beskides et les Tatras, à découvrir le sanctuaire de Levoca sur la montagne de la Vierge Marie. Malgré les averses de grêle diluviennes nous sommes parvenus sains et saufs dans la citadelle ceinte de murailles qui garde ce passage. A Wadowice, joie des retrouvailles avec Stanislawa et Danuta : nous avons prié Notre Dame de Fatima et Jean-Paul II : qu’ils gardent la Pologne fidèle à sa foi et qu’elle vote pour un bon président. A Cracovie, Kasia nous attendait aussi, nous avons pu juste avant passer à Lagiewniki pour prier à 15h la Divine Miséricorde dans la chapelle de Ste Faustine. Elles vous saluent chaleureusement et se confient avec toute la Pologne à votre prière.

En Pologne, dès 4h il fait jour et nous en avons profité pour retraverser la Tchéquie et rencontrer en Autriche le Père Robert, Recteur du sanctuaire de Maria Dreieichen. Il désire que nous fassions les plans pour un oratoire élancé à la gloire du Cœur Immaculé de Marie. Voilà donc un excellent point d’ancrage, à l’entrée de cette basilique mineure placée sur le chemin que prennent les Moraves depuis 9 siècles pour aller à Mariazell et qu’ils ont bien sûr suivis en 2004 pour le pèlerinage des peuples.

Après cela, il nous restait à descendre en Croatie, où près de Split, une paroisse dans l’île de Solta nous avait été indiquée comme susceptible de pouvoir bâtir un oratoire. Le curé n’est pas contre, mais il faut d’abord demander à l’évêque. Affaire à suivre donc…

Sur notre chemin de retour, arrêt bienfaisant au sanctuaire de Trsat, colline à Rijeka, où lors de sa translation angélique, la Santa Casa a séjournée de 1291 à 1294. Ce fut une belle occasion pour nous de remercier la Sainte Vierge pour sa protection et nous lui avons confié tous les membres et les intentions de notre chère association.

______________________

Et voici pour terminer le petit oratoire Irlandais avec une plaque de Saint Colomban, posé devant l’église de Hilltown en Irlande du Nord. La bénédiction aura lieu le 24 juin à 20 heures et nous sommes en grande union de prière avec notre ami Kieran Murphy et toute la paroisse.

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Bulletin N° 9

3 janv. 2010

EDITORIAL

Hic verbum caro factum est

Chers amis,
Alors que le 8 décembre, Lyon et Avignon célébraient dans la ferveur l’Immaculée Conception de Marie, Loreto s’apprêtait à fêter la « Venuta ». Dans son bulletin N° 5, le Père Flichy nous en décrit le merveilleux déroulement : « Dans l’après-midi du 9 décembre, on voit arriver sur le parvis une foule de pèlerins bigarrés qui pour beaucoup passeront la nuit sur place. Ordinairement, un cardinal vient présider l’office vespéral. C’était le cardinal Tauran l’an dernier. A la fin de l’office, une procession conduit la Vierge noire dans la basilique et à l’extérieur. Les fidèles sont ivres de joie. Une clameur monte du plus profond de leurs entrailles. A travers cet enthousiasme, on perçoit la tendresse brûlante et sincère de la sainte Italie pour la maman céleste. (Rappelez-vous à notre dernier voyage la fascination de la plaque au dessus de l’autel : « Hic verbum caro factum est »). Les petits mouchoirs blancs se déploient par centaines et s’agitent au passage de la Mère de Dieu. Elle est vraiment là, en personne. Elle habite au ciel et pourtant, c’est elle encore qui traverse familièrement l’assemblée… »

A l’imitation du peuple des Marches, prenons la résolution en ce début d’année de ne plus mettre notre foi sous le boisseau. Notre premier et unique trésor, c’est la foi en Dieu en trois Personnes et nous avons le devoir de l’offrir à tous nos frères, de même que nous nous efforçons d’informer quelqu’un qui est dans l’ignorance, ou de donner de l’éducation à celui qui n’en a pas. Aujourd’hui il y a urgence à le faire !

