Un supplément d’âme

Un supplément d’âme


Le 4 février 2008 à Versailles, par 560 voix contre 181, le parlement Français a voté le projet de constitution Européenne, appelé maintenant « traité de Lisbonne » alors qu’il avait été rejeté par le référendum d’initiative populaire le 29 mai 2005.




Les auteurs de ce coup de force parlementaire, perpétré dans l’ombre, avec la complicité des médias, ont maintenant le champ libre pour faire rentrer la Turquie dans la C.E.E.


Si l’Europe est en panne, si le fossé se creuse chaque jour un peu plus entre les politiques et le pays réel, c’est bien la preuve que cette forme de gouvernement supranational qui ne veut prendre en compte que la dimension économique de l’homme, ne passe pas. Elle constitue même une véritable menace pour sa liberté religieuse.


En 1978, après son évasion du goulag, Alexandre Soljenitsyne l’avait déjà dénoncé : le matérialisme libéral est aussi pervers que le matérialisme marxiste, il oublie que les hommes et les femmes qui constituent l’Europe, ont une âme et qu’en dernière analyse l'avenir n'appartient qu'à Dieu. « En s’écartant de l’esprit, l’homme s’empare de tout ce qui est matériel. Tout ce qui se trouvait au-delà du bien être physique et de l’accumulation de biens matériels, tous les autres besoins humains, caractéristiques d’une nature subtile et élevée, furent rejetés hors du champ d’intérêt de l’Etat et du système social, comme si la vie n’avait pas un sens plus élevé. »


Héritière d'une longue histoire façonnée par la philosophie grecque, la culture romaine et l'enseignement de la sainte Eglise catholique, la tradition judéo-chrétienne est incompatible avec l'Islam. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’Islam est l’ennemi de notre foi et que nous ne voulons pas devenir des "dhimmis". Sur le sol d’un pays bâti par nos aïeux, où nous sommes chez nous, nous entendons rester libres. La soi-disante "tolérance" de l’Islam, prônée par quelques idiots utiles est à ranger au magasin des farces et attrapes. Si d'aucuns en doutent, ils pourront toujours se reporter aux images insoutenables des cimetières catholiques dévastés de Djidjelli en Algérie, ou des églises orthodoxes détruites au Kosovo ou bien encore aux chapelles troglodytes en Cappadoce, qui montrent les visages mutilés, les yeux crevés du Christ et de la Vierge Marie. Comment oublier la longue liste des martyrs chrétiens, assassinés ces derniers mois en Turquie, en Iraq, aux Indes, en Indonésie, comme au Liban ?


Lorsque je commandais le 126°RI, dans les années 80, un de nos commandants de Région que j'appréciais beaucoup, nous avait fait reporter sur un graphique les années critiques à partir desquelles la Russie communiste, devant pour des raisons économiques sortir du bois, s'avancerait inéluctablement sur le "glacis Européen" en déclenchant la 3ème guerre mondiale. Or surprise, ce fut un homme en blanc qui s'avança seul, un pape Polonais, S.S. Jean Paul II. Par son courage, son amour de la justice et de la vérité, sans l’effusion d'une seule goutte de sang, il fit tomber le mur de la honte. Aucun chef militaire n'avait imaginé qu'on puisse faire l'économie d'une guerre pour réunifier l'Allemagne! Le pape incarnait en effet le supplément d’âme auquel tous les hommes de bonne volonté aspirent. Supprimer Dieu, ne plus lui permettre d’inspirer nos lois et nos consciences, c’est inévitablement s’exposer aux désordres de la tour de Babel et au châtiment.


L'adhésion de la Turquie à l'Europe est une tromperie, un prétexte fou pour organiser sa perte en la précipitant dans des conflits internes. Par référendum, le peuple souverain s'est prononcé contre. Les mêmes porteurs de valise qui ont ouvert grandes les portes de la France aux populations d'Afrique et du Maghreb, veulent maintenant leur livrer l'Europe. Il faut avoir parcouru l'Autriche et la Hongrie pour mesurer le danger auquel l'Europe a échappée au XVI et XVII siècle, grâce au courage de la Pologne du roi Jean Sobieski. La France de François 1er comme celle de Louis XIV était déjà du côté des Ottomans. Aujourd'hui, où sommes-nous les Français ? Sommes-nous encore quelque part chez nous ? Que voulons-nous?


L'Europe chrétienne existe pourtant. Pour l'avoir parcourue à pied de Vézelay jusqu'à Kiev, de Bangor à Bobbio et du Gargan jusqu'au Mont Saint Michel, je puis affirmer que c'est la foi en Dieu, et seulement la foi qui fait tenir encore debout notre vieux continent. Elle réunit les hommes et les femmes dans le même respect de la tradition chrétienne et des valeurs évangéliques, elle fait vivre les familles, elle nous aide à vivre et à mourir. Ni les violences de la Révolution, ni les crimes des bourreaux communistes n'ont pu venir à bout de la résistance des Vendéens et de la tranquille assurance des "babouskas".


Alors courage, Dieu dans sa bonté ne nous abandonne jamais. Après Jean Paul II, Il nous a donné Benoît XVI pour nous conduire, avec tous les hommes de bonne volonté dans les voies de la justice, de l’amour et de la paix. Dans la bataille qui s’annonce maintenant, saint Michel, venez à notre secours.




Robert Mestelan, Président Association la Route de l’Europe chrétienne Le 6 février 2008

Posté par les Mestelan. | (0) Ecrire un commentaire sur cet article  Imprimer cet article  Envoyer cette article à un ami 23-02-2008 à 21:26



 
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