21 JANVIER 1793 ASSASSINAT DU ROI DE FRANCE, LOUIS XVI

21 JANVIER 1793 ASSASSINAT DU ROI DE FRANCE, LOUIS XVI

Libres opinions à l'occasion de l'anniversaire de la mort de Louis XVI Le combat pour la vie éternelle


Un de nos amis, Alain Spiquel, nous a fait parvenir ses reflexions à l'occasion de la manifestation pour la vie. Elles sont à lire attentivement, car aucune agence de presse en France ne se risquera à publier ces lignes.



Alain Spiquel ne peut concevoir le combat autrement qu'offensif, c'est-à-dire combattant d'abord pour la Vie Eternelle (à quoi bon tirer des enfants de l'avortement si ce n'est pour les faire citoyens du ciel?), puis pour la vie culturelle (à quoi bon .... si c'est pour les envoyer se faire massacrer dans l'école qui détruit tout et ment comme elle respire?) pour la vie politico-historique (à quoi bon .... si c'est pour les faire esclaves de l'euroland et de l'espace Nord Atlantique ... ou tout autre forme du totalitarisme mondialisant?).


21 JANVIER 1793 ASSASSINAT DU ROI DE FRANCE, LOUIS XVI FOLKLORE ou ACTUALITE ?


Notre actualité, c’est le vote, le sondage, la statistique… Progrès sur la guillotine, la Terreur et le génocide ? Rêvons: avec un référendum sur le meurtre du Roi, combien de oui? 1%? Mais sans doute aurait-on, comme aujourd’hui, fait «revoter»….


Le Roi, lieutenant (tenant lieu) de Dieu sur terre. Pas de n’importe quel Dieu. Le Dieu Vivant et Vrai qui depuis son Incarnation a bouleversé l’histoire sanglante et mensongère du monde. Le Roi, « fils aîné de mon Sacré Cœur » (disait Jésus à sainte Marguerite Marie en 1689)…


Cet assassinat, en haine de la Foi autant qu’en haine de la France, a ses racines comme il a ses branches. C’est le tronc de l’arbre mort dont nous sommes les fruits bientôt totalement pourris.


Et à chaque étape de sa «croissance», cet «arbre du mal» a conjugué quatre phénomènes : la falsification de l’histoire, le meurtre du «père», l’intensification exponentielle des horreurs de la guerre, l’iconoclasme.


Ci-dessous un trop rapide résumé.





Premier acte.


Les protestants décident de révolutionner la Foi en la réduisant à l’Écriture seule.


1.Falsification : ils se font depuis passer pour les victimes de l’intolérance catholique, alors que les édits de tolérance leur donnaient des avantages sans rapport avec leur caractère de petite minorité et qu’aucun pays devenu « protestant » n’a jamais accordé de pareils édits aux catholiques spoliés.


2. Meurtre du Père : rupture radicale avec la Tradition antérieure (quinze siècle, un détail), abandon des Pères de l’Eglise, de toute la lignée de sainteté, d’héroïsme, d’art et de génialité que le Saint Esprit commença d’engendrer dans le sein de la Vierge Mère. Grave atteinte à l’autorité civile: l’État est pour la première fois contraint de négocier les édits avec un État dans l’État, un parti en armes et souvent acoquiné avec l’étranger. Ce ne fut qu’un début !!!


3. Première guerre civile européenne détruisant la chrétienté patiemment élaborée sous la « grande clarté du Moyen Age » que les petits malins se plaisent à faire passer pour une ère d’obscurantisme.


4. Iconoclasme : gigantesque destruction d‘églises, d’œuvres d’art, de mobilier sacré etc.





Deuxième acte.


Les encyclopédiste et les jacobins, les « sectes qui n’existent pas » et les anglomanes, abolissent la royauté franque (franc = libre),capétienne.


1. Falsification : depuis deux siècles, publicistes et manuels scolaires font passer cela pour un grand progrès et le début quasi absolu de la civilisation, quand c’est une grave régression (parfois même jusqu’au cannibalisme).


