Chapitre 5 - Waldshut

Chapitre 5 - Waldshut

Nous vous écrivons aujourd'hui de Waldshut, puisqu'il y a déjà 3 jours que nous remontons le Rhin. En partant le 3 juillet de Reims, nous avons amorcé notre longue descente vers le Sud-est pour parvenir à Luxeuil, au pied des Vosges. Parcours de plaines et des champs de bataille de la guerre de 14, après un petit détour pour découvrir le sanctuaire N.D. de l'Epine. Le canal de la Marne à la Saône nous a permis d'atteindre paisiblement Vitry, puis Eclaron, près de l'impressionnant lac de Der, la grande retenue d'eau du bassin de la Seine.

Nous vous écrivons aujourd'hui de Waldshut, puisqu'il y a déjà 3 jours que nous remontons le Rhin. En partant le 3 juillet de Reims, nous avons amorcé notre longue descente vers le Sud-est pour parvenir à Luxeuil, au pied des Vosges. Parcours de plaines et des champs de bataille de la guerre de 14, après un petit détour pour découvrir le sanctuaire N.D. de l'Epine. Le canal de la Marne à la Saône nous a permis d'atteindre paisiblement Vitry, puis Eclaron, près de l'impressionnant lac de Der, la grande retenue d'eau du bassin de la Seine.


Puis, à la fin des terres désertes et monotones de la Haute Marne, ce fut l'arrivée à Domrémy. Vive Jeanne ! Nous lui avons confié la France et vos familles et nous lui avons demandé de nous donner encore et encore beaucoup de courage pour vivre et aimer Dieu. Après un pèlerinage à Notre Dame de Bermont, sa maison natale nous a touché en dépit d'un centre culturel prétentieux et déplacé. Mais c'est au dessus des méandres de la Meuse, sous l'arbre aux fées et près de la fontaine des fiévreux qu'on retrouve le mieux l'âme pure et droite de notre grande sainte. La basilique est émouvante, on s'y sent bien pour prier avec Marie Reine de France. Saint Michel et tous les saints de notre pays. Mais attention … sur place, la logistique est mince et les travailleuses missionnaires, en ouvrant l'excellent restaurant de l'Abri du pèlerin, obtiennent un beau succès. Bravo les cathos! Dans ce restaurant (midi et soir) la cuisine est délicieuse et en plus on y chante Marie.


Nous avons poursuivi vers les Vosges du grand thermalisme: Contrexéville, Vittel, Bains les Bains, avant d'atteindre la région de Luxeuil, si comparable à l'Irlande, avec ses collines, ses étangs et ses forêts.


C'est ici à Annegray sur l'emplacement d'un vieux castrum que Saint Colomban fonda le premier monastère d'Annegray. A la fin du VIe siècle, la Gaule traversait une crise monastique importante. Plus de 200 monastères parsemaient le pays, mais aucune règle ne les reliait. La discipline s'étant beaucoup relâchée, de nombreux moines étaient à nouveau rentrés dans le monde, abandonnant leur vœu de chasteté. C'est alors que cette culture religieuse s'essoufflait que surgit sur les pas de Co1omban une vague insulaire qui revivifia la spiritualité monastique en Occident.


Les amis de Saint. Colomban, l'abbaye de Saint Colomban (centre pastoral et école privée catholique) nous ont réservé un accueil inoubliable! Grâce à eux nous avons pu séjourner et visiter en détail chacun des lieux de l'action entreprise en 590. De tous ces lieux pieusement entretenus et propriété de l'association Sainte Marie en Chanois, posée comme un nid d'hirondelle sur une branche d'arbre, nous a permis de retrouver la grotte et la source miraculeuse auprès de laquelle Saint Colomban venait se retirer pour prier.


Colomban demeura en France pendant 20 ans, père abbé de Luxeuil, Annegray et Fontaine, jusqu'au jour où il fut expulsé de Bourgogne pour avoir condamné la débauche de Thierry II. L'océan l'ayant rejeté, il décide de revenir et ce fut l'occasion d'une autre évangélisation, celle de Meaux, la Suisse, l'Autriche et de l'Italie du Nord.


Par Altkirch et Huningue nous sommes enfin parvenus sur le Rhin, aux portes de Bâle que nous n'avons fait que traverser pour suivre 1a rive allemande. Pour la suite, voici notre itinéraire: Zurich, Saint Gall, Bregenz, Coire, le Col du Septimer, San Colombano al Lambro, Bobbio …


La pluie a enfin cessé, mais la chaleur continentale très lourde nous la fait presque regretter.


L'accueil reçu dans les paroisses catholiques en Allemagne (Forêt Noire) nous met du baume au cœur. Quant à la liturgie, nous sommes heureux, après le désert et le misérabilisme Français de retrouver des églises propres et fleuries, un excellent organiste à la tribune, une bonne équipe de ministranten et surtout des églises pleines de fidè1es qui prient et qui chantent, même en semaine. Ce matin dans la belle église baroque de Waldshut, dédiée à Notre Dame, on avait allumé les 6 chandeliers du maître autel, le prêtre a fait prier pour les 80 ministranten en camp avec leur curé et pendant la consécration toute l'assistance était à genoux. Vive l'Europe chrétienne!


Posté par les Mestelan. | (0) Ecrire un commentaire sur cet article  Imprimer cet article  Envoyer cette article à un ami 13-08-2007 à 00:00



 
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