Le second est constitué par la culture héritée de nos ancêtres : depuis le baptême de Clovis en 496 à Reims, elle est catholique. Remercions donc la Suisse, nation petite de taille, mais grande par le cœur, pour son attachement aux racines chrétiennes de sa culture et pour son bon sens. Elle vient de donner un exemple roboratif à tous les peuples d’Europe. Brisant les tabous de la bienpensance et du politiquement correct, elle a rappelé en ce début de siècle relativiste que l’Islam n’était pas seulement une foi en un Dieu unique et la prière, (ceux qui le pensent se trompent lourdement en projetant sur lui leur mentalité chrétienne). « L’Islam est un ensemble sociopolitique, culturel et religieux, la mosquée n’est pas simplement un lieu de prière, mais aussi un lieu d’étude et de débat politique. Dans toutes les régions du monde où les musulmans acquièrent la majorité : Bosnie, Tchétchénie, provinces orientales de la Chine, ils cherchent l’indépendance politique. La liberté religieuse ne leur suffit pas, le but ultime de l’Islam est une société intégralement basée sur une vision politique précise. Derrière la religion, il y a aussi un projet politique. »

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Alors, résistons à toutes les formes d’abandon de notre souveraineté et prions pour la conversion de nos frères musulmans. En Europe, ils sont plus de 50 millions. Vivre en Europe doit être pour eux l’occasion de découvrir non seulement la démocratie, la culture, la justice sociale, mais aussi et surtout, la figure bien-aimée du Christ. Beaucoup d’entre eux nous reprochent très justement de la leur avoir cachée.

Et pour alimenter nos convictions, gardons présent à l’esprit ce qu’écrivait le bienheureux Charles de Foucauld le 29 juillet 1916 : « Si nous n’avons pas su faire des Français de ces peuples, ils nous chasseront. Le seul moyen qu’ils deviennent Français, c’est qu’ils deviennent chrétiens. » Il n’est jamais trop tard, revêtons-nous de courage et de vertu, retroussons nos manches et comme à Lépante, Notre Dame du Rosaire nous exaucera. « Ne vous laissez pas vaincre par le mal, mais soyez vainqueurs du mal par le bien. (Romains 12,21)
Dans la lumière et la joie de Noël, bonne et sainte Année à tous. Que par l’intercession de la
Sainte Vierge et de Saint Michel, tous nos amis, proches et lointains de la Route de l’Europe chrétienne soient bénis!
Robert Mestelan, Président
Association « La Route de l’Europe chrétienne »


MOUVEMENT DES FAMILLES DE MARIE

pour la sanctification de la famille

Nous l’avons découvert cet été à Terni en Italie. Fondé par deux femmes il y a neuf ans, ce mouvement, commencé avec trois familles, en compte aujourd’hui plus de 3000 !

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La famille Halaskova lors de la messe de S.S. Benoît XVI à Brno (Rép. Tchèque) cet été

Objectif de ce mouvement : promouvoir la sanctification de la famille en prenant pour modèle la Famille Trinitaire, la Sainte Famille de Nazareth et les exemples des familles saintes, comme celle de Luigi et Maria Beltrame Quattrocchi, Louis et Zélie Martin.

L’engagement particulier des adhérents réside en la récitation du Saint Rosaire chaque mardi pour exprimer la confiance des familles à Marie et pour s’apporter un soutien spirituel réciproque (on prie pour les autres et pour les familles du monde entier).

De plus, le mouvement invite les familles ou les personnes seules à un chemin de Foi, selon les enseignements de l’Evangile et du Magistère de l’Eglise catholique.
Le mouvement est constitué par des familles habitant des villes ou des villages différents, unis par la prière. Il est ouvert à tous ceux qui partagent ses finalités. Il suffit de prier tous les mardis le rosaire et de s’inscrire auprès de Graziella Rasile, lefamigliedimariamov@libero.it On peut s’unir également tous les premiers vendredis du mois lors de l’adoration du Saint Sacrement.

Sainte Famille de Nazareth, priez pour nous

Marie, Reine des Familles, ppn

Bhx Luigi et Maria Beltrame Quattrocchi, ppn

Bhx Louis et Zelie Martin, ppn.


INVITATION AU VOYAGE-PELERINAGE EN SUISSE ET EN ALLEMAGNE DU 18 AU 24 MARS 2004

Après la Pologne, la Tchéquie, la Roumanie et l’Italie, l’Allemagne sera en 2010 le 5ème voyage auquel l’association convie ses adhérents du 18 au 24 mars. Ce voyage, auquel il faut vous inscrire dès maintenant (inscriptions jusqu’au 31 janvier) a été organisé pour parfaire vos connaissances de l’Europe chrétienne en découvrant « in situ » la trace du monachisme bénédictin et en rencontrant des catholiques allemands : l’association « les amis de la crypte de St Nicolas de Flüe » d’Ottobeuren (a bâti en partenariat avec nous l’oratoire Saint Benoît).

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Le trajet en car commencé en Suisse avec les deux abbayes béné-dictines d’Einsiedeln, se poursuivra en Bavière avec l’abbaye de la bien-heureuse Méchtilde à Diessen, de Sainte Odile à Landsberg a. Lech (abbaye missionnaire), celle d’Ettal fondée en 1330 par l’empereur Louis de Bavière. Le sud de la Bavière (Allgäu) possédant les plus beaux témoins de l’art religieux baroque, nous pourrons découvrir la chapelle de Wies et, bien sûr, l’abbaye d’Ottobeuren à côté de laquelle nous serons logés.