2. Meurtre du roi, père et protecteur de ses peuples, Autorité confisquée par d’actives minorités terroristes (cela dure encore, avec ou sans terreur, c’est selon)


3. Génocide de Vendée, guerres révolutionnaires et napoléoniennes (cinq millions de morts ?) jetant les germes de tous les nationalismes agressifs (différents des patriotismes légitimes) qui vont dépecer ce qui subsiste de l’Europe.


4. Sacrilèges, vandalisme, spoliations (biens prétendus « nationaux »), destructions massives d’objets sacrés, de reliques…





Troisième acte.


Les guerres mondiales et le bouleversement des mœurs familiales et civiques. Socialistes, bolcheviques, anarchistes, libéraux, libertaires, féministes s’y emploient et s’y relaient


1. Falsification : on prétend que tout cela est émancipation et liberté, progrès et libération ; quand la liberté de pensée véhicule 95 % d’erreurs de tous types, et que la liberté de choisir entre un bien et un bien plus grand est ravalée à la liberté de faire tous les pires maux, de plus en plus atroces (voir l’évolution qualitative de la criminalité récente…). Au mieux, on demeure «libre» de…gâcher son unique vie !


2. Meurtre des pères : le féminisme en caricaturant la vocation du «mâle» («machisme») a détruit la vocation de la « femelle ». Aujourd’hui, l’homme fait la fausse femme et la femme joue au pseudo homme. Les enfants trinquent, dépourvus de modèles, d’appel, de vocation spécifiques… La famille est disloquée. L’éducation bousillée. Les boucheries humaines (des tranchées à la décolonisation) avilissent l’homme. Les survivants doivent s’aligner sur les idéaux soviéto-américains… et abandonner leur identité européenne propre, la mystique ayant été détruite.


3. Troisième guerre civile européenne (1914-1945) encore plus meurtrière que les précédentes. Depuis la destruction des deux derniers empires chrétiens (la Russie orthodoxe et l’Autriche-Hongrie catholique) engendre les deux totalitarismes les plus forcenés de l’histoire: le bolchevique (de 1917 à nous jours en Chine, Corée, Cuba etc.), le national-socialiste (1933-1945).


4. Iconoclasme : l’art moderne, puis contemporain, voit la rupture avec toute sa tradition, la ruine de la figure humaine et la perte des savoir faire artisanaux, de l’architecture à la poésie. Même l’Église dite catholique a interdit (du moins en «France ») , ce chef d’oeuvre qu’était la messe latine, fruit de vingt siècles de méditation, et vidé ses églises de ses richesses artistiques. Avant de les vider de ses fidèles…





Le quatrième acte est en train de mûrir…


1. En surface, on ne parle que de démocratie et de droits de l’Homme quand les peuples sont bâillonnés et les hommes concrets harcelés de mille manières par les nomenclatures mondialisées.


2. Meurtres non seulement des pères, mais des enfants à naître (un milliard d’avortés en quelques décennies, le plus grand sacrifice humain de toute l’histoire), des vieillards (euthanasie bientôt légalisée pour se débarrasser du papy boom qu’on ne pourra plus entretenir), stérilisation massive des femmes, volontaires ou non, sans parler de la mort spirituelle organisée (plus personne ne croit avoir un destin éternel, une âme immortelle, devoir passer en Jugement devant son Créateur, aller au Paradis ou en enfer… alors on « profite », sur le dos de notre héritage et en empruntant aux générations suivantes les richesses auxquelles elles auraient un droit strict)


3. La troisième guerre mondiale (ou quatrième, si l’on compte la guerre froide et la décolonisation ) a commencé ici et là : guerre civile ethnique terroriste où des quasi théocraties représentées dans le monde entier s’affrontent pour la domination (ou la destruction) globale…


4. On ne voit plus à l’horizon un penseur ou un poète digne de ce nom, que des épigones et de petits maîtres, des faiseurs et des roublards sans envergure vivant aux crochets des maîtres du jour. Non, l’assassinat de Louis XVI n’est décidément pas une affaire de nostalgie ! C’est même un projecteur puissant sur l’avenir de nos enfants… et le nôtre.