Ce périple nous permettra de rendre hommage à Saint Benoît, patron de l’Europe, « messager de paix, artisan d’union, maître de civilisation et avant tout, hérault de la religion du Christ et fondateur de la vie monastique en Occident » (bref lu le 24 octobre 1964 au Mont Cassin par le Pape Paul VI).

Je souhaite que vous soyez nombreux à répondre à cette invitation. Connaissant vos difficultés, nous avons recherché la solution la plus économique avec un prix réduit à € 465.— pour répondre aux attentes de tous. Saint Benoît vous attend, venez nombreux ! Robert Mestelan, Président


LA MAISON DE LORETTE (SUITE… ET FIN)

Valeur de la Raison

Descartes est venu à Lorette en 1624 pour remercier Marie des lumières qu’il avait reçu en composant le « discours sur la méthode ». Cet évènement est significatif. Nous français, sommes rationalistes, nous aimons la clarté, nous n’aimons pas « nous en laisser raconter ». Après tout, il n’est pas interdit de se servir de la raison. La PROBITE intellectuelle est une bien belle vertu ! Nous avons besoin d’une apologétique honnête. L’Eglise catholique possède des signes de crédibilité en quantité industrielle. Ayons donc la tromperie en horreur. Abuser éventuellement de la crédulité populaire, baser la piété sur des légendes infondées, accepter des montages financiers voisins de la simonie… Tôt ou tard ces procédés desserviraient le vrai bien de l’Eglise.
La critique de la Translation angélique du 14ème au 21ème siècle
La contestation a commencé très tôt et dès le 15ème siècle. A partir du 16ème siècle, Lorette a le don d’exaspérer les protestants parce qu’elle réunit tous les thèmes honnis de la Réforme : dévotion mariale, culte des reliques, exaltation du merveilleux et des pèlerinages avec leurs dérives commerciales. En 1554 un évêque catholique passé au protestantisme : Paolo Vergerio, publie un libelle très défavorable à la cause laurétane. Au 17ème siècle Calmet émet l’hypothèse que la sainte maison est, en matériel local, un simple facsimile de celle de Nazareth. Au 19ème siècle un français émigré, le chanoine Vogel, composa en latin 850 pages sur l’histoire locale. Il fournit ainsi une mine de renseignements aux chercheurs critiques venus après lui : Monaldo Leopardi, de Feis et tant d’autres… Enfin en 1998, Lucetta Scarafina donne du mystère de Lorette une interprétation sociologique : la translation serait avant tout un « mythe fondateur » de l’identité italienne, un symbole de la lutte contre le protestantisme et contre le libéralisme. Le père F.G., un religieux très compétent qui a passé son existence à la conservation des Archives de Lorette est persuadé que les pierres de la Sainte Maison proviennent du terroir. Il ne croit pas plus à l’authenticité du Suaire de Turin.

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De plein fouet sur la Ste Maison, le Projectile français – retour sur l’affaire CHEVALIER

Le chanoine Ulysse Chevalier (1841-1921), professeur d’Archéologie à Romans et d’Histoire ecclésiastique à Lyon, est un grand médiéviste. Ses 17 volumes de la Bibliothèque liturgique et son Répertoire des sources historiques du moyen-âge font encore autorité. En 1906, sans avoir jamais mis les pieds dans les parages, il publie son fameux Notre Dame de Lorette

Je résume ici grossièrement en dix points ses assertions péremptoires :
1- La maison de la Vierge a probablement été détruite avant le 4ème siècle. Au surplus la basilique a été rasée en 1263 par le sultan du Caire.
2- L’enlèvement de l’édicule est une donnée inconnue à Nazareth
3- Nous sommes en possession de récits de voyageurs. Aucun ne remarque l’ombre d’une trace de disparition à Nazareth
4- A Lorette, il existait déjà avant 1294, sur les lieux de l’actuelle basilique, une église « Ste Marie »
5- Après élimination des pièces fausses, il n’est pas question de transfert avant 1472, presque deux siècles après les faits présumés
6- Les papes et la congrégation des rites ne se sont pas prononcés sur la translation avant 1507
7- En renonçant à ce que les frères séparés nomment le « miracle de la superstition », l’Eglise catholique fera un pas vers l’unité
8- Une translation angélique en 1294 aurait mis toute la chrétienté en émoi ; les papes seraient intervenus immédiatement
9- Avant 1525 les Annalistes italiens sont muets sur l’arrivée de la Sainte Maison en Italie
10- Les récits des pieuses légendes sont des textes tardifs, qui ne résistent pas à la critique.