A bon entendeur salut voire le Salut !





Quelques bonnes actions à porter au crédit de Louis XVI…


Il soulagea son peuple, en le dispensant du droit de joyeux avènement, impôt perçu à chaque changement de règne, créa le corps des pompiers, autorisa l'installation de pompes à feu, pour approvisionner Paris en eau de manière régulière, créa un mont-de-piété à Paris pour décourager l'usure et venir en aide aux petites gens, abandonna aux équipages de ses vaisseaux le tiers de la valeur des prises qui lui était réservé en temps de guerre ; décida d'aider l'abbé de l'Épée dans son œuvre pour l'éducation des sourds-muets sans fortune, auquel il enseignait un langage par signes de son invention. [ Il lui versa alors une pension de 6000 livres sur sa propre cassette, contre l'avis de l'archevêché qui soupçonnait cet homme de jansénisme ] ; il dota l'école de Valentin Hauÿ pour les aveugles ; donna l'ordre à ses commandants de vaisseaux de ne point inquiéter les pêcheurs anglais et obtint la réciprocité pour les pêcheurs français, donna le droit aux femmes mariées et aux mineurs de toucher eux-mêmes leurs pensions sans demander l'autorisation de leur mari ou tuteur ; ordonna aux hôpitaux militaires de traiter les blessés ennemis comme les propres sujets du Roi — 90 ans avant la première Convention de Genève — ; abolit le servage et la mainmorte dans le domaine royal, et le droit de suite qui permettaient aux seigneurs de faire poursuivre les serfs ou mainmortables qui quittaient leur domaine ; abolit la question préparatoire et préalable (torture) ; accorda, le premier, le droit de vote aux femmes dans le cadre de l'élection des députés de l'Assemblée des États-Généraux ; fit construire à ses frais des infirmeries claires et aérées dans les prisons ; s'inquiéta du sort qui était réservé aux prisonniers détenus en préventive de par leur inculpation, avant leur procès et décida de leur accorder une indemnité ainsi qu'un droit d'annonce dans le cas où leur innocence serait reconnue lors de leur procès (sujet d'une étonnante actualité) ; supprima de très nombreuses charges de la Maison du Roi (plus du tiers) ; permit aux femmes d'accéder à toutes les maîtrises ; finança tous les aménagements de l'Hôtel-Dieu pour que chaque malade ait son propre lit individuel ; employa le premier l'expression de « justice sociale » ; fonda un hôpital pour les enfants atteints de maladies contagieuses, aujourd'hui nommé Hôpital des Enfants-Malades ; créa le musée des Sciences et Techniques, futur Centre national des Arts et Métiers ; fonda l'École des Mines ; finança, sur ses propres fonds encore, les expériences d'aéro­station des frères Mongolfier ; les expériences de Jouffroy pour l'adaptation de la machine à vapeur à la navigation ; exempta les Juifs du péage corporel et autres droits humiliants ; accorda sept millions aux victimes du froid excessif en 1784 ; accorda des pensions de retraite à tous ceux qui exerçaient une profession maritime ; demanda d'établissement annuel de la balance du commerce ; créa le droit de propriété des auteurs et compositeurs de musique ; accorda l'état-civil aux non-catholiques.


Louis XVI, encore, créa l'École de musique et de danse de l'Opéra de Paris et le musée du Louvre.


Louis XVI mesurait 1,91 mètres





Inspiré de l'ouvrage "Louis XVI a la parole", de Paul et Pierrette Girault de Coursac, éditions de l'O.E.I.L. ACACIA

Posté par les Mestelan. | (0) Ecrire un commentaire sur cet article  Imprimer cet article  Envoyer cette article à un ami 25-01-2008 à 21:23



 
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