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Certes, les écoles d’exégèse et d’histoire critique faisaient alors entendre de justes revendications. Mais Chevalier, l’inflexible homme de cabinet, pris dans la grande vague moderniste, est allé trop loin. L’apologiste Rinieri disait : « Le préjudice que Renan a causé à la figure du Christ, Chevalier l’a causé à la question de Lorette. »
Le préjudice énorme de l’attaque française. Lorette s’en remettra-t-elle jamais ?

Le pamphlet de Chevalier a été pour Lorette une bombe nucléaire dont les retombées sont encore actives.

La pensée de l’auteur véhiculée à travers les revues spécialisées, à travers les dictionnaires d’histoire et d’archéologie s’est répandue partout de façon diffuse. Elle est entrée dans la culture générale et dans l’inconscient collectif des clercs. Elle a influencé les papes modernes jusqu’à Jean-Paul II qui a pris enfin le contre-pied des préjugés ambiants. Le père Santarelli, martelant ses affirmations, exprime sa conviction. Après Léon XIII (1878-1903), très favorable à la translation angélique, les papes suivants ont systématiquement omis de s’étendre sur l’histoire de Lorette. Benoît XV, Pie XI, Pie XII, Paul VI se sont tus. Jean XIII est bien venu le 4 octobre 1062, mais il a parlé de la Sainte Vierge en se gardant de faire allusion à la Santa Casa.
La Riposte – Le « Collège de Défense » et ses propagandistes
Pie X est très mécontent de l’ouvrage de Chevalier ; le « Collège de Défense » lâche dans la nature des apologistes vigoureux comme le jésuite Rinieri… Le père Eschbach, procureur général de la Congrégation du Saint Esprit, ancien supérieur du séminaire français de Rome, au moment de la guerre de 1914 publie des textes de grande qualité en faveur de la version classique. Aujourd’hui, le professeur Giorgio Nicolini, rencontré plusieurs fois, dépense toutes ses énergies, de jour et de nuit, à démontrer la « translation angélique », à diffuser sa conviction sur Internet. Il emprunte à notre aumônerie des documents favorables à cette thèse.

La Grâce de Lorette

Un siècle a passé depuis la critique du chanoine Ulysse Chevalier et les vicissitudes évoquées ci-avant. Si la France a été partiellement responsable du déclin de ce pèlerinage dans la mémoire des évêques, prêtres et fidèles du continent, cela n’efface pas les liens qui unissent notre pays à la « Nouvelle Nazareth «. Ces liens sont nombreux, marqués par des institutions, par le passage de saints français à des moments décisifs de leur vie, par le sang versé par les nôtres à la bataille de Castelfidardo-Loreto.

Que cet évènement soit l’occasion d’une reprise d’intérêts de notre part!

Père Marc Flichy, Aumônerie France-Italie, Lorette


AGENDA

5 janvier 2010 messe du 1er mardi du mois pour la France à Robion (compagnons de St Michel)

17 janvier 2010 conférence « Velleron-Bethléem » à l’église de Marboz dans l’Ain

19 janvier 2010 conférence « la Route Saint Colomban » à Meursault

20 janvier 2010 conférence « Vézelay – Kiev » à l’Abbaye de Citeaux (pour la communauté)

22 janvier 2010 conférence « la Route Saint Colomban » à Notre Dame de Myans

2 février 2010 messe du 1er mardi du mois pour la France à Robion (compagnons de St Michel)

15 février 2010 journée de récollection à Robion (compagnons de St Michel)

2 mars 2010 messe du 1er mardi du mois pour la France à Robion (compagnons de St Michel)

18 au 24 mars 2010 voyage-pèlerinage en Allemagne avec bénédiction de l’oratoire St Benoît

6 avril 2010 messe du 1er mardi du mois pour la France à Robion (compagnons de St Michel)

27 avril au 9 mai 2010 pèlerinage à pied de Nice à Turin avec les Pénitents rouges pour l’ostension du Saint Suaire

4 mai 2010 messe du 1er mardi du mois pour la France à Robion (compagnons de St Michel)

13 – 15 mai 2010 pèlerinage annuel au Mont Saint Michel organisé par les compagnons de Saint Michel

1er juin 2010 messe du 1er mardi du mois pour la France à Robion (compagnons de St Michel)

13 juin bénédiction du chemin du Rosaire à Velehrad en République tchèque

URGENT : inscrivez-vous avant le 31 janvier 2010 pour le voyage en Allemagne.

N’OUBLIEZ PAS VOTRE COTISATION. MERCI !

Association « La Route de l’Europe chrétienne », 64 rue de la Frâche, Atelier Lou Barri, 84740 Velleron / France
Tel.Fax 04 90 20 08 70, atelierloubarri@free.fr
site : www.route-europe-chretienne.